Le 24 juin, Martin Courtney, le frontman et chanteur du groupe de rock indé Real Estate, sortira "Magic Sign", un opus qui fait suite à son premier "Many Moons", paru en 2015. En attendant, il nous propose un nouvel extrait, sous forme de clip, intitulé…

Que de mensonges !

Dame Area est un duo italo-catalan réunissant Silvia Konstance Constan et Víktor Lux…

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Vous trouverez, ci-dessous un aperçu des sorties récentes et futures les plus intéressantes chez PiaS ; bien sûr dans l’esprit de la ligne éditoriale de Musiczine. Et pour vous donner un avant-goût, rien de tel que d’y associer l’un ou l’autre clip vidéo. Two…

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Chroniques

Geese

Projector

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Dan Carey, responsable de la mise en forme de l’album de Black Midi, « Schlagenheim », a produit le premier elpee de Geese, un quintet new-yorkais réunissant des musicos qui n’ont pas encore 20 ans. On devait donc s’attendre à un opus qui évolue dans un registre underground. Et c’est le cas, même si « Projector » n’est pas aussi tordu que celui du band insulaire. Ce qui ne l’empêche pas, tout au long de cet opus, d’expérimenter. 

Dans la musique de Geese, on rencontre des riffs de guitares –dispensés par Gus Green et Foster Hudson– qui s’entrecroisent, des variations ainsi que des ruptures de tempo, des fluctuations de feeling, des explosions et des implosions inattendues, sans oublier la voix de baryton, tour à tour emphatique ou éclatante de Cameron Winter, qui rappelle parfois Julian Casablancas (The Strokes) ou Paul Smith (Maxïmo Park). Même que parfois l’ombre de ces deux formations se met à rôder. Plus accessible que celle du combo londonien, la musique de Geese reste quand même complexe, se nourrissant de post punk (Squid, Parquet Courts), de punk/funk (Radio 4, !!!), de funky new wave (Talking Heads) et aussi de de néo prog (The Mars Volta) ; mais aussi et bien sûr, en général, de pop et de rock. 


 

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Biffy Clyro

The myth of the happily ever after

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Si l’album « A celebration of ending », paru en 2020, se voulait optimiste, « The myth of the happily ever after » se révèle plutôt sombre, traitant de sujets aussi brûlants que la religion ou les problèmes sociaux et personnels rencontrés au cours de l’existence. « Unknown male 01 » aborde même le sujet du suicide chez les hommes. Ce qui ne signifie pas que cet opus soit déprimant ; en fait, il traduit plutôt un sentiment de colère. Simon Neil, le chanteur, a même déclaré que les chansons constituaient une réponse émotionnelle à la tourmente vécue ces 18 derniers mois. Des compos qui oscillent, en général, entre post-hardcore, alt et pop rock. D’ailleurs, la ballade « Holy water » se mue en valse avant de s’enflammer, alors qu’enflammé, « Denier » prend le temps de souffler lors des refrains, en optant pour la valse.

On épinglera encore le solennel « DumDum » qui ouvre le bal (?!?!?), l’épique « A hunger in your haunt » et l’hymnique « Haru Urara » qui véhicule quelques accents jazzyfiants. Mais surtout le plus étonnant « Slurpy, slurpy, sleep, sleep ». D’une durée de 6 minutes, cette plage se distingue par ses changements incessants de tempo, épousant même, sans peut-être le vouloir, un profil néo prog. On a même droit à des accès post punk (cette ligne de basse) sur « Separate missions », une plage infiltrée de synthés à coloration eighties…


 

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The War On Drugs

I don’t live here anymore

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Si à l’origine, la musique de The War on Drugs était souvent comparée à celle de Spacemen 3, au fil du temps elle s’est étoilée (NDR : le band est issu de Philadelphie), en épousant une forme plus américaine, mais dans l’esprit de Bruce Springsteen voire de Bob Dylan. Des références qu’on retrouve sur le dernier opus, mais en fin de parcours (« Old skin », « Rings around my father’s eyes »).

