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Adrien Mouchet

Adrien Mouchet

dimanche, 14 juillet 2019 17:43

Dour Festival 2019 : dimanche 14 juillet

Le soleil se lève pour la dernière fois sur l'édition 2019 du festival de Dour. La fatigue se lit maintenant et de plus en plus facilement sur le visage de tous les festivaliers et nombreux sont ceux qui rêvent de retrouver leur bon lit douillet. Mais avant de revenir au bercail, tous doivent encore affronter une journée entière de concerts.

Et le programme commence, pour votre serviteur, au Labo, en compagnie d'It It Anita. La musique proposée par la formation liégeoise est à l'image des son chanteur : robuste ! Pas étonnant que le groupe figure régulièrement dans les colonnes des sites spécialisés en metal. Et s'il n'y avait ce sens mélodique très soigné, il y mériterait absolument sa place. Ce qui est clair par contre, c’est que ça claque, et pas qu’un peu ! Certains passages plus hypnotiques semblent simplement destinés à nous faire baisser la garde avant une surenchère de batterie et de guitares. Bref, un set à éviter en cas de gueule de bois.

Ce sont les petits phénomènes flamands du moment qui embraient sur les planches du petit chapiteau. Whispering Sons a largement franchi les frontières du pays et est maintenant reconnu sur la scène internationale comme une étoile montante du post-punk. Fort de leur album « Image », paru en 2018, les Limbourgeois peuvent également compter sur le charisme androgyne de la chanteuse Fenne Kuppens. Sa voix grave, presque masculine, et son comportement scénique impressionnent d’emblée un public majoritairement néerlandophone. Ténébreuses, les compos flirtent avec la cold wave des années 80. L’intensité est totale et l’atmosphère autant menaçante que passionnante. La température grimpe au fil du show et atteint son paroxysme lors du tube « Alone », un single qui est resté cinq semaines d’affilée au sommet du classement dressé par les auditeurs de Stu Bru. En trois-quarts d'heure, Whispering Sons est parvenu à mettre l'auditoire dans sa poche...

On change complètement de style lors du set de Viagra Boys. Les ‘bad boys’ suédois débarquent tous les cinq sur le podium la clope au bec et une bière en main. Le contexte est posé bien que le patronyme laissait déjà présager la folie du quintet. Sebastian Murphy, le chanteur, n’attend qu’un seul morceau pour faire tomber la chemise et exhiber son torse complètement couvert de tatouages. Il hurle, recrache sa bière et vacille sur les compositions bien punks du groupe. C’est une véritable bête de scène, en fait. Comme dans ses chansons, il manie humour noir et ironie à merveille. Ainsi, il se réjouit de pouvoir faire la fête un samedi soir (alors qu’on est dimanche) et avoue adorer jouer en… France… Bonjour le déphasage ! Aussi surréaliste que le personnage, c’est le single « Sports » qui permet au concert de prendre une autre dimension. Murphy n’hésite pas à exécuter une dizaine de pompes (NDR : volontairement ridicules) sur les planches pour illustrer son propos. Les autres membres ne sont pas du genre à s’effacer non plus. Bassiste et batteur assurent également le show. Les Suédois finissent par se retirer avec classe et courbettes. Une dernière touche d’ironie pour un concert complètement décalé dans lequel on en n’oublierait presque la musique. Un vrai spectacle quoi !

‘C’est le dernier jour du festival, vous pouvez tout casser’. Ces mots émanent de la bouche du Roi de Dour : Romeo Elvis. Sur le pont dès mercredi comme DJ, il était de retour en tête d’affiche dimanche sur la Last Arena pour mettre le feu à la Plaine des Éoliennes. Et il ne va laisser que quelques secondes de répit aux festivaliers, pourtant épuisés. Seul son titre « J’ai Vu » marquera une pause dans un concert chargé d'intensité durant lequel Roméo va multiplier les comportements excentriques. Torse nu, grimpant sur les pylônes, le ket bruxellois a régalé la véritable marée humaine qui s’était déplacée pour assister à son show, sur la scène principale. Pas de doute, c’était bien lui la grosse tête d’affiche de Dour 2019.

Avant de terminer le festival, il nous reste un moment à passer auprès de Fat White Family. Le groupe le plus déjanté d’Angleterre était de retour à Dour pour présenter, entre autres, son nouvel album « Serf’s Up ». Le collectif londonien s’est forgé une solide réputation en live et va à nouveau confirmer tout le bien qu’on pense de lui. La bande à Lias Saoudi pratique un punk aussi nonchalant que provocateur. Ce dernier disque est clairement l’aboutissement de leur carrière. Moins brouillon et mieux construit que ses précédents essais, il est également la preuve que les Insulaires ont enfin réussi à canaliser leur énergie. Heureusement sur l’estrade, il n’en est rien… à quelques exceptions près. Il est dommage en effet que la puissance du set soit à deux reprises cassée par des titres plus lents et moins adaptés au show. En outre, déchaîné, Saoudi va confirmer qu'il est un grand amateur du bain de foule. Les nouveaux single « Feet » et « Fringe Runner » s’insèrent à merveille dans un set presque aussi fou que le leader du groupe. Car derrière son regard d’ange, Saoudi cache une rage qui ne cesse d’exploser. Dans certains morceaux comme sur « Touch The Leather », on a même l’impression qu’il rentre en éruption tel un volcan trop longtemps endormi. Bref, Fat White Family en live, c’est tout simplement un régal et une parfaite manière de terminer ce Dour de bien bonne facture. Du grand spectacle !

