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Chroniques

Stéphane Pompougnac

Hôtel Costes 10

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Stéphane Pompougnac, maître incontesté des soirées hypes et onéreuses, nous revient pour la sortie de la compilation « Hôtel Costes volume 10 ». Et oui… déjà une dixième édition en autant d’années ! Pour être franc, le résident du luxueux hôtel parisien de la rue Saint Honoré ne s’est pas vraiment foulé. On aurait pu s’attendre à un évènement mais il n’en est rien.

Bien que très prometteur dans le monde de la lounge, cet ancien serveur de l’hôtel devenu DJ semble être en panne d’inspiration depuis quelques temps. De manière générale, on ne ressent plus autant de ferveur et de plaisir que sur ses premières compilations. Pourtant tout semblait partir sur des chapeaux de roues ! Surtout après l’écoute de « Paper Aeroplane », « Psycho Girls and Psycow Boys » ou encore « My Society ». Ces trois premières plages nous propulsent directement dans une ambiance boudoir fort intimiste. Pompougnac parvient à nous faire vibrer sur des mélodies douces ou enjouées et possède toujours ce don de dénicher quelques perles rares en matière de vocalise. Mais rapidement, les choses se compliquent et le Parisien frise avec la légèreté et semble perdre progressivement ce ‘french flair’ si bien connu. En proposant des morceaux beaucoup moins électro, notre musique de boudoir a tendance à se transformer en musique d’ascenseur. Et puis, en fin de parcours, on sort finalement déçu…

Heureusement, pour se consoler, on mate inlassablement les superbes ‘ladies’ que l’on retrouve traditionnellement sur chaque pochette des différents volumes. C’est déjà ça de pris ! On ne négligera pas le fait qu’en une décennie, le Pompougnac a prouvé qu’il était l’un des seuls types capables de réunir diverses cultures de différents pays sur un même disque. Dommage qu’il s’éloigne de ses premiers essais sur lesquels les voyages étaient bien plus présents. A vous de juger ! Pour les inconditionnels, un coffret collector est paru : « Hotel Costes : The Collector Box ». Vendu sans les délicieuses créatures… Zut !

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Omar Kent Dykes and Jimmie Vaughan

On the Jimmy Reed Highway

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Quel plaisir de retrouver ces deux stars texanes (NDR : d’Austin, très exactement !) se produire en duo! Omar, le leader des Howlers, est depuis toujours un admirateur de feu Jimmy Reed. Epileptique et ravagé par l’alcool, il est disparu en 1976, après avoir rencontré un énorme succès commercial. L'idée de rendre hommage à cet artiste revient à Omar ; mais un autre fan du vieux bluesman, Jimmie Vaughan, a eu vent du projet et a proposé sa collaboration. Omar Dykes s'est réservé les parties vocales et ne joue que fort peu des cordes tandis que Jimmie prend les parties de guitare à son compte. Nos deux stars sont donc entrées en studio en compagnie de Derek O'Brien (NDR : il assure aussi la production) à la guitare rythmique, Ronnie James à la basse ainsi que Wes Starr aux drums. Des sessions d’enregistrements au cours desquelles quelques invités de taille ont pointé le bout du nez… Entre les plages d'ouverture et de clôture écrites par Omar, le répertoire de Reed est ainsi mis à l'honneur.

