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lundi, 03 avril 2006 03:00

Autobahnhotel

Hallo Kosmo est le projet parallèle de Daniel Offermann, bassiste de Girls in Hawaï. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’entre les deux entreprises, nulle redondance n’est à signaler. « Autobahnhotel » se présente comme un joyeux bordel ou les genres se télescopent avec bonheur. Electro, hip-hop, rock et cabaret y copulent à l’envi. C’est que le bougre ne recule devant rien. Il choisit de chanter dans sa langue maternelle, l’allemand, ce qui au départ n’augure pas les plus douces mélopées. Mais de son phrasé relax et désabusé se dégage un je-ne-sais-quoi de réconfortant. La nonchalance et la cool-attitude en personne. Du hip « Slogans » au hop « Weiter », du presque salsa « Traumparadies » à « Attentat » où on l’imagine se dandinant autour de sa contrebasse dans un bar enfumé, le tout via « The Boys » au beat lourd et dansant, voilà un ovni dont on n’est pas prêt de se lasser. Alors, bien sûr, on y comprend que dalle mais l’important est de se dérouiller les guibolles…tranquille.

mardi, 07 mars 2006 02:00

People Gonna Talk

Protégé de Van Morrison avec lequel le mimétisme vocal est parfois saisissant, James Hunter se la joue old school. Entre le vieux rhythm and blues cher aux intrépides danseurs et le voluptueux reggae des fieffés fumeurs. Sans blague, on croirait que l’enregistrement fut un incessant aller-retour entre les studios de Muscle Shoals et Kingston. Baignée d’orgue sixties et de guitares langoureuses, mâtinés de cuivres chaloupés, sa musique évoque toute une palette de sentiments bigarrés. Genre, je suis un gangster mais avec un putain de bon cœur. Sans même parler de cette voix, gracieuse et chaleureuse comme le corps d’une femme et posant ci et là quelques inflexions dignes du grand Ray. Le tout jouissant d’une production impeccable enfantée dans les studios vintage Toe Rag qui accouchent d’un grand album de Blue-Eyed Soul comme on n'en fait plus. Alors bien sûr, c’est absolument rétro mais le voyage est plutôt chic. Un saut dans la machine, quelqu’un ?

mardi, 05 septembre 2006 03:00

Yellow house

Face à un album de cette trempe, le rédacteur concerné se sent parfois bien circonspect. Alors oui, certains borborygmes ou onomatopées lui viennent bien à l’esprit mais rien de tout cela ne fait très sérieux. Bien sûr, il pourrait vous remémorer le premier album (« Horn Of Plenty »), petite merveille de lo-fi absolument renversante. Ou vous toucher un mot des orchestrations et arrangements plus luxuriants les uns que les autres. Souligner la sourde mélancolie de l’ensemble, à fendre les cœurs les plus endurcis. Poser le doigt sur les harmonies vocales, incitant au voyage comme tant de mantras chamaniques. Appuyer sur le délicat sens du détail qui orne chacune de ces irréprochables compositions. Vous enquérir de filer assister à leurs prestations scéniques étourdissantes au cours desquelles le cours des choses échappe à toute raison. Insister sur l’existence primordiale d’un tel ovni dans la masse informe de la musique scélérate. Enfin, multiplier les démarches afin de vous mettre définitivement sur la voie de cet objet céleste aussi scintillant qu’éternel. Mais voilà, le souffle court devant tant d’éclat, la pauvre créature ne trouve rien à exprimer. Quoique…

mardi, 29 août 2006 03:00

Sundet

Duo allemand responsable d’un premier album passé relativement inaperçu (« I Know You Know »), Guther signe un élégant retour. Une production qui fleure bon l’enregistrement maison, entre quatre yeux, en toute complicité. Une voix féminine vous accueille, vous fait découvrir leur charmant petit intérieur et vous séduit ostensiblement. Le léger accent teuton ne doit pas y être pour rien. Alors on fait le tour du (et de la) propriétaire, on s’installe et on finit par se sentir comme chez soi. La pop est propre sur elle, ronde et d’un énervement contenu. Capable de s’emballer, de se fâcher toute rouge, mais sans pour autant réveiller les voisins. Entre intimité chaleureuse (les guitares minimalistes, la mélancolie de surface) et cavalcades oniriques (l’assurance de certaines compositions plus enlevées), les maîtres des lieux savent recevoir. Petit bémol, certaines pièces manquent parfois d’ampleur (arrangements brut de fonte) ; et on se sent un peu à l’étroit. Du calme, pas de quoi déserter les lieux non plus. Home sweet home…

