La pop sauvage de Metro Verlaine

Un coup de foudre, et puis le romantisme comme mode de vie, Metro Verlaine est avant tout une histoire de passion. Fondé en 2013, après un voyage à Londres qui a laissé des cicatrices et un sale goût de ‘lose’ au fond de la gorge, l'histoire de Metro Verlaine…

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Pour Jane Weaver, l’amour est un spectacle permanent...

Jane Weaver, aka Jane Louise Weaver, est une musicienne originaire de Liverpool. Son nouvel opus, « Love In Constant Spectacle », paraîtra ce 5 avril 2024. Il a été produit par John Parish (PJ Harvey, Eels, Sparklehorse). Son disque le plus intime et le plus…

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Manu Chao - Bau-huis
Stéphane Deroubaix

Stéphane Deroubaix

S’il ne s’agit pas de la première compilation de Toto, nous tenons ici sans nul doute la meilleure. Il serait difficile de faire mieux en matière de récapitulatif d’une carrière irréprochable. « In the Blink of an Eye » balaie trente-cinq années de hits AOR, Metal, pop rock, voire carrément funky.

Certains titres présentent un intérêt relatif, tant ils ont été diffusés en radio. « Africa », « Hold the Line », « 99 », « Rosanna », « Georgy Porgy » etc. sont tous excellents, mais il faut bien avouer que le gavage médiatique dont nous sommes les victimes les a rendus quelque peu ennuyeux. Par contre, quel bonheur de redécouvrir des compos de la période plus hard, et moins commerciale, de la formation élitiste.

« Don’t Chain My Heart », et surtout le sublime « Wings of Time » constituent de véritables pépites, mais nettement moins diffusées.

Au total, seize titres incontournables d’un combo qui a marqué son époque par l’intensité de ses mélodies et le côté ‘Haut de gamme’ de tous les musiciens qui s’y sont succédé. Un cadeau de fête plutôt sympa !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Evilution

Avec un visuel proche des déjantés Gwar, on pourrait croire que ce nouveau combo américain constitue une nouvelle parodie du métal satanique. Comme son titre l'indique, "Evilution" n'a rien à voir avec une œuvre des Petits chanteurs à la Croix de bois et nous balance la totalité des clichés du genre. Pentagramme, atmosphère diabolique, un 666 transformé pour les circonstances en 665 1/2, attitude vampirique, ambiance sado-maso, tout y est. Evoluant quelque part entre les Butthole Surfers, Black Sabbath et Marilyn Manson, le groupe n'arrive toutefois pas à nous convaincre de sa "bonne foi". Les vocaux sont épouvantables, le son douteux et les compositions pêchent par un cruel manque d'originalité. Même la reprise de l'excellent "Hell is for children" de Pat Benatar est passée à la moulinette, sans aucun humour, avec une totale absence de finesse. Un album qu'on retrouvera dans les bacs à soldes des disquaires de seconde main dans les deux mois à venir.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Vapor Trails

Après cinq années d'absence, le trio légendaire canadien Rush sort de sa tourmente. Cinq années dramatiques vécues par les membres du combo ; et plus particulièrement par le batteur Neil Peart, frappé par la disparition accidentelle de son épouse, puis de sa petite fille. Deux lourdes épreuves consécutives qui auraient pu aboutir au split des géniteurs du métal progressif. Peut-on imaginer où en seraient aujourd'hui les carrières de Dream Theater ou même de Porcupine Tree, si des albums tels que "Power Windows" ou "Moving Pictures" n'avaient vu le jour à l'aube des années 80? Rush demeure la référence absolue en matière de métal alambiqué ; les dieux des harmonies symphoniques et des mélodies complexes.

