L’impatience d’Emma Peters…

Tout de suite : plus qu’un mantra ou une profession de foi, trois mots qui résonnent comme l’affirmation d’un désir pur. Un appétit qui guide la vie d'Emma Peters chaque jour. Surtout depuis deux ans et la sortie de son premier album, « Dimanche », clin d’œil…

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L’ostréiculture de Quivers…

La formation australienne Quivers sortira son troisième long playing, « Oyster cuts », ce 9 août 2024. Ses deux premier elpees ont été salués par les musicos de R.E.M. ! Faut dire que sa jangle pop rêveuse et délavée par le soleil est parfois susceptible de…

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The Sisters Of Mercy - 09...
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Chroniques

SQÜRL

Silver haze

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SQÜRL est un projet monté par Jim Jarmusch et Logan Carter, en 2009, pour réaliser la B.O. du film « The limits of Control » de Jarmusch, évidemment. « Silver haze » constitue leur tout premier opus, un disque dont plusieurs plages pourraient également servir de musique de film.

Pour le réaliser, le duo a reçu le concours de Randall Dunn (Sun O))), Zola Jesus, Björk, Thurston Moore, Six Organs of Admittance, etc.) à la mise en forme, mais également de la Berlinoise Anik, de Charlotte Gainsbourg et du guitariste Marc Ribot.

La première partage un duo avec Jim sur « She don’t wanna talk about it ». Ils échangent une forme de conversation ; lui d’un baryton profond, elle d’une voix caverneuse, au cœur d’un long couloir de sonorités de guitare dispensées sous forme de drone.  

La fille de feu Jane Birkin pose la sienne en spoken word, dans la langue de Shakespeare ou de Molière, sur le très électrique mais atmosphérique « John Ashbery takes a walk ».

Mar Ribot se réserve la six cordes sur « Garden of glass flowers » et le psyché/rock aride et lancinant, « Il deserto rosso » …

Dense et indolent, l’instrumental « Berlin ‘87 » est entraîné dans une agonie de guitares, un peu comme chez Swans. Et lorsque sa voix devient sépulcrale, à l’instar de « Queen Elizabeth », le spectre de la bande à Michael Gira se met une nouvelle fois, à rôder.

Jarmush récite une nouvelle postapocalyptique, tout au long de « The end of the world. Un titre de circonstance !

L’opus s’achève par le titre maître, un instrumental atmosphérique et psychédélique.

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Jam Hades

The edge of regret

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Jam Hades est un trio dublinois qui nous propose un premier long playing plutôt singulier. Tout d’abord à cause de la voix de son leader Mark McManus. Tour à tour incantatoire, gémissante ou inconstante, elle rappelle parfois celle de David Byrne. Mais aussi Peter Doherty. A l’instar du titre qui ouvre l’elpee, « The edge », une compo qui évolue sur une sorte de rumba.

Un disque surprenant à cause de l’expression sonore, dont les références oscillent de Père Ubu à Monochrome Set, en passant par Talking Heads (NDR : évidemment). Mais pas seulement ! Ainsi le plus complexe « People’s habits » bifurque vers la prog (Peter Hammil ?), alors que « Fit in ! » parvient à combiner drumming ample, nœud de guitare insidieux et vocaux inspirés du hip hop. On a même l’impression d’entendre une mélopée amérindienne en filigrane de « Chazy suit ». Enfin, « Japonaise blind » se distingue par des changements de rythme vertigineux.  

Reste « Saloirs mast », une piste dont la mélodie est portée par une voix de baryton. Probablement celle d’un invité. Un certain David Laye.

 

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CIEL

Make it better

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CIEL est un trio cosmopolite, puisqu’il réunit la Batave Michelle Hindriks, l’Espagnol Jorge Jimenez et l’Anglais Tim Spencer. La première se consacre à la basse et au chant, le deuxième, la guitare et le troisième, la batterie.

« Make it better » constitue le premier Ep de CIEL. Il a été produit par Steven Ansell, le drummer de Blood Red Shoes. Le groupe a même signé sur son label, Jazz Life.

Quelque part entre shoegaze, dream pop et grunge, pimentée par quelques touches électro, la musique de CIEL est transportée par la voix angélique et vaporeuse de Michelle. Traversé d’éclairs électriques sinusoïdaux, « So scared » lorgne même parfois vers My Bloody Valentine. 

Accrocheur, « Jealousy » aurait pu figurer au répertoire de Garbage. Euphorique, « Somebody », morceau qui ouvre l’Ep, s’autorise des déflagrations malsaines. Imprimé sur un tempo enlevé, le titre maitre libère un fuzz gémissant…

On devrait en savoir plus lors de la sortie d’un album…

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Caleb Nichols

She’s not your shadow (Ep)

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Figure queer, Caleb Nichols milite au sein de la communauté LGTBQ+. Mais c’est également le fondateur de Kill Rock Stars, un label qui a hébergé des groupes ou des artistes comme Bikini Kill, The Melvins, Sleater-Kinney ou encore Elliott Smith ; une écurie qu’il avait dissoute, il y a 13 ans, lorsqu’un des architectes de l’écurie était parti chez une major et qu’il vient de réactiver l’an de dernier, en la quittant.

