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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mercredi, 05 juin 2013 23:00

Live

11 mois, quasi jour pour jour, après la publication de leur excellent troisième LP « Unpatterns », James Ford et James Shaw, AKA Simian Mobile Disco, délivrent une nouvelle preuve de leur savoir-faire. Et pour cause, ‘live’, leur disque combine d’une traite quelques-uns des meilleurs morceaux de la discographie du duo. Quand ils ne produisent pas des tubes mondiaux ensemble ou en solo (les plus récents sont « Don’t Save Me » de Haim et « People Help The People » de Birdy, ainsi que des participations aux derniers Bat For Lashes, !!! et Little Boots), les Londoniens balancent du lourd, comme ce « Live », enregistré fin 2012, en Philadelphie. En une seule prise et sans chipotage post-enregistrement, siouplé !

En près de 70 minutes, Simian Mobile Disco ne fait qu’asseoir sa réputation de rouleau compresseur electro. A l’instar de leurs pérégrinations studios, le duo privilégie, sur les planches, les mélodies subtiles qui font triper aux beats putassiers nauséabonds. On note même quelques instants de grâce, et notamment les divins « Cerulean », « Sleep Deprivation », « Seraphim » et « Wooden ». Et, forcément, d’alléchantes invitations à se secouer l’arrière-train (« Aspic », « It’s The Beat », « Put Your Hands Together »). 

Grand laissé pour compte de ce « Live », « Temporary Pleasure », dont le souvenir n’est assuré ici que par « Cruel Intentions », interprété par Beth Ditto. A juste titre, tant le second LP du duo était anecdotique. Ce qui permet à Simian Mobile Disco de forger une setlist solide, sans temps mort. Un « Live » sans fioriture très chaudement recommandé aux aficionados du genre.

A voir, à vivre, lors de la prochaine édition du festival de Dour, le samedi 20 juillet

 

 

 

mercredi, 05 juin 2013 22:59

R.E.V.O.

Walk Off The What ?? En réceptionnant le premier LP de Walk Off The Earth, je n’ai pu m’empêcher de lever un sourcil. D’autant plus que le CD affiche fièrement un sticker annonçant que « R.E.V.O. » contient le ‘Worldwide hit cover’ du « Somebody That I Used To Know » de Gotye. Worldwide Hit… Ok… Loupé, le coche.

Une petite recherche sur le net m’apprend que la formation, de confession canadienne, s’est fait connaître du public en publiant sur la toile des clips videos ‘fait maison’ de reprises. C’est donc en visionnant un extrait de la vidéo du tube de l’Australo-belge, réinterprété à dix mains sur une seule guitare acoustique par les cinq gaillards, que le franc est tombé. Non, je n’étais pas passé à côté de ce pseudo-phénomène. Une énième sensation youtubesque... Et à l’écoute de « R.E.V.O. » (initiales de ‘Realize Every Victory Outright’), le verdict se confirme.

Instantané, anecdotique, le troisième –oui, troisième– LP de Walk Off The Earth surfe sur une vague en pleine réfraction. Le quintet ne propose rien d’autre qu’un pop-rock suranné ou copié/collé (« Shake » qui sonne comme du Avril Lavigne, « Summer Vibe » et son air volé à Jason Mraz, « Speeches » largement inspiré par Mumford & Sons, …) Sans compter un chant plutôt approximatif (le massacre du hit de Gotye).

Les Canadiens de Walk Off The Earth ont forgé leur réputation sur de l’imitation et ne semblent guère pouvoir (ou vouloir) s’en détacher. Un défaut propre à la génération Youtube et au mimétisme perpétuel que le réseau social engendre. Next !

 

mercredi, 05 juin 2013 22:57

Isles

Wild Belle ou la petite pépite ensoleillée venue de nulle part. Quelques mois après avoir pointé le bout de son nez sur la blogosphère grâce à un (très) court Ep dont seront extraits deux singles imparables (« Keep You », « It’s Too Late »), le duo frangin-frangine Bergman délivre son premier rejeton. « Isles » est le disque estival en puissance, amalgamant délicatement des mélodies dub, reggae, soul et pop.