En accueillant 251.000 festivaliers sur les cinq jours, Dour a battu son record d’affluence lors de cette édition 2019. Le festival conserve, malgré son succès, son ADN qui fait la part belle aux découvertes et aux artistes ‘Made in Belgium’. 20% de la programmation était en effet consacrée aux artistes qui battaient pavillon noir-jaune-rouge. Une énorme réussite pour la deuxième année sur la Plaine des Éoliennes qui est maintenant complètement adoptée par le public. Et qui ne va cesser de s’améliorer lors des prochaines éditions, on en est sûr. A l’année prochaine donc… Et merci Doureeeuuuh !

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : Dour Festival)

It It Anita + Whispering Sons + Viagra Boys + Romeo Elvis + Fat White Family

samedi, 13 juillet 2019 10:17

Dour Festival 2019 : samedi 13 juillet

L’affluence gonfle, au fil des jours, à Dour. Le week-end arrivé, les pauvres travailleurs qui n’ont pu prendre congé durant la semaine affluent. Le site commence donc à être bien rempli.

Du moins en soirée, car à 16h, la Last Arena sonne encore bien vide au moment où MNNQNS (NDR : prononcez Mannequins) monte sur les planches. Les quatre français pratiquent un post-punk dynamique, aux refrains aguicheurs. Les guitares se superposent également sur certains morceaux comme « If Only They Could ». Une bonne dose de punch dès l’entame de la journée pour les plus Gallois des Rouennais (NDR : le projet est né à Cardiff).

C’est la touche de douceur de la journée qui nous attend ensuite. Et une jolie découverte. No Vacation effectue en effet cet été sa toute première tournée en Europe. Inconnu vous dites ? Et bien pas forcément car La Petite Maison dans la Prairie est déjà bien remplie. A la plus grande surprise du groupe californien, impressionné par cette assistance. Et les musicos vont signifier leur étonnement plus d’une fois durant le concert. Concernant la musique, les Américains proposent une dreampop souvent douce mais aussi parfois déchainée. Ils nous entraînent au sein d’un voyage paisible, traversé de quelques turbulences judicieuses. Le tout teinté d’une candeur touchante comme tout au long de « Lovefool ». Les vacances les plus tranquilles de nos vies !

Retour sur la Main Stage pour la fin du set de Montevideo. Les gars de Jean Waterlot n’ont rien perdu de leur énergie et, malgré une fosse encore plus vide que pour MNNQNS, ils semblent ravis de retrouver Dour. Leur rock propice à la danse dance réussit en tout cas à faire bouger les quelques spectateurs, obligés de dribbler entre les gouttes de pluie qui commencent à tomber sur le site, pour se mettre à l’abri.

Mais le bon Dieu est dourois, et le soleil revient pile au moment même où débute le show de Metronomy. Ce que le chanteur du groupe, Joseph Mount, ne manque pas de souligner : ‘Pour une fois que nous amenons le bon temps’. Faut-il encore présenter ces Anglais ? Responsable de cinq albums à ce jour, et un sixième prévu pour la mi-septembre, ils constituent une référence mondiale dans l’univers de l’électro-rock. Et excellent toujours en live. Ce nouveau passage à Dour ne va pas modifier leurs très bonnes habitudes. Malgré un set largement revu par les nouvelles compos, le quintet va offrir une sublime prestation. Le répertoire partagé entre anciens et nouveaux titres est bien équilibré. Car des tubes, Metronomy en a décrochés et continue à en dégoter. C’est ainsi que le tout neuf « Salted Caramel Ice Cream » cartonne autant que le célèbre « The Bay ». Ajoutez-y des morceaux retravaillés comme « The Look », le final nerveux de « You Could Easily Have Me » ainsi que la sympathie manifestée par les cinq acteurs et vous vous vous prenez une véritable claque qui confirme la réputation de valeur sûre du combo.

C’est au tour de BATTLES de faire son apparition. On est de nouveau à La Petite Maison dans la Prairie. Les Américains reviennent sous un nouveau format. Quatre sur scène dans le passé, ils ne sont aujourd’hui plus que deux. Alors évidemment, cette situation se ressent en ’live’. Si leurs sonorités sont toujours excellentes (NDR :  mention spéciale pour « Atlas »), le set manque de dynamisme. Heureusement que John Stanier nous réserve une véritable démonstration de batterie math-rock. A un tel niveau, battre devient de l’art. Il attire d’ailleurs toute l’attention. Mais en duo, BATTLES manque clairement de charisme et gagnerait vraiment à récupérer quelques membres…

On termine la soirée sur l’Elektropedia. D’origine perse, la Canadienne REZZ est venue proposer son gros son ‘bass music’ à Dour. On en prend plein la tronche et nos oreilles vibrent une heure durant. Nos yeux s’écarquillent également grâce aux visuels éblouissants de couleurs projetées sur les incroyables écrans de la scène sponsorisée par la célèbre boisson énergétique.

