Dorian Sorriaux croit au changement…

Guitariste-chanteur dans l’univers du psyché/folk, Dorian Sorriaux a sévi comme guitariste au sein du groupe suédois Blues Pills. Il s’émancipe en explorant de nouveaux univers musicaux, et notamment à travers un folk plus acoustique et des textes plus…

logo_musiczine

Une petite souris dans le Corridor…

Corridor sortira son nouvel elpee, « Mimi », le 26 avril 2024. Réunissant 8 plages, il recèlera des pièces maîtresses telles que "Jump Cut", "Mon Argent" et "Mourir Demain". Il a été masterisé par Heba Kadry Mastering, à Brooklyn. Toutes les chansons de «…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

DAF - Bimfest 2023
Nothing But Thieves 03-02...
Stéphane Deroubaix

Stéphane Deroubaix

jeudi, 29 novembre 2018 11:51

Independent

Après une douloureuse rupture sentimentale, Lenny Wolf s'est jeté à corps perdu au cœur d'un travail de composition pour remettre sur les rails son groupe Kingdom Come. Ce brillant "Independent" en est le résultat. Un opus très attendu par les fans de la période "années 80" ; mais aussi par les chanceux qui ont eu l'occasion de retrouver Kingdom Come sur scène en ouverture de certains concerts accordés par Deep Purple, dans le cadre de la dernière tournée européenne accordée par le band de Ian Gillan.

A ses débuts, le groupe était comparé, à juste titre, à Led Zeppelin ; et la voix de Lenny Wolf à celle de Robert Plant, dont il n'a jamais caché être un grand admirateur. A l'époque, on pouvait lire dans la presse spécialisée : 'Précipitez-vous sur le premier album de Kingdom Come, la meilleure copie de Led Zep de tous les temps!'. Philosophe, voire résigné, Mr. Wolf criait haut et fort qu'il prenait la chose comme un compliment. Même si l'ombre du dirigeable plane toujours sur ce neuvième album, écrit de A à Z par le maître, force est de reconnaître que le groupe, dont Lenny demeure l'unique membre de la formation originale, a bien évolué et qu'il a digéré ses influences en y apportant une foule d'éléments neufs. La production est énorme, chaque composition finement ciselée, les riffs dignes du grand "In your face" et le timbre vocal du chanteur demeure un des plus beaux de la scène hard rock des eighties.

D'entrée de jeu, le titre "I can feel it", soutenu par une batterie 'Bonhamesque', fera dresser les poils de bras de tous ceux qui ont craqué sur les superbes "Get it on", "Do You Like it" ou "Pushin hard". De titre en titre, l'auditeur averti découvrira mille et une facette encore inconnues, si bien que l'écoute de cet "Independent" passera à la vitesse de la lumière, vous invitant dès la fin de la dernière plage à appuyer sur la touche 'repeat' de votre lecteur. Un album dont vous serez dépendant dès la première écoute!

 

mercredi, 14 septembre 2011 02:00

PunkFunkRootsRock

Le projet Manraze n’a finalement rien d’une aventure musicale éphémère, liant Phil Collen (Def Leppard), Paul Cook (Sex Pistols) et Simon Laffy (Girl). N’en déplaise à ceux qui ne croyaient pas en la longévité de ce qui convient d’être nommé un supergroupe.

Preuve nous en est donnée en cette fin d’été puisque la formation signe un deuxième opus bougrement bien ficelé, intitulé « PunkFunkRootsRock », qui au final aurait tout simplement pu porter le titre de « Roots Rock ».

Car de Punk et de Funk il n’est pas vraiment question au fil des douze titres plutôt ancrés dans le chaudron magique du début des seventies.

Si l’influence d’Hendrix est déjà perceptible sur « Over My Body », qui déboule en fanfare, on remarque dès le premier riff de guitare une forte connotation ‘Stonienne’, mais aussi la patte lourde du léopard sourd.

Car il faut bien l’admettre, des skeuds tels « Superbiker » et surtout « Get Action » auraient facilement trouvé leur place sur un nouvel album de Def Leppard. Le trio fait néanmoins preuve d’une grande diversité. Sur le très accrocheur « I C U in Everything », Phil Collen chante beaucoup plus grave, à tel point qu’on pense parfois à Marilyn Manson. Plus pop, « All I Wanna Do » tient parfaitement sa place, à l’image de la ballade « Closer to Me », composée et jouée avec beaucoup d’habilité.