Sans jouir du même engouement que pour des Haim, Boy, Daughter ou CHVRCHES, les Chicagolais Elliot et Natalie Bergman proposent onze compositions les pieds dans le sable, entre des « Keep You », « Take Me Away » et « It’s Too Late » boostés par un saxo terriblement accrocheur ou un « Twisted » afro-pop que Vampire Weekend ne renierait pas, ainsi que des languissants « Happy Home », « June » et « Love Like This ». Et lorsque Natalie s’épanche sur l’épaule de son frangin pour se plaindre de ses histoires de cœurs sur « Another Girl » (‘Didn’t I Treat You Right ? I’m just another girl, another one…’), celui-ci en profite pour prendre une seule et unique fois le micro et endosse joliment le rôle de grand frère pour lui répondre ‘He’s not good for you, I told you so…’ sur une mélodie forcément insulaire, forgée au Casio (« When It’s Over »).

A défaut d’avoir le soleil au-dessus de nos têtes, autant en avoir à fond dans les oreilles. Et les petits ilots musicaux de Wild Belle en regorgent de bout en bout.

 

mercredi, 05 juin 2013 22:56

Opposites

En quelques années, Biffy Clyro a un peu perdu de sa superbe. Suite au succès énorme de « Puzzle », leur quatrième opus, Simon Neil et les frères Johnston on vu leur public gonfler à vue d’œil, notamment grâce à une puissante réputation live. La discographie quasi impecc’ du trio a pourtant été enrichie de deux nouvelles additions, certes efficaces, mais assez linéaires. « Only Revolutions », publié en 2010, recelait encore quelques pépites du genre. Quant à « Opposites », leur sixième LP, il tente tant bien que mal d’amalgamer le meilleur des travaux du trio, sans jamais atteindre l’état de grâce. De « Different People » à « Picture A Knife Fight », en passant par « Black Chandelier » ou les furieux « Stingin’ Belle » et « The Joke’s On Us », Biffy Clyro n’étonne plus.

Les riffs sont toujours aussi accrocheurs et les refrains forcément taillés pour les stades, mais « Opposites » est bien trop semblable au précédent essai pour être intéressant de A à Z. Même si certains morceaux sont ponctuellement parvenus à m’extirper de la torpeur au sein de laquelle le disque m’a plongé (« Spanish Radio », « Victory Over The Sun », « Modern Magic Formula »). Et si la cible est atteinte, les Ecossais manquent tristement de se renouveler. On les attendra donc discrètement au tournant lors de la publication de leur septième opus.

« Opposites » existe en version ‘Deluxe’ et réunit pas moins de 21 titres. Mais la ‘standard’ découpée en 14 plages se suffit largement à elle-même. Côté agenda, Biffy Clyro sera sur les planches de Rock Werchter le jeudi 4 juillet.

 

mercredi, 05 juin 2013 03:00

Secondhand Rapture

Sous les cheveux colorés de MS, on retrouve une certaine Lizzy Plapinger. Et au-dessus des manettes de MR, Max Hershenow. Ensemble, les New-Yorkais de MS MR publient un premier essai résolument Pop, malgré les labels ‘Dream Pop’, ‘Art Rock’, ‘Dark Wave’ et consorts, apposés par la blogosphère et ses victimes. Une Pop raffinée, qui n’est pas si loin de celles des émissaires actuels du genre, Florence + The Machine (« Fantasy », « Bones ») ou Ellie Goulding (« Ash Tree Lane », « Think Of You »).

En 2012, le duo publiait « Candy Bar Creep Show », un Ep recelant les singles « Hurricane » et « Bones ». Et ces sorties marquent le début d’une aventure qui risque fort bien de perdurer. Ainsi, l’inquiétant « Bones » est de ceux connus par tous les fans curieux et mélomanes de la série culte Game Of Thrones, illustrant, avec une perfection à en frissonner, la bande annonce de la troisième saison de la fresque télévisée. Et nul doute que d’autres feuilletons suivront, tant « Secondhand Rapture » regorge de tubes potentiels, susceptibles de coller à merveille au fond sonore de séries US.