Histoire de prendre la route, Omar nous invite sur la "Jimmy Reed Highway". Des références claires au bluesman et à ses chansons les plus connues. Il chante de sa voix surpuissante et ravagée, bientôt rejointe par la sulfureuse Lou Ann Barton, une copine de longue date de la famille Vaughan. Jimmie échauffe déjà ses cordes en ce début de périple. La perspective ‘reedienne’ peut ainsi commencer à être privilégiée. Tout d’abord à travers un medley des célèbres "Baby what you want me to do" et "Bright lights big cities". Kim Wilson est à l'harmonica. La paire mythique des T-Birds, Jimmie et Kim, est réunie et bien en place. Omar et Jimmie chantent en duo. La rythmique implacable redessine les lignes de style immortalisées par Reed. Kim est toujours au poste pour "Big boss man" et le superbe "Good lover". Adaptée en shuffle texan, cette plage est introduite par la voix de Lou Ann. Elle cède ensuite le relais à celle, rocailleuse, d'Omar. Aux drums siège une autre ancien de la bande d'Austin : le métronomique George Rains. Sobre et respectueux, Jimmie ne dispense que les notes nécessaires. Le ténébreux James Cotton prend le relais à l'harmonica lors du langoureux "Caress me baby". L'ancien compagnon de Muddy Waters se sent bien dans ce contexte désespéré et souffle dans le registre des aigus. Omar et Jimmie chantent en duo un extraordinaire "Aw shucks, hush your mouth". La voix graveleuse de l'un et frêle de l'autre se conjuguent à merveille. Toujours très parcimonieuses, les cordes de Vaughan évoluent parfaitement dans l'esprit de ce blues des fifties. Kim Wilson revient une dernière fois pour attaquer "You upset my mind", un morceau chanté en couple par Omar et Lou Ann. Cette atmosphère ‘reedienne’ est excellente et permet à Vaughan mettre en exergue son talent. Omar chante passionnément et respectueusement "I'll chante my style", un blues imprimé sur le tempo des swamps ; et le sublime "Bad boy", une compo signée Eddie Taylor qui était le gratteur de Jimmy Reed. "Hush hush" est un autre grand moment de l’opus. Il est chanté alternativement par Delbert McClinton et Omar Dykes. Les deux voix semblent possédées. Un vif sentiment de vécu nous étreint. Delbert souffle dans son harmonica à la manière de Reed. En fin de parcours, deux plages ne bénéficient pas de la présence de Jimmie Vaughan. Omar chante et gratte tout au long de "Baby what's wrong" et de son "You made me lough". Barry Bihm tient la basse alors que les drums sont successivement dévolus à Jay Moeller (NDR : il milite actuellement chez T-Bird) et Jake Dykes (NDR : probablement le fils d’Omar!) Sur ces deux plages, figurent le regretté et talentueux Gary Primich. C’était l’harmoniciste préféré d’Omar Dykes. Son intervention nous remplit d’émotion. Son style personnel complète ici la fresque Reed. Il couronne cet excellent elpee souvenir, d’une dernière intervention de haute facture…

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Robson Fernandes

Gumbo blues

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Ce jeune chanteur/harmoniciste/compositeur avait concocté un premier album en 2002 : "Sampa bluers". Un elpee sur lequel figurait notamment la reprise du "Blues in the dark" de George ‘Harmonica’ Smith. « Gumbo blues » constitue son second. Il a été produit par Chico Blues et recèle dix compositions personnelles ainsi que deux covers.

