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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

dimanche, 20 octobre 2013 03:00

Touch The Sky

Entre l’Ep « Life Of Leisure » (2009) et « Paracosm » (2013), Ernest Greene a parfait son art de la mélopée aérienne, transformant Washed Out en projet incontournable de la scène Chillwave. Une scène qui te transporte haut dans le ciel avant de te laisser retomber délicatement sur un champ de nuages cotonneux. Bref, un style qui fait appel à l’imaginaire et laisse rêveur. Après un passage éclair accompli en 2010, au Charlatan de Gand, puis, un an plus tard, au Sonic City de Courtrai, Washed Out prenait rendez-vous pour la 3ème fois avec ses fans belges à l’Orangerie du Botanique afin d’y présenter « Paracosm ». 

Et ils n’étaient pas nombreux à répondre à l’appel… Washed Out est de ceux qui ne déplacent manifestement pas encore les foules, malgré deux LP solides (« Within & Without », publié en 2011, et le petit dernier, « Paracosm »). C’est donc dans une Orangerie à peine un peu plus pleine qu’une Rotonde sold-out qu’Ernest et ses quatre musiciens (dont sa femme aux claviers) ont pris possession de la scène de l’Orangerie. Podium sur lequel se produisait le sympathique Amateur Best en guise de mise en bouche, quelques minutes auparavant.

Le défi principal de Washed Out consiste donc essentiellement à reproduire cette atmosphère éthérée propre à ses productions. Greene a le mérite de ne pas choisir la voie de la facilité, en laissant le laptop au placard. Armé de son synthé et aidé de ses quatre musicos, il dégoupille un pur live et s’en sort plutôt bien. La retranscription scénique de ses tubes leur concède une autre dimension, tout en sobriété. La troupe explore largement la discographie du producteur et les meilleurs compos y passent, même les excellents « Belong », « New Theory » et « Feel It All Around », brillamment réimaginés pour le live. Les fans de la première heure ont même eu droit en bonus à la version perso de Washed Out du titre « Despicable Dogs », originellement interprété par ses grands potes de Small Black. Bémol de la soirée, le son, qui parfois a enterré les mélodies et quelques subtilités susceptibles de magnifier l’ensemble. Le clou du spectacle est enfoncé au rappel lorsque Greene se lance sur « Eyes Be Closed » sous forme d’un grand final qui va mettre tout le monde d’accord. 

En une heure, Washed Out a offert à son public un moment hors du temps, humble, sobre et parfois même intense, qui aurait gagné à être partagé par un public bien plus nombreux.

(Organisation : Botanique)

 

mercredi, 09 octobre 2013 03:00

Cold Sweat

DFA a l’art de dénicher des talents qui fracassent. Factory Floor, constitue l’une des dernières trouvailles du label. Et le trio ne fait pas exception à la règle. Son premier LP, éponyme, est dans les bacs depuis septembre dernier et figurera pour sûr dans de très nombreux ‘tops’ de fin d’année. Factory Floor était de passage à l’AB, version Club, pour démontrer par A+B que leur son est aussi énorme sur scène qu’en studio.

L’AB Club affiche complet à l’heure où les Londoniens de Factory Floor font leur apparition sur la scène de la petite salle bruxelloise. Précédé par un set rugissant du prometteur East India Youth, Gabriel, Dominic et Nik enchaînent, sans cérémonie, par leur mix hybride d’electro, noise et autres explorations mélodiques abstraites. « Turn It Up » lance les hostilités. Le morceau d’ouverture cogne fort. Ses percussions font vibrer nos tympans tandis que le beat insidieux chauffe nos pieds qui battent la mesure non-stop.

Sur scène, les Britanniques jouent sans trop se soucier du public. Ils balancent leurs sons et c’est tout ce qui leur importe. Dans le public, quelques motivés décompressent librement ; mais, comme souvent à l’AB, la majorité du parterre reste figé. Ce qui importe peu en général. Faut dire que le côté assez froid de la formation n’est pas spécialement engageant, même si les tubesques « Two Different Ways », « Fall Back » ou « (R E A L L O V E) » vont à contresens de leur performance scénique.

Le trio quitte les lieux au bout de près d’1h20 de prestation. Bien que le set ait démarré sur les chapeaux de roue, les 20 dernières minutes du concert n’étaient pas spécialement nécessaires ou convaincantes. D’autant que l’ambiance de la salle est retombée progressivement après les trois premiers quarts d’heure de spectacle. Factory Floor est l’un des groupes qui, pour l’heure, devrait sans aucun doute faire plus de victimes en festival et en soirées qu’en salle. Bref : bon mais peut définitivement mieux faire.

