Mustii avant que la fête ne soit finie…

L'auteur, compositeur et acteur Thomas Mustin aka Mustii représentera la Belgique au Concours Eurovision de la chanson avec son nouveau titre « Before The Party's Over », un hymne à la vie, à la fois fragile et puissant. Le titre –comme la vie elle-même– est…

logo_musiczine

Les décibels de Chatte Royal…

Le premier elpee de Chatte Royal, « Mick Torres Plays Too Fucking Loud », paraîtra ce 8 mars 2024. Fondé en 2020 par Diego Di Vito, Dennis Vercauteren et François Hannecart, et rejoint par Téo Crommen en 2021, il compte deux Eps à son actif, « Septembre », en…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Zara Larsson 25-02-2024
frank_carter_and_the_ratt...
Chroniques

Savalas

Exercise and Karma drills

Écrit par

Ce qui surprend sur cet album, c’est son éclectisme. Faut dire aussi que les influences du groupe sont plutôt amples, oscillant de Radiohead à Jeff Buckley, en passant par les Beatles. Bref, c’est sans doute après avoir secoué vigoureusement ces multiples élixirs référentiels au sein d’un grand shaker, que Savalas est parvenu à composer les chansons de son « Exercise and Karma drills ». Le drummer, le bassiste et le guitariste sont talentueux. Les morceaux sont bien construits, les mélodies intéressantes. Plutôt agréable, la voix du chanteur se distingue par sa précision chirurgicale. Les textes parlent d’amour et de leur manière d’appréhender la vie. Des thèmes classiques mais qui font toujours mouche au XXIème siècle.

Bref, le fruit de leur travail est soigné et son écoute est plutôt confortable. Mais il y manque ce petit grain de folie pour faire la différence. On aurait parfois envie que la solution sonore explose, qu’elle libère de l’adrénaline. Qu’elle manifeste du punch, en quelque sorte. Mais les morceaux sont tellement bien construits et respectent une structure tellement rigide, qu’ils finissent par susciter la lassitude voire l’ennui. A force de se retrancher dans les sentiers battus, Savalas gaspille un véritable potentiel, qu’il ne parvient jamais à exploiter tout au long de ce nouvel opus.

Cette absence d’originalité est probablement la conséquence d’un effet de mode, cultivé dans le Nord du pays. Trop de groupes en Flandre adoptent aujourd’hui un style musical fort semblable. Maintenant, les compos sont suffisamment contagieuses pour satisfaire les amateurs du genre et même devenir des tubes, chez nos voisins du Nord.

 

Rating

Marie Queenie Lyons

Soul Fever

Écrit par

Enregistré en 1970 par Marie Queenie Lyons, « Soul fever » restera à tout jamais son unique album, la jeune femme ayant disparu de la circulation après la sortie du disque. Enregistré pour le label Deluxe (une filiale de King, maison de disque de James Brown), la version vinyle de « Soul Fever » était devenue aussi difficile à trouver qu’une place de parking non payante dans le centre de Bruxelles. De nouveau, il est nécessaire de souligner les formidables initiatives du label Vampisoul qui permettent au plus grand nombre de découvrir quelques pépites oubliées.

La musique proposée ici (uniquement des reprises) est typique de la soul sudiste de l’époque : très mélodique et emmenée par la belle voix très gospel de Mary, capable de passer de la douceur à la sauvagerie en un clin d’œil. « Soul Fever » hésite entre des titres plus groovy comme le superbe « See and Don’t See » et des morceaux plus lents, enrichis de cordes, qui rappellent un peu les slows de Ray Charles. Hormis les chansons plus classiques, des plages comme « Fever » et « Your Thing Ain’t No Good Without My Thing » touchent tout simplement à l’excellence. Soul Power !

 

Rating

Midnight Juggernauts

Dystopia

Écrit par

Attention, gros dossier. Sorti en 2007 sur les terres d’origines de la formation, il aura fallu attendre plusieurs mois avant que le premier essai de Midnight Juggernauts ne débarque enfin dans les bacs de nos contrées. Et l’attente en valait la chandelle. Sans véritablement révolutionner le genre, ces poids lourds australiens reprennent adroitement le flambeau de nouvel espoir de l’electro rock aux accents disco, sans tomber dans la catégorie ‘Nu Rave’. Agrippé à ses synthés et autres vocodeurs, le trio invite dès les premières notes de la plage d’introduction à prendre place dans son vaisseau pour une petite visite hors de ce monde. Une promenade interplanétaire au cours de laquelle on croisera Giorgio Moroder, Daft Punk, Klaxons ou encore Cut Copy.