« I don’t live here anymore » constitue son cinquième elpee, un disque coproduit par Shawn Everett et Adam Granduciel, le leader et chanteur/guitariste de la formation. Et il faut reconnaître que la mise en forme est particulièrement soignée. Résultat des courses, les compos sont sculptées dans une forme de soft/classic rock qui devrait flatter l’oreille de tout mélomane lambda. Donc très susceptibles d’être diffusées sur la bande FM. Les sonorités de gratte sont cristallines ou gémissantes, vintage, les claviers fluctuent entre synthés eighties (New Musik ?) et orgue sixties bien rogné. Et puis, métronomique, le tempo est imprimé par une section rythmique basse/drums très soudée. Quant aux lyrics, ils soulèvent un questionnement sur le changement et le destin. Enfin, accrocheuses, les mélodies réverbèrent des échos empruntés à Deacon Blue, la voix de Granduciel rappelant même quelquefois celle de Ricky Ross. La formation s’autorise pourtant une plage plus électro au rythme frénétique, « Victim ». Une frénésie qui s’arrête là. Car en cherchant la perfection à tout prix, The War on Drugs a gommé toute aspérité créative. Et ce n’est pas la participation du duo indie pop Lucius au titre maître qui change quoi que ce soit au climat général de cet album. Dommage !


 

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Pond

9

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Si à l’origine, Pond était considéré comme un groupe de rock psychédélique, il semble de plus en plus perdre son identité rock, pour embrasser un format plus électro/pop, voire disco, parfois glam, quand même. Une démarche qui ressemble fort à celle entreprise par Tame Impala, depuis deux elpees. Et Tame Impala, parlons-en, puisque Pond compte en son sein, un ex-membre Nick Allbrook et Jay Watson, qui y est toujours impliqué.

Pour la première fois depuis longtemps, le groupe australien n’a pas fait appel au producteur /mixeur Kevin Parker pour mettre en forme ce nouvel opus, le quintet ayant privilégié l’autoproduction.

En se servant de synthés analogiques, de chœurs et de lignes de basse pulsantes, le combo cherche à démontrer que le psychédélisme est multi-facettes. En outre, la reverb dans la voix de Nick ajoute un effet ondulatoire à l’expression sonore. Encore que sur l’ensoleillé « Rambo », elle emprunte un falsetto réminiscent de Brett Anderson (Suede).

Particulièrement indus, "Pink Lunettes" s'inspire ouvertement de Suicide et de Cabaret Voltaire. Morceau final, « Toast », est subtilement tartiné d’orchestrations symphoniques. Seul « Gold Cup/Plastic » revient quelque peu aux prémices du combo, les interventions carillonnantes à la guitare (une Rickenbacker ?), renforçant cette impression.

Un album (NDR : le neuvième, vous vous en doutez) bien dans l’air du temps, mais qui ne convainc pas votre serviteur…


 

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Low

Hey what

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Depuis le départ du bassiste Steve Garrington, Low est réduit à un duo. Enfin pas tout à fait, puisque BJ Burton (Bon Iver), le producteur, est pratiquement devenu le troisième membre du groupe.

« Hey what » constitue l’album le plus expérimental de la formation, gravé à ce jour. A première écoute, on a littéralement les tympans écorchés par la puissance et la compression du son. Les interventions de guitare et de batterie sont tellement compactées, qu’il est impossible d’en reconnaitre la moindre note. On se demande même si la chaîne hi-fi ne sature pas. Mais lorsque les harmonies vocales angéliques émergent, c’est un sentiment de perplexité qui vous envahit. Avant de se rendre compte que le couple joue constamment sur ce contraste tout au long de l’opus. Mais en prenant soin de torcher des mélodies enchanteresses. Qui laissent parfois transparaître de curieux spectres. Celui de Hooverphonic sur « All night », les vocaux se frottant même au gospel. De Neil Young et Emmylou Harris, qui auraient pu interpréter le mélancolique « Disappearing ». Dans un autre registre, évidemment. Et enfin les Corrs tout au long du plus punchy mais aux réminiscences celtiques, « More ».

Un album audacieux, dont les sonorités post industrielles sont purifiées par les harmonies vocales célestes. A ne pas mettre, cependant, entre toutes les oreilles.  


 

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John Murry

The stars are god’s bullet holes

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L’histoire de cet artiste n’est certainement pas un long fleuve tranquille et sa biographie ne raconte pas tous les drames humains qu’il a pu endurer au cours de son existence. Ses coups durs les plus récents ? Le décès de son ami et mentor, Tim Money, par ailleurs drummer chez American Music Club, Toiling Midgets et Sun Kil Moon. A cette époque, c’est alors Michael Timmins, le guitariste de Cowboy Junkies, qui va l’aider à remonter la pente et à sortir son deuxième opus solo, « A Short History of Decay », qu’il va par ailleurs produire. 