Après cette déferlante de basse, c’est Slushii qui clôt la journée par un set techno classique mais efficace. La recette magique est simple : un hit célèbre en intro (comme par exemple le « Bohemian Rhapsody » de Queen), avant d’embrayer par des sonorités puissantes. Le gamin (22 ans) atteint du syndrome d’Asperger a mis une sacrée ambiance !

Plus qu’un jour et c’est déjà terminé !

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : Dour Festival)

MNNQNS + No Vacation + Montevideo + Metronomy + BATTLES + REZZ + Slushii

vendredi, 12 juillet 2019 15:51

Dour Festival 2019 : vendredi 12 juillet

Dour, c’est aussi le festival des découvertes. Ce vendredi, il n’y avait pas vraiment de groupes connus durant la première partie de journée. L’occasion était donc belle de se balader entre les scènes pour faire connaissance avec les pépites que les programmateurs ont dénichées.

On commence au Labo, par Martha Da’ro. La Belge aux origines congolaises s’est fait connaître en militant au sein du groupe de hip-hop Soul’Art avant de se lancer dans un projet solo, pour y mêler des sonorités soul, funk et bien sûr hip-hop. Celle qui est également actrice (NDR : dans le film ‘Black’) livre à Dour un set délicat, à toucher du bout des doigts. La douceur de certains titres comme « Sugarman » éblouissent le petit chapiteau. C’est beau et c’est tendre à la fois. Que demander de plus pour débuter la journée ?

Direction ensuite la Salle Polyvalente pour Koffee. La dernière merveille reggae, issue de la Jamaïque, n’a que 18 ans mais possède déjà tous les atouts qui la guideront, sans doute, au sommet du genre. Ce n’est pas pour rien si Mikayla Simpson, de son vrai nom, a déjà charmé Glastonbury il y a quelques semaines ou encore un certain Usain Bolt. Flanquée de son live band, elle est venue présenter son premier Ep sur la Plaine. Un set groovy à souhait qui connait quelques temps forts comme « Thrones » ou surtout « Toast », que le public fredonnait encore quelques minutes après le concert. Une performance vraiment impressionnante. De l’énergie, elle n’en manque pas mais quelle sérénité pour son âge !

Vous êtes fan du band hexagonal Fauve ? Et bien son digne successeur est belge ! Et Namurois pour être précis. Les gamins de Glauque impressionnent la scène wallonne depuis quelques mois, multipliant les récompenses notamment lors du Concours Circuit 2018. C’est dans un Labo bien rempli qu’ils entament le set. Son électro et chant rap, les cinq potes semblent partir à la guerre sur chaque morceau. De colère à la rage, il n’y a qu’un pas chez ce quintet. La puissance des mots sur certaines chansons comme « Robot » fait vaciller un public qui avait déjà un genou à terre après une première partie de set d’une violence inouïe. Bref, Glauque nous a asséné une grosse claque. Et c’est exactement le genre de band qui possède l’ADN du Dour Festival. Des gamins qu’on reverra sans aucun doute sur la Plaine des Eoliennes dans le futur. Mais dans un chapiteau d’une autre taille…

Adoubé par le maître Drake, Octavian débarquait à Dour à la Boombox. Le plus ‘chti’ des rappeurs UK ne se produisait pas loin de sa ville natale : Lille. On dit de lui qu’il est l’avenir du grime britannique. Rien que ça ! C’est en 2017 et grâce à son titre « Party Here » que le gamin s’est révélé au grand public à seulement 21 printemps. Deux ans plus tard, le petit a bien grandi et n’est plus seulement le gosse de l’avenir. Le présent lui appartient déjà et il bouge sur scène comme un vieux briscard. De gauche à droite et vice-versa, le kid ne manque pas d’énergie et d’audace. Comme quand il demande au public d’hurler ‘Free Rocky’. L’hommage au rappeur Asap Rocky emprisonné en Suède –et qui a dû annuler son passage à Dour– est évident. Après quelques mots peu élogieux destiné à la police suédoise, il reprend avec une énergie qui semble décuplée. Et oui, dans le rap on ne touche pas à la famille ! En tout cas, le môme de l’est de Londres aura bien retourné le plus grand chapiteau du site. Un show mémorable.

Il faut courir ensuite vers la Last Arena pour assister à la prestation de Vald. Le rappeur français attire évidemment les foules. Il faut dire qu’il y a toujours autant de représentants d’outre-Quiévrain sur le festival dourois. Et Vald est un grand nom de la musique urbaine française. La Main Stage est donc gonflée à bloc. Et même si le style musical ne plait pas forcément à votre serviteur, il faut reconnaitre que Valentin Le Du a une sacrée tchatche. Et une bonne humeur communicative. En voilà un qui est content d’être là ! Les tubes les plus connus comme « Bonjour » font en tout cas un carton dans la fosse et Vald se permet même un hommage à son pote JUL. Les amateurs du style auront apprécié l’enthousiasme du Parisien.

