Derrière cette plante herbacée, se cache Romain Benard. Le natif de Vendôme expatrié depuis quelques temps à Bruxelles, est surtout connu comme membre touche-à-tout’ de Ropoporose, Namdose, Braziliers et plus récemment Fondry. En 2020, il profitait de…

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Chroniques

Orelsan

Civilisation

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Trois ans après la sortie tonitruante de son elpee « La fête est finie », Orelsan nous propose deux beaux projets en cette fin d'année 2021. D'abord sa série documentaire, en octobre, ensuite son nouvel opus intitulé « Civilisation », en novembre. Et ce timing a du sens ; et pour cause, il s’agit de deux essais à parcourir comme une œuvre unique en deux parties. En immersion dans les images filmées par son frère, on a la sensation de le côtoyer pendant les 6 épisodes de la série, comme si nous plongions dans un album de photos de famille. Et maintenant, après avoir écouté ce disque, on le quitte comme on sort d’une salle de cinéma. Et son dernier LP est un film fort ! Il suscite autant l’envie de danser et de chanter que de débriefer l'histoire qu'il raconte ou de revenir sur ses différentes punchlines.

À travers les 15 titres de son long playing, Orelsan dépeint une photographie actuelle du monde qui nous entoure. Comme on écrirait une carte postale, il raconte ce qu'il voit. Des faits relatés les uns à la suite des autres, sobrement décrits, qui laissent le loisir à l'auditeur d'entendre le cynisme du rappeur, de deviner ce qui lui pose sans doute question et d'y mettre nos propres réflexions. Effectivement, comme il le dit lui-même dans l'introduction de « Casseurs Flowters Infinity » auquel participe Gringe, il ne parle que de sa meuf et de la société dans cet album ! D'ailleurs, ce titre est vraiment rafraîchissant. On sourit et on entonne avec eux, presque bêtement, ‘bimbadaboum’, pendant le refrain. Et alors qu'on l'écoute nostalgiquement des moments qu'on n'a pourtant pas vécus, ce morceau met en lumière cette relation floue qui existe entre le public et l'artiste, mais qu’ils entretiennent.  

Cependant, même si les paroles sont lourdes de sens et que chaque mot pèse, Orelsan enchaîne très justement les plages ; tantôt les instrus sont douces et brumeuses, tantôt les ambiances groovy, voire funk vous incitent à remuer…

L'histoire commence par « Shonen » sur lequel sa voix est presque tremblotante. Tout au long de « La quête », il rappe avec cette nonchalance qui le caractérise en avouant qu'il a perdu foi en l'univers. Il se livre aussi à travers ces mots : ‘Les choses que j'ose dire à personne sont celles qui remplissent les salles’, une phrase qui illustre à quel point l'intime est ‘politique’. Et puis après s’être levé pour « Du propre » et « Bébéboa », on a envie de danser encore et encore. Pourtant les paroles ne sont pas anodines. Au contraire. Et c'est sans doute sous cette approche que son talent s'exprime le mieux. Interpeller avec légèreté. Les morceaux aux paroles criantes de vérité continuent de s'enchaîner, et les instrumentales de Skread sont toujours incroyables. Et puis bien sûr, on ne peut pas passer à côté de « Dernier verre » en feat avec The Neptunes. Enfin, le rappeur clôture par le titre maître où les paroles rejoignent celles du premier morceau. Et finalement, il y a peut-être un peu de soulagement que ce soit terminé... Aurait-il mis le doigt sur ‘du trop vrai’ ? Peut-être ! En tout cas, la boucle est bouclée, de shonen à civilisation, d'Aurélien à la société, on imagine le générique du film défiler. Alors au-delà d'aimer ou non l'artiste et son album, le projet d'Orelsan est une œuvre qui ne peut se résumer en quelques lignes d'une chronique : on aurait envie d'en faire l'objet d'une discussion podcast –ce qu'il accomplit presque lui-même sur « Manifeste »– afin de décrypter toutes les références glissées tout le long du projet ou pour relever la présence de la thématique de l'alcool qui s'est immiscée vicieusement dans de nombreux titres. En tout cas, on a envie de partager l’espoir de l’artiste : si on est ensemble, on peut créer un nouveau monde ! « Civilisation » appartient déjà à ces œuvres qu'on écoute encore et encore. Juste parce qu'elle est joyeusement fascinante et tristement sublime…