« Secondhand Rapture » permet d’envisager le meilleur pour MS MR. Après leur passage au Pukkelpop le 16 août prochain, et autres festivals autour du globe durant l’été, il est peu probable que les fans du duo revoient un jour Lizzy et Max dans une salle aussi petite que le Witloof Bar du Botanique, qui a accueilli la formation en novembre dernier. A bon entendeur.

 

vendredi, 03 mai 2013 03:00

Youth Of The Nation

Ce 3 mai, l’AB proposait une soirée entièrement consacrée aux nouveaux oisillons de la Chill/Dream Wave et du glitch hop. En tête de gondole, XXYYXX, jeune prodige du genre qui, à 17 ans, est déjà responsable de pas moins de deux LPs, dont un éponyme fort efficace publié l’an dernier. Pour l’accompagner, l’Ancienne Belgique a convié Dream Koala, Blackbird Blackbird, Giraffage et Slow Magic. Une quintuple affiche sold-out de ‘Bedroom producers’ pour un public jeune. Très jeune.

A mon arrivée à l’ABClub, grosse surprise, et pas des moindres. Charlei Yin, alias Giraffage, et son binôme sont penchés sur leurs platines dans une ambiance très salon de thé. La lumière est toujours allumée. A la vue du public, dont la moyenne d’âge ne dépasse que difficilement les 25 ans, un sentiment égal à celui de mon homologue Adrien Fassotte, pendant le concert de Disclosure (Cfr review du 27/03), m’envahit. Me sent vieux d’un coup, là… Les petits groupes tapent la discute comme on prend un verre aux apéros urbains ; et le DJ, dont personne n’a rien à cirer, est relégué à l’arrière-plan. Bref, Giraffage ne joue pour (presque) personne. Son nouvel LP, « Needs », d’assez bonne facture, n’a pas spécialement enthousiasmé un parterre plus que distrait.

Pas très chaud pour le salon de thé, j’effectue mon retour vers 22h pour la fin du set de Slow Magic, à priori solide. Le public à l’air réveillé. Faut dire que l’alcool a manifestement coulé à flots. Une vingtaine de minutes plus tard, Mikey Maramag, plus connu sous le pseudo de Blackbird Blackbird, déboule devant ses manettes. Le producteur prolifique présentait « Boracay Planet », un sympathique Ep de Folktronica, emmené par le lumineux « All » et son obsédante ligne de guitare. Après cette parfaite mise en bouche, l’homme, qui ose le chant, enchaîne quelques titres électro tapageurs parfaitement emboîtés à sa discographie downtempo élégante, à la Washed Out.

45 minutes et le tour est joué. Le San Franciscain laisse sa place à son homologue originaire d’Orlando, XXYYXX. Accompagné à son tour d’un binôme, l’ado délivre devant des projections psyché, un set yo-yo, faisant ponctuellement monter la pression sans jamais vraiment atteindre de climax. Un set qui s’apprécie parfaitement quand on a un coup dans le nez ou dans d’autres conditions, style festival. A l’arrière, la salle se vide de plus en plus. C’est qu’il est bientôt minuit là-dedans... XXYYXX ne livre rien de bien palpitant et je finis par suivre le chemin de la sortie, plutôt déçu d’une soirée dont la prestation captivante de Blackbird Blackbird constituait le seul véritable intérêt.

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

vendredi, 03 mai 2013 17:43

Swim With The Sharks (Ep)

En 2006, un sympathique collectif répondant au patronyme de The Peas Project atteint la finale du Concours Circuit catégorie Pop/Rock ; et, malgré des retours très élogieux, la petite famille ne décroche que la deuxième place. Un accessit qui débouche sur une apparition à la Boutik Rock (désormais rebaptisée Pro’Pulse). Un bon moteur pour les Bruxellois, qui publient, l’année suivante, un premier recueil étayé d’une sélection de morceaux joués en ‘live’, puis un second, « Power & Romance », en 2010. Entre-temps la troupe multiplie ses apparitions scéniques, décrochant des participations à de nombreux festivals tels que Dour, Esperanzah, Couleur Café ou plus récemment ABBota.