A 22h, on retourne au Labo. Le duo montois La Jungle y joue presque à la maison. C’est un des seuls moments rock du jour, alors autant en profiter. Et on ne regrette pas le détour. La combinaison batterie-basse, à la Royal Blood, accouche d’un un son brut et immédiat sans aucun chichi. Une véritable tempête dans laquelle tout le monde est entrainé, sans exception. Les morceaux sont assez compliqués à décrypter. Ils ont pour unique objectif de déboucher nos oreilles. On attribuera néanmoins une mention spéciale à « Ape in a Python », qui parviendra même à nous faire danser. Du bon boulot les mecs.

Pour terminer cette journée, c’est Namdose qui monte sur les planches laissées toutes chaudes par la Jungle. Il s’agit d’une collaboration entre le célèbre groupe belge BRNS et français Ropoporose. Ce qui devait être un one-shot pour les Nuits du Botanique a finalement pris une autre tournure et a donné naissance à un album. Le résultat est saisissant. Un mix des plus originaux entre math-rock et post-rock. Des titres aux constructions décousues qui n’ont qu’une chose en commun : une explosion systématique. Mais pas toujours en fin de morceau. Non, Namdose nous surprend et nous piège en envoyant en pleine figure toute la puissance de son duo de batteries à n’importe quel moment de ses chansons. Du coup, on sursaute mais la surprise est à chaque fois jouissive. Notamment sur « Wake Up », de loin un des titres les plus marquants de ce début de festival. Bref, Namdose a séduit tout son monde et on a envie de dire une chose : que cette union dure pour la vie !

Cette journée touche déjà à sa fin. Ce qui est certain c’est que de nombreux morceaux seront ajoutés à nos playlists traditionnelles après autant de découvertes. Dour réussit comme chaque année à garder une identité forte en proposant des petits bijoux qui seront les groupes ou artistes majeurs de demain. Et cette journée en est le parfait exemple.

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(Organisation : Dour Festival)

Martha Da’ro + Koffee + Glauque + Octavian + Vald  + La Jungle + Namdose

jeudi, 11 juillet 2019 17:05

Dour Festival 2019 : jeudi 11 juillet

Les nuits sont courtes au camping de Dour. Jusque 5-6h du matin, la musique y résonne toujours et à partir de 9h, la chaleur vous sort de votre sommeil. Il faut ensuite attendre le début de l'après-midi pour pouvoir assister aux premiers concerts.

C'est dans La Petite Maison dans la Prairie que se déroule la première partie de la journée pour votre serviteur. En compagnie tout d'abord de Phoenician Drive. Le groupe belge propose un mix entre post-rock et post-punk agrémenté de quelques sonorités orientales. Et si on peut regretter un certain manque de charisme du band, on doit reconnaître que le son puissant a bien dérouillé les oreilles des premiers festivaliers présents sur la Plaine des Éoliennes, ce jeudi. Une très chouette découverte.

Le chapiteau est déjà bien mieux garni à l'heure d’accueillir Rendez-Vous. Une formation française au charme ‘so british’ qui pratique du pur post-punk. Elle va faire vibrer les planches durant 3/4 d'heure, profitant, en outre, d'une assistance de connaisseurs. Un groupe d'expérience !

On enchaîne ensuite par la révélation irlandaise de l'année. Fontaine DC casse en effet la baraque de l'autre côté de la Manche. Au premier regard, c'est le style du chanteur qui interpelle. Il semble en effet extrêmement nerveux et parcourt la scène de gauche à droite, en observant le public d’un regard plutôt vide. Au moment commencer à chanter, il multiplie les tics de ses bras et ses mains. Bref, une drôle d'allure supposant qu'il ne carbure pas qu'à l'eau claire ; à moins que son attitude ne fasse partie du show, bien sûr ! En ce qui concerne la musique, le combo dublinois pratique un post-punk mélodique aux refrains aussi puissants qu'addictifs. Le public est en tout cas conquis et nul ne doute que ces gamins risquent de faire parler d’eux au cours des prochaines années.

Petit détour par la Boombox, dans la foulée. La foule est tellement dense sur la scène principale qu'il est impossible d'aller voir la star du rap français Orelsan. Aussi, on décide de partir à la découverte de SebastiAn, un autre Français. Mais celui-ci est DJ et aime mixer des sons à tendances new wave. De quoi inciter les quelques irréductibles, allergiques au rap, à se trémousser.

Impossible de rater Cypress Hill ensuite. Le mythique groupe américain était de retour à Dour ; mais les Californiens ont pris quelques rides et, peu aidés par le son assez médiocre de la Last Arena, ils ont livré une prestation assez molle et finalement peu intéressante. Une vraie déception même si, en général, les personnes postées aux premiers rangs de la fosse ont plutôt apprécié. La position, c'est aussi important.

Pour terminer cette première journée complète, l'Elektropedia, c’est ‘the place to be’ ; puisqu’il va être le théâtre de deux shows monumentaux de drum&bass exécutés par autant de maîtres du genre, Pendulum et Wilkinson. Après cette déferlante de gros sons, trouver le sommeil n'a pas été facile tellement les oreilles bourdonnaient. Mais bon la fatigue a fini par prendre le dessus !