 

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Rose City Band

Earth Trip

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Outre ses dérives psyché chez Wooden Shjips ou Moon Duo, Ripley Johnson s’autorise des aventures folk au sein de son projet solo, Rose City Band. Un retour à l’essentiel peut être dû à la crise de la Covid.

Son second album, « Earth Trip », révèle ses envies opiacées. Il a ainsi déclaré : ‘J’essayais de capturer ce que l’on ressent lorsque l’on prend des drogues psychédéliques et qu’elles commencent juste à monter ; les objets commencent à bourdonner à la limite de votre champ de vision, vous commencez à voir de légères traînées, peut-être même que la nature du son change subtilement. Mais vous n’êtes pas encore complètement parti’. Hormis ces observations très particulières, le climat s’avère très roots et bluegrass, la présence d’une steel guitare accentuant cette impression. Cependant, cet americana est tellement bien ficelé qu’il devient rapidement irrésistible ! Un véritable plaisir laidback !


 

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Mac McCaughan

The sound of yourself

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Avant d’entamer une carrière en solitaire, Mac McCaughan a sévi comme chanteur/guitariste au sein du groupe américain Superchunk. Mais il est également membre fondateur du mythique label Merge (Arcade Fire, Spoon, Destroyer, …), écurie qu’il avait lancée en 1989, pour servir d’abord de tremplin à son band.

Ce n’est qu’en 2015 qu’il grave son premier elpee solo, « Non-Believers » ; et après deux singles, il enregistre deux disques en compagnie de la harpiste Mary Lattimore. D’abord un Ep (« New rain duets ») en 2019, puis un album (« AVL »), en 2019. « The sound of yourself » ne constitue donc que son deuxième opus individuel.

Soutenue par des claviers omniprésents, la musique de cet LP navigue quelque part entre electronica, dream-pop et rock. Une œuvre partagée entre morceaux instrumentaux propices à la méditation et plages aux mélodies langoureuses mais accrocheuses. Après une intro instrumentale tapissée de claviers et infiltrée discrètement de cuivres, McCaughan entre dans le vif du sujet en attaquant « The Sound of Yourself » et « I Hear a Radio », deux plages aux mélodies efficaces que souligne par la voix androgyne de l’Américain.

Si « 36 and Rain » est entièrement interprété au piano, « Burn a Fax » se distingue par une superbe intervention au saxophone.

Pourtant, « The Sound of Yourself » baigne au sein d’une atmosphère glaciale (NDR : elle est même bien de saison !). Même le plus direct « Cicling Around » ne parvient pas à briser la glace.

Après avoir écouté ce long playing, on a l’impression d’être à la fois refroidi mais envoûté. Paradoxal, quand même. En espérant ne pas devoir encore attendre 6 longues années avant de connaître une suite à cet album. En attendant, on restera attentif aux soubresauts de Superchunk…


 

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Juliette Armanet

Brûler le feu

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Alors que le public lambda est sans doute passé à côté du premier elpee de Juliette Armanet, les fans trépignaient d’impatience en attendant la sortie du second. Faut dire que 4 années séparent « Petite amie » de « Brûler le feu ».

Commençons de suite par se démarquer des comparaisons plutôt faciles et lourdes livrées sur la toile. Il n’est pas question ici de rentrer dans cette surenchère de jeux de mots sur le feu, la combustion, sa capacité à ‘enflammer’ la scène et autre métaphores douteuses. On pourrait nous taxer de rabat-joie ou de manquer d'imagination, mais malheureusement un constat s’impose : ce nouvel album ne nous a guère transportés.

