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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mercredi, 16 mai 2012 22:36

Still Living

Ganglians est de retour près de deux années après avoir publié « Monster Head Room », un premier disque Rock d’excellente facture mais manquant d’accessibilité. Les quatre gaillards de Sacramento ont depuis lors revu leurs ambitions à la baisse. Un travail sur eux-mêmes qui leur est fort profitable tant « Still Living », leur second LP, semble plus réfléchi que le prédécesseur. C’est principalement au niveau de la production que la différence entre les deux disques est palpable.

En invitant Robby Moncrieff (Dirty Projectors) à prendre place aux manettes, Ganglians s’est offert un emballage plus affriolant, une production bien léchée et des morceaux presque radiophoniques (« Jungle », « Faster », « The Toad »). Ils ne conservent du disque précédent qu’un certain psychédélisme appuyé par ces mêmes réverbérations qui parcouraient « Monster Head Room ». Le quatuor use et abuse de ces dernières mais celles-ci ont cependant l’avantage de servir les nouveaux morceaux à meilleur escient (« Evil Weave », « That’s What I Want »).

« Still Living », honnête amalgame entre un Surf Rock à la Wavves (« Faster »), un Folk à la Fleet Foxes (« California Cousins ») et une pop estivale à la Beach Boys (« Good Times »), souffre peut-être encore de quelques longueurs et d’une uniformité qui devient lassante après quelques écoutes. Allez, encore un petit effort et le troisième Ganglians sera peut-être celui que tout le monde s’arrachera…

 

mercredi, 16 mai 2012 22:35

Thirteen Lost & Found

RM Hubbert est un guitariste écossais qui, jusqu’en 2005, opérait auprès de El Hombre Trajeado, une formation relativement inconnue chez nous. Cinq ans plus tard, il publie « First & Last », un premier LP marqué par la mort de ses parents et la dépression qui s’en est suivi. Aujourd’hui, le Glaswegien débarque sur le devant de la scène en s’entourant de nombreux confrères venu lui prêter main forte. On aperçoit dans la foule d’invités, Luke Sutherland (Mogwai), Aidan Moffat (Arab Strap), Alasdair Roberts, John Ferguson (The Apples In Stereo) ou encore Alex Kapranos (Franz Ferdinand), qui produit également la galette.

Malgré le casting trois étoiles, « Thirteen Lost & Found » n’est pas à mettre entre toutes les oreilles. Le Folk acoustique d’Hubbert est certes émouvant (« Gus Am Bris An Latha », « The False Bride »), beau (« Sandwalks ») et distinctif (« Sunbeam Melts The Hour ») mais difficile de s’en extirper sans idées noires. En 40 minutes, RM Hubbert te plombe l’ambiance comme pas deux. Certainement à l’image de l’homme lui-même, malgré lui. Une simple et infime touche de fantaisie aurait toutefois drastiquement changé la donne, mais comparé à « First & Last », « Thirteen Lost & Found » est un sacré pas en avant pour l’homme dont on ressent toute la passion à travers les cordes de guitare.

 

mercredi, 16 mai 2012 22:31

The Noise In The Sky

C’est la bio qui l’annonce. Krazy Baldhead serait ‘le joyau le mieux gardé d’Ed Banger’. « The Noise In the Sky » constitue le second album du Français et fait suit à « The B-Suite » publié en 2009. Mais à l’écoute du disque, on peut se permettre de remettre en question le terme ‘joyau’. Certes, Krazy Baldhead aime expérimenter. Certes, il ne nous sert pas une énième dose de beats putassiers. Certes, ses bidouillages sont parfois fort efficaces (« Amplifried », « Day In, Day Out », « Miles High »). Mais dans leur ensemble, les 45 minutes durant lesquelles s’étend ce bruit dans le ciel paraissent interminables.

Pierre-Antoine Grison, de son vrai nom, se démarque clairement du reste de l’écurie Ed Banger, mais pas forcément pour les bonnes raisons. A l’instar du « Six Cups Of Rebel » de Lindstrøm, on ressent très clairement au sein de « The Noise In the Sky » l’envie de proposer autre chose, d’élever l’électro vers la voie céleste. Mais à force d’en faire trop –ou dans ce cas-ci, pas assez– les efforts de Krazy Baldhead, comme ceux de son homologue norvégien, tombent à plat. Le joyau restera donc bien sagement dans son écrin.