L'album démarre en puissance et dans un style jump par "Sweet young thing". L'introduction à l'harmo est aussi réaliste que brutale. Robson est ici soutenu par le Igor Prado Band. Igor est impérial sur les cordes. Il se montre à  la hauteur des grands maîtres californiens. Son frère Yuri siège à la batterie et Rodrigo Joffre se charge de la basse. Robson possède également une bonne voix. Profonde, puissante et caractérisée par un accent sudiste, elle colle parfaitement à son répertoire. Pourtant ce sont les plages instrumentales qui dominent cet opus. Interprété sous la forme du quartet, "L.W Boogie" maintient l’excellent niveau de départ. La section rythmique est solide et permet aux deux solistes de s’exprimer en toute quiétude. Les sonorités entretenues par Robson sont originales. Très explosives, elles sont souvent proche du regretté William Clarke. "I can't have the truth" maintient la pression. Le backing group est cependant différent. Marcos Ottaviano se réserve les six cordes. Sa tonalité est davantage blues rock, plus dure. Il manipule beaucoup les pédales. Mais la surprise procède plutôt de Bogato. Un tromboniste dont l’attaque est à la fois étonnante, vibrante et surtout très intéressante. Le choix de la première reprise a été fixé sur le fameux "Sugar Mama", un morceau popularisé par Howlin' Wolf. Le traitement est sans surprise. Robson emprunte un timbre plus grave de manière à vaguement rappeler celui du géant de Chicago. Tout au long de ce slow blues très Southside, l’harmonica est omniprésent et les cordes de Prado sont sur l’offensive. Les mêmes acteurs demeurent à Chicago pour adapter le "Have you ever been in love" de Sonny Boy Williamson II. Le son est distinct et très caractéristique de Sonny Boy. Il lui colle comme un gant. L'attaque en bouche de l'harmo est saisissante. "In your face" s’attaque au funk, mais dans l’esprit de Memphis Blues. Claviériste brésilien notoire, Flavio Naves se charge de l'orgue Hammond. Le trombone savant de Bocato opère son retour lors de cet instrumental très participatif et dansant. Merveilleux shuffle, "Man of devotion" se mue en rouleau compresseur. Tout passe en force, même la voix et la section rythmique du Prado Band. Robson continue à souffler. Il a les poumons au maximum de leur capacité. Le son est en permanence proche de la saturation. C'est incontestablement la touche personnelle de l'artiste brésilien. Igor ne reste pas longtemps en rade avant de s'évader. Et lui aussi force la voie.  "Mellow boogie" est un instrumental dévastateur. Les quatre musiciens sont passés à l'offensive. Imprimé sur un tempo vif, "Silver spoon" est un blues façon BB King ; cependant, le gratteur Ottaviano et ses comparses ne possèdent pas la légèreté et le sens du rythme de la bande à Prado. "Forgive me" convient davantage à cette équipe. Un slow blues à l'intensité dramatique. Le décor sonore est pourtant assez lourd ; mais l'orgue Hammond de Naves rencontre les aspirations profondes de Fernandes. "Don't wanna loose your mind" marque le retour au west coast swing. Igor Prado est au sommet de son art. Il soutient son ami Robson aux vocaux. De très bonne facture, cet elpee s’achève par "SP Groove", une plage caractérisée par un exercice de voltige sur l'harmo et un fort intéressant travail sur l'orgue B3 opéré par Flavio Naves (NDR : ce musicien est également responsable de "Bluesamba", un album concocté en compagnie du guitariste Lancaster)…  

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David Gilmour

Remember that night - Live at The Royal Albert Hall (Dvd)

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En 1968, le Floyd se produisait au Royal Albert Hall. Ce sera la seule et unique fois de son existence, les musiciens du groupe ayant été décrétés persona non grata. En mai 2006, David Gilmour y est enfin retourné, entouré de toute une panoplie d’invités prestigieux. David Crosby & Graham Nash tout d’abord. Ils viennent poser leurs harmonies vocales diaphanes sur quelques titres. Et partager l’interprétation de leur classique « Find the cost of freedom » en compagnie de Gilmour, a cappella. Robert Wyatt, ensuite. A la trompette. Pour un seul morceau : « Then I Close My Eyes ». Emouvant ! Il y a plus de trente ans qu’il n’était plus monté sur scène. Responsable de la mise en forme du dernier opus de Gilmour, le guitariste de Roxy Music, Phil Manzanera est de la partie. Il ne quitte d’ailleurs pratiquement jamais la scène. David Bowie, enfin. Lors d’une remarquable version d’« Arnold Layne ». Syd Barrett aurait apprécié. Et puis encore Jon Carin, Guy Pratt, Steve Di Stanislao, le saxophoniste Dick Parry (il avait participé aux sessions de « Dark Side Of The Moon » et « Wish You Were Here »). Sans oublier l’inséparable pote de Gilmour, Richard Wright. Aux claviers.