Pourtant, le départ avait de quoi rassurer. « Dernier jour du disco » est un titre judicieux. Les vibes rétros pop invitent à danser joyeusement en pantalon à paillettes. On retrouve ses mots d’amour sur « Qu'importe » et « Tu me play ». L’instrumentation est entraînante voire explosive et on se surprend à répéter inlassablement les refrains en boucle. Les sonorités de « Boum boum baby » nous plongent dans le passé, mais la nostalgie n'a pas suffi... Ce titre nous a perdus et la suite n’est pas parvenue à nous rattraper. Les morceaux se ressemblent et se confondent. Les paroles sont parfois creuses. Elles traitent systématiquement de l'amour, sans pour autant apporter ce petit plus susceptible de nous convaincre. On reste coincé à la surface de la recette ‘couplet-refrain-bridge-refrain en boucle et fin’.

Parler de relations amoureuses en se servant de la métaphore d'une écharde dans « Epine » a ravivé l’espoir. Et même réveillé notre intérêt. Mais la piste est finalement restée ‘simple’ (ce qui n'est pas un problème en soi !) et on n’a pas flashé... Dommage ! On avait vraiment très envie d'accrocher !

Heureusement, il reste le timbre aérien, sublime et délicat de sa voix. Et on l’adore !

Juliette Armanet déclare s’être dépassée pour réaliser ce projet. Elle a eu envie d'explorer d'autres univers, de se livrer ; et la vulnérabilité à laquelle elle s'abandonne en nous l'offrant est touchante. De même pour son audace à reprendre ‘Joyeux anniversaire’ » sur « HB2U » ! Alors, si on n’a apprécié que quelques titres sur ce long playing, on ne la lâchera pas autant ! On a même envie de continuer à la suivre... Parce que sa voix céleste a de quoi séduire, et puis elle est capable de se frotter à d'autres styles qui pourraient même nous plaire…


 

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Hiss Golden Messenger

Quietly blowing it

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Il y a près de 15 ans que MC. Taylor promène ses messages, aux quatre coins des Etats-Unis, à travers son projet Hiss Golden Messenger. « Quietly blowing it » constitue son neuvième elpee, un disque qui, à l’instar de sa discographie, perpétue l’héritage de grandes figures de l’americana. Sans jamais connaître un succès de foule, le songwriter est pourtant parvenu à se faire une place au soleil et constitue l’une des valeurs sûres du label Merge.

Vu la pandémie, l’artiste a composé les morceaux, chez lui, à Durham (Caroline du Nord), entre mars et juin 2020. Ils sont ensuite passés par la case studio afin de les étoffer instrumentalement.

Après une première écoute, on se rend compte que MC. Taylor a conservé une même ligne de conduite pour concocter ses chansons. Mais on ne s’en plaindra pas, vu la qualité des compositions. Armé de sa guitare acoustique, il nous livre des folk songs teintées de blues et de country. Le long playing alterne morceaux intimistes et dépouillés, à l’instar de « Way Back in the Way Back » ou de « Quietly blowing it » et plus électriques comme « Mighty Dollar » et « Hardlytown », mais toujours dans un climat propice à la quiétude.

Suivant sa bonne habitude, Hiss Golden Messenger vient encore d’écrire une belle page du folk américain...


 

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Roberto Zanetti

Mother Afrika

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« Mother Afrika », c’est le titre du nouvel et 7ème album de Roberto Zanetti et les mots manquent pour le décrire. Peut-être est-il d’ailleurs préférable de ne pas trop lire d’articles concernant cette sortie ou de ne pas trop connaître l'intention du compositeur pour apprécier ce disque. Effectivement, à première écoute, on part à la recherche de l'Afrique dans tous les recoins des morceaux, avant d’essayer de réfléchir à définir le type de jazz auquel on est confronté. Et après avoir tellement cogité, on se rend compte qu’on passe à côté de l’essentiel. Mieux vaut alors tout oublier et appuyer de nouveau sur la touche ‘play’ ; et on en conclut qu’on a bien fait !