 

mercredi, 16 mai 2012 22:27

Galaxy Garden

Hudson Mohawke et Rustie n’ont qu’à bien se tenir. Matthew Cutler, aka Lone, vient d’éjecter de sa sonde intergalactique un scud qui va faire trembler les pistes de danses de la planète. Le Briton a tenté de séduire par trois fois les terriens à l’aide de son Abstract Hip Hop aux accents chillwave, entre 2009 et 2010, en publiant une série d’Eps inspirés. Mais c’est en 2011, lorsqu’il rejoint R&S Records (James Blake, Space Dimension Controller, Vondelpark), que le DJ mancunien se révèle véritablement, en assénant un bon coup de groove à de nouvelles compositions orientées IDM et Space-Electro. L’ombre de Boards Of Canada, à laquelle il a été longtemps associé est définitivement rangée au placard.

« Galaxy Garden », qui jouit de la collaboration de Machinedrum sur deux titres, recèle douze fresques oscillant entre retro discret et futurisme assumé. L’embarquement s’effectue en douceur sur des « New Colour » et « The Animal Pattern ». Parfaits en guise de mise en bouche. Suivent les ultra-trippants « As A Child » et « Lying in The Reeds », annonçant la mise en orbite du cortex cérébral de l’auditeur, secoué ensuite par la House de « Crystal Caverns 1991 ». La zone de perturbation se poursuit sur l’inquiétant « Earth’s Lung », prélude de la rencontre avec « Cthulhu ». Le retour sur la terre ferme s’opère à nouveau en douceur, « Stands Tidal Waves » assurant délicatement la liaison avec l’ultime « Spirals » qui referme le voyage en dévoilant toute l’élégance du maître de bord.

Le prochain embarquement pour le « Galaxy Garden » de Lone s’opérera sur la Plaine de la Machine à Feu de Dour, le vendredi 13 juillet. On sera les premiers à bord !

 

mercredi, 16 mai 2012 22:23

Open Your Heart

The Men passe la barre du troisième LP sans accroche. Le quatuor originaire de Brooklyn fracasse tout sur son passage. « Open Your Heart » est un condensé d’énergie pure, entre Garage et Post-punk. « Turn It Around » et « Animal » donne le ton et le signal de départ, comme un coup de poing dans la tronche. Tout y est : les mélodies, les riffs, la frénésie et, surtout, la passion. Les maîtres des Hommes s’appellent Sonic Youth, Buzzcocks ou encore Dinosaur Jr. Loin de les imiter, The Men ont parfait leur art du disque bien pensé.

Après la furieuse mise en bouche, la formation étale habilement sa capacité à glisser d’un genre à un autre sans complexe. L’épique « Oscillation », long de plus de sept minutes, flirte de près avec Sonic Youth, tandis qu’un titre de la même durée, comme « Presence » passe l’oreille du côté des Silver Apples. Des références flagrantes sont disséminées un peu partout sur « Open Your Heart ». The Men sont parvenus à en jouer et, mieux encore, à les traduire pour en faire la force du disque. Tant et si bien qu’il apparaîtra très certainement au sein de pas mal de tops de fin d’année ! A bon entendeur…

 

mercredi, 16 mai 2012 22:20

Orcas

Orcas est le projet d’un certain Benoît Pioulard. Ou plutôt, de son vrai nom, Thomas Meluch, un mec de 27 balais qui a déjà de la bouteille. Déjà responsable de trois LP orientés Dream Pop, et publiés entre 2006 et 2010, le musicien originaire du Michigan délivre aujourd’hui la première galette d’Orcas, son nouveau projet. Il y est accompagné de Rafael Irisarri, compositeur Ambient officiant également sous les traits de The Sight Below.  Le mariage des deux genres de prédilection respectifs du duo a généré un premier album éponyme à l’esthétique soignée.

