La cavalcade de Jéhan…

Poussé par un nouvel élan poétique, Jean Jéhan a sorti son nouvel opus, « On ne sait jamais », le 18 novembre 2023. Pour ce cinquième elpee, Jéhan fait le choix de s'affranchir de ses affinités folk rock, pour aller vers des horizons plus dégagés. On retrouve…

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Meril Wubslin fait ça… et dans la langue de Molière…

Fondée en 2010 par Christian Garcia-Gaucher (BE/CH) et Valérie Niederoest (CH), Meril Wubslin est une formation belgo-suisse dont la musique est décrite comme lo-fi-folk-sci-fi-psyché-transe. Duo à l’origine, elle est passée à un trio en 2015, à la suite de…

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Chroniques

Chris Andersen

The dreamer

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Pour son troisième opus personnel, Kid Andersen est épaulé par de nombreux amis. Et tout d’abord par la section rythmique de Charlie Musselwhite : le bassiste Randy Bermudes (passé depuis chez les Fabulous Thunderbirds) et le drummer June Core. Les potes du Terry Hanck Band sont également de la partie. Dont Hanck en personne au saxophone. Butch Cousins se réserve les percussions et Bob Welsh (NDR : très souvent partenaire de Mark Hummel) les claviers. L’harmoniciste Jimmy Dewrance a débauché deux de ses musiciens : Hans Bosse et Kedar Roy. Du bien beau monde! Kid signe la majeure partie du répertoire de cette œuvre caractérisée par son homogénéité et l’excellence de sa solution sonore. 

L’elpee démarre par le titre maître. Un divertissement instrumental qui laisse la part belle à sa guitare, dont la tonalité est toujours hantée par l’esprit de Peter Green. Son boss, Charlie Musselwhite, est venu souffler dans son harmo dans un style écorché qui lui est si personnel! Bien blues, “Dig the pain” est imprimé sur un tempo soutenu. Une plage que n’aurait pas renié Howlin’ Wolf. Le travail opéré par la section rythmique est remarquable. Kid est idéalement placé pour dispenser son jeu complexe. Mais si son inspiration majeure oscille d’Hubert Sumlin à Green, il prend le soin de préserver son toucher magique, qui en fait toute son originalité. Son attaque n’est pourtant pas très orthodoxe, mais elle s’avère tellement efficace. Le tempo s’élève pour “Rocket fuel”, un tempo qu’apprécie Billy Boy Arnold. Les changements de rythme sont rondement exécutés par le bassiste et le percussionniste. Une paire de choc ! Le style d’Andersen est clairement rock et véritablement inventif. La voix de Chris n’est guère puissante. Mais son timbre nasillard et indolent s’adapte parfaitement à musique. “Jezebel” nous plonge au sein de son monde aventureux. Il élabore des sonorités, imagine des artifices, les développe à l’extrême. Auprès de ses comparses qui s’expriment dans une liberté contrôlée, il sert de fil rouge. Dewrance en profite pour pousser de petits cris plaintifs à l’harmonica. Andersen avoue modestement des influences majeures. Mais en prendre connaissance, c’est un peu comme parcourir une Bible au sein de laquelle figurent, en lettres majuscules, les grands noms du blues et de la rock music. Surf fiévreux adapté d’un thème western notoire, “Twist of the century” palpite au son du saxophone cracheur de Hanck! Le retour à un blues bien poussiéreux nous rapproche du Delta. Le chant flemmard est talonné par l’harmo de Rick Estrin (des Nightcats) et le piano de Welsh. Chanson légère et divertissante, “Soul city” est couvert d’accents R&B façon Stax! Autre musicien invité à souffler dans la musique à bouche, le Californien Andy Santana nous propose une longue épopée intitulé “The nightmare”. La voix de Kid semble de plus en plus fatiguée. Elle est même très proche, ici, de celle d’un J.J Cale. Les différentes parties musicales de cette plage sont construites suivant le processus adopté par un jam band. Andersen est totalement imprégné par son blues lors de sa reprise du “Serve me right to suffer” de Jimmy Dawkins. Il est vrai que le jeu d’écorché vif de Dawkins lui colle bien à la peau. Lorsqu’il est en forme, Dawkins est sans aucun doute l’un des plus grands guitaristes du Chicago blues. Kid ne trahit jamais de baisse de régime. A chaque décollage, il nous communique le frisson. Slow blues, “A better day” est issu de sa plume. Impérial, il s’y révèle plus Dawkins que nature. Seul Welsh le soutient aux ivoires. L’album s’achève de manière très classique, par la cover du “Take it slow” de Jimmy Reed. Dewrance a empoigné l’harmo. Bob Welsh est passé à l’orgue. Un opus de grande classe !

