La pop sauvage de Metro Verlaine

Un coup de foudre, et puis le romantisme comme mode de vie, Metro Verlaine est avant tout une histoire de passion. Fondé en 2013, après un voyage à Londres qui a laissé des cicatrices et un sale goût de ‘lose’ au fond de la gorge, l'histoire de Metro Verlaine…

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Une lune de nacre éclaire And Also The Trees…

« Mother-of-pearl moon », le nouvel elpee d’And Also The Trees, paraîtra ce 23 février 2024. Nés d'une série d'improvisations à la guitare électrique, de Justin Jones avant et après l'aube, pendant un mois de solitude en 2020, les morceaux se sont ensuite…

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Vive La Fête - 11/04/2024
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Chroniques

Laurie Anderson

Bright Red

Après cinq années de silence, l'ancienne coqueluche de l'avant-garde new-yorkaise a décidé de refaire surface. En enregistrant un nouvel opus. Sous la houlette de Brian Eno. Pas seulement à la production. Mais également aux claviers, aux collages et aux manipulations de bandes. Une session qui a également bénéficié du concours de quelques invités notoires, parmi lesquels nous avons remarqué la présence du guitariste Adrian Belew (Gabriel, Bowie) et surtout de Lou Reed pour la seule et unique composition "In our sleep". Il la cosigne, partage le chant et y joue de la guitare. Un album très climatique, habilement sculpté dans la muzak ou le minimalisme qui incite à la méditation. En général les lyrics de Laurie explorent les aspects les plus sombres de l'expérience humaine ou se murent dans la solitude glacée. Un périple ou une attitude qu'elle mâche impersonnellement, humoristiquement, d'une voix confidentielle, versatile et magnétique. Pop art !

 

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Anderson Bruford Wakeman Howe

An Evening Of Yes Music Plus

Pour ceux qui l'ignorent encore (ça rime), Anderson, Bruford, Wakeman et Howe sont les ex-musiciens de Yes depuis que Chris Squire a gagné ce fameux procès destiné à s'octroyer l'attribution du patronyme. "An Evening Of Yes Music Plus" propose, en un box de deux CD, la plupart des classiques du groupe enregistrés ‘live’ par le quatuor en 1989. Le premier disque épingle ainsi "Time And A Word", "Owner Of A Lonely Heart", "Long Distance Runaround" et "And You And I", mais dans des adaptations acoustiques. Alors que le second inclut "Close To The Edge", "Heart Of The Sunrise" et "Roundabout" dans des versions étirées pour ne pas dire tirées en longueur...

 

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And Also The Trees

The Klaxon

Bien que d'origine insulaire (Inkberrow, Worcestershire), And Also The Trees récolte essentiellement son succès outre-Quiévrain. Une situation qui peut facilement s'expliquer par le goût prononcé manifesté par le public hexagonal pour les groupes romantiques. Au cours de la seconde moitié des eighties, "Lively Art", sous label de New Rose, va même donner naissance à la ‘touching pop’, mouvement de post cold wave directement inspiré par le Cure, Sad Lovers & Giants ou And Also The Trees, et illustré par des groupes comme Little Nemo, Mary Goes Round, Asylum Party ou Lobo... Sixième opus studio d'AATT, "The Klaxon" (pour l'élégance du titre faudra repasser) nous plonge dans un univers sonore austère, glacial, univers peuplé de cordes de guitare vertigineuses, mélancoliques, d'arrangements presque classiques, que souligne la voix emphatique, grandiloquente de Simon Huw Jones, un univers dont la profondeur nous rappelle quelque part la bande sonore du célèbre long métrage, "Docteur Jivago", en plus électrique!

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Eric Ambel

Loud & Lonesome

Bien que peu connu du commun des mortels, Eric Ambel possède une carte de visite plus que respectable. Non content de chanter, de jouer de la guitare et de composer, il produit et conçoit les arrangements. Pas uniquement de ses propres albums. Mais également d'artistes réputés. Comme par exemple en 1992, lorsqu'il a ciselé "Crooked Line", album solo du guitariste de Crazy Horse, Nils Lofgren. Ce Californien (Los Angeles) a, en outre, sévi au sein des Del Lords au tout début des eighties, formation au sein de laquelle il a côtoyé l'ex-Dictator Scott Kempner. Compliqué tout cela. Mais nécessaire pour bien comprendre le style dispensé tout au long de ce "Loud & Lonesome". Hormis l'une ou l'autre ballade country folk typiquement yankee, cet opus libère une électricité blanche, intense, sculptée dans les cordes de guitare intrépides, sulfureuses, ébréchées, cinglantes. Une musique excitante, savoureuse, réminiscente d'"Everybody knows this is nowhere" de Neil Young, voire du Paisley Underground (encore!) le plus rigoureux d'un Steve Wynn (Gutterball) ou du Green On Red basique. Un album épatant qui a bénéficié du concours de requins de studio comme le bassiste Andy York (Jason & The Scorchers, John Mellecamp, Nils Lofgren) et le drummer Keith Levreault (Blood Orange, KevinSalem).