L’univers du duo se compose de petites bulles atmosphériques hantées par le fantôme de Trish Keenan, chanteuse de Broadcast décédée en 2011. Ils y reprennent majestueusement d’ailleurs « Until Then », un morceau du quatuor anglais. Un bel hommage qui est, par ailleurs, à l’origine de la collaboration entre Pioulard et Irisarri. Mais c’est essentiellement du côté de Boards Of Canada que les deux hommes sont allés pêcher leur inspiration. « Orcas » est une jolie fresque aux tons azurs, recommandée à toute âme en quête d’apaisement. Plongez-y les yeux fermés.

 

Carton quasi plein pour les Nuits qui comptent à ce jour, pas moins de 11 concerts sold-out. Ce mardi 15 mai, ce sont les Great Mountain Fire qui jouaient à guichets fermés dans le ‘Grand Salon’ du Botanique. Un peu plus loin, à la Rotonde, les New-Yorkais de Friends s’apprêtent à monter sur les planches devant un parterre pas tout à fait comble, mais à deux doigts de l’être. Le quintet originaire de Brooklyn présentait ce soir son premier LP, « Manifest ! », qui sera dans les bacs dès le 1er juin.

La formation, dont le nom va faire rager plus d’un adepte du Googling, est parvenue à tirer profit de la notoriété qui a suivi sa nomination au ‘BBC Sound of 2012’, en se lançant immédiatement dans une longue tournée européenne qui s’arrêtait à Bruxelles ce 15 mai. L’ambiance est moite dans la Rotonde, lorsque les cinq étasuniens, deux filles et trois mecs, y apparaissent sur le coup des 21h40. Les fringues de Samantha Urbani, préposée au chant, donnent le ton. Ce soir, retour aux années 90. A la première moitié de cette décennie, pour être précis. Parce que c’est le concept défendu par Friends : un trip délirant au cœur de la transition entre mode des eighties et celle des nineties. Et leur amour pour cette époque, ils le manifestent sous forme de capsules R’n’B et funk vintage qui n’auraient pas contrasté parmi les premiers morceaux de TLC, Aaliyah, Brandy ou même Mariah Carey, à l’époque où cette dernière était encore tenue en laisse par Mottola. Autant dire que les compos de Friends n’échappent pas à une légère touche de Kitsch.

En quarante minutes, le quintet est parvenu à propulser son public 17 ans en arrière, en plein dans un club new-yorkais. Urbani n’hésite pas à mouiller sa chemise. Dès le deuxième morceau, la demoiselle saute dans la fosse pour se mélanger (et se frotter !) à l’assistance. Les moins farouches se laissent prendre au jeu, sous le regard amusé du reste de la salle, tandis que les plus timides esquissent un sourire gêné en attendant que leur galère s’achève. Après son tour de chauffe, la chanteuse remonte sur l’estrade pour dire tout le bien qu’elle pense de la Rotonde et de sa boule à facette, fort appropriée ce soir. A côté d’elle, Lesley Hann, à la basse, tire la tête. Une tête d’enterrement qui trouvera son explication, quelques minutes plus tard : la demoiselle est passée sous la fraise du dentiste deux heures avant de monter sur scène. ‘Because it’s cheaper than in the US !’. On peut la comprendre!

Les moments-clé du set de Friends seront, sans surprise, les plages déjà disponibles sur la toile, « Friend Crush », le nouveau single « Mind Control », le tube « I’m His Girl » et leur réinterprétation de « My Boo », une reprise efficace d’un tube de Ghost Town DJs, une formation R’n’B aussi vite oubliée qu’elle est apparue. De quoi souligner la fascination de la troupe de Brooklyn pour les ‘one hit wonder’ du R'n'B. Reste à espérer pour eux qu’ils ne connaîtront pas le même destin. Car s’il y a de l’idée derrière les compos du quintet, celles-ci manquent encore un peu d’homogénéité, comme en témoigne l’ultime morceau de la soirée. Un beat excitant et un riff de guitare funky, proche d’un !!!, desservis par un refrain simpliste. Il n’en faut pas beaucoup plus pour appréhender la version studio de la setlist exécutée ce soir, même si la prestation de Friends, en soi, a été on ne peut plus solide.