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Patrick Bruel

Des souvenirs… ensemble

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Dès les premiers accords, la foule hurle déjà. Le temps des ‘Patriiiiick’ est désormais révolu mais la clameur du public n’en n’est pas moindre pour autant. En guise d’ouverture de son dernier album live, Patrick Bruel nous sert son fameux « Alors regarde » mais l’entonne de manière plus posée qu’auparavant. C’est qu’aujourd’hui, il n’a plus rien à prouver. Son public, toujours présent, lui est acquis d’avance. Il ne lui reste qu’à se faire plaisir. Chose qu’il semble d’ailleurs faire à la perfection. Rien qu’à l’écoute, on l’entendrait presque sourire sur le refrain du deuxième titre « J’m’attendais pas à toi ». Et l’audience de clamer ses paroles en chœur. Tout au long du concert, Bruel retrace son parcours. De la « Place des grands hommes » « Au café des délices », il aborde les grandes étapes de sa carrière. Non, décidément, pas de doute, si vous appréciez Bruel, « Des souvenirs… ensemble », est une bonne compilation destinée à faire plaisir à toutes celles et tous ceux qui en ont…

Quant aux Dvds, le premier immortalise le concert dans son intégralité et dévoile quelques titres supplémentaires (« Décalé », « Mon amant de Saint Jean », « J’te mentirais »,…) Effet probablement escompté : faire craquer les plus accros. Le deuxième nous permet de découvrir, notamment, Bruel lors de sa tournée accomplie aux Etats-Unis. On en retiendra un récréatif Johnny Halliday adressant un ‘toi, tu me donnes l’envie d’avoir envie!’ à un Patrick Bruel qui, sans conteste, semble prendre son pied.

iTunes:

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Etienne Daho

L’Invitation / Be My Guest Tonight

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En nous adressant « L’Invitation », Daho, le vieux routard de la pop (Etieeeeeeeenne, pour les intimes) dresse, une fois de plus en hôte attentif, la table pour ses convives. Après envoi du bristol de circonstance, l’homme se démène pour servir à ses invités, tout l’arôme de son flegme et la pertinence de ses arrangements musicaux. Pour des hommes de mon âge, dont la carte d’identité affiche froidement le début des années septante, Daho est ce Morrissey dont on comprendrait les paroles. Il est ce dandy posé qui enflamme au premier son de sa voix. Daho est le souvenir d’une époque lointaine et le fil d’Ariane entre le labyrinthe de la pop actuelle. On a tout dit sur lui, une éventuelle homosexualité, une maladie incurable aux prémices de sa mort foudroyante, un dernier album avant la fin complète de sa discographie. L’Homme en rit. Il joue sur cette ambiguïté et parvient même à s’en servir comme fond de commerce. Il trouble quoi qu’on en pense. Derrière lui, traîne une réputation de bête de travail capricieuse et intransigeante. Ce n’est, semblerait-il, que pour mieux mettre en place les idées qui pullulent dans sa tête.

Les dix plages de ce neuvième album, possèdent chacune le copyright indécrottable de l’auteur. Dès l’ouverture de la première partie de l’elpee, on reconnaît la griffe de Daho. Pour les fans de la première heure, ils se sentent en terrain connu. Pour les nouveaux avides d’un revirement, ils doivent bien se demander ce qu’il y a de nouveau dans le chef de « L’Invitation ». Coutumier de la classe, et du bon goût, Daho enfile une fois de plus, le même costume d’apparat, et vient flirter avec nos émotions. Il pousse nos esprits, comme à son habitude, à la réflexion. Il touche aux endroits stratégiques qu’il a pourtant ciblés maintes et maintes fois. Mais ça marche ! On s’emballe vite sur les mélodies, où la voix si discrète mais parfaitement présente du Rennais vient se poser. Et même si il n’y a rien de fulgurant dans l’album, la qualité des arrangements et le travail d’ambiance est remarquable. Après les 45 minutes de cette première invitation, vient s’ajouter une deuxième galette, il s’agit là de Daho qui s’invite lui même sur des covers connues. « Be My Guest Tonight » est le recueil en 5 titres de vieux standards du blues ou du rock. Trahissant un accent ‘frenchy’ à couper au couteau, ses adaptations de morceaux signés Fred Neil, Hank Williams, Billie Holliday ou Smokey Robinson ne sont disponibles qu’en édition ‘de luxe’, et ne s’adressent qu’aux inconditionnels de l’auteur.