Malgré quelques incidents de parcours qui auraient aisément pu gâcher l’ensemble du voyage (« Scorpius », « So Many Frequencies »), les Midnight Juggernauts démontrent une aisance déroutante dans la maîtrise de leur véhicule. Ces petites mésaventures sont par ailleurs rapidement effacées de la mémoire des passagers qui ne pourront que s’incliner devant la beauté d’« Aurora », la rencontre du 3e type de « Tombstone » ou encore les formes obsédantes de « Road To Recovery » et « Shadows ». Forts d’une réputation live sans reproche, Midnight Juggernauts tiennent une première œuvre qui, même sans être intemporelle, risque fort bien de laisser des traces inaltérables sur les pistes de danses de l’univers entier.

 

Rating

Picastro

Whore Luck

Écrit par

Derrière l’horrible pochette de ce « Whore Luck » se cache une formation originaire de Toronto. Et comme la plupart des formations indie contemporaines issues du Canada, Picastro dispose de tout le potentiel pour devenir une référence. « Whore Luck », troisième essai de Liz Hysen et sa bande, est un condensé de ce que les Ricains appellent ‘Sleep Rock’, joliment allié à des éléments post-rock. Entouré d’invités prestigieux tels que Jamie Stewart (Xiu Xiu) et Owen Pallett (Final Fantasy), Picastro défend, avec toute la délicatesse requise, une musique introspective, presque religieuse. De sa voix perçante, la grande prêtresse de la congrégation envoûte subtilement les fidèles à l’aide de cantiques intrigants et obscurs. Même sans grandes envolées spirituelles et malgré quelques expérimentations étouffantes, « Whore Luck » attire l’attention. Cependant, la cérémonie, qui se clôture sur une reprise du « An Older Lover, Etc. » de The Fall (rebaptisé ici « Older Lover »), laisse derrière elle un goût un peu trop amer. Une fois parachevée, celle-ci ne marque d’ailleurs l’esprit qu’à court terme. Picastro a donc encore du pain sur la planche avant d’obtenir le statut de formation incontournable.

 

Rating

Puerto Muerto

I was a swallow

Écrit par

« I was a swallow », le  4ème full album du couple de Chicago, s’ébauche sur un premier morceau mitigé, où la voix de Christa Meyer -sur le fil du rasoir- n’augure pas l’enchantement ; puis petit à petit, cette voix prend mystérieusement de l’assurance pour rejoindre le timbre grave et profond de Joan Baez. Un piano en mode mineur, un clin d’œil cabaret, des mélodies épurées, et l’album prend soudainement des ailes. On commence à se complaire dans cette atmosphère feutrée, à la fois sombre et glamour sans être surjouée. Des touches de sensualité mêlées de décadence qui évoquent l’univers des Dresden Dolls ; une pesanteur qui s’attarde volontiers sur chaque instant avant de céder à des airs tango plus légers. Puerto Muerto, délaissant les tentatives punk-folk incertaines de ses précédents albums, entrouvre un style intimiste et doucement hanté. Esthétique et imagé, on peut fermer les yeux et voir la fumée bleutée, le maquillage sensuel de la diva, les regards embrumés et captivés ; résolument nocturne, « I was a swallow » captive par la justesse d’interprétation de cet univers doux-amer.

 

Rating

Maurizio Pugno

That's what I found out!

Écrit par

Sur la pochette de cet elpee, on peut lire ‘Featuring Sugar Ray Norcia’. Et pour l’illustrer, notre bon Ray pose auprès du modeste Maurizio. Quoi de plus naturel, car pour allécher le consommateur, il fallait mettre en place une stratégie. Or cet illustre Américain jouit d’une solide réputation. Que ce soit à la tête de ses propres Bluetones (NDR : au sein desquels militait Ronnie Earl, lors des débuts, en 1977), des Broadcasters du même Earl ou du Roomful of Blues. Maurizio est guitariste. Un Italien qui s’est révélé au sein du groupe local, Rico Blues Combo. Il y a côtoyé le chanteur/harmoniciste Rico Migliarini (NDR : ce dernier a commis quatre albums, dont le dernier "House of blues rags", a bénéficié de la participation de Sugar Ray). Il a également apporté son concours à la confection de deux albums ‘live’ du réputé Tad Robinson ; deux disques qui paraîtront bientôt.