Friends effectuera son second passage en Belgique, dans le cadre du Pukkelpop, le 17 juillet.

(Organisation : Botanique)

 

jeudi, 10 mai 2012 19:32

Cyrk

Cate Le Bon est une Galloise pur-sang. Très manifestement fan du Velvet Underground, la jeune femme nous propose un « Cyrk » qui flirte sans complexe avec ses idoles. Un rapprochement d’autant plus évident que l’accent de la demoiselle exacerbe ce sentiment. Mais bien loin de déterrer le Velvet en dilettante, Cate Le Bon sert un hommage bien ficelé, renforcé d’un bon grain de folie, que cette dernière a certainement acquis auprès de son mentor, Gruff Rhys. Le plus bel exemple en est le morceau d’ouverture, « Falcon Eyed » qui résume à merveille ces deux facettes des compositions de Le Bon. Cette dernière récite ses textes d’un air faussement détaché et flegmatique servant à merveille des titres comme « Julia », « Puts Me To Work » ou « Fold The Cloth ». Un coup de cœur : « Through The Mill ». Une délicieuse ritournelle dont le seul défaut est de ne durer qu’un peu plus de trois minutes. La touche ‘repeat’ va souffrir.

Cate Le Bon sera en première partie de Perfume Genius aux Nuits Botanique le 16 mai. Et c’est malheureusement déjà complet.

 

jeudi, 10 mai 2012 19:25

remixes.yes (Ep)

« remixes.yes » ? Michele Ducci et Alessandro Angioli, les deux têtes pensantes derrière M+A auraient mieux fait d’intituler leur Ep « reinvention.yes ». Dans la foulée de leur énorme « things.yes », publié fin 2011, le duo italien nous délivre à présent un Ep digital qui s’inscrit dans la droite lignée leur œuvre introductive. Plus que de simples nouveaux arrangements, M+A réinvente entièrement les morceaux passés sous leur moulinette.

Nedry, Emay, Joycut et Polinski (projet solo de Paul Wolinski de 65daysofstatic) offrent tous une petite chirurgie de luxe à l’un de leurs morceaux. M+A se les approprient en les découpant en tranches avant de les resservir sous forme de délicates ritournelles pop nappées d’electronica. En découle quatre mets radicalement plus raffinés qu’à l’origine. Le duo clôture son labeur par une reprise au piano du « Paper Planes » de M.I.A. Une adaptation harmonieuse qui pourrait, si elle devait être publiée sous forme de single, faire un véritable tabac.

Envie de découvrir le secret le mieux gardé d’Italie ? Trois morceaux (dont le terrible « Liko Lene Lisa ») sont en téléchargement gratuit sur le site officiel du duo, ici.

 

jeudi, 10 mai 2012 19:22

Have Some Faith In magic

Errors, les petits protégés de Rock Action, le label de Mogwai, sont de véritables métronomes. Quatre ans après avoir gravé « It’s Not Something, But It is Like Whatever » et deux après « Come Down With Me », les Écossais ont atteint l’âge d’or de leur carrière en publiant un troisième LP aussi trippant qu’exaltant. « Have Some Faith In Magic » ratisse large, du Post-Rock à l’Electronica en passant par le Krautrock et introduit, pour la première fois au sein d’une œuvre d’Errors, quelques vocalises aériennes. Des voix utilisées ici tel un instrument secondaire, jamais mises en avant. Et pour la bonne cause, tant l’atmosphère créée par le trio forme une espèce de bulle délicate, un microcosme qui aurait pu s’effondrer à la moindre fausse note, au moindre faux-pas. « Have Faith In Magic » est, sans conteste, le disque le plus abouti des trois gaillards de Glasgow. Errors file droit sur les traces de formations telles que Ratatat, Holy Fuck et 120 Days. C’est-à-dire dans la bonne direction!

En concert : première partie de Kiss The Anus Of A Black Cat à Courtrai (De Kreun), ce 15/05.

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