Quand à la reprise du « Fire » du grand Jimmy, il ne s’agit pas de s’écarter du génie original de l’œuvre. Elle est simplement jouée magistralement par l’ancien Pistols. Et surtout les parties de guitare sont à couper le souffle. Ne vous arrêtez donc pas à la pochette affreuse et au titre bizarroïde du nouveau Manraze, soit de trois vieux briscards du rock qui se font diablement plaisir. Frais et roots à la fois !

 

jeudi, 15 septembre 2011 23:52

Blizzard of Ozz (Réédition)

Sorti de l’impasse Black Sabbath , Ozzy n’est alors plus que l’ombre de lui-même. Sa dépendance aux substances et les pressions néfastes du succès lui coûtent sa place en qualité de leader du plus grand groupe de l’histoire du heavy metal. Deux éléments déterminants contribueront à relancer la carrière du Madman ‘égorgeur de chauves-souris’, selon la légende. Tout d’abord sa rencontre avec Sharon, la fille du président du label de Sabbath, qu’il épouse et qui devient son manager. Ensuite un autre miracle se produit dans la vie du chanteur. Il s’acoquine de Randy Rhoads, le jeune prodige de la six cordes qui laissera une place si regrettée au sein du monde de la guitare. Osbourne le considérait comme son fils.  Le duo s’entoure de Bob Daisley et du batteur d’Uriah Heep pour former la première mouture de la grande carrière solo d’Ozzy. La plus solide, sans aucun doute. Musicalement, ce premier album respecte l’éthique apportée par Black Sabbath, mais évolue dans des ambiances plus détendues, presque fun.

On commence très fort par le classique « I don’t Know » et surtout « Crazy Train » qui demeure, pour bon nombre de fans le riff de guitare le plus efficace du hard rock des années 80. « Goodbye to Romance » lorgne vers la parodie des comédies musicales américaines. Sur « Suicide Solution » et « Mr Crowley » les soli du guitariste blondinet lui valent d’être comparé à Eddie Van Halen, dont on parle énormément à la même époque.

Remasterisée soigneusement, cette version 2011 est enrichie de deux titres inédits, une face B de single, une nouvelle version de « Goodbye to Romance » et une interview de Randy, l’homme au génie et au talent injustement détruit par un accident d’avion. Un nouveau coup dur pour Ozzy qui replongera dans la déprime avant de s’investir dans l’élaboration du sublime « Diary of a Madman ». Légendaire !

 

mercredi, 14 septembre 2011 02:00

Seven Days Live

Icône de la scène glam metal US eighties derrière Motley Crüe et Guns n’ Roses, Poison a succombé, comme tant d’autres, à l’invasion grunge. Dix ans s’écoulent. Conscient du désintérêt du public pour le hard à paillettes, Capitol décide de larguer son poulain qui revient en 2000 en concoctant un « Crack a Smile… and More » pour lequel il parvient à réunir les musiciens du line up des heures de gloire. Au cours de l’année 2006, Poison a célébré ses 20 ans de carrière en jouant à guichets fermés dans toutes les salles des Etats-Unis. Le décevant « Great Big Hits Live » sort dans la foulée, rassemblant les plus grands tubes du combo dans des versions concert.

« Seven Days Live » témoigne d’une autre période de la carrière de la formation célèbre pour ses tenues efféminées.

Ce premier véritable live a été capté à l’Hammersmith de Londres, le 23 avril 93. Le groupe est encore propulsé par les hits écrits quelques années auparavant. On sent que la foi est bien vivace, et que Bret Michaels et ses acolytes y croient encore. Malheureusement, Poison n’a jamais brillé par ses prestations scéniques. « Ride the Wind », « Body Talk », « Unskinny Bob », « Talk Dirty to Me » et les 16 hits interprétés pour le public british ont perdu en efficacité et en pêche. Ajoutons-y une production approximative autant que brouillonne et nous avons suffisamment de bonnes raisons pour se tourner vers les trois premiers efforts studio d’un groupe qui, à ses débuts, avait refusé d’engager un certain Slash en raison de son look trop ‘sobre’. Tout le monde connaît la suite de l’histoire…