Puis celui de Bob Frank, disparu en 2019. Un artiste en compagnie duquel il avait enregistré ses deux premiers essais. On comprend ainsi mieux pourquoi ses chansons ne respirent pas la joie de vivre.

« The stars are god’s bullet holes », le troisième elpee personnel de John Murry, a cette fois bénéficié du concours de John Parish (PJ Harvey, Arno, Dionysos, Giant Sand, Sparklehorse, Dry Cleaning), à la mise en forme. Ce qui explique, peut-être la présence d’électronique, dans l’expression sonore ; mais, et c’est une bonne nouvelle, elle ne corrompt jamais l’instrumentation organique.

John est en colère à l’égard de la violence qui gangrène notre société contemporaine, et il la manifeste à travers le single qui ouvre l’album, « Oscar Wilde (came here to make fun of you) », une plage jalonnée d’interventions de pedal steel. Un instrument qu’on retrouve, bien évidemment sur les compos les plus ‘americana’ de ce long playing.

Lorsque les guitares se mettent à bourdonner ou à entrer en distorsion, on entre alors dans un univers plus noisy/rock. A l’instar du titre maître. Incantatoire, il libère une intensité réminiscente du « Gimme shelter » des Stones. A moins que ce ne soit de Sisters of Mercy. Puis du tumultueux « Time & a rifle ». Ou encore de l’expérimental « 1 (1) 1 ». Sans oublier la piste finale, « You don’t miss me (so long) ».

John a également recours à l’électronique, de manière subtile, sans jamais empiéter sur l’instrumentation organique.

Evoluant sur une boucle reptilienne, « You little black book » invite des cuivres, en fin de parcours. Bien qu’imprimé sur un tempo new wave, « Perfume & decay » marche sur les traces de The National.

Titre le plus optimiste (?!?!?), « I refuse to believe (you could love me) » reflète le penchant pour l’autodérision de l’artiste, un titre qu’on pourrait qualifier de glam, mais au drumming particulièrement souple.

Enfin, Murry s’autorise une cover étonnante du « Ordinary world » de Duran Duran. Imprimé sur un tempo fiévreux, le morceau est nappé de claviers ‘manzarekiens’.

Un album sombre, introspectif et décadent, au cours duquel de superbes chœurs féminins –assurés notamment par Nadine Khouri– adoucissent les déclarations révoltées et grinçantes que Murry dispense d’une voix marmonnée, semblable à un discours…


 

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Mr Diagonal

North pacific

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Mr Diagonal, c’est l’un des projets de Dan Barbenel (NDR : il est également le frontman et le fondateur de Black Light Orchestra), un natif de Dundee (NDR : une ville du nord-est de l'Écosse à environ 100 km au nord d'Édimbourg), qui partage son temps entre les States (Los Angeles) et l’Europe (Bruxelles).

Pour enregistrer « North pacific » Dan a pu compter sur ses fidèles musicos, Yannick Dupont et Quentin Manfroy.

A première écoute, la musique de Mr Diagonal évoque Divine Comedy voire Danny Elfman. Une chose est sûre, elle est influencée par Kurt Weil. Surtout lorsque les compos flirtent avec la pop orchestrale voire symphonique ou le cabaret. Mais au fil des écoutes, elles se révèlent plus personnelles qu’on ne l’aurait imaginé, se frottant au folk (ces cordes de gratte –un ukulélé ?– jouées en picking), au jazz, à la rumba, à la lounge et même à l’électro. « 21st century cats » s’aventure même dans une forme de blues déviant digne de Tom Waits alors que « Red lighthouse » adopte un format fondamentalement plus rock, un certain Ben Calmone s’autorisant d’ailleurs un solo de guitare flamboyant. Enfin, titre le plus électro de cet LP, « Hyoryo No Tegami » nous entraîne jusqu’au pays au soleil levant, là où Mr Diagonal récolte un franc succès.