Filmé par David Mallet, ce Dvd a bénéficié de la toute dernière technologie numérique en HD ; et la dynamique du son (Dolby 2.0 ou 5.1) est absolument époustouflante. Gilmour est un guitariste hors norme, et il le démontre tout au long de ce set qui fera le bonheur des quinquas et des sexagénaires en manque de musique planante. On attribuera quand même la palme aux vingt minutes de l’incontournable « Echoes ». Maintenant 2h30 de concert, il faut pouvoir se les farcir. Et il faut y ajouter 150 minutes de bonus, pour des titres bien moins intéressants, dont une autre adaptation d’« Arnold Layne », chantée par Wright. Il est aussi talentueux claviériste qu’il n’est piètre chanteur. Parmi les autres bonus figurent un reportage de Gilmour en tournée, en coulisses, en répète, une interview, une galerie photo, etc., etc. Les fans vont adorer, mais personnellement, j’ai frisé l’indigestion…

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Home T / Cocoa Tea / Cutty Ranks

Another One for the Road

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Pour fêter son trentième anniversaire, le séminal label anglais Greensleeves ressort quelques albums qui ont marqué sa riche histoire. Pour l’occasion, on nage ici en pleine période digitale (1991) en compagnie du trio formé par le deejay Cutty Ranks (ancien boucher de son état), le singjay Cocoa Tea et enfin Home T., le ‘lover’ de la bande, dont le style doit autant à Joe Bataan qu’au formidable John Holt. L’idée à l’époque était de mélanger les sons les plus bruts du dancehall (« Original Gangster ») à la douceur des chansons romantiques (« Ain’t No Woman Like the One I’ve Got ») en passant par les thématiques conscientes et politiques (« No Blood For Oil »), héritières directes de la période ‘roots’. Un bon moyen pour mettre tout le monde d’accord… Il faut dire que l’intuition était bonne et cet album contient une flopée de tubes qui ont marqué la période. Dix-sept ans plus tard, hormis quelques sonorités de synthétiseur susceptibles d’effrayer les plus puristes d’entre vous, cette production digitale très sophistiquée (on est loin des premières prods synthétiques de King Jammy) n’a pratiquement pas pris une ride. Les autres pourront profiter sans peine des petites tueries que sont « Hip Hop » ou « The Going is Rough », pour n’en citer que quelques unes.

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Les Savy Fav

Let’s Stay Friends

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Six années après l’excellent « Go Forth » et trois ans après « Inches », melting-pot des meilleurs morceaux de leurs premiers travaux, Les Savy Fav reprennent du service. Accueillis comme le messie par des fans soulagés de la non-concrétisation des nombreuses rumeurs de split qui ont assaillis la formation en 2005, les New-Yorkais reviennent plus puissant que jamais. Ayant rangé les sons disco-punk de « Go Forth » au placard, Les Savy Fav fait cette fois la part belles aux riffs de guitares imposants et joue la carte de la variation, passant d’eurythmies paisibles (« Pots & Pans », l’indispensable « Brace Yourself ») à des sonorités art punk (« The Equestrian », « Raging In The Plague Age ») en un clin d’œil.

Parfois déconcertant, souvent magistral, « Let’s Stay Friends » est bien illustré par sa pochette. Elle représente Adam et Eve en bien mauvaise posture, encerclés par une douzaine d’animaux sauvages. De la même manière que Les Savy Fav tend en embuscade l’auditeur. Abandonné à son sort, il est contraint de se laisser dévorer par le génie de ce troisième ouvrage. Accompagné de nombreux collègues (Enon, Emily Haines, Eleanor Friedberger des Fiery Furnaces, Joe Plummer), Les Savy Fav réussit un retour-surprise des plus jouissifs. « Let’s Stay Friends » ? Non peut-être !

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Múm

Go Go Smear The Poison Ivy

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En 2002, les Islandais de Múm publient un splendide recueil, « Finally We Are No One », une œuvre emmenée par les étranges vocalises enfantines de Kristín Anna Valtýsdóttir et soutenue par des compositions solides, d’une précision à en frissonner. Deux ans plus tard parait un « Summer Makes Good » à la suite duquel Kristín, co-fondatrice de Múm, décide de quitter le navire. Ses ex-collègues, loin d’être découragés par ce départ inopiné, reviennent armés d’une nouvelle collection de morceaux aux titres plus farfelus les uns que les autres, comme en témoigne l’intitulé de ce quatrième recueil. Grands fantaisistes, les Islandais esquissent à nouveau des paysages sonores originaux, mariant sans complexes electronica, musique de chambre et expérimentale.