 

Pour voir le clip de « La Vie Continuera » 

http://www.wat.tv/video/etienne-daho-vie-continuera-motj_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYVAh.html
http://fr.youtube.com/watch?v=xfoqbOV8Gpw

Pour voir le clip d’« Obsession »

http://www.youtube.com/watch?v=LKRW2gBLIgA
http://www.wat.tv/video/etienne-daho-obsession-ixip_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftOOE.html

Pour voir le clip de « L’invitation »

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/691623/attitude-etienne-daho-invitation.html
http://www.youtube.com/watch?v=IjWmWYgssXY

 

 

 

 

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dEUS

Vantage Point

Écrit par

Joli retour pour la bande à Tom Barman. « Vantage Point », successeur de « Pocket Revolution » et annoncé par l’énormissime single « The Architect », est à peu de choses près ce que l’on pouvait attendre d’un dEUS. C’est-à-dire une série de dix tueries aux riffs accrocheurs et aux refrains impossibles à déloger du cortex cérébral. Même s’il est évident que Barman et co. ne prennent plus autant de risques qu’auparavant, l’ère des « Theme From Turnpike » ou « Everybody’s Weird » étant loin derrière eux, ce nouveau recueil démontre que la formation belge est également à mille lieues d’une potentielle perte de régime.

Ce respectable « Vantage Point » convainc dès les premiers accords de « When She Comes Down », sa plage d’ouverture. La cadence est d’ailleurs conservée tout au long de la durée du disque, des délassants « Eternal Woman », « Smoker Reflect » et « Slow » aux addictifs « Favourite Game », « Is A Robot » et le déjà fameux « The Architect ». dEUS réussit là un nouveau sans faute qui ne fait que conforter le statut de formation culte du quintet. Le disque de l’été made in Belgium.

 

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Julien Doré

Les Limites (single)

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Attendu au tournant depuis sa victoire à la Nouvelle Star de M6 l’an dernier, Julien Doré marque l’envol de sa carrière à l’aide d’un premier ‘vrai’ single, plutôt gentillet, aux accents pop folk. Ceux qui ont suivi de près l’émission regretteront éventuellement le grain de folie du jeune homme, quasiment absent de cette première composition, mais seront frappés par le côté très ‘Jean-Louis Murat-esque’ de ses intonations. Petite ritournelle de deux minutes et quelques secondes assez sympathiques, « Les Limites », ne présente manifestement pas le même potentiel tubesque que le « Double Je » d’un certain Christophe Willem. Reste donc à voir ce que le lauréat de la Nouvelle Star 2007 nous réserve sur son premier ouvrage, à paraître incessamment sous peu. Souhaitons que ces ‘limites’ ne soient pas celles de son talent...
 
iTunes:

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Evangelista

Hello, Voyager

Écrit par

Derrière Evangelista se cache Carla Bozulich, chanteuse des Geraldine Fibbers. Ce nouveau projet nous accompagne à travers les élucubrations schizophréniques de la donzelle. Difficile d’accès, l’univers bipolaire de Bozulich déconcerte et donne assez rapidement la nausée aux auditeurs non avertis. Assurément, quelques titres de cet « Hello, Voyager » permettent d’entrevoir la facette plus posée et agréable d’Evangelista (« The Blue Room », « Lucky Lucky Luck », « For The L’il Dudes »). Mais cette dimension analgésique ne fait alors qu’amplifier le côté saumâtre et agaçant des petites expérimentations de Bozulich (« Hello, Voyager », « Winds Of St. Anne »). Evangelista ne semble pas encore avoir choisi entre l’option Noise, gothique ou Sleep Rock. En attendant que la formation qui compte, entre autres, des membres de Thee Silver Mt. Zion, se décide entre les deux alternatives, nous, on passe notre chemin. Très discrètement, histoire de ne pas énerver la demoiselle, apparemment assez tourmentée.

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Fall Out Boy

**** Live in Phoenix

Après avoir concocté trois albums en studio, Fall Out Boy revient sous le feu des projecteurs en nous proposant un elpee enregistré en public lors de la tournée ‘Honda Civic’. Au Cricket Pavillion, à Phoenix (USA). Le 22 juin 2007, très exactement. Découpé en pas moins de 15 titres, l’opus attendu par bien des fans est étrangement intitulé « **** ». Il recèle la plupart des singles des trois cds précédents ; en outre, la moitié du set émane de son dernier essai studio en date : “Infinity on High”.

Bien que la plaque réjouisse les fans purs et durs, Fall Out Boy démontre ici qu’il est un groupe de studio et non de live. Certes, le jeu de scène est au rendez-vous –les guitares tournent et les effets pyrotechniques ne manquent pas–, mais tout de même. On peut s’attendre à quelques imperfections instrumentales  –et oui, accomplir des pirouettes en jouant n’est pas si simple– mais la voix est trop souvent hors ton et gâche donc le plaisir d’écoute.