 

mercredi, 14 septembre 2011 02:00

Contraband

Au carrefour d’un chemin où se croisent Thin Lizzy, Tom Waits et Nine Inch Nails, on peut rencontrer Tailors of Panama. Le combo belge réunit quatre gaillards sérieux, pas nés de la dernière pluie, et méchamment biberonnés au rock n’ roll : Thierry Plas (Machiavel), François Garny (Jack Bruce), Jean-Pierre Onraedt (Arno) et le sujet britannique Lenny Monkeybrain au chant. Le son bien graisseux de ce premier effort échappe aux lourdeurs par des étincelles de claviers, des samplers inattendus, des chœurs susurrés. Etrange, la voix de Lenny s’apparente immédiatement à l’organe d’un certain Tom Waits.

Un atout bien propice à cet univers parsemé de doutes, de colère, de tristesse. Des moments forts, il y en a plus d’un. Comme ce « Satellites » et ses riffs bien hard rock ou la bombe « Contraband » tuerie taillée pour la FM, caractérisée par ses magnifiques phrasés à la Thin Lizzy. Plus loin, l’équipe belge tente une percée dans le terrain psychédélique du Floyd, et se fend d’une reprise des Beatles. « Hey Bulldog » reste mélodique, mais les arrangements déchirent grave !

Et si l’album a droit à un certain traitement de faveur sur les ondes de Classic 21, ce n’est pas uniquement imputable à la filiation entre Thierry Plas et Marc Isaye. Tailors of Panama mérite largement ce soutien de la part d’une radio de Classic rock, car il signe là une bien belle page de l’histoire du rock ‘made in Belgium’.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Edward The Great

Pour fêter dignement ses 25 années de fructueuse carrière, le plus grand des groupes de heavy metal de tous les temps sort simultanément un très luxueux box renfermant trois doubles CD de raretés agrémentés de quelques gadgets, et un greatest hits qui couvre les singles les plus représentatifs du combo anglais depuis l'indémodable "Number of the Beast" jusqu'à nos jours. Le premier objet, fabriqué à 80.000 exemplaires seulement, plutôt onéreux, s'adresse aux fans hard core du groupe ainsi qu'aux collectionneurs de belles pièces. Le second, disponible en CD et en double picture-disc, cible le jeune public qui ne connaît d'Iron Maiden que l'image de sa célèbre mascotte Eddie. "Run to the Hills", "The Trooper", "Wasted Years", "Holy Smoke", "Flight of Icarus", "Futureal", "Fear of the Dark", figurent parmi les seize standards qui composent "Edward the Great". La compile constituerait la rondelle idéale pour une première approche, si la période Paul Di Anno - notre préférée - n'avait été totalement occultée. Donner une vision globale de la carrière de Maiden en oubliant son premier album et surtout l'incroyable "Killer", c'est un peu comme savourer un vieux Pomerol glacé ou une bonne Duvel bien tiède. Very british !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Sons of Northern Darkness

Septième œuvre du trio norvégien, "Sons of Northern Darkness" est également la première plaque du groupe pour l'écurie Nuclear Blast. Produit par Peter Tatgren, l'album perpétue la tradition du black métal pure souche. Sobre, froid et insidieux, il parvient à transcender un style rendu trop populaire, pour les puristes, par les stars de Cradle Of Filth. Sans sombrer dans le mauvais goût et l'imagerie tape à l'œil de ses frères d'armes, Immortal démontre ici parfaitement à quel point ce style, qui nous est si cher, est bien une musique de passionnés. Inutile de chercher un hit quelconque ou une tentative d'approche pour séduire un public plus large, Immortal demeure le groupe authentique vénéré par ses fans. Pourtant, si certaines plages épousent des rythmes plus lents et des tempos inhabituels, l'identité du trio infernal reste reconnaissable dès le premier riff. Le virage amorcé par "At the heart of the Winter" a assis Immortal dans la cour des grands. "Sons of Northern Darkness" est sans nul doute son album le plus abouti.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Rage From Inside The Womb

A l'instar de Lock Up, qui rassemble des musiciens de Napalm Death et de Dimmu Borgir, Houwitser est le side-project de quelques membres de Sinister. Un projet dont la musique évolue quelque part entre death brutal et grind core. Outre l'aspect particulièrement grossier de sa solution sonore, piège dans lequel n'est pas tombé Lock Up, le combo pousse le bouchon vraiment très loin dans le style "goût douteux". Il introduit ainsi chacune des plages de cette nouvelle plaque par le speech d'un serial-killer, histoire de mettre l'auditeur au diapason ! C'est gore, sans relief, graveleux, mal produit, et ennuyeux. Tout le monde ne peut pas avoir la classe d'un Morbid Angel ou d'un Hypocrisy.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Serpentine