« Swim With The Sharks », leur nouvel Ep, confirme la donne. The Peas Project est avant tout un groupe à découvrir sur les planches. Les six morceaux de la galette font la part belle aux fusions Pop, Jazz et Hip-Hop. Les travaux de la formation, qui compte une dizaine de membres tous affublés de gilets réfléchissants jaunes, regorgent de chaleur et de groove. Plus particulièrement des morceaux comme « The Meal » et son groove infectieux, un « Bottoms Up » audacieux ou encore « The Holy Story », une plage parcoure de cuivres bien casés et enrichie par une voix féminine qui n’est pas sans évoquer celle de Neneh Cherry. A suivre de très près et surtout, à voir sur scène, le 8 mai aux Nuits Botanique, dans le cadre de la Nuit Belge. Ils se produiront également le 2 août au festival Esperanzah et le 13 du même mois au Brussels Summer Festival.

 

vendredi, 26 avril 2013 12:46

Muchacho

Matthew Houck revient trois ans après publié « Here’s To Taking It Easy », les bras chargés de ce qui est probablement l’œuvre la plus aboutie et la plus fun de sa discographie. Phosphorescent élargit sa gamme et propose un disque d’Americana tranquille, celui dont on laisse les notes défiler tranquillement sous le soleil. A l’image d’un « Sun, Arise ! (An Invocation, An introduction) » dont Bon Iver serait vert de jalousie. De ce « Terror In The Canyons (The Wounded Master) », pépite du genre, ultra classieuse. D’un « Ride On/Right On » étonnamment efficace. Ou de « A Charm/A Blade », débutant comme un Fleet Foxes pour s’achever dans une explosion de trompettes et une ambiance à la Ed Sharpe & The Magnetic Zeros.

Porté par l’envoûtant single « Song For Zula », « Muchacho », sixième LP du grand barbu, réussit à retenir l’attention de bout en bout. Ce qui n’était pas nécessairement le cas auparavant. Accompagné de sa troupe de Mariachis, Phosphorescent rayonne enfin. A la bonne heure !

Phosphorescent investira la Rotonde dans le cadre des Nuits Botanique ce 9 mai (complet). Il déposera ensuite ses valises le 15/08 sur la plaine de Kiewit, dans le cadre du Pukkelpop.

 

vendredi, 26 avril 2013 12:30

THR!!!LER

Yes !!! Le voilà, le disque qui renvoie « Strange Weather, Isn’t It ? » aux oubliettes. Les six fantastiques de NY et Sacramento reviennent au galop en publiant « THR!!!LER », leur Thriller à eux, celui qui mettra peut-être un peu de beurre dans leurs épinards. La formation à la réputation ‘live’ exemplaire nous dévoile un cinquième effort studio qui a retenu presque toutes les erreurs du précédent essai. !!! se réinvente de la manière la plus efficace qui soit, en bénéficiant du concours de Jim Eno (Spoon), et la paire de Simian Mobile Disco, aux manettes. Si le coup de foudre n’est pas forcément instantané, deux ou trois rembobinages suffisent à traiter le sextet de putain de génie.

« Even When The Water’s Cold » annonce la couleur. L’insolence d’un « Louden Up Now » n’a plus lieu d’être. Nic Offer développe son chant et laisse la pression monter petit à petit. Après le refrain ultra obsédant du morceau d’ouverture, Nic Offer et sa bande appuient légèrement sur le champignon pour des « Get That Rhythm Right » et « One Girl / One Boy » au groove implacable. Shannon Funchess, partie pour d’autres horizons (Light Asylum), délègue la touche féminine du disque à Sonia Moore, ‘connue’ pour ses oooh et aaahs sur le « 2 Legit 2 Quit » de MC Hammer. La chanteuse appuie de sa présence le côté un peu plus Pop et R’n’B de « THR!!!LER » (le single « One Boy / One Girl », « Except Death » et son diabolique hook final).