Balisé sur un thème très jazz et swing, "Opening act" permet aux musiciens de prendre la température ambiante. Pugno est bien un guitariste versatile. Très à l'aise dans le registre, il échange des chorus avec l'organiste Alberto Marsico. Un concitoyen notoire qui impressionne sur instrument. Gio Rossi est impérial derrière ses caisses. De classe internationale, ce drummer a longtemps côtoyé Egidio Ingala et Enrico Crivallero. Sugar Ray entre en scène. Il chante d’une voix chaude et puissante "That crazy girl of mine", une plage qui swingue et jumpe. Maurizio a assimilé l'essentiel des grands gratteurs du style : Junior Watson, Kid Ramos, Alex Schultz et Hollywood Fats. Norcia chante son "Bite the dust", un slow blues ravageur. Pugno tire de ses cordes des sons originaux. Saccadée, son attaque des cordes rappelle le meilleur de Jimmie Vaughan. Norcia joue de l'harmonica acoustique sur "Keep on sailin", une chanson intimiste parcourue par le piano de Marsico. L’Italien marque puissamment le rythme tout au long du shuffle "It must be you". Ce qui permet à Sugar Ray de tirer son épingle du jeu à l’harmo. "That's what I found out" libère encore une bonne dose de swing, une plage au cours de laquelle Alberto nous réserve un remarquable solo sur l'orgue. A sein de cet écrin sonore, "A mind to give it up" constitue un autre petit bijou. Du Memphis R&B au son Stax. La section de cuivres est au complet, et surtout très présente. Le son dispensé par Pugno est saturé, dans le style du grand Albert King. La reprise d’"I love you baby" campe un shuffle louisianais explosif. Sugar emprunte les intonations de Lester. Il est soutenu par le Rico Blues Combo au grand complet. Rico Migliarini souffle dans les aigus comme Lester mais aussi Jimmy Reed. Maurizio est une nouvelle fois hanté par l’esprit de Jimmie Vaughan. Blues lent propice au corps à corps, "Take it all back baby" nous entraîne dans une ambiance fin de soirée, très T-Bone Walker. Les arrangements de cuivres rappellent les big bands de jazz. Rock'n'roll à la texane, "Louise" lorgne manifestement vers les T-Birds originels ! Remuant et d’excellente facture, "Five long legs" est davantage qu’un simple hommage. Il est même triple ! Et il est rendu à la fois au R&B des sixties, à Slim Harpo ainsi qu’à John Lee Hooker. La section de cuivres refait surface pour une version swing du "I love the life I live" de Willie Dixon. Marsico brille au piano électrique. L’elpee recèle également l’un ou l’autre instrumental intéressant. Et je pense tout particulièrement à "When my father met Charlie's uncle", une plage imprimée sur un rythme jazz manouche. Les images de Charlie Christian et de Grant Green semblent traverser constamment l’esprit de Maurizio. "Black angel" nous invite à assister à un grand spectacle auquel participeront de nombreuses et voluptueuses stripteaseuses. Et c’est l'harmo chromatique Norcia qui sonorise ce show ! L’elpee s’achève par "The preacher", une plage au cours de laquelle Alberto excelle… Un album de toute bonne facture !

 

Rating

Radio Massacre International

Rain falls in grey

Écrit par

Radio Massacre International compte 25 albums à son actif en 15 années d’existence. Un trio qui privilégiait, à l’origine, les expérimentations électroniques. Depuis, la formation a intégré davantage d’instrumentation basique, dans sa solution sonore semi cosmique, semi psychédélique. De la guitare, de la basse et des drums. Ne parlons pas de claviers, car RMI utilise tout ce qui lui tombe sous la main : mellotron, moog, Fender Rhodes, Hammond, synthés, et la liste est loin d’être exhaustive. Pour enregistrer « Rain falls in grey », le combo a reçu le concours de Martin Archer (saxophones, clarinette, flûte) et de Cyndee Lee Rule (violon). Un disque qui rend hommage à Syd Barrett, décédé, peu de temps avant leur entrée en studio. Un musicien auquel les musiciens vouent un véritable culte. Le titre de l’opus est d’ailleurs extrait d’une de ses chansons, « Baby Lemonade ». Musicalement, leur musique oscille à la croisée des chemins du Floyd (of course), de Hawkwind, de Tangerine Dream, d’Ash Ra Temple et de Gong. C’est d’ailleurs Daevid Allen qui s’est chargé de dessiner la superbe pochette de leur elpee. RMI est également capable de se produire dans des marathons ‘live’ de plus de deux heures et demie. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que sur les sept fragments de ce disque, quatre sont particulièrement longs. Bienvenue chez les (néo)babacools!

 

Rating

Tommy Tate

I’m So Satisfied : The Complete Ko Ko Recordings and more

Écrit par

Malgré une carrière entamée au milieu des années soixante, Tommy Tate n’a jamais vraiment connu le succès. Ce qui n’a pas empêché ce chanteur/compositeur talentueux de devenir une figure culte au sein des cercles de fanatiques de ‘soul music’, ses disques ayant été maintes fois piratés par des producteurs peu scrupuleux. « I’m So Satisfied » reprend la totalité des enregistrements de Tommy réalisés en faveur du label Ko Ko, ainsi que trois titres pour Stax.