(Org : AB)

 

mardi, 01 octobre 2013 03:00

Pleasure From The Bass

Après avoir gracieusement prêté ses talents de bassiste à l’infatigable Flying Lotus, son mentor, Thundercat, de son vrai nom Stephen Bruner, se paie pour la première fois une exploration express du Vieux Continent en headliner. Pour la première étape de ses pérégrinations européennes, le musicien a jeté son dévolu sur notre bonne vieille capitale.

Pour l’aider dans sa tâche, Thundercat a fait appel à fLako, producteur et DJ Hip Hop dont les dernières minutes du set m’ont plongé immédiatement dans l’ambiance bon enfant de la salle molenbeekoise. Le Chilien, qui partage son domicile entre Berlin et Londres, cède rapidement sa place à notre compatriote LeftO, chargé de combler l’attente avant l’arrivée de l’invité d’honneur. Et c’est un set qui dégomme, entre Hip Hop retro et futuriste, Soul, Hyperdub et breakbeats, que le Bruxellois a courageusement proposé à un public clairsemé mais bien chaud. Et il en fallait, du courage, pour combler l’attente interminable. En délivrant un set chevronné, le DJ a réussi à combler parfaitement la demi-heure de retard quasi-coutumière des artistes qui se produisent au VK.

C’est donc vers 21h45 que le protégé de Flying Lotus exécute ses premiers pas sur une scène belge. Thundercat est accompagné d’un claviériste et d’un batteur pour présenter son diptyque apocalyptique (« The Golden Age Of Apocalypse », sorti en 2011 et « Apocalypse », en juin dernier). Condensé de Jazz psyché, de soul saupoudré de glitch-hop, produit Brainfeeder oblige.

Le début de set est prometteur et équitablement partagé entre morceaux du premier et du second LP. Bruner démontre toute l’étendue de son talent à la basse six cordes.

Malheureusement le niveau de la prestation baisse assez rapidement. Desservi par un son pourri, la basse de Thundercat, sur laquelle tout le show est basé tout de même, devient rapidement assourdissante, noyant toute nuance mélodique. La voix du Californien, quant à elle, a du mal à trouver sa place. En studio, les arrangements de Flying Lotus, coproducteur de la discographie de ce dernier, permettent au chant d’exalter les mélopées d’une manière tout à fait tripante, leur conférant une dimension quasi cosmique. Sur les planches, tout est plat. Si bien que le bonhomme ne semble pas trop impliqué et n’arrive pas à communiquer sa passion, même lorsqu’il se démène sur le manche de son arme de prédilection. Là où LeftO avait réussi à rameuter du monde aux premiers rangs, Thundercat fait fuir au compte-goutte une partie du public qui préfère noyer sa déception au bar. Le potentiel y est mais Bruner doit encore affiner son jeu scénique pour convaincre un minimum. 

Organisation : VK*

 

jeudi, 19 septembre 2013 03:00

Capital City

La Brit Pop 2.0, trustée par des Ellie Goulding, Bastille et autres John Newman cède déjà sa place à la version 2.5, suite à l’émergence de ces formations dont l’objectif est de redéfinir les bases du genre. A savoir des Chvrches, London Grammar ou NO CEREMONY///. Et après une première date belge accordée au Pukkelpop, l’été dernier, les Mancuniens de No-Ceremony-trois-slash ont posé leurs valises au Witloof Bar du Botanique pour y présenter les neuf morceaux d’un premier LP envoûtant, situé quelque part entre les travaux de Burial et ceux de Holy Other.

No Ceremony///. Le nom en dit long. Le trio briton (quatuor sur scène), venu présenter son premier LP éponyme, va faire honneur à sa dénomination en ce jeudi 19 septembre. La formation monte sur les planches du Witloof Bar, dès 20h30, sans l’apport d’un support act. Ça sent bon le set expédié en 2-2. Et pas de bol pour le public concentré au centre de la salle, Victoria, la jeune chanteuse, fait une entorse aux règles tacites du live, en se plaçant discrètement à l’extrême droite de la scène, cédant le centre au dispositif de synthés et à l’écran de projections.

Les quatre musicos procèdent, osons le jeu de mots, sans cérémonie, à l’enchaînement des morceaux de leur premier LP. Des compositions claires-obscures, à l’image des singles « FEELSOLOW» et « HURTLOVE », le tout en lettres capitales comme le nom du groupe, ‘siouplé’. Ou encore « HEARTBREAKER », qui pose une touche de Crystal Castles, avec ses distos et ses vocalises étouffées.