Bref, une œuvre excentrique, aux arrangements soignés, qu’interprète Dan d’une voix souvent conversationnelle, mais rêveuse et susceptible de changer de timbre ou d’inflexion suivant les morceaux


 

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Paul Dutton

Parallel Spark

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Chanteurs et guitaristes, Paul et Michael Dutton militent au sein de Spirit Fox, un groupe issu d’Ashbury Park, dans le New Jersey. Paul a décidé d’enregistrer un premier album solo. Et pour concrétiser ses aspirations, il a fait appel à son frère. Ensemble, ils partagent d’ailleurs la composition de ce « Parallel Spark ».

Barbu et chevelu, Paul a un look baba cool. Il adore le rock des sixties et surtout des seventies. Et on le ressent dans la musique proposée tout au long de cet LP. Tour à tour heavy (Mountain, James Gang, Wishbone Ash), soft (Eagles, Kansas, Crosby, Stills & Nash) ou psyché rock (Byrds), elle nous replonge un demi-siècle dans le passé, mais en bénéficiant de la technologie moderne. Parfois, on retrouve ces guitares cristalline et duales, si caractéristiques chez les Eagles. Mais la beauté des compos procède de ces harmonies vocales, quelquefois polyphoniques, réminiscentes des Byrds voire de Crosby, Stills & Nash. Morceau final, « Twelve years » réverbère même des échos entendus sur les premiers elpees de Steve Stills, la cordes de gratte sèche et électrique ainsi que les percus subtilement injectées se mariant à la perfection. Et à l’écoute de « Pantheon », une plage rognée par un orgue poussiéreux, rien à faire, c’est aux montagnards Leslie West et Corky Laing qu’on se met à penser.

Revivaliste, mais bien balancé, cet LP nous réserve même une valse aux guitares bringuebalantes nappée de claviers atmosphériques, « Lover’s dream » …


 

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Daydream Three

The lazy revolution

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Daydream, c’est le projet d’Enzo Pepi, un guitariste qui milite, en outre, chez Twig Infection et The Pepiband. Etabli en Sicile, le trio implique également le bassiste Christian Cutrufo et le drummer Vincenzo Arisco. Le patronyme du band se réfère, bien entendu, à l’album « Daydream nation » de Sonic Youth, paru en 1988.

Musicalement, si l’expression sonore baigne, en général, dans le noisy/rock, elle s’inspire plutôt des aventures de Bob Mould (Hüsker Dü, Sugar). Il y a quand même quelques exceptions qui confirment la règle. Si « 1992 », lorgne vers la lo-fi (Pavement ?), « Autumn afternoon » évolue plutôt dans un registre post rock, alors que « I want nothing more » adopte un ton minimaliste. L’elpee s’achève par deux pistes slowcore (« The silence of the country », « The road »), au cours desquelles Enzo chuchote plus qu’il ne chante. Enfin, de ce long playing, on épinglera quand même l’excellent « Exceptional day », un morceau de rock enlevé et percutant, dont l’intensité électrique est aussi vivifiante que celle dispensée par… Hüker Dü, fin des 70’s…


 

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Big Red Machine

How Long Do You Think It's Gonna Last ?

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Big Red Machine, c’est le surnom de l’équipe de baseball des Cincinnati Reds qui a remporté les World Series en 76, l’année de naissance des jumeaux Dessner (The National). C’est aussi le patronyme choisi par le projet d’un des deux frangins (Aaron) ainsi que Justin Vernon (alias Bon Iver). Et sur ce second opus, le duo a reçu le concours de toute une volée de collaborateurs notoires, constituant alors une véritable ‘dream team’ de la scène indépendante US actuelle...

Parmi les participants, figurent ainsi Sharon Van Etten, Robin Pecknold (Fleet Foxes), This is the Kit, Ben Howard et même Taylor Swift (à la recherche d’une nouvelle image ?). Loin des expérimentations des derniers albums de Bon Iver, « How Long Do You Think It's Gonna Last ? » adopte un élégant format folk d’une étonnante mais relative sobriété.

Le tandem rend hommage à Elliott Smith sur l’émouvant « The Ghost of Cincinnati ». Il nous réserve une véritable pépite, à travers le mélancolique, « Magnolia ». Et n’en oublie pas pour autant les vocodeurs (« Deep Green ») et autres glitches. L’œuvre est donc d’une qualité indéniable et très plaisante à l’écoute, bien que –parfois– branchée en mode pilote automatique.


 

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