Fondée par le producteur véreux Johnny Baylor, l’écurie Ko Ko avait été créée quasi exclusivement pour le chanteur Luther Ingram. Ko Ko était distribué par le légendaire label Stax et la plupart des titres étaient enregistrés dans les studios aussi légendaires Muscle Shoals, en compagnie des musiciens du cru. Vingt titres enregistrés entre 1971 et 1977, bien représentatifs de la soul telle qu’elle se pratiquait dans le sud des Etats-Unis et surtout à Memphis. L’accent est placé sur le son très direct, les ballades mid tempo richement orchestrées, la recherche mélodique et une voix très en avant, rappelant la ferveur du gospel. Hormis quelques rares incursions dans le funk et le disco, c’est le menu musical qui est proposé ici. Ce sont évidemment les morceaux qui font la différence, et ceux composés par Tommy Tate sont de toute grande qualité. Après quelques écoutes et à quelques rares exceptions, ces quelques titres se révèlent essentiels ; c’est la raison pour laquelle cet album vous est vivement conseillé…

 

Rating

Various Artists

The Biggest Ragga Dancehall Anthems 2007

Écrit par

Fidèle au rendez-vous annuel, le label Greensleeves compile des singles qui ont marqué l’année 2007 sur les dancefloors jamaïcains. Dix-huit titres et huit clips très, hum, ‘couleur locale’. Pour mieux comprendre de quoi on parle, jetez donc un coup d’œil sur l’hilarant « Hoola Hoop » de Macka Diamond et le postérieur de dimensions surréalistes de la chanteuse Barbee dans le clip « Give It Up ».

Musicalement, la compilation commence calmement par Busy Signal et Bugle. Ils partagent une même propension pour le rythme lent et des influences musicales lorgnant du côté des USA. Le jeune QQ balance son « Tek It To Them » dansant et sans prétention. Mr. Vegas se fend d’un très efficace « Tek Weh Yuhself », tandis que les toujours innovants Ward 21 proposent l’excellent et minimaliste « Bubble Like Soup ». Sans aucun doute le meilleur titre de la sélection. On est moins convaincu par le beat banal accompagnant le texte incisif de Beenie Man sur « Product Of The Ghetto ». On passera notre tour sur l’imagerie gangster de Cham et les habituelles paroles classées X de Vybz Kartel, scandées à force de vocodeur. Buju Banton se fait menaçant sur le sinistre « Crazy Talk », un morceau rappelant ses débuts. La toujours efficace Macka Diamond joue du « Hoola Hoop » et on vous renvoie au clip pour comprendre de quoi il en retourne. Le « Back It Up » de Bennie Man se penche (si l’on peut dire) sur un sujet qui passionne les emcees jamaïcains : les postérieurs féminins bien fournis. Pas vraiment un grand cru donc ! D’ailleurs, à l’une ou l’autre exception près, la qualité musicale de l’ensemble est un peu faible. Et c’est regrettable.

Rating

Billy Bragg

Mr Love & Justice

Écrit par

Quand on parle de Billy Bragg, on pense immédiatement à son militantisme de gauche dont il a soutenu la cause au cours des années 80. Il a cependant rompu avec le parti travailliste vers 1995, le jugeant devenu trop modéré (NDR et à quitté Barking pour Dorset !) En outre, au fil du temps son inspiration s’est diversifiée ; et aujourd’hui, il en revient même, comme à ses débuts, à parler d’amour, de foi ou même de sujets plus poétiques (la plage, les océans, les falaises) ou encore totalement futiles (la rhubarbe !) Ce qui ne l’empêche pas d’encore émettre son avis sur l’un ou l’autre sujet brûlant de l’actualité (NDR : le titre final « Farm boy » évoque le départ des soldats en Irak qui abandonnent leurs femmes et leurs enfants en Angleterre…) Mais dans l’ensemble on doit admettre que la musique de BB est devenue plus pop. Particulièrement sur ce dernier opus. Un disque pour lequel Robert Wyatt est venu apporter son concours aux chœurs lors du morceau d’entrée, « I keep faith ». En général les plages sont assez fruitées, allègres et parfois même amusantes. Depuis « I almost killed you », réminiscence du folklore irlandais au superbe « The Johnny carcinogenic show », en passant par le beatlenesque « M for me », le countryfiant et entraînant (Johnny Cash) « The beach is free », le dylanesque (celui du Band avec son clavier rogné) « Sing their souls back home », la valse « You make me brave (enrichie d’un banjo ou d’une mandoline), le crazyhorsien « Something happened » (même le tempo tribal rappelle Neil Young) et le titre maître, une ballade abordée à la manière d’Elvis Costello. Douze compos en tout, ma foi, fort agréables à écouter, mais qui risquent fort de décevoir les puristes. En particulier ceux qui avaient vu en lui un symbole éternel de l’anticapitalisme, après avoir été celui de l’anti-thatchérisme.

 

Rating