Le petit comité (1/3 de la capacité de la salle) a droit à un set qui s’apparentera plus à un showcase qu’à un live en bonne et due forme. En 30 minutes, il est plié et emballé. Le trio tire sa révérence et remballe son matos. Parce que quand c’est bon, autant aller à l’essentiel et s’en contenter. C’est ce que NO CEREMONY/// a fait ce soir, avec BRIO///.   

(Organisation : Botanique)

 

samedi, 17 août 2013 18:00

The Djoon Experience

Le club ‘Djoon’, situé à l’Est de Paris se coupe en deux pour faire découvrir son style de prédilection, l’Afro Deep House. Mixé par le DJ New-Yorkais Joe Claussell ainsi que Black Coffee, superstar dans son Afrique du Sud natale, « The Djoon Experience » constitue la double compile ultime de l’été. Les deux disques font la part belle aux découvertes. Et quelques morceaux valent franchement le détour, remixés ou pas. A l’image des vibrants « Kel Kweyo » de Geoffrey Oryema, « 1960 What » de Gregory Porter, « Making Memories » de Martin East Project, du « For Dem Eyes » de Seun Kuti & Egypt 80 ou le « With More Love » tribal de Joe Claussell.

D’aucuns taperont le clou sur le côté un peu trop ‘lounge’ des deux compilations. Mais force est d’avouer que « The Djoon Experience » aurait pu très facilement rehausser l’affiche de festivals comme Couleur Café. Au bout des 2h20 d’Afro Deep House distillée par ce double recueil, un petit tour du côté du Djoon peut devenir pressant. A condition d’adhérer à 100% au style. A moins de 100%, « The Djoon Experience » passe sans souci en fond sonore, dans le cadre d’une journée cocktails-barbec’ ensoleillée. A la vôtre !

 

samedi, 17 août 2013 03:00

Sun Radar (Ep)

Spaceheads est un duo originaire de Manchester et le moins que l’on puisse dire, c’est que leur nouvel Ep, « Sun Radar », est des plus prometteurs. Entièrement instrumental, ce premier labeur tourne autour du combo trompettes/grosses caisses, que quelques bidouillages électroniques viennent ponctuellement rehausser. L’approche, à la fois expérimentale, jazzy et funky, est aussi originale que les mélodies qui l’étayent.

Déjà responsable d’une chiée de disques autoproduits (pas moins de 9 LPs en 12 ans !) et en activité depuis 1989 (!!), Spaceheads est probablement le secret le mieux gardé de Manchester. Emballé en 14 minutes, « Sun Radar » laisse violemment ses adeptes sur leur faim. « Atomic Clock » et autres « Miles To Go » sont des compositions atypiques tout en subtilité. En quatre morceaux, les deux hommes démontrent qu’ils sont beaucoup plus qu’un simple Brass Band. Les amateurs auraient franchement tort de passer à côté de ce disque.

 

mercredi, 24 juillet 2013 20:55

Between Places

Tiens, v’là une collection de B-Sides d’Animal Collective ! Ou pas… Si l’on m’avait invité à écouter le premier LP de Young Dreams à l’aveuglette, il y aurait eu de fortes chances que je les confonde avec la bande à Panda Bear l’espace de quelques minutes. Le répertoire de ce collectif norvégien, qui compte pas moins de douze membres, lorgne très clairement du côté de celui des New-yorkais. Et c’est justement dans l’exercice du copié-collé que la troupe excelle. Car, bizarrement, lorsque les Norvégiens s’écartent de leur influence principale, « Between Places » perd de son charme et de son intérêt.

Outre Animal Collective, Young Dreams pioche également ses influences auprès des Beach Boys et Yeasayer. Et même les deux en un, comme sur la chanson-fleuve « The Girl That Taught Me To Drink And Fight ». Sans autant de brio. Plus proche des plages de sable fin que du grand froid, « Between Places » est un disque qui, comme son intitulé l’indique, est entre deux lieux, entre deux eaux. Mais, globalement, pas dégueu pour autant… A suivre.

 

mercredi, 24 juillet 2013 20:48

Jimi Brown Experience

Jimi Brown Experience est, comme son nom l’indique, une formation qui rend hommage aux deux géants intemporels dont elle emprunte le nom. Et le répertoire. En l’occurrence, Jimi Hendrix et James Brown, même si cette précision est superflue lorsqu’on se plonge dans ce premier LP éponyme. Entièrement instrumental, ce « Jimi Brown Experience » dont les  compos oscillent entre jazz, rock et funk confectionnent un fond musical distrayant. Un fond, et c’est tout. Les sept membres de la troupe possèdent un talent indéniable mais passent complètement à côté de leur sujet.