Parfaitement à l'aise dans son époque, Rush nous offre une nouvelle plaque du tonnerre de Zeus, excellant dans les titres aux riffs sévèrement burnés comme lors de ses épanchements lyriques et mélancoliques. Dès la plage d'intro, "One Little Victory", Geddy Lee et ses comparses décochent des flèches fulgurantes. Avec une telle force, que le fan de base se demande s'il a bien affaire au même groupe que celui qui chantait "Time Stand Still", à l'époque de l'album rouge. Le son est agressif, très heavy, trop diront certains, mais le génie inventif du trio est intact. Les synthés sont inexistants sur "Vapor Trails", mais les trouvailles et les surprises sont légion. Les Canadiens ont mis tout leur savoir-faire au bénéfice des 13 titres qui composent cette plaque tant attendue. Et pour le bonheur de nos tympans ! Les solos de guitares occupent une place privilégiée et s'incorporent à merveille au corps des compos aussi riches que variées. Toujours aussi soignés, les arrangements apportent une envergure sans pareil à la musique du trio ; mais les amateurs de l'époque eighties resteront peut être sur leur faim, car Rush a fait le choix d'accorder sa musique au diapason du métal moderne. On est très loin de l'époque glorieuse du live "Show of Hands", mais c'est tellement bien fait, qu'on ne peut s'éterniser à regretter le passé. Plusieurs écoutes s'imposent donc...

 

jeudi, 22 décembre 2011 23:02

Live At Montreux

La sortie de “Live At Montreux” était prévue bien avant le décès du célèbre guitariste irlandais. La plaque, également déclinée en format DVD, fait ainsi figure de premier hommage ‘commercial’ à l’ex-Thin Lizzy. Un show qui présente un Moore dans sa version hard rock et non bluesy. En témoigne, une set list axée prioritairement sur les elpees « Run For Cover », « Wild Frontier » et « After The War ».

C’est dans le cadre du célèbre Montreux Jazz festival, en juillet 2010, que ce flamboyant témoignage a été enregistré, et filmé. En ouverture, on se prend le puissant « Over The Hills And Far Away », titre qui a connu une seconde jeunesse avec la version bien ficelée de Nightwish.

Gary n’a rien perdu de ses qualités guitaristiques, et la prise de son est excellente. En revanche, sa voix n’est plus celle qu’il avait au beau milieu des années 80. Une performance qui fort heureusement s’améliore au fil des morceaux. « Military Man », « Blood of Emeralds » et « Out In The Fields », sont autant de classiques du hard eighties qui nous filent le frisson.

L’autre intérêt de ce bel ouvrage procède de trois titres inédits, et fort probablement, des dernières compos de Gary. Un titre très heavy, aux accents celtiques (« Days of Heroes »), une ballade au solo ravageur (« Where Are You Now ? ») et un bon tube rock en puissance (« Oh Wild One »). Le final, constitué d’un « Johnny Boy » joué en acoustique et d’une version longue durée du grand classique « Parisienne Walkways » est tout simplement époustouflant. Un grand moment d’émotion indispensable à tous les amateurs de ‘classic rock’.

 

jeudi, 22 décembre 2011 22:58

Staring At The Sun

Après avoir enregistré la capitulation des excellents Cowboys n’Aliens, on se demandait bien qui aurait bien pu avoir l’audace de publier une plaque de Stoner Rock en Belgique.

Nos compatriotes de Naughty Mouse semblent vouloir relever le défi en délivrant un « Staring At The Sun » allègrement graissé et lubrifié. Ils s’auto-définissent comme les fils spirituels d’Elvis, des Stooges et de Kyuss. Ils ont écouté énormément ces derniers, mais aussi Fu Manchu et Soundgarden. A la frontière du Desert Rock, bien que la nuance entre ce style et le Stoner m’a toujours un peu échappée, Naughty Mouse se veut aussi groovy et psychédélique. Les instruments trébuchent, entrent en collision. Le son sature, grince, et le chant, plaintif et huileux, s’inscrit dans la pure tradition du genre.

Si certains riffs peuvent paraître banals et entendus 1 000 fois, on se réjouit davantage de l’atmosphère désertique, omniprésente tout au long des treize plages de ce premier effort des Bruxellois. On leur souhaite d’ailleurs de pouvoir défendre ce « Staring At The Sun » durant les festivals d’été. Le Stoner Rock belge se conjugue désormais au présent ! Qui s’en plaindra ?

