Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Se connecter

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait
Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

Ce mercredi 30 mai, l’Ancienne Belgique faisait la fête au label 100% Silk. Une structure encore relativement confidentielle au vu du nombre de mélomanes ayant effectué le déplacement, mais menée d’une main de maître(sse) par Amanda Brown. La tête pensante des labels Not Not Fun et 100% Silk a réuni quatre de ses poulains (Magic Touch, Ital, Maria Minerva et Peaking Lights) avant de clôturer les festivités par son propre projet, LA Vampires.

Arrivée tardive, pas de Magic Touch pour votre serviteur, malheureusement. A l’heure de pénétrer au sein de l’ABClub, l’antre du label 100% Silk pour un soir, ce sont les beats d’Ital qui tapent fort, tandis que le bonhomme se secoue dans tous les ses sens au-dessus de ses manettes. Des baffles s’échappent des sons deep house auxquels on se serait volontiers abandonnés s’ils ne souffraient pas de l’usage excessif d’effets que Daniel Martin-McCormick, aka Ital, martèle par-dessus la couche la plus excitante de ses compos. Celles-ci évoquent largement les morceaux qui étayent « Decade », le nouvel Ep à tendance House du duo post-punk de San Francisco, Mi Ami, dont McCormick représente l’hémisphère électronique. Le DJ assène une bonne demi-heure de beats ravageurs mais un peu mal à-propos un mercredi soir à l’ABClub, devant une salle remplie à la moitié de sa capacité. Un lieu comme le Fuse aurait été tout à l’avantage du jeune homme et de son set assourdissant.

A peine une petite dizaine de minutes après la fin de la prestation de son prédécesseur, Maria Minerva prend place sur l’estrade. Rien d’exceptionnel dans la disco pop de la jeune Estonienne dont la voix ne dégage rien de plus transcendant. Calée devant l’écran qui diffuse des montages insipides en noir et blanc, Minerva interprète ses morceaux avec la grâce d’un caneton estropié. Timing parfait pour aller s’en jeter une à l’extérieur.

Peaking Lights, estampillé ‘special guests’ ce soir, est un duo de bidouilleurs de pop électronique. Indra Dunis se réserve le micro tandis qu’Aaron Coyes se charge de créer des paysages sonores en adéquation avec la voix de sa comparse. Manifestement les plus attendus de la soirée, Peaking Lights enchaînent les morceaux de leur nouvel opus intitulé « Lucifer », en manifestant un flegme qui va de pair avec la nonchalance estivale des nouvelles compos. Contrairement aux deux projets qui l’ont précédé, le couple propose de vraies mélodies au potentiel hautement hypnotique.

Un peu à la manière d’Amanda Brown, dont le concept L.A. Vampires, auquel est venu se joindre ici Octo Octa, referme la marche. Ensemble, ils présentent « Freedom 2K » un Ep collaboratif goth-house hautement addictif. Dans la salle, ne reste plus que quelques quidams motivés, à l’image de Brown qui sautille inlassablement sur ses morceaux. Complètement décalée, la jeune entrepreneuse s’amuse malgré un parterre relativement clairsemé. Elle parvient sans trop de difficultés à entraîner dans ses farandoles les enthousiastes des premiers rangs, avant de les inviter à monter sur le podium auprès d’elle. Elle prévient : ‘on filme tout pour un reportage, si la caméra s’arrête sur vous, continuez à danser comme si de rien n’était’. Mais elle ne devait craindre aucune inhibition de la part d’un public belge enivré par les beats ensorceleurs de son projet ‘LA Vampires by Octo Octa’. Un excellent final.

Magic Touch + Ital + Maria Minerva + Peaking Lights + LA Vampires

(Organisation : AB)

 

mercredi, 23 mai 2012 23:28

Pony Pony Run Run

Les Nantais de Pony Pony Run Run avaient en 2009 publié un premier LP, « You Need Pony Pony Run Run », boosté commercialement l’année suivante par un tube, le sympathique « Hey You ». Depuis, Pony Pony Run Run fait partie intégrante du PAF, sans pour autant l’avoir mérité, le disque originel se révélant plutôt anecdotique.