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(Organisation : Dour Festival)

Phoenician Drive + Rendez-Vous + Fontaine DC + Orelsan + SebastiAn + Cypress Hill + Pendulum + Wilkinson

mercredi, 10 juillet 2019 10:39

Dour Festival 2019 : mercredi 10 juillet

Chaque année c'est la même histoire : on peste à la vue des énormes files à l'entrée du festival. Il faut dire que plus de 30 000 personnes qui débarquent quasiment en même temps, c'est compliqué à gérer. Bref, après les deux heures d'attente, on arrive au camping, fatigué et un peu énervé. Mais dès que la tente est plantée et la première canette ouverte, tout est déjà oublié. On est tellement heureux de retrouver cette Plaine des Éoliennes !

La soirée d'ouverture n'est jamais la plus palpitante mais on se rend, malgré tout, sur le site du festival vers 20h. Juste à temps pour découvrir un Moha La Squale en pleine forme sur la Boombox. Le rappeur français est donc le premier à mettre le feu au festival dourois.

Direction ensuite la Salle Polyvalente pour un des groupes les plus fidèles à Dour : Salut C'est Cool. Chaque année il répond présent et de plus en plus de monde se déplace pour assister à ses concerts. Et à nouveau, il a mis une ambiance exceptionnelle sous le chapiteau. Son electro complètement décalée fonctionne de mieux en mieux et sa facilité à créer des refrains communicatifs permet à la température de grimper, au fil du show. Un premier très bon moment !

Pour terminer cette première (courte) journée, on met le cap vers l'Elektropedia pour vivre le set d’Amelie Lens. L'Anversoise est devenue un véritable porte-drapeau de la techno made in Belgium et au vu du peuple présent ce soir, sa réputation a traversé les frontières. Aucune surprise mais une ambiance parfaite avant d'aller se coucher. La première nuit en camping est souvent la plus dure à supporter, à cause de l'excitation suscitée par les jours suivants. Mais il faut se reposer quelques heures. A demain !

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(Organisation : Dour festival)

Moha La Squale + Salut C’est Cool + Amelie Lens

Véritable révélation outre-Manche, Idles est également parvenu à percer sur le Vieux Continent. La preuve ? Plus aucune place n’était disponible pour assister à son concert programmé en Belgique ; en l’occurrence à Anvers. Souhaitant résolument découvrir la puissance du band de Bristol en ‘live’, il ne restait plus qu’à chercher des tickets disponibles, pour une autre date de la tournée. La Cartonnerie à Reims n’est pas encore sold out pour ce show. Votre serviteur décide donc de rejoindre la ‘Cité des sacres’ pour y assister. Le parcours est long avant d’arriver à destination. Aussi, quand on débarque dans la salle, le set de Life est déjà terminé. Dommage mais l’essentiel est préservé. On est bien à l’heure pour assister à la prestation de la tête d’affiche.

Grâce à Idles, le punk est de retour. Les cinq musicos sont issus d’une ville ouvrière, sise dans le Sud de l’Angleterre. Leurs textes sont engagés. Outre leur combat contre le racisme et le machisme, les Britanniques mettent l’amour au centre de leurs préoccupations. Et leur message, véhiculé par la voix presque fausse mais tellement énergique de Joe Talbot, se fraie un chemin au milieu de guitares et de percussions déchaînées.

La formation s’est forgée une solide réputation en ‘live’ et on comprend vite pourquoi. Sur les planches, aucun répit n’est accordé. Les morceaux issus de ses deux elpees défilent alors que la foule devient rapidement incontrôlable. L’auditoire est composé de connaisseurs, c’est sûr. Les refrains les plus accrocheurs sont repris en chœur par les spectateurs, comme tout au long de « Dany Nedelko », premier sommet du concert. Pendant 1h30, le band va plonger la foule dans une ambiance propice à la danse nerveuse et virile. Le set va cependant nous réserver son lot de surprise, à l’instar de « Queens », un extrait d’un ancien Ep ou encore une version complètement improbable du « All I Want For Christmas i You » de Mariah Carey… A la sauce punk évidemment !

La prestation s’achève par « Rottweiler », le dernier morceau du second opus du combo, gravé en 2018. Une sortie qui, vous vous en doutez, ne se fait pas sans dégâts. La compo parfaite chanson pour clore un show.

Fort d’une communauté passionnée, Idles remet le punk au goût du jour. Jusqu’à être nominé au prestigieux British Awards ! De nombreux groupes (Shame, Fontaine DC, Heavy Lungs) profitent d’ailleurs de l’impulsion provoquée par les gars de Bristol. La prestation confirme en tout cas que ce genre musical est un des plus adaptés au live. Et qu’Idles est sans doute le meilleur dans le genre actuellement. Une claque dont il faudra bien des concerts pour se remettre.

(Organisation : La Cartonnerie)

dimanche, 03 février 2019 10:42

En espérant une revanche…

Fondé en 2009, Cloud Nothings est né en 2009, à Cleveland, dans l’Ohio, une formation drivée par le chanteur/compositeur Dylan Baldi, considéré comme un des plus prolifiques de sa génération. Elle a publié, à ce jour, six elpees en huit ans, dont le dernier « Last Building Burning », est paru l’an dernier. Dans la lignée de ses précédents long playings, il est particulièrement réussi. Responsable d’une musique indie, fruit d’un cocktail entre lo-fi et rock, parfois qualifié de néo grunge, le groupe se produisait donc, ce dimanche 3 février, à la Rotonde du Botanique.