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Voodoo Caravan

Du gros rouge qui tache! Des amplis à lampes! De la sueur et des riffs plombés! Des fumées aux odeurs illicites! Vous avez dit stoner? The Quill et son heavy façon seventies va botter les fesses des Fu Manchu, Cowboys and Aliens et autre Spiritual Beggars. Notons d'ailleurs les solos de Mike "Spiritual" Amott sur le titre "Shapes of Afterlite" et la participation du groupe à un album tribute à Trouble, initiateur bien malgré lui du mouvement stoner. The Quill décoiffe grave et se démarque du genre grâce à la fabuleuse voix d'un chanteur qui évoque Ray Gillen ou John Sykes, période Blue Murder ; tout en nous proposant un magnifique voyage dans un monde flower power où il fait bon rester. Comme à l'accoutumée dans le genre, les guitares sont très grasses, les tempos souvent lents, les drums sonnent comme à l'époque du Grand Funk Railroad et chaque titre constitue une véritable invitation au headbanging. Inconnu au bataillon, mais plus pour longtemps, les Quill nous viennent tout droit de Suède et comptent déjà trois albums à leur actif. Impitoyable, la deuxième plage de cette caravane voodoo justifie à elle seule l'achat de cette petite bombe aux parfums hallucinogènes. On en redemande!

 

mercredi, 14 décembre 2011 01:00

Live At Wembley

Après avoir mis fin en 2009 à son aventure en compagnie des musicos de Queen, Paul Rodgers, s’est réservé quelques dates en solo, avant de reformer Bad Company. Le combo vétéran du hard blues des seventies a ensuite accordé une série de concerts, dont le plus prestigieux reste celui de la Wembley Arena de Londres, en septembre 2010. Le live qui témoigne de cette grande soirée propose un Bad Co resserré autour des trois membres originels. Paul Rodgers, mais aussi Mick Ralphs et Simon Kirks. Le trio s’est adjoint les services du guitariste Howard Leese (Heart, Lita Ford) et du bassiste, moins célèbre mais non moins talentueux Lynn Sorensen.

En 74 déjà, le succès est au rendez-vous et Bad Co se montre déjà comme un groupe taillé pour la scène, autant pour la puissance qu’il dégage que pour le charisme d’un Rodgers à la voix aux accents rauques et blues. Près de quarante ans plus tard, elle n’a pas failli, comme en témoigne « Can’t Get Enough » qui ouvre cette dernière date de la tournée 2010. L’énergie libérée par les 14 titres qui suivent, impeccables et sans fioritures, reste elle aussi intacte. Même s’il y a près de trente ans qu’ils ne se sont plus produits en Angleterre, tout le stade reprend à tue-tête le refrain irrésistible de « Shooting Star » et applaudit avec fracas à l’annonce des titres. Tous des tubes, comme les célèbres « Seagull », « Feel Like Makin Love », « Movin On » ou « Rock’n Roll Fantasy ».

Bad Co offre au public les chansons qu’il souhaite entendre, et on reste bouche bée en réalisant qu’autant de ses compos soient devenues des ‘classiques’. En outre, le temps n’a altéré ni le look, ni la voix, de celui qui a succédé à Freddie Mercury. Une magnifique leçon de hard rock à l’ancienne qui donne toujours envie de taper du pied. Peut-être le live de l’année !

 

mercredi, 14 décembre 2011 01:00

III – He Who Sleeps Amongst The Stars

Fruit d’une maléfique collaboration entre des ex-musiciens d’Entombed, d’Opeth, et de Therion, Krux est diaboliquement emmené par Leif Edling, actuel Candlemass, dont le split serait imminent !

Troisième volet d’une trilogie taillée dans un doom spatial seventies à souhait, Krux III élargit encore ses horizons en envoyant quelques riffs plus actuels, bien palpables dans l’intro de « Emily Pane » chargée de chœurs à la Therion.

Titre épique d’une dizaine de minutes, « Prince Azaar And The Invisible Pagoda » s’avère tout simplement magistral. Son break sublime est dominé par une basse au son ultime, le tout dans une atmosphère moins spatiale, mais pas très loin d’une dimension cinématographique.