Seule ombre au tableau, « Fine Fine Fine ». N’est pas John Pugh qui veut. Alors lorsque le petit nouveau (Rafael Cohen, bassiste et ex-Supersystem) s’empare du micro, le fan s’insurge. Erreur de parcours ou pas, « Fine Fine Fine » aurait parfaitement trouvé sa place au sein de la discographie de New Order, mais tombe ici comme de la farine dans un sachet de coke. Côté percus, ça tape fort, mais la voix devient rapidement soûlante. Une incartade vite oubliée, vite pardonnée. Notamment par l’entremise de « Station (Meet Me At The) », titre de clôture, qui reprend l’exercice des percus tapageuses avec brio et dévoile un !!! rageur et rock’n’roll.

Au rayon des incontournables, on surlignera trois fois (évidemment) l’énorme « Slyd », premier morceau de « THR!!!LER » à avoir été dévoilé par la formation. Produit par James Ford, « Slyd » est une sorte de deuxième volet de « The Hammer », tout en crescendo. Une belle invitation au laisser-aller, conclue par un kaléidoscope de beats subversifs.

Et à chaque sortie de !!!, son tube ultime ! Après « Intensify » (« !!! »), « Me & Giuliani… » (« Louden Up Now »), « Must Be The Moon » (« Myth Takes »)  et « The Hammer » (« Strange Weather, Isn’t It ? »), au tour d’un morceau de  « THR!!!LER » de rejoindre le tableau d’honneur. Le rouleau-compresseur qui va te faire perdre toutes les calories de ton corps en un temps record est également le plus surprenant de la galette. Caractérisé par sa mélodie insidieuse, son air estival à ne pas y toucher et ses textes quasi susurrés, personne ne le voit arriver. Et v’là qu’au bout de quelques minutes, « Careful » te saute à la gorge et prend possession de chaque recoin de ton cortex cérébral pour t’emmener vers une chute énorme, mais tellement rapide, que tu gardes la touche ‘repeat’ à portée de main. Une conclusion qui promet jolies vagues dans le public lors de sa retranscription live.

Bref, « THR!!!LER » est le condensé parfait d’un chk chk chk réinventé et d’un chk chk chk fidèle à ses valeurs. Des valeurs simples, claires et nettes : dance or die motherfuckers !

!!! feront trembler le chapiteau des Nuits Botanique ce 6 mai.

 

vendredi, 19 avril 2013 16:35

Elements of Light

Lorsque les contours des litanies électroniques de Pantha du Prince épousent le doux son des cloches des Norvégiens de Bell Laboratory, le mariage donne naissance à un « Elements Of Light » splendide et spirituel. Un disque de près de trois quarts d’heure, découpé en cinq morceaux. Hendrik Weber, alias Pantha du Prince concrétise enfin un projet que l’on entendait arriver de loin, notamment sur son « Black Noise » de 2010.

Classique, Ambiant, Techno minimale, …  Le DJ allemand ratisse large au sein de ses influences. Quant à l’apport du trio Bell Laboratory, il est principalement représenté par son carillon composé de 50 cloches de bronze qui pèse… 3 tonnes ! Un instrument à la genèse de cette collaboration salvatrice. « Element Of Light » est un LP qui s’écoute d’une traite, dans l’ombre ou la lumière. Et on prend plaisir à se laisser porter par le carillon, les cymbales et autres xylophones de ces cinq nouveaux chapitres des pérégrinations de Pantha Du Prince, chacun dédié à une composante de la lumière (« Photon », « Particle », « Quantum »…) 

« Elements Of light » provoque le besoin irrépressible d’imager l’œuvre. Le besoin d’être visuellement transporté dans le Labo et de voir de très près Weber et ses amis Norvégiens donner vie à cette symphonie métaphysique. Malheureusement, Pantha et ses hommes en blouse blanches n’ont aucun arrêt prévu dans l’immédiat du côté de chez nous. Pour en être témoin, il faudra aller faire un tour du côté de Rotterdam (20/04) ou de Lyon (11/05).

 

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