Mais place d’abord à la première partie, en l’occurrence, En attendant Ana, un groupe français qui est venu défendre son premier LP. Un disque d’excellente facture, il faut le préciser. Pratiquant une forme de power pop, le band est drivé par une pétillante petite brune. La prestation déborde d’énergie, mais les compos sont parfois un peu trop lisses lorsqu’elles ne souffrent pas de certaines longueurs. Malgré ces quelques bémols, les Parisiens ont livré un set de bonne facture sublimé, quand même, par leur tube « The Violence Inside »…

Si « Last Building Burning », le dernier opus de Cloud Nothings est excellent de bout en bout, ce n’est pas une raison pour l’interpréter dans son intégralité, sur les planches. D’autant plus que le répertoire du quatuor recèle d’autres superbes morceaux. Et pourtant, c’est ce choix qu’il a posé pour constituer la première partie de sa set list. Pas vraiment une bonne idée. On aurait aimé davantage de variation dans le répertoire. En outre, les balances n’étaient pas très au point. Mais ici, c’est sans doute l’ingé-son qui est responsable de la situation. Car si la formation yankee possède au sein de son line up, un des meilleurs drummers de notre époque, est-il nécessaire de mettre ses percus aussi en avant ? Résultat, la voix rauque de Baldi passe complètement au second plan. Dommage, même si on reste admiratif face au talent de Jason Gerycz, à la batterie.

Pour le reste, finalement le concert n’a réservé que peu de surprise, laissant l’auditoire quelque peu sur sa faim, malgré un final époustouflant traduit par l’intemporel « Wasted Days ». De quoi mettre un peu de baume au cœur des aficionados. On est cependant en droit d’espérer une revanche rapide de la part de Baldi & co !

dimanche, 15 juillet 2018 03:00

Dour Festival 2018 : dimanche 15 juillet

Cette édition 2018 touche déjà à sa fin. Le même jour que la Coupe du Monde de foot, d'ailleurs. L'ambiance est un peu particulière sur le site, vu le nombre important de festivaliers français. Pas évident ce matin de se convaincre que la musique est au centre de nos préoccupations, à Dour.

Avant que cette rencontre  France-Croatie ne soit retransmise sur écran géant, sur la Main Stage, FIDLAR a pour mission d’y chauffer un peu la plaine. Les Américains sont de véritables références en matière de rock/garage. Malheureusement pour eux, de nombreux fans des Bleus se sont agglutinés aux premiers rangs afin de se réserver la meilleure place pour assister au match, dont le début est prévu dans un petit peu plus d’une heure. Ce qui semble cependant amuser le groupe. Il s’autorise ainsi quelques allusions à ce sport, tout en avouant ne pas y connaître grand-chose.

Si on se penchait sur la musique, quand même ? Caractérisées par des interventions de guitares impeccables, les compos de FIDLAR sont brèves mais intenses. En ‘live’, le set bénéficie d’un support visuel plutôt sympathique. Le combo n’oublie pas d’intégrer ses tubes dans la setlist, à l’instar de « Cheap Beer », « No Waves » ou encore « West Coast ». Mais malheureusement, le concert doit cesser 10 minutes plus tôt, afin de permettre au staff d’installer l'écran géant. Un sentiment d’amertume envahit votre serviteur, car la formation californienne (NDR : elle est issue de Los Angeles) n’aura pas le temps d’attaquer l'excellent « Cocaine », comme elle le réserve à chaque fin de show. Le foot c'est bien, mais nous sommes venus à Dour pour la musique quand même !!!

Frustrés, nous décidons de ne pas regarder le match. Mais très peu de concerts se déroulent au même moment... Direction le Labo donc pour Ezra Collective. La découverte est totale. Et intéressante, car le groupe londonien nous propose un chaleureux cocktail de jazz, reggae et afro beat. Ce qui provoque du mouvement au sein de la fosse. C'est le rendez-vous de celles et ceux qui n'aiment pas le foot. On entend cependant des clameurs qui s’élèvent, de temps à autre, depuis la Main Stage. A la fin du set, on apprend que la France a décroché son deuxième titre mondial.

C'est évidemment la grosse fête pour les festivaliers français. Un peu dépité de ne pas être à leur place, on se console en allant assister au concert d’un groupe bien belge, Girls In Hawaii. Il opère son retour à Dour pour y dispenser un bel éventail de pop songs douces et mélancoliques. Et les musicos ont revêtu le maillot des Diables Rouges. Ca fait du bien ! Dans le passé, ses prestations ‘live’ m’ont rarement convaincu ; mais aujourd’hui, ce ne sera pas le cas. Faut dire qu’au fil du temps, le band s’est constitué un répertoire impressionnant. Ce n'est pas compliqué, le show ne souffre d’aucun moment faible. Toute sa discographie est balayée ; et même si le mélomane lambda préfère les plus anciennes compos, les nouvelles sont également de toute bonne facture. En outre, les musicos sont souriants et bien plus communicatifs que d’habitude. Excellent !