Quatre titres figurent sur son dernier Ep, « She’s not your shadow ». Qui s’ouvre par « Waylaid », un morceau enlevé, légèrement cuivré, au cours duquel Caleb chante d’une voix versatile, un peu à la manière de Robert Pollard (Guided By Voices). Après la ballade mid tempo « Shadow step », « Night song » est une compo dont la mélodie en boucle est tramée à la fois sur des variations d’accords de guitare cristallins et d’harmonies vocales. Des harmonies qui deviennent réminiscentes de Supergrass, sur le titre qui clôt cet Ep, « Idiot ».

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Stef Kamil Carlens

Stef Kamil Carlens & The Gates of Eden play Bob Dylan – Live 2021-2022

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Stef Kamil Carlens & The Gates of Eden

Le 24 mai 2021, dans le cadre du 80ème anniversaire de Bob Dylan, Stef Kamil Carlens a diffusé en streaming un concert préenregistré au sein de son studio à Hoboken. Pour ce set, il avait réuni un solide backing group afin d’interpréter des compos, pour la plupart, méconnues du Zim. C’est cette session ‘live’ qui figure sur le premier cédé de cet opus. Dans la foulée, le team est parti en tournée et a remis le couvert, mais en public ; et ce sont des enregistrements immortalisés à De Roma (Anvers), Merz (Breda) et au Tivoli (Utrecht) qui figurent sur le second compact disc.  

Stef a toujours été un grand fan de Dylan. Mais ici, il ne se contente pas de reproduire ses chansons. D’abord, le collectif se les réapproprie, les rafraîchit, alors que Carlens les chante, sans jamais calquer sa voix sur celle de son idole.

Un bel exercice de style en 17 versions, consacré à une partie du répertoire, trop souvent ignoré, d’un monstre sacré de l’histoire du rock…

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The Utopiates

The sun also rides

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The Utopiates est une formation londonienne fondée en 2020 ; et « The sun also rides » constitue son premier elpee. Ses sources d’inspiration majeures ? L’acid house des 80’s et la britpop des 90’s. On pense ainsi alternativement à Primal Scream, The Happy Mondays, aux Charlatans ou encore aux Stone Roses. Certaines plages (« Making history », « Ups and down » et son piano jazzyfiant) nous replongent même carrément dans l’univers ‘madchester’. Claviers fluides, percus tropicales, rythmes funkysants et solos de guitare psychédéliques alimentent alors l’expression sonore. Encore que parfois, on perçoit des réminiscences empruntées à Steely Dan (« Devolution »), Spencer Davis Group (« Sick love ») et même Santana (ces sonorités de sixcordes et ces claviers fluides !). Mention spéciale au percutant titre maître, dont le tempo irrésistible vous incite spontanément à danser ou à frapper du pied…

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Beach Fossils

Bunny

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Fondée en 2009, Beach Fossils est une formation issue de Brooklyn, dans l’Etat de New York, drivée par Dustin Payseur. Ce chanteur/guitariste/compositeur est également un artiste peintre dont les œuvres naviguent entre l’expressionisme abstrait et l’art figuratif.

« Bunny » constitue le quatrième opus de Beach Fossils, une œuvre qui baigne au sein d’une forme d’indie pop rêveuse, mélancolique et particulièrement cool, baptisée également dream pop. Les arrangements sont soignés, le son est nickel. Limpides, les harmonies vocales sont même très susceptibles de rappeler les Byrds. A l’instar de « Tough love », une plage à la texture complexe et dont la ligne de basse cold véhicule des accents empruntés à Simon Gallup (The Cure). Une ligne de basse qui crée la contre-mélodie tout au long de « Anything is anything ».

Plusieurs titres opèrent la synthèse entre les différentes étapes vécues par le band : post punk délavé, jangle pop, psyché pop et shoegaze. Chatoyants, cristallins, délicats, les accords de guitares (électriques, acoustiques, à 12 cordes, traitées en slide) caressent une expression sonore qui navigue aux confins des univers des groupes de la ligne claire du label Flying Nun (The Bats, The JPS Expérience), de Luna, de Pale Saints et du plus contemporain The Red Pinks & Purples. Les lyrics parlent de ruptures amoureuses, de relations difficiles, de drogues, de personnes disparues et même de New York, des chansons qu’interprète Dustin d’une voix fragile, brumeuse et feutrée…

Un bien bel album !

En concert

24/02/2023 Trabendo, Paris

25/02/2024 Grand Mix, Tourcoing

3/03/2024 Botanique, Bruxelles

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Texas

The very best of 1989 - 2023

Écrit par

En 38 ans de carrière, Texas en a sorti des hits ! Et son premier, « I Don't Want A Lover », remonte déjà à 1989. « The very best of 1989 – 2023 » nous en propose 22, ainsi que deux nouveaux titres « Keep On Talking », une cover de Nothern soul datant de 1965, signée par Dan Penn et Spooner Oldham et produite par ce dernier au studio Muscle Shoals et le nouveau single « After All ».