Cet LP est agréable à écouter partout, tout le temps, et il peut s'adapter à toutes les oreilles, adeptes ou non de jazz. « Katherine Johnson » nous est resté dans la tête et on y revient sans se lasser. C'est peut-être là que nous avons préféré Roberto Zanetti au piano, sans oublier son solo d'improvisation sur « Avalon Blues ».

L'artiste est soutenu par d’excellents musiciens : Valerio Pontrandolfo au saxophone, Luca Pisani à la contrebasse et Massimo Chiarella à la batterie. Le saxophoniste joue délicatement sur les nuances tout au long de « Ballad for Afrika ». Dommage que les interventions chaleureuses, rondes et rebondissantes de la contrebasse ne soient pas plus présentes ! En outre, elles auraient pu être davantage mise en exergue et les solos, plus longs. Des traces de gospel et de blues parsèment, pour notre plus grand plaisir, les pistes de ce long playing. A contrario, les sonorités africaines ne sautent pas aux oreilles, malgré le titre de l’opus. Ou alors parfois, elles transparaissent lors des solos improvisés du drummer. Il s’agit peut-être aussi d’un manque de culture, acquis qui permettraient de situer ce ‘conte d'histoire afro-américaine’, à travers l'elpee. Cependant, « Mother Afrika » reste un album plaisant à écouter, car il navigue loin des performances démonstratives souvent redoutées dans l’univers du jazz. Fluides, les morceaux s’enchaînent naturellement et finalement incitent à réécouter l’intégralité de l’elpee, avec une joyeuse naïveté. 

Roberto Zanetti Quartet


 

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Ben Mazué

Des nouvelles (single)

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Ben Mazué se dévoile et ose ouvrir son cœur, tout en créant une intimité forte avec ses auditeurs. Ils sont ses confidents. Il les laisse entrer dans sa vie. Il leur donne sa confiance en se livrant, en leur offrant son intimité. Il leur parle comme à un ami, à une amie et leur confie, ses doutes, ses peurs, ses joies, ses peines dans une générosité et une douceur immense.

Trois titres inédits figureront sur la réédition (sortie ce 3 décembre 2021) de l’album « Paradis » (NDR : une pépite couronnée d’or en France !) dont le single, « Des nouvelles ». Dans cette chanson, il rend un hommage poignant à sa maman, un hommage qui s’adresse également à toutes les mamans du monde. Interrogeant le vide qu’un être cher laisse derrière lui.

En mode piano/voix, la musique est d’une simplicité magnifique.

Sur l’opus, paru en novembre 2020, Ben Mazué emmène son public avec lui sur l’île de la Réunion à la recherche d’un paradis, perdu et à (re)trouver. Ses paroles sont délicates, ses réflexions profondes et d’une intelligence fondamentale. Cette quête fait écho à celle du Grand Jacques et de ses Marquises.

Aznavour disait qu’il était un des auteurs de chansons les plus autobiographiques de son temps. Aujourd’hui, Ben Mazué est un champion athlétique du genre pour le plus grand bonheur de ses auditeurs…

Méthode Chanson


 

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Angelo Badalamenti + David Lynch

Thought Gang

Écrit par

Après avoir réhabilité John Carpenter, il semble que le label de Brooklyn, Sacred Bones, ait décidé de mettre en exergue des cinéastes cultes ! Il y a près de 25 ans, David Lynch et Angelo Badalamenti enregistraient « Thought Gang » ; mais cet opus vient enfin de bénéficier d’une sortie officielle ! Une conséquence de la 3ème saison de ‘Twin Peaks’, probablement… 

En mode spoken word, le jazz expérimental du duo avait été interprété en totale improvisation et faisait suite à leur collaboration sur la première saison de la célèbre série policière télévisée ; mais le résultat n’avait jamais été gravé depuis. Grady Tate, le batteur d’Herbie Hancock, y avait participé.  