Rebelote pour le PPRR deuxième du nom. L’éponyme du trio ne remonte pas la barre, pourtant assez bien basse. Les frangins Réchin Lê Ky-Huong et Antonin Pierre, la troisième roue du carrosse, délivrent à nouveau une pop mollassonne (« Far Away », « Don’t Stop »), des ballades d’une moiteur assommante (« Sorry », «  We never Try To Recall ») et quelques faux accents eighties pour s’assurer au moins un hit (« Come Back to Me »). Second tour, second échec. Run Run, Pony Pony…

 

mercredi, 23 mai 2012 23:27

Unpatterns

Les deux James sont de retour. Et en force ! James Ford et James ‘Jas’ Shaw, les grands pontes de la machine Simian Mobile Disco se transcendent sur cette troisième et impeccable galette des rois. Il leur aura fallu trois ans et une parenthèse technoïde (« Delicacies », 2010) pour délivrer un LP qui surpasse « Attack Decay Sustain Release », leur œuvre introductive datant de 2007. Pour « Unpatterns », le duo anglais a complètement changé la donne, mettant une sourdine aux vocalises et au déballage de guests. Un déballage qui a d’ailleurs relativement desservi  le bien nommé « Temporary Pleasure », en 2009.

Le Simian Mobile Disco, circa 2012, est un condensé de pur plaisir hallucinogène. « Unpatterns » est un disque fait sur-mesure pour danser, tripper et s’envoyer en l’air. Voire les trois en même temps. On y retrouve un duo au top de sa forme, distillant son amour pour la Retro House (« Seraphim », « Your Love Ain’t Fair »), l’élégance de l’IDM (« The Dream Of The Fisherman’s Wife »), les énormes montées acides (« Interference ») et les rythmiques hypno-obsessives (« Pareidolia », le grandiose « Put Your Hands Together » avec Jamie Lidell au micro, seul invité de la galette).

Pile à l’heure, le duo a bien compris l’adage ‘less is more’ et s’est détourné à temps d’une direction qui ne lui collait que très peu à la peau. « Unpatterns » replace Simian Mobile Disco sur le haut de l’affiche, là où est sa place. Go Bristol !

 

mercredi, 23 mai 2012 23:21

A Monument

L’an dernier paraissait « Hearts On Hold », premier disque de Tu Fawning, projet ‘familial’ monté par Joe Haege (31Knots, Menomena) et Corinna Repp. Un bel ouvrage à la sortie bien trop discrète. Plutôt que de tourner en rond dans leur salon, le couple s’est attelé sans attendre à l’écriture de leur second LP, « A Monument ». Bénéficiant du concours de leurs deux compagnons de route, Toussaint Perrault et Liza Reitz, Haege et Repp emmènent leurs explorations sonores un brin plus loin. Le quatuor s’est forgé une personnalité plus solide qu’à ses balbutiements et propose neuf nouvelles fresques théâtrales sombres et classieuses à la fois.

« A Monument » voit débouler Florence + The Machine de manière impromptue sur le perron de St Vincent (« Build A Great Cliff »), Arcade Fire se battre mano a mano contre la clique de Broken Social Scene (« A Pose For No One », « Skin and Bone ») ou une Beth Jeans Houghton s’accordant quelques cabrioles sous les draps de Geoff Barrow (« In the Center Of Powder White », « To Break Into »). Bref, il se passe des tonnes de trucs bizarres sous le toit de Tu Fawning. De quoi réfléchir à deux fois avant de décliner l’invitation du quatuor !

Live : 02/06 à la Rotonde du Botanique

mercredi, 23 mai 2012 03:00

Melt

Young Magic est un projet initié par les Australiens Isaac Emmanuel et Michael Italia. Les deux hommes ont écumé entre 2007 et 2010 les routes d’Europe et d’Amérique du Sud avant d’atterrir à New York. Ils y croisent la route de Melati Malay, musicienne indonésienne, qu’ils intégrèrent immédiatement à leur formation. En 2011, le trio publie pas moins de quatre singles, dont les trippants « You With Air » et « Sparkly ». Des morceaux qui laissaient entrevoir de jolies choses de la part de Young Magic.