 

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The Almighty

Crank

Ardent disciple du PETA, association mondiale qui dénonce les mauvais traitements infligés aux animaux, Almighty nous vient de Londres et pas de Nazareth. Une doctrine que l'on ne retrouve pourtant pas dans ses lyrics. Quant à l'expression sonore, sa nature folk punk aux vertus New Model Army est successivement convertie au speed metal de Poison Idea et au metal de Metallica. La foi soulève parfois des montagnes, mais dans ce cas ci, le Tout Puissant est devenu trop puissant!

 

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Alice In Chains

Jar Of Flies/Sap

Ce double CD couple sept titres enregistrés en 1993 ("Jar Of Flies") et quatre autres gravés en 1991 ("Sap"). Seul dénominateur commun, le heavy metal atmosphérique qui gangrène la plupart des mélodies. En fait hormis le jazzyfiant "Swing On This", et le sinusoïdal "I Stay Away", parcouru d'un violoncelle délicat, on n'y retrouve aucun titre menaçant, puissant, digne de "Dirt", précédent opus qui s'était vendu en 1992 à plus de trois millions d'exemplaires. Encore un ensemble yankee qui semble mal digérer la période post grunge que seuls, jusqu'à présent, Pearl Jam et Smashing Pumpkins sont parvenus à négocier avec succès...

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Agnes Stone

Agnes Stone

Un groupe californien (San Francisco) qui bénéficie d'un coup de pouce de Quincy Jones, et de la collaboration de Benmont Tench, claviériste chez les Heartbreakers de Tom Petty, pour enregistrer son premier album présente incontestablement une belle carte de visite. Oui, mais le résultat n'est pas à la hauteur des apparences, le quartet se contentant, tout au long de son premier opus, de secréter une soft pop stérile, sub Prince, à peine plus consistante que celle dispensée par Maria Carey. Quoiqu’au change !...

 

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The Afghan Whigs

What jail is like

Attention, ceci n'est pas un nouvel album du quartette de Cincinnati, mais une compilation partagée entre titres studio et morceaux ‘live’. Hormis deux versions du titre maître, composition qui figurait sur "Gentlemen", et "Now you know", version enregistrée en public de ce dernier opus, "What jail is like" s'attaque à quatre covers de rhythm’n’blues. La plus célèbre, "My world is empty without you" des Supremes n'ayant cependant voix au chapitre que pour la moitié de la cover. Ce qui n'empêche pas le CD d'être d'excellente facture. En tous cas, il permettra aux nombreux (et surtout nombreuses) fans (qui a dit groupies?) de patienter jusqu'au prochain elpee. Il règne, d'ailleurs, tout au long de cette œuvre, une tension blanche, latente, sensuelle ; une tension alimentée par un tourbillon d'émotions capricieuses. Emotions suscitées par la voix déchirée, fiévreuse (et le mot est faible!), passionnelle de Greg Dulli, organe vocal qui provoquerait (au féminin!) les fantasmes les plus pervers... Mais là, c'est une autre histoire!

 

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Balanescu Quartet

Luminitza

En 1992, Balanescu Quartet rendait sur "Possessed" un bel hommage à Kraftwerk, en adaptant à la sauce classique des covers du mythique duo teuton. En publiant "Luminitza", la formation semble avoir définitivement tourné la page et opter plus classiquement pour la musique de chambre. Avant-gardiste, il est vrai. Expérimentale même, à la manière de Tuxedo Moon circa "Divine" ou de Barry Adamson, il faut le souligner. Mais à notre humble avis, essentiellement destinée à sonoriser la bande sonore cinématographique. Pas de pot!

 

 

 

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Mother Earth

The People Tree

Dédié à la mémoire de feu Steve Marriott, célèbre guitariste qui avait fréquenté successivement les Small Faces puis Humble Pie, "The People Tree" constitue le deuxième opus de ce quartet insulaire. Bien que relevant du label ‘Acid Jazz’, écurie responsable du virus ‘in crowd’ qui contamine les pistes de danse depuis le début des nineties, Mother Earth se distingue de ses condisciples par un goût très prononcé pour le rhythm’n’blues des seventies. Celui de Sly & The Family Stone, Brian Auger et du Steve Miller Band en particulier. Malheureusement, malgré le talent incontestable des différents instrumentistes, et la bénédiction de Paul Weller (qui participe aux backing vocaux pour un titre), ce mélange souffre d'anachronisme aigu…

 

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