L’esprit infini de LUX the band…

Après la sortie de second elpee, "Gravity" (décembre 2022), et de l'Ep "Before Night Falls - The Black Box Sessions" (digital janvier 2024), le quatuor LUX the Band (Angela Randal et Sylvain Laforge accompagnés de Julien Boisseau et Amaury Blanchard) est de…

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Chroniques

Black Maria

Les Traces

Black Maria en est aujourd'hui à son troisième album. Et il faut avouer que les traces (!) laissées par son passé référentiel sont toujours bien vivaces. Insculpées par Dominic Sonic, d'abord. Qui avait produit le premier opus. Et puis par Noir Desir, avec lequel le groupe normand a toujours reconnu avoir des atomes crochus. Ce qui n'empêche pas ce disque, dont la plupart des fragments sont chantés dans la langue de Voltaire, de receler l'une ou l'autre composition d'excellente facture. "Fils de gitan", l'instrumental "Korgo" qui ouvre le morceau de plastique et puis bien sûr le titre maître. Mais également de concéder certaines faiblesses. Et en particulier la cover des Stones, "2000 light years from home" trop quelconque pour véritablement convaincre...

 

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Frank Black

Teenager Of The Year

Deuxième album solo pour l'ex-leader des Pixies. Et première constatation, il est double. Enfin presque, puisque le second morceau de plastique se résume à trois versions différentes du single "Headache". Soit un total général qui s'élève à vingt-cinq fragments. Avec ou sans boulier compteur!... Si "Teenager Of The Year" affiche encore certaines spécifications propres au défunt et mythique groupe bostonien (ligne de basse menaçante, riffs de guitare vicieux, corrosifs, breaks vertigineux, changements de tempo, vocal écorché), il faut regretter que la plupart des compositions semblent avoir perdu une bonne dose de leur adrénaline. Au profit d'un popcore arrosé de claviers rognés ou allègres, enrobé d'arrangements de cuivres, voire épicés de twang hawaïen, de country, de reggae ou de romance. Attention, cet opus reste d'excellente facture, mais les inconditionnels des Pixies auront l'impression que la matière première a été passée à l'attendrisseur...

 

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The Black Crowes

Amorica

Le nouvel album de cet ensemble géorgien nous semble toujours aussi contaminé par le heavy rock de la fin des sixties et du début des seventies. En particulier par celui que pratiquait, à une certaine époque, les Allman Brothers, le Free, les Small Faces, Humble Pie et consorts. Et le quintette a beau clamer son innocence, pour la troisième fois, il vient d'être pris en flagrant délit de revivalisme. Pourtant, les musiciens sont de véritables virtuoses. Et le chanteur possède un timbre vocal savoureusement sauvage, abrasif et écorché. Mais au lieu de tirer parti au maximum de ce potentiel pour tramer une texture mélodique solide, les membres de Black Crowes se contentent de rivaliser dans la performance technique. Et pourtant, ils sont capables d'accorder leurs violons (!), comme sur le titre qui ouvre l'elpee, "Gone". Mais c'est tout ! Les onze compositions suivantes s'étiolent au fil du blues, du metal, du boogie, du country ou du gospel...

 

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Biohazard

State Of The World Address

Groupe de metal funk par excellence, Biohazard vient d'enregistrer son troisième opus. Sous la houlette d'Ed Stasium, producteur des Ramones et de Living Colour. Le groupe a, par ailleurs, bénéficié du concours des rappeurs de Cypress Hill pour le meilleur titre de l'album, "How Is It". Bien dans l'air du temps avec son rythme contagieux, irrésistible et ses riffs de guitares irascibles, belliqueux, "State Of The World Address" manifeste inévitablement un engagement sociopolitique à travers des textes mordants, rageurs qui dénoncent les injustices raciales dont le peuple noir est encore et toujours victime aux Etats-Unis...