Malgré ce tableau assez sombre, tout n’est pas mauvais. Tout d’abord, ici au moins, on sent que l’on à affaire à du vrai ‘live’, pas comme sur certains enregistrements aseptisés (le “Live in San Diego” de Switchfoot est un bon exemple). « **** » respire donc le direct avec tout ce que cela comporte, comme les –parfois gros– mots du chanteur entre les titres ou les réactions de la foule en plein délire chantant en chœur les refrains. La reprise du “Beat It” de Michael Jackson est un autre moment fort. Impliquant John Mayer, ce titre est un réel plaisir pour les oreilles. Il est également le seul enregistré en studio.

A noter qu’il existe également une version Dvd de ce set, incluant également la cover ‘live’ de « Beat It ».

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Get Cape. Wear Cape. Fly

Searching For The Hows And The Whys

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A trop rechercher le comment et le pourquoi des choses, on peut aisément finir par prendre la tête à son auditoire. La quête philosophique de Sam Duckworth alias Get Cape. Wear Cape. Fly, elle, démarre pourtant sur des notes si légères que le questionnement ne paraît subsister que quelques courts instants. Une impression de bien trop courte durée.

« Let The Journey Begin » introduit ce second essai en fanfare, à l’aide de trompettes, de saxos, d’une section de cordes et d’une petite touche d’electronica. Un départ prometteur qui laisse vite place à une évidente masturbation mentale dont la substance obtenue est propulsée aveuglement sur une large partie de la plaque. La vivacité des mélodies est alors effacée au profit de textes trop bavards et d’une profondeur qui semble mal avenue. Les extraits les plus sympathiques de ce second recueil en perdent carrément de leur charme (« The Children Are (The Consumers Of) The Future », « Keep Singing Out » ou encore la collaboration de Kate Nash sur « Better Things »). Même la patte évidente de Nitin Sawhney, coproducteur de l’essai, tombe à plat. Get Cape. Wear Cape. Fly se paie également une intervention de Billy Bragg sur un interlude dont l’intérêt et la pertinence est difficile à cerner. Dans l’ensemble, ce « Searching For The Hows And The Whys » est vraisemblablement plein de bonnes intentions mais passe inexorablement à côté de son objectif. Sauf si celui-ci est effectivement de prendre la tête à son auditoire...  

 

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Transit

Whitewater

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Ayant récemment joué en première partie de 65daysofstatic à l’Orangerie du Botanique, Transit peut se targuer de porter l’étiquette de nouvel espoir post-rock made in Belgium. Proche de l’univers des Ricains d’Explosions In The Sky, le quatuor s’applique à faire frissonner son auditoire à coup de longues excursions contemplatives au cœur d’un genre auquel il apporte une petite touche personnelle. Une touche de pop aérienne, relativement bien placée, qui donne du relief à l’ensemble et permet à la formation d’éviter la redite (« Trees », « Maribor »). Transit parvient également à glisser quelques vocalises sur certains morceaux (les resplendissants « Thor » et « Lucas ») de manière si discrète et subtile qu’elles paraissent dès lors indissociables de l’ensemble. On saluera plus particulièrement la performance de la formation sur l’épique « January » et sa structure assurément classique mais terriblement efficace. Légèrement moins inventif que des Tomàn ou des Tape Tum, les quatre Gantois donnent sur ce « Whitewater » le signal de départ d’une carrière que les fans du genre devraient certainement suivre de très près.

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Animal Collective

Water Curses (EP)

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Animal Collective persiste et signe. Le trio poursuit sa conquête à grande échelle de la planète indie en publiant un EP 4 titres, « Water Curses », quelques mois après avoir concocté le déjà incontournable « Strawberry Jam ». Parfaite continuité de ce dernier, le court exposé consiste tout simplement en une nouvelle preuve d’ingéniosité. Les quatre morceaux inédits créent une nouvelle brèche dans la frontière entre le rêve et sa part de folie. On en émerge certes moins confus qu’auparavant, leurs expérimentations n’ayant momentanément plus de secrets pour ses adeptes, mais nos esprits ressortent néanmoins toujours aussi émerveillés par la magie des invocations spirituelles de cette confrérie animale. Le champêtre « Water Curses » précède un « Street Flash » délassant et un « Cobwebs » étrangement familier. L’ensemble donne incontestablement un arrière goût de trop peu, mais peut-être est-ce là le but des membres de la formation culte. Ceux-ci clôturent leur courte intervention par un « Seal Eyeing » captivant, nous abandonnant sur place, pendus à leurs lèvres et impatients d’entrevoir les futurs délices et supplices qu’ils nous réservent...  

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