Hommage ou simple hasard ? Une plage nous renvoie carrément dans le ciel d’un Rainbow, époque RJ Dio, c’est une évidence.

« The Death Farm » se veut plus direct, plus doom dans la tradition années 80. On pense même à Nemesis, la toute première mouture de ce qui deviendra Candlemass.

Ce troisième tome  se distingue enfin par la grande qualité de ses solos de guitare, des parties comme on en trouve rarement au sein de la scène actuelle du metal pachydermique. Fredrik Akeson est tout simplement bluffant, aussi à l’aise dans la mélodie que dans les exercices plus ténébreux. Krux nous invite à découvrir une autre vision du doom, tout au long d’un futur classique qui, souhaitons-le, permettra  à Edling et sa troupe de ne plus tirer le diable par la queue, à l’avenir.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Symbol of Life

Après avoir bénéficié des faveurs de la grande EMI le temps de deux albums, Paradise Lost réintègre les rangs du circuit underground, retrouve ses valeurs, et accouche de sa meilleure plaque depuis "Draconian Times". Le nouveau né, bien emmitouflé dans un très confortable digipack, se porte à merveille et fait la joie de ses parents. "Symbol of life" est un recueil de technicité et de mélodies admirables baignant dans une ambiance sombre, noire et splendide, aux confins d'un gothic rock proche des derniers Tiamat et de la glorieuse époque heavy-doom de l'incontournable "Icon". Grâce à son metal hyper moderne mais fidèle à l'esprit du combo, l'oeuvre devrait sans nul doute replacer Paradise Lost à la place qu'il mérite, soit dans le trio de tête des groupes de hard rock anglais. Si bien qu'il redevient un concurrent sérieux pour des groupes dark et mélancoliques tels que Lacuna Coil ou Moonspell. Les singles "Isolation" et "Erased" effacent à eux seuls les erreurs commises dans le passé. La plage titulaire rivalise de beauté avec les plus grands standards du genre. Et l'excellent "Channel for" constitue le titre le plus violent et efficace écrit par le groupe depuis bien longtemps. Non seulement les riffs sont imbattables, c'est à dire accrocheurs dès la première écoute, mais les lignes de chant sont puissantes et mélodiques, sans être téléphonées, l'approche technologique éblouissante, et la production des plus dynamiques. "Symbol of life" est sans conteste un des albums de l'année et marque le retour d'un très grand groupe de metal goth, style dont il est le fondateur. Paradise Lost sera en tournée en 2003 avec Samael. Le choc des titans !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Episode 2: Medicine Cake

Quelque part entre la fureur des coups de Jet Li, les crissements d'un hachoir sur un mur d'acier et les pas d'un Meccha sur le béton d'une méga cité en panique, vient exploser le second album des français de Pleymo. Et les riffs ne cessent de résonner, les mélodies de s'insinuer au fond de l'esprit. Lourde, très lourde, la machine Pleymo est lancée à pleine vitesse, comme cela ne s'était jamais produit dans l'hexagone, depuis la sortie de l'illustre dernier album de No One is Innocent. Dès sa formation en 97, Pleymo a su instaurer la résistance à l'ennui et au formatage, en cultivant une attitude et un esprit représentatif du fourneau de ces cultures qui font aujourd'hui bouillonner la scène métal française là où on ne l'attend pas. Une ouverture d'esprit aux nouveaux sons, allant du hip hop underground à l'électro en passant par le métal le plus extrême. Une démarche qui a pu amener les membres du combo à croiser Deftones, Incubus, et autres seigneurs de l'arène néo métal tels Korn ou Mass Hysteria. Ainsi, ce nouvel opus impose le respect, grâce à une maîtrise parfaite de la hargne, du groove lourd et taillé au rasoir, et surtout de l'incroyable travail mélodique apporté à des titres comme "New Wave", le premier single. Pleymo vient de créer son propre style, sans prétention. Un complexe neuronal qui résulte d'une fusion entre les styles de Cypress Hill, Slipknot et Linkin Park. Du béton pour les amateurs de néo métal!

 

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