mardi, 30 mai 2006 03:00

Jacket full of danger

Notre bon Adam ne s’est toujours pas soigné. Encore oublié de prendre sa petite pilule bleue. Personnage insolite et complètement à part. Il faut le voir, sur scène, imiter le lapin ou se moquer de ses propres compos en les interprétant d’une voix de fausset. Et parlons-en de ces chansons. Comptines nourries d’histoires barges et de mélodies bancales bâties d’accélérations et de décélérations, de cassures et changements de direction. La nouvelle virée en montagnes russes s’inscrit dans la lignée du précédent et décevant « Gemstones ». En un peu plus crooner, plus braillard et plus théâtral. Ses chansons sont de plus en plus difficiles à siffler sous la douche et affichent souvent une prétention hors du commun. De là à y déceler une certaine superficialité, le pas est court et vite franchi. Le bonhomme était capable, en deux minutes, de dépeindre tout un petit monde en une symphonie de poche. On a parfois l’impression qu’il tourne en rond à la recherche d’une issue de secours et une flopée de morceaux flaire l’œuvre inachevée. Bien sûr, lorsqu’il ne s’égare pas en chemin, il concocte encore quelques friandises dont il a la recette. L’inquiétante « C-Birds » et ses voix tribales, « Novotel », hantée jusqu’au grenier. Un « Nat King Cole » composée pour un big band sous ecstasy ou les cordes virevoltantes de « Drugs » tout droit sorti de son fantastique « Friends of Mine » : ‘I like drugs, I never want to come down again…’. On avait remarqué.

mardi, 22 août 2006 03:00

Transatlantic Dynamite !

Le meilleur groupe beat après les Beatles. C’est ce qu’annonce le dossier de presse à propos des Kaisers, groupe écossais qui officie depuis le milieu des années nonante. Carrément. Le seul groupe beat à sévir depuis les Beatles aurait semblé plus approprié. Associé aux new-yorkais Hi-Risers, George, le kaiser en chef compte relancer la british invasion. Mais cinquante ans plus tard. Autant dire qu’il n’y a plus grand-chose à envahir. On prend donc les mêmes ingrédients et on balance la tambouille. Les guitares crépitent, la rythmique sautille et on chante son désir à la jeune fille en jupe plissée, juste là, en bas de la scène. Mais quelques chansons et regards aguicheurs plus tard, la demoiselle se renfrogne doucement devant tant de niaiseries. Du genre ‘je m’en fous de ce que les gens pensent parce que… je préfère être avec toi’. Elle finit par se dire que les Beatles écrivaient des putains de chansons, eux et qu’ils sont vite passés à autre chose. Aurait préféré un trip Backbeat, chansons d’alors mais rage d’aujourd’hui. Et se casse en compagnie d’un junkie sauvage et tatoué. Le groupe tirera peut-être son coup la prochaine fois. Dynamite ? Pétard mouillé !

mardi, 06 juin 2006 03:00

Love & roll

Dans le registre plus c’est kitch, plus c’est con, voici les Gitogito Hustler. Quatre Nippones qui chantent comme si leur vie en dépendait et qui, par la même occasion, mettent la nôtre en péril. D’une voix haut-perchée, elles scandent leurs hymnes à deux balles qui sonnent tous comme des génériques de cartoon pour arriéré du bulbe. Sans foi ni loi, elles piquent les intros et les riffs d’à peu près tout le monde sans aucune vergogne. Et pour ne rien arranger, massacrent le « Locomotion » de Jerry Goffin et Carole King qui ne leur avaient pourtant rien fait de mal. Petit aveu, complètement bourrés, on a bien ri quelques minutes mais la gueule de bois n’en fut que plus sévère. Dans les notes de pochettes, elles sont comparées aux Supremes, aux Ronettes et aux Shangri-Las. Odieuse insulte, elles n’arrivent pas à la moitié de leurs talons aiguilles. Autant s’user les yeux en matant les bas résilles de ces grandes dames que les oreilles par la faute de cet abject objet. Mon mal de crâne va mieux, merci.

samedi, 31 décembre 2005 02:00

Rats ! Sing! Sing!