Vu le patronyme ambitieux, le mélomane curieux attend légitimement, du collectif français, qu’il balance un LP direct, parcouru de crises de folie, de gouttes de sueur perlant le long de la galette, de sensualité et/ou de hargne. Ici, les neufs gaillards caressent les guitares là où elles devraient être malmenées, tapotent la basse là où elle devrait incessamment ondoyer de droite à gauche et vice-versa, bouchonnent la batterie là où elle devrait éclater à l’oreille de l’auditeur, et noient le tout dans un océan de saxophones. Des saxos qui deviennent, pour le coup, indigestes au bout de six ou sept morceaux. Les reprises des « Purple Haze », « I Feel Good », « Get On The Good Foot » et autres « Fire » semblent sortis tout droit d’une compile gratos à l’achat de trois paquets de Douwe Egberts. Quelque secousses et un peu de nerf ne ferait certainement pas de mal au clan Jimi Brown Experience.

 

mercredi, 24 juillet 2013 20:38

Inspiration Information / Wings Of Love

Shuggie Otis, injustement méconnu du grand public a, tout comme son père Johnny Otis, contribué à développer le Rhythm & Blues teinté de funk. Pour célébrer ses 60 balais, Sony Music fais amende honorable en publiant une réédition de son troisième et ultime album, « Inspiration Information » (1974). La sortie de double disque format ‘Legacy’ est donc l’occasion de (re)découvrir la discographie du guitariste qui, en 1974, est peut-être passé à côté de la chance de sa vie lorsqu’il a refusé l’invitation des Stones à les rejoindre. Remercié quelques mois plus tard par son label, le Californien, du genre reclus, n’a même pas tenté de regagner la lumière des projecteurs. Ce n’est qu’en 2012 qu’il sort enfin de sa tanière pour sa toute première et (trop) courte tournée européenne.

Enrichi de 4 titres bonus, « Inspiration Information » est une œuvre complète, exemplaire et aussi passionnée que passionnante. Du Rhythm & Blues dans son aspect le plus riche et le plus authentique. S’il a fallu pas moins de trois ans à Shuggie Otis pour publier son ultime LP, le labeur en valait chaque morceau de chandelle. Et bien qu’il ne soit pas reconnu à sa juste valeur, des artistes comme Outkast (qui l’ont d’ailleurs samplé sur « Mrs. Jackson »), Aloe Blacc, The Roots, Michael Kiwanuka ou encore Cody Chesnutt sont là pour témoigner de son influence.

Quant au second CD, « Wings Of love », il s’agit d’une collection de titres inédits, enregistrés en live et en studio. Et comme dans tous les disques du genre, il y a du bon (« Black Belt Sheriff », « If You’d Be Mine »), du moins bon (« Give Me Something Good »), voire des restes surproduits qui ne rendent pas du tout justice au talent du musicien (« Give Me A Chance», « Tryin’ To get Close To You »). Mais également du magistral. A l’instar de ce « Wings Of Love », long de plus de 11 minutes, et dont les solos de guitares sont susceptibles de vous électrifier les neurones.

Prendre le temps de s’imprégner de cet « Inspiration Information » remasterisé, et de quelques morceaux choisis de « Wings Of Love », est la manière la plus juste et appropriée de rendre hommage à ce grand musicien.

 

jeudi, 18 juillet 2013 11:16

Sunken Condos

Comme je ne me suis jamais intéressé à la discographie de Steely Dan, c’est en dressant des oreilles de novice que je me suis attelé à écouter « Sunken Condos », le quatrième LP de Donald Fagen, moitié créatrice de la formation jazz-rock. Un petit tour d’horizon de la discographie du duo en 10 minutes sur youtube (http://www.youtube.com/watch?v=lliKr48s5yI), me fait prendre conscience que je ne suis pas complètement vierge en matière de Steely Dan, qui compte manifestement plus d’un classique à son actif (« Reelin’ In The Years », « Do It Again », …). Caractérisé par ses mélodies retro, « Sunken Condos »,  pourrait sortir tout droit d’une boîte à archives circa seventies.

Les fans de Steely Dan ne risquent pas d’être trop déphasés. Mais loin de sonner vieillots, les mélopées jazz-pop mâtinées de Soul concoctées par Donald Fagen pourraient aisément lui rameuter quelques nouveaux adeptes, à l’instar de votre serviteur, conquis par les riffs de guitares de l’excellent « Weather In My Head », le groove tranquille de « Slinky Thing » et de la reprise du « Out Of The Ghetto » d’Isaac Hayes. Sur « Sunken Condos », Fagen avance sans se presser, laissant le temps aux ambiances de s’installer. Oreille dressée garantie.

 

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