Thee Oh Sees se produit presque au même moment dans la Caverne. Un quatuor dont le line up implique deux batteries. Et sur les planches, le résultat est assez impressionnant ! Ca envoie du gros bois ! Les Californiens sont réputés pour leurs sets ‘live’ dévastateurs. Et ils vont, à nouveau, le démontrer. Leur rock/garage est plus subtil que celui de FIDLAR, malgré des percussions plus puissantes. Cependant, les musiciens ne misent pas sur la communication. En fait, ils ne laissent aucun répit entre les morceaux et on se prend une énorme claque. Et au bout de 5 jours, elle fait du bien pour rester éveillé.

Le festival se termine tout doucement. Un ensemble congolais se produit dans le Labo. Kokoko ! se sert d’instruments faits maison. Forcément les sonorités sont très africaines, bien rythmées, mais surtout très originales. En outre, les membres du combo mettent une ambiance de feu sous le chapiteau. Notamment en invitant la foule à participer à cette fête propice à la danse. Une des grosses surprises de cette édition !

Un dernier concert pour la route afin de clore le Dour 2018, pour votre serviteur ? Ce sera celui de à la Boombox. La charmante Danoise conclut tout en douceur une édition réussie sur bien des points, d’autant plus que la programmation était de nouveau préparée aux petits oignons. Hormis quelques problèmes d'abri pour se protéger du soleil, le site est bien situé. Dour c'est l'Amour. A l'année prochaine !

(Organisation : Dour Festival)

Voir les photos sur le site nl, ici

samedi, 14 juillet 2018 03:00

Dour Festival 2018 : samedi 14 juillet

En plantant sa tente à Dour, on oublie parfois que la vie continue à côté du festival. Des obligations familiales vont ainsi forcer votre serviteur à rentrer chez lui, sur le coup de 20h, ce samedi. Alt-J, notamment, passera donc à la trappe. Mais certains événements sont parfois plus importants qu’une manifestation musicale…

Le début de la journée est marqué par la petite finale du Mondial, diffusée sur grand écran. Les Diables Rouges l’emportent brillamment face aux Anglais et terminent à une troisième place historique. En parlant de british, on a l’occasion de profiter d’une partie du set de Baxter Dury, durant la mi-temps de la rencontre. La pop de l’Anglais est aussi classe que son look. Costume/cravate, coiffure impeccable et petit verre de vin rouge à la main, il semble débarquer d’une autre époque… Les quelques morceaux écoutés pendant cette pause permettent de se rafraîchir (l’esprit) avant de replonger dans la fournaise de la plaine.

On enchaîne par FùGù Mango. Anonyme il y a encore quelques années, le groupe belge a connu une ascension fulgurante en à peine deux ans. Le quatuor a trouvé son créneau grâce aux percussions africaines qui subliment véritablement leurs morceaux. Une preuve ? La reprise du « Golden Brown des Stranglers. Elle est totalement différente de la version originale, mais surtout en se la réappropriant, le band l’a transcendée. L’ambiance est propice à la danse. Le chapiteau semble trembler suivant les rythmes imprimés par les frangins Lontie. Et on comprend mieux pourquoi la formation est devenue une valeur sûre, sur la scène noir-jaune-rouge. Avec FùGù Mango, c’est la fête !

Déjà plus que deux concert pour ma part… Direction le Labo pour assister à celui de Porches. Il s’agit du projet d’Aaron Maine, un Américain responsable de trois albums à ce jour. Et son dernier, « The house », paru en janvier dernier, est une véritable révélation. Douce mais très bien construite, sa pop lorgne subtilement vers celle de Perfume Genius. Sympathique, talentueux, l’artiste plaisante entre les différents morceaux. Son thème favori ? La chaleur sous ce chapiteau, bien sûr ! On se laisse bercer par la musique du songwriter. Et la petite touche expérimentale qui alimente certaines de ses compos rend son set à la fois intéressant et agréable. Un chouette moment !

Avant d’être rappelé à certaines obligations, un petit crochet via la Caverne s’impose. Chelsea Wolfe y est programmé. Gothique, son rock est une référence dans le genre. Mais il manque d’audace et ne parvient pas à soulever mon enthousiasme, outre mesure. Il y manque le brin de folie.

Voilà, je dois en rester là malheureusement aujourd’hui. La vie réelle me rappelle, mais demain, le final sera grandiose !

(Organisation : Dour Festival)

Voir les photos sur le site nl, ici 

vendredi, 13 juillet 2018 03:00

Dour Festival 2018 : vendredi 13 juillet

La fatigue commence déjà à éprouver les organismes en ce troisième jour de festival. Comme souvent, la nuit a été courte ; d’autant plus que le soleil transperce la toile des tentes dès 8h du matin.