Free jazz, cette musique n’est, bien entendu, pas facile d’accès ; et ce n’est pas une surprise lorsqu’on connaît l’univers barré, déroutant, intéressant et unique de Lynch.

Un album avant-gardiste, à la limite de l’art contemporain. Plus ‘Island Empire’ que ‘A True Story’, donc…


 

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Antoine Wielemans

Vattetot

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Après avoir gravé cinq albums en compagnie du groupe Girls in Hawaï, entre 2003 et 2017, Antoine Wielemans, le chanteur et guitariste, a décidé de se lancer dans la chanson française. Il vient ainsi de sortir son premier elpee solo, « Vattetot ».

Pari réussi pour ce premier opus d’une douceur mélancolique et envoûtante.

On reconnait son style pop rock, mélange d’instruments acoustiques et des percussions de boîtes et autres nappes électroniques. Sa voix, à la limite du parler, laisse une belle place à la mélodie très travaillée.

Il reprend des thèmes tels que l’obsolescence programmée d’IKEA, la mort d’un être cher allégée par la présence de son chien Bernie, la grasse matinée après une bonne soirée bruxelloise, la dépendance aux réseaux sociaux, les actes manqués, la fragilité de la vie et la déprime, le spleen de la fin d’été ainsi que la magie de la nuit.

‘« Vattetot » évoque les doutes et les interrogations d’un homme de 42 ans dans une société de plus en plus ballotée, divisée et insécurisante sans sombrer dans le misérabilisme.’

Un LP à écouter lors d’un concert aux accents intimistes, en boucle au coin du feu ou dans sa voiture pour aller, pourquoi pas, à Vattetot-sur-Mer.

En concert le 4 février 2022, au Botanique, à Bruxelles.

Méthode Chanson

 


 

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Ayo

Royal (Deluxe edition)

Écrit par

Quel plaisir d'avoir des nouvelles de la chanteuse germano-nigériane, Ayo. Active depuis de nombreuses années sur la scène jazz et soul, elle est surtout connue pour son titre « Down on my knees » ; mais elle n'a jamais arrêté de composer de la musique. Paru l’an dernier, son sixième opus, « Royal », vient d’être réédité en version ‘deluxe’.

Pour elle, le choix du titre est important ; et « Royal » est riche de sens et de spiritualité. L'artiste, très croyante, s'est inspirée de la ‘source royale’, de la lumière, de l'énergie et de l'amour pour réaliser cet opus et cela se sent : il transpire les ‘good vibes’ du début à la fin. Y figurent 15 titres dont 3 reprises. Mais personne ne s’attendait de sa part à de tels exercices de style. Et tout particulièrement « Né quelque part », une chanson signée Maxime Forestier qu’elle se réapproprie complètement, et la cover lui va très bien. Elle adapte également le célèbre titre « Afro Blue » dont on ne se lasse pas et elle l'interprète avec une douce et délicieuse nonchalance.

Parmi les titres les plus appréciables, on épinglera l’entraînant « I'm in love ». Sa voix chaude et lumineuse s’y ballade avec groove. Et impossible de passer à côté du solo d'improvisation au piano sur « Throw it away ». Trop bon, également !  

Lors des sessions, l’artiste a bénéficié du concours de Freddy Koella (guitariste de Bob Dylan et Willy DeVille) à la gratte, Gaël Rakotondrabe au piano, Laurent Vernerey à la contrebasse et Denis Benarrosh aux percus. Sans oublier Keziah Jones qui participe à « Ill'be right here ». Une équipe qui a entouré Ayo avec justesse pour lui laisser toute la place de s'exprimer vocalement ; elle qui a l'habitude de se consacrer à la guitare.

Bref, c'est un album à écouter sans modération avec, dans les oreilles, la même saveur qu'une cuillère de miel en bouche : c'est doux, chaud et sucré. « Royal » est un régal, et bonne nouvelle, la version ‘Deluxe’ est enrichie de 3 inédits.


 

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