 

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Sweet Billy Pilgrim

Billy Pilgrim

Billy Pilgrim n'est pas le nom d'un artiste solo, mais bien d'un sextet établi en Georgie (Atlanta) dont la musique s'inscrit dans la tradition country-folk américaine la plus pure. Un patronyme emprunté au personnage imaginaire d'un roman de Kurt Vonnegut. Ce qui explique sans doute pourquoi l'intérêt de ce disque, dont l'enregistrement a pourtant bénéficié de la collaboration de quelques requins de studio, et puis surtout de la production de Hugh Padghan (Police, XTC), repose essentiellement sur les lyrics. Des textes poétiques, profonds, relationnels nés des plumes conjuguées de Kristian Bush et d'Andrew Hyra. Une association indispensable à l'existence même du groupe, puisque ces deux musiciens se partagent également le chant et la guitare. Malheureusement, malgré la richesse littéraire incontournable, la solution ne parvient pas à s'extraire d'un format acoustique trop conventionnel...

 

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Big Catholic Guilt

Judgement

Mini album (quatre titres et deux remixes) pour cet ensemble bostonien qui se réclame de Ministry et de Nine Inch Nails. Pas étonnant que le chanteur possède un timbre vocal aussi abrasif qu'Al Jourgensen. Côté ambiance, ce n'est pas beaucoup plus drôle. Rien que les illustrations de la pochette vous donnent un idée du climat qui règne tout au long de ce "Judgment". En médaillon figure le "Dernier Jugement" de Scroveni et à l'intérieur un extrait d'une peinture miniaturiste de Pol de Limbourg (Les Très Riches Heures). Des images plutôt négativistes qui transpirent également à travers des lyrics hostiles à toutes les formes de religion...

 

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Betty Goes Green

Hand Some

Pour enregistrer son deuxième album ("Hunalaria"), ce quintet bruxellois avait bénéficié du concours de Mike Rathke à la production. Mike, si vous l'ignorez encore, assure à la fois les fonctions de guitariste et de coproducteur pour Lou Reed. Et figurez- vous que lors des sessions de "Hand Some", réalisées au studio RPM de New York, Lou est venu donner un petit coup de guitare sur "It's been a long time". Ce qui semble avoir décidé Robert Wasserman d'apporter sa collaboration à la basse pour un autre titre. "Lies", pour ne rien vous cacher (!). Bref, comme vous pouvez le constater, l'élite rock'n’rollienne de New York porte un intérêt certain à la formation belge. Et à l'écoute de ce "Hand Some", vous comprendrez aisément pourquoi. Pas de grunge, de pop ou de hardcore, mais un disque de rock urbain bien saignant, juteux, stoogien, reedien, entrecoupé de ballades semi-acoustiques insidieuses, sombres, presque velvetiennes...

 

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Beck

Pay no mind

Bénéficiant du concours de quelques potes, parmi lesquels on retrouve Calvin Johnson de Beat Happening et Sect des Spinnanes, "One foot in the grave" s'intéresse surtout à la musique country traditionnelle. Celle de Woodie Guthrie et de Ramblin' Jack Elliott en particulier. Encore que cet opus soit incrusté de trois intermèdes acides, parfois dynamisés dans l'esprit de Syd Barrett, parfois oxydés par le blues. Des chansons essentiellement acoustiques qu'il négocie d'une voix nasillarde, proche d'un Ray Davies...

 

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Beck

One foot in the grave

Nous vous avions expliqué, lors de la sortie de "Mellow Gold", que Beck prêchait un psychédélisme à multiples facettes, mais élaboré dans le sens le plus contemporain du terme. Sur cet opus, qui ne manquait pourtant ni d'imagination, ni de profondeur, il privilégiait le sens mélodique. Et ce "Pay no mind", qui en est extrait, épouse parfaitement cette perspective accessible. Mais ce single épingle également trois expérimentations avant-gardistes, prétextes à bruitages, distorsions en tous genres, collages, etc.

 

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The Bats

Silverbeet

Tout comme les Chills, les Triffids et le défunt Go Betweens, ce quartet néo-zélandais cultive l'art du pop avec beaucoup de subtilité et de charme. Une pop redessinée par le ‘Postcard’ des Smiths voire d'Aztec Camera, dont le romantisme mélancolique et rêveur affiche une simplicité et une sérénité désarmantes. "Silverbeet" rassemble treize fragments savoureux. Treize chansons dont l'écriture imaginative semble héritée du mysticisme écossais. Treize mélodies acidulées, sculptées dans les cordes de guitares duales, scintillantes, cliquetantes de Kaye Woodward et de Robert Scott dont l'intensité contraste savoureusement avec la voix claire et suppliante dudit Robert...

 

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