Après une douche obligatoire, on se dirige, début d’après-midi, vers La Petite Maison dans la Prairie, où BRNS va se produire. Le quatuor est certainement un des plus originaux mais également un des meilleurs groupes rock en Belgique. La formation construit ses compos lentement, en crescendo, avant d’atteindre l’explosion finale, une expression sonore portée par la voix d’un chanteur, également préposé aux fûts. Le groupe a acquis une notoriété certaine. Ce qui explique pourquoi le chapiteau est bien rempli, alors que nous ne sommes que le vendredi soir. Après un début de set fracassant, au cours duquel le combo va nous réserver quelques nouveaux morceaux mais surtout l’incontournable « Deathbed », exceptionnel de constance, le climat va devenir plus paisible à partir de « Forest », avant de reprendre de l’intensité lors du méga tube, « Mexico », un titre qui va mettre littéralement le feu à cette petite prairie. Nonobstant le ventre mou du show, BRNS a confirmé son statut de top groupe du plat pays.

On décide de rester sur place pour celui de Shame, un band attendu avec grande impatience. Véritable révélation outre-Manche, les gamins de Londres se sont signalés cette année grâce à leur excellent premier elpee, « Songs Of Praise ». Après avoir passé la nuit dans l’avion, depuis le Canada, les Anglais débarquent à Dour, la mine bien fatiguée… Qu’importe, une petite bière et c’est reparti. ! Le punk typiquement british de Shame fait mouche instantanément. Les gars de Brixton sont des disciples du célèbre Fat White Family… Et on s’en compte à travers le jeu de scène de Charlie Steen qui s’inspire grandement de son illustre mentor, Lias Saoudi. Il pose des gestes insensés, saute dans la fosse ou encore prend des bouteilles d’eau sur la tronche. Côté musique, le band va interpréter l’intégralité de son album, sublimé par l’excellent single « One Rizla ». La voix est rauque, la batterie, puissante et la guitare, agressive : une recette punk dans toute sa splendeur !

On reste dans l’univers du punk, mais préfixé par le terme post ! Direction la Caverne pour Preoccupations. Il s’agit du premier passage à Dour de ce groupe de post-punk. Les Canadiens restent néanmoins injustement méconnus ; et il est décevant de voir cette faible affluence sous le chapiteau. Faut croire que la découverte n’est plus dans les petits papiers du mélomane lambda… Et pourtant, le combo va démontrer qu’il mérite bien mieux que cette ingratitude. D’abord, il peut compter sur un remarquable batteur, capable d’imprimer (NDR : et le mot est faible !) le tempo, sur tous les morceaux. La plupart des compos sont d’ailleurs construites sur le drumming de Mike Wallace. Le quatuor s’appuie aussi sur la superbe voix du très sympathique Matt Flegel. De « Memory » à « Silhouettes », presque tous les tubes y passent. Dommage quand même de ne pas avoir inclus l’exceptionnel « Death », au sein du tracklisting. Un petit regret pour ce set qui n’a guère dévoilé de surprises, mais s’est révélé diablement efficace.

Il est 20h15 quand Slowdive pénètre sur l’estrade de la scène de la Petite Maison dans la Prairie. Après 20 années d’absence, les Anglais ont publié une pépite de shoegaze, en 2017. Un véritable tour de force ! On avait donc hâte d’assister à ce concert. Mélodieuses, parfois douces, mais surtout atmosphériques, les compostions sont enchanteresses et propices au rêve. En outre, la petite touche dreampop injectée dans leur expression sonore ne fait qu’accentuer la sensation de légèreté. Que du bonheur !

Changement de style à la Caverne, où se produit de groupe de rock, The Bronx. Le chanteur met une ambiance incroyable. Après deux titres, il rejoint l’auditoire et commence à pogoter avec tout le public. Il finit même par monter sur un pilonne, avant de se jeter dans la fosse. C’est une formation véritablement taillée pour le ‘live’ ! D’ailleurs, du show, on retiendra surtout son aspect festif, plutôt que la musique en elle-même. Mais en concert, c’est également très important !

Nouveau changement de genre grâce à Mogwai. Les maîtres du post-prog-rock sont de retour à Dour. La construction des morceaux constitue toujours leur atout majeur. Le calme avant la tempête, c’est ainsi qu’on pourrait décrire métaphoriquement sa musique. Après la tornade Bronx, rien de tel pour se détendre un peu…

Un crochet par la Last Arena pour jeter une oreille au set de Soulwax. Mais il est bien trop mou, et on décide de faire demi-tour. La scène principale est plutôt décevante, pour l’instant.

A contrario, l’electro d’Atari Teenage Riot retourne littéralement la Caverne. Le show est particulièrement agressif, mais il faut croire qu’il sert d’exutoire à la foule, quand minuit approche. Perso, j’estime que c’est beaucoup de bruit pour pas grand-chose. L’aspect mélodique est presque inexistant. Dommage !

On achève ce troisième jour tranquilou au Labo. Le Dj amstellodamois Young Marco passe en revue de nombreux styles musicaux. Et le plus sereinement du monde. Parfait avant d’aller ce coucher.

La température a bien chuté. Pour tenir le coup, ce samedi, quelques heures de sommeil sont indispensables. Il reste deux jours à gérer, et la météo annonce des records de température rarement atteints à Dour. Courage (NDLR : qui a dit fuyons ?) !

(Organisation : Dour Festival)

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