Signé sur le label de Mars Volta, ce groupe au patronyme sorti tout droit de l’imagination farfelue de Mel Brooks est un sacré numéro. Déjà, en comptant un membre répondant au doux prénom de Ashish, cela en promettait de bien belles. Nos zigotos débutent leur album sur un ton désabusé, le genre de mélodie que l’on compose en fin de soirée entre deux bonnes taffes d’insouciance, cadavres de bouteilles jonchant le sol et cendriers débordés. Mais pas question de se prendre au jeu, de se vautrer dans son fauteuil en attendant que ça tangue. S’ensuit un petit tube, sec et dansant, riff parfait qui vous fait bondir de votre paillasse, les yeux lourds mais le corps gracile devant tant d’évidence. Mais que font les radios ? Et il en va de la sorte tout au long du disque. Pauses rocking-chair, la tête à l’envers et morceaux nerveux et tendus à l’assaut des guibolles les plus réticentes. Parfois même au sein d’un unique titre, ce qui nous permet de danser couché (si, si, nous l’avons testé pour vous). En un mot comme en cent, un album cool. Comme Kim Deal. A faire tourner sans modération.

lundi, 03 avril 2006 03:00

Push the heart

Le choc est immédiat. Cascade de piano, une voix enchanteresse vous transporte en vous suppliant ‘lie to me, come on it’s easy’ et c’est un monde qui s’écroule. Comment lui mentir alors qu’on rampe déjà à ses pieds ? On parle ici de quelqu’un de la trempe de Hope Sandoval ou de Beth Gibbons, rien de moins. Sarah Lov, qui porte bien son nom (on ne demande qu’à s’y employer) possède un timbre si délicat, que tout artifice se révèle superflu. Mais ce ne serait pas rendre justice à Dustin O’Halloran, multi-instrumentiste appliqué et imaginatif. Le sieur enrobe ses compositions comme un artisan confiseur, friandises sucrées au cœur fondant. Pas plus de deux titres pour afficher un air béat, tout heureux, d’avoir pu y goûter, enfin. Mellotron, glockenspiel, accordéon, moog, guitares et cuivres défilent, tout ici semblent défier les lois de l’apesanteur. L’artillerie n’est jamais lourde. Et lorsqu’il se risque à pousser la chansonnette, le chaland y trouve également son compte de douceur. Profitez-en, ça ne fait pas grossir. Bon appétit.

mardi, 08 août 2006 03:00

The Miller's Daughter

L’Australie a souvent été considérée comme le berceau de losers patentés, de psychotiques désespérés et d’âmes en peine en tous genres. Bref, de quoi enfanter soit un assassin à la gâchette facile, soit une icône coruscante à l’ego démesuré. Gareth Liddiard, maître d’œuvre des Drones, adepte de Blind Willie Johnson, de Coltrane, d’Alan Vega et de L. F. Céline, semble être un peu tout ça à la fois. Leur premier album, « Here Comes The Lies » a été acclamé par la presse australienne. Après d’innombrables concerts et une tournée qui les a menés même en Europe, le deuxième disque « Wait Long By The River And The Bodies Of Your Enemies Will Float By » (on vous avait prévenus), a reçu un accueil chaleureux jusqu’en France. Un début de reconnaissance ? Pensez-vous ! Peu importe, la musique des Drones n’est pas faite pour les radios et les stades. Un rock’n’roll lettré, sale et sauvage né pour s’exprimer dans l’intimité crasseuse des bouges les plus reculés, là où miasmes et notes copulent à l’envi dans un dernier assaut de bruit et de fureur. Au fait, ce disque est un assemblage de titres issus des sessions des deux galettes précitées dont, selon son propre aveu, Gareth était trop enivré et cassé pour s’en souvenir. Avant d’ajouter ‘Lots of people think we are shit and I hope this makes them think we are even worse’. Si ça vous fait plaisir.

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