Premier constat à l’écoute de « Melt », le premier LP de Young Magic : ces trois-là en ont bouffé, du Yeasayer. Le trip initiatique du trio tente de s’ancrer dans le psyché. Bien que le saut et le plongeon d’Emmanuel et consorts soient fort efficaces, les performances des trois musiciens s’amenuisent au fur et à mesure qu’ils prennent de la distance. Plutôt que de rapprocher l’équipée de sa destination, l’horizon s’éloigne lentement de cette dernière. A mi-parcours, un Young Magic à bout de force se retrouve face à un dilemme : se laisser emporter dans les profondeurs ou dériver jusqu’au terme du parcours. Le trio opte pour la seconde option, ce qui lui laisse un  léger espoir. Seul problème, plus personne ne les attend à l’arrivée…

 

mercredi, 23 mai 2012 23:18

Both Lights

Dans la famille des noms de groupes impossible à ‘googler’, figure AU. Réunissant Luke Wyland et Dana Valatka, ce duo originaire de Portland vient de publier son troisième LP. En introduisant celui-ci par une plage instrumentale judicieusement intitulée « Epic », les deux hommes savaient exactement où ils allaient en concoctant ce « Both Lights ». Fortement influencé par la musique classique et le Jazz, AU aime expérimenter et lorgne souvent du côté d’Animal Collective.

Pour apprécier les morceaux du tandem, comme il se doit, mieux vaut pénétrer dans l’antre d’AU, l’esprit ouvert et ne pas hésiter à effectuer quelques pauses sur le trajet. Car il s’agit d’un repaire difficile d’accès qui, même s’il n’emprunte pas excessivement de chemin tortueux, peut en décourager plus d’un. Mais au bout du chemin, la lumière. Une lumière qui éclaire le savoir-faire impeccable de Wyland en matière de DIY, ainsi que la finesse émanant de la plume de Valatka. « Both Lights » est un disque à apprivoiser. Un travail qui permet d’apprécier d’autant plus la galette.

 

mercredi, 23 mai 2012 23:08

A Joyful Noise

‘Pop, Pop, Pop Goes The World’ s’égosillait Beth Ditto il y a trois ans lors de la sortie de « Music For Men », le disque qui a définitivement placé Gossip, sans ‘The’, sur la carte des valeurs sûres et hautement commerciales. Ditto et ses deux acolytes ont bien retenu la leçon. Ne reste donc plus aujourd’hui de « Standing In The Way Of Control » qu’un bon mais lointain souvenir. Gossip n’est plus un groupe Rock et l’assume pleinement sur « A Joyful Noise », leur cinquième LP. Un changement de direction qui fait perdre de sa superbe au trio.

Les mélodies infectieuses et l’esprit un peu punk des disques précédents ont donné le relais à des compos électro-pop formatées, sans punch ni autre ambition que de remplir les fonds de caisses de l’entreprise. En s’associant à Bryan Higgins, figure de proue de la boîte de production Xenomania (Texas, The Wanted, Girls Aloud, Kylie Minogue, etc.), Gossip a perdu toute sa saveur originelle. Les fans de la première heure ne jurant que par la Beth Ditto qui libérait toute la puissance de ses poumons sur des morceaux comme « 8th Wonder », « Yr Mangled Heart » ou « Bones », risquent d’être largement déçus. « A Joyful Noise » ne décolle jamais et pas un seul titre ne se distingue des autres. Du beau gâchis.

Live : 29/06 à Rock Werchter & 30/11 au Lotto Arena d’Anvers

mercredi, 23 mai 2012 23:06

Sweet Sensations

Je l’avoue de but en blanc, découvrir Hong Kong Dong pour la première fois sur scène il y a quatre ans ne m’a pas laissé de souvenirs très glorieux. Bien au contraire (Cfr review du concert de Digitalism). J’étais ensuite parvenu à éviter le trio comme la peste, et ce, jusqu’à ce que ce disque n’apparaisse dans ma pile. Et force est de constater que le premier LP du trio gantois est à l’image de ce que j’en ai retenu : une horreur sans nom. « Sweet Sensations » ne fait pas dans la dentelle et dispense un rock mâtiné d’electro-pop et de noise, clairement influencé par des Talking Heads, Deerhoof et autre Prince. De ce mélange découle un melting-pot indigeste et chronophage qui laisse derrière lui tout sauf de ‘sweet sensations’. Les vocalises criardes noyées dans les rythmiques basiques et/ou pseudo-expérimentales du trio lassent en moins de temps qu’il n’en faut pour placer le disque dans la platine. Sans intérêt.