En écoutant le troisième album de Flowing Tears, une chose évidente saute aux yeux et aux oreilles: le métal teuton est très loin derrière sa musique. Pourtant, le band souvent comparé à The Gathering a débuté sa carrière en écumant les bars et les clubs allemands, ouvrant même les concerts de groupes de seconde zone. Une période qui disparu naturellement dès que les dieux du son se sont décidés à leur insuffler cette envie d'exprimer la fougue et l'amour des chansons qu'ils portent en eux depuis l'indescriptible "Jade", une musique d'une incroyable richesse qu'ils viennent de sublimer avec "Serpentine". Bien sûr, le groupe souffrira inévitablement de la comparaison avec les Within Temptation et autre Lacuna Coil. A cause du chant féminin angélique de sa chanteuse au look peu racoleur. Mais Flowing Tears garde à fleur de peau la spontanéité et la finesse d'une bien étonnante formule alchimique. Une alchimie qui lui aura permis, depuis les premiers jours, d'envoûter un public grandissant de salles en salles et qui va se précipiter sur cette nouvelle œuvre métallique, romantique et gothique, bourrée de feeling, d'émotion et de véritables mélodies fortes. Flowing Tears mérite bien plus qu'une simple estime. Il est un grand du métal soft de demain! Totalement indispensable!

 

mardi, 17 juillet 2007 02:00

Black Rain

Désormais clean et délivré des ses addictions multiples, l’ex chanteur de Black Sabbath ne nous avait guère convaincu lors de la sortie de son dernier album studio, en l’occurrence l’insipide « Down To Earth ». Un disque paru il y a six ans déjà. Le Madman allait-il réussir à se renouveler et à faire oublier cette erreur de parcours ? En quelque sorte oui. Sur les dix morceaux qui constituent « Black Rain », cinq sont excellents, les autres anecdotiques. Ozzy ne composera plus jamais un « Over the Mountain » ou un « Bark at the Moon ». Mais épaulé par son poulain Zakk Wylde, gratteux de génie, de l’ex Faith No More Mike Bordin derrière les fûts, et d’un producteur aussi talentueux que Kevin Churko, il aurait été impardonnable d’accoucher d’un navet.

D’entrée, « Not Going Away » au rythme bulldozer, enchaîné à « I Don’t wanna Stop », caractérisé par son riff tronçonneuse, confirme l’osmose qui règne entre les musiciens et l’homme en noir. La volonté est bien d’aller de l’avant en actualisant le son, en industrialisant la voix, en incorporant des éléments inattendus, comme ce didgeridoo et ces bruits de bottes sur la plage titulaire, authentique manifeste anti-guerre ! ‘Je vois les cadavres s’accumuler… God bless the almighty Dollar’. Ozzy s’engage, Ozzy se mouille d’une pluie noire comme le pétrole. Hélas on s’ennuie durant les deux fragments qui suivent ce nouvel hymne pacifiste. Heureusement, « 11 Silver » redressent la barre. Mike Bordin s’en donne à cœur joie sur le titre le plus rapide de l’album, tandis que Zakk Wylde balance un solo en forme de clin d’œil à Rhandy Rhoads.

Nous zappons à nouveau deux titres pour savourer le meilleur ! « Countdown’s Begun », dont l’intro ressemble comme deux gouttes de bourbon au « Hell’s Bells » d’AC/DC, est probablement le titre le plus classieux d’Ozzy depuis « No More Tears ». Une grosse machine de riffs bien lourds et une rythmique qui ferait headbanger notre rédacteur en chef en personne (ce dernier est pourtant loin d’être un inconditionnel de cette discipline si chère à Beavis and Butthead). « Trap Door » conclut l’opus en force, un autre morceau de bravoure une nouvelle fois éclaboussé d’un son époustouflant et de l’incroyable talent de l’Ozbourne’s Team. Un album inégal sans aucun doute, mais ponctué d’authentiques joyaux du heavy rock.

Page 14 sur 43