Sans quoi y figurent, inévitablement, « Say what you want » auquel participe Wu-Tang Clang. « Start a family » avec en featuring, l’acteur, le réalisateur et le metteur en scène britannique, feu Alan Rickman. « Sleep » qui avait reçu le concours Paul Buchanan, le chanteur du groupe écossais The Blue Nile. Le très ‘morriconesque’ « Hi » qui recèle un sample de « Love’s unkind » de Donna Summer. « Inner smile », coécrit en compagnie du grand mélodiste Gregg Alexander (New Radicals). « So called friend » qui est devenu le générique de la sitcom, Elien Degeneres ». « Summer sun » qui sera ensuite remixé par Georgio Moroder ; ainsi que « Mr Haze », mais par GBX et Paul Keenan. La reprise du « Tired of being » d’Al green. Et comme on aime bien Sharleen, on vous file le tracklisting ci-dessous…

Say what you want
Black eyed boy
Inner smile
Mr. Haze
Halo
I don't want a lover
Summer son
Keep on talking
The conversation
In our lifetime
In demand
Put your arms around me
Let's work it out
When we are together
Hi
Say what you want (all day everyday) feat. Wu-Tang Clan
Tired of being alone
Start a family feat. Alan Rickman
So called friend
Everyday now
Insane
After all
Sleep feat. Paul Buchanan
So in love with you

 

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Bully

Lucky for you

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Bully, c’est le projet de la chanteuse/guitariste/bassiste Alicia Bognanno, une Américaine dont le quatrième elpee a été mis en forme par JT Daly (également crédité pour sa participation comme multi-instrumentiste), mieux connu pour avoir apporté son concours à Pvris et K. Play. Changement radical quand on sait qu’elle avait produit les deux premiers albums et coproduit le troisième. Peu d’invités, par ailleurs, pour ce « Lucky for you ». Une violoncelliste : Emily Nelson Rodgers. Et puis Soccer Mommy qui partage les vocaux avec Alicia sur l’entraînant « Lose you ».

Si Alicia a une jolie voix, susceptible de rappeler Suzanne Vega quand elle chante d’un timbre clair, dès qu’elle se met à vociférer sa rage punk, c’est la soupe à la grimace. Dommage, car dans ses meilleurs moments, l’expression sonore rappelle The Breeders. Et tout particulièrement sur « Days move slow », dynamisé par une ligne de basse offensive et déchiqueté par des riffs de guitare bien aiguisés ainsi que « Hard to love » qui s’enroule comme un serpent autour de sa proie avant de la mordre pour lui injecter tout son venin.  Certaines plages barbotent même dans le grunge. A l’instar de « How will I know », nourries aux sonorités de gratte dentelées et bourdonnantes. Ou libèrent un fameux groove. Comme l’oppressant Change your mind » ou l’excellent « A love profound », une compo audacieuse imprimée sur un tempo percutant et traversées de sonorités de sixcordes gémissantes.

Sur ce long playing Alicia aborde pour thèmes le contrôle des armes à feu aux States, le droit à l’avortement, le réchauffement climatique et surtout la perte de son chien…

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Tanlines

The big mess

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Tanlines est un duo constitué d’Eric Emm et de Jesse Cohen. Mais sur « The big mess », ce dernier a très peu participé aux sessions d’enregistrement, trop occupé par sa carrière parallèle dans le marketing et son podcast musical ‘No effects’. Il a d’ailleurs accepté, de bonne grâce, qu’Éric continue l’aventure sous ce patronyme. Finalement, c’est Patrick Ford, considéré comme le troisième membre du groupe qui l’a suppléé.

Première constatation, la synthpop a cédé le relais à une musique davantage hybride. A cause de la place prise par les grattes. La basse, mais surtout la guitare. Cette dernière adopte même des tonalités surf sur « Clouds », un morceau dont la fin se révèle hymnique. Mais aussi « Hold on » où elle se mettent à carillonner, alors que le timbre d’Eric, enrobé de chœurs féminins, est aussi chaud que celui de Matt Berninger (NDR : curieusement, c’est Peter Katis, notamment producteur pour The National, qui a mixé l’opus). Et même surf/blues. Sur « Endless love », mais surtout tout au long de « Burns effect » (quoique quelques accents flamencos la traversent insidieusement), une plage que chante Emm, d’une voix rappelant ici, plutôt Chris Isaak. Et elle évoque encore celle de Jarvis Cocker (Pulp) sur « The age of innocence », une piste tapissée, en arrière-plan, de pedal steel. Il faut reconnaître que la voix d’Emm est superbe, bien timbrée, vibrante… Ce qui lui permet d’interpréter une ballade soul mid tempo romantique comme « Speed (?!?!).

Elégants, les synthés sont disposés en couches sur « Outer banks », un titre dynamisé par un drumming spasmodique. Cependant, hormis « The big mess », sur lequel John McEntire (Tortoise, The Sea & The Cake) se consacre à la batterie, les 10 autres pistes sont imprimées par une boîte à rythme, un peu trop binaire, malgré une ligne de basse quelquefois caustique (« Arm’s length away »), pour rendre les compos plus percutantes.

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