Le 9 juin au Beurschouwburg (Bruxelles).

Quand une moitié d'Hocus Pocus se frotte au duo de remixeurs Beat Torrent, ça donne des putains de 'Coups 2 Cross', ou C2C pour les initiés. Le quatuor de ‘scratcheurs’ effectuait son retour ce mercredi 16 mai dans le cadre des Nuits Botanique. Un retour plus qu'attendu, le concert ayant été déplacé de l'Orangerie vers le Chapiteau à peine deux ou trois jours avant la date fatidique. Scratch Massive !

Le chapiteau est chaud bouillant avant l'arrivée sur scène des quatre Nantais. Il faut dire que le public s'était déjà laissé chauffer par Ghostpoet, qui assurait la première partie. Le poète fantôme britannique est parvenu à conquérir une bonne partie de l'assistance, en dispensant sa Soul obscure aux accents électroniques et jazzy, extraite de son LP « Peanut Butter Blues & Melancholy Jam », un auditoire autrement plus engagé que lors de ses passages à Couleur Café ou Dour l'an dernier.

Chauffé à blanc, le public attendait de pied ferme Greem, Atom, 20Syl et Pfel, les huit mains incontrôlables de C2C. A peine les platines ont-elles fait leur apparition sur l’estrade que les fans se précipitent vers l'avant-scène. La tension est palpable. Ce soir, on danse. Les quatre mecs, quadruples champions du monde de DMC (Disco Mix Club), vont nous montrer à tous qu'ils n'ont pas volé ce titre. Un écran incorporé à chacune des platines se charge de l'aspect visuel du show. Les Djs prennent place et balancent la sauce sans formalités. Dans le parterre, on se trémousse, on se bouscule gentiment, on pogote et les planches de la salle rebondissent à chaque scratch et BPM. « Down The Road », titre-maître de leur dernier Ep, fait monter exponentiellement la température.

C2C n'a rien retenu du changement de direction des Birdy Nam Nam, et c'est tant mieux. Les Nantais délivrent un set aussi bien contrôlé mais plus dansant, plus varié et donc vachement plus excitant que les dernières prestations de leurs homologues parisiens. A mi-parcours, C2C change la disposition de leurs platines pour se retrouver en paire, d'abord latérales, puis face à face pour un 'battle' Hocus Pocus vs Beat Torrent. Une excellente démonstration de turntablism qui assoit la réputation du quatuor. C'est 20Syl qui le déclare lui-même sur son tweeter : 'Bruxelles, c'était ouf ! ». On ne dira pas le contraire. Ce dernier et ses trois collègues referont surface dans nos contrées, à l'occasion des festivals de Dour et du Pukkelpop. Que vous vous rendiez à l'un ou à l'autre, C2C est à ne surtout pas manquer !

C2C + Ghostpoet

(Organisation : Botanique)  

 

mercredi, 16 mai 2012 22:45

In Heaven

Twin Sister est un quintet originaire de Long Island. En 2008, les cinq New-yorkais auto-publiaient leur premier Ep, mais c’est en 2010, lors de la sortie du second, « Color Your Life », qu’ils attirent l’attention de Domino Records. Un été plus tard, la bande délivre « In Heaven », un premier LP résolument Pop, résolument simple. Une pop nacrée, aux touches parfois disco (« Bad Street »), parfois rock (« Spain ») ou encore Dream pop (« Luna’s Dream », « Daniel »).

Mais la formation se heurte un problème de taille. « In Heaven » se tient en permanence en équilibre sur la fine ligne séparant le bon du chiant. Twin Sister est capable du meilleur lorsque ses membres se laissent aller à quelques fantaisies (« Bad Street », « Gene Ciampi ») et penchent dangereusement vers le mauvais côté de la route lorsqu’ils se prennent trop au sérieux (« Space Babe », l’horripilante ballade « Kimi In A Rice Field »). En bout de course, « In Heaven » ne laisse pas de grands souvenirs derrière lui. Les cinq Ricains gagneraient donc largement à laisser libre cours à leur imagination…

 

Page 12 sur 137
FaLang translation system by Faboba