« Go Go Smear The Poison Ivy » sonne comme un nouveau départ, marqué par un positivisme et une atmosphère folâtre quasi absents des œuvres précédentes. La formation s’autorise bien plus de risques qu’auparavant et se renouvelle efficacement, introduisant ça et là des éléments qu’elle avait snobés jusqu’ici, tels que des chœurs masculins. Ces changements ne plairont peut-être pas à tous les fans de la formation mais ils prouvent que Múm est une formation qui ose aller de l’avant et ne s’en prive pas…

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Emma Pollock

Watch the fireworks

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Il y a treize ans, les Delgados montaient une mini-révolution dans le prolifique antre indie qu’est Glasgow. En 2004, les créateurs du label Chemikal Underground (Mogwaï, Bis, Arab Strap, etc.), mordus de cyclisme, quittent la course. Le bassiste Stewart Henderson, lassé d’être écarté des plus hauts cols s’arrête en pleine ascension, faute de reconnaissance plus éclatante. Bon nombre de critiques offraient le maillot jaune à la formation, mais elle ne résiste pas au départ d’un des piliers du groupe. Ce jour là, Emma Pollock refuse de monter dans la voiture-balais. Elle revient cette année, en solo et elle a l’échappée belle. Abrité dans un écrin faussement virginal, l’album de la gracieuse songwriter est lumineux et paisible. Les Delgados semblent s’inviter dans les inspirés « Adrenaline » et « This rope’s getting tighter », mais Pollock parvient à dissiper tout plagiat nostalgique dans des mélodies vaporeuses. Elle habille ses doutes d’élégants passages au piano et les customise de sa voix caressante tout au long des onze pistes claires et charmeuses.

Alors « Watch the fireworks! » Pas pour contempler le summum de la pyrotechnie mais plutôt un petit feu d’artifice attendu presque par hasard, un soir de fête nationale. Le cadre est chaleureux, la nuit a pris ses quartiers discrètement, à chaque gorgée d’un ami, le ciel est clair et des éclats lumineux dansent dans les iris des spectateurs. Bonheur furtif ou simple réverbération ? Peu importe.

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Stéphane Pompougnac

Hello Mademoiselle

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Fondateur et sélectionneur en chef des compilations « Hôtel Costes », Stéphane Pompougnac se fend de cet album solo qui ne s’éloigne pas des territoires musicaux explorés dans l’hôtel susnommé. C’est-à-dire une musique d’apparat à la gloire d’un établissement ‘horeca’ et conçue pour détendre l’atmosphère. Mais à l’instar des messages secrets délivrés dans « Mission Impossible », elle ne laissera aucune trace et s’autodétruira après cinq minutes. Le chroniqueur dépressif s’arrache donc les cheveux qui lui restent pour tenter de décrire le non-événement musical constitué par ces quinze titres où se bousculent Alain Chamfort (qui chante le grotesque « Ingrate »), Charles Schillings ou encore le mauvais emcee/slammer Neoh. Pour bonne mesure, ajoutez-y quelques mauvaises et inutiles reprises (« On The Road Again » et l’affreux « Here’s toYou ») et vous obtiendrez un tableau plus ou moins fidèle de l’électronique tiédasse déversée tout au long de cet opus…

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Timbaland

Shock Value

Écrit par

Sur la scène internationale, Timbaland est respecté de tous ou presque. En moins d’une décennie, le garçon a réussi à imposer son style à travers des productions (sur)puissantes. Et, pour ne pas déplaire à la faune radiophonique, il semble même détenir les clefs d’un succès commercial annoncé. Demandez à Nelly Furtado, Justin Timberlake, Missy Elliott ou Jay-Z comment rehausser une fortune. La réponse sera sans appel. Il convient désormais de faire appel à Timbaland, le parrain des parrains. Oubliez donc The Neptunes, Dr Dree ou Dan The Automator, pour vendre des disques aujourd’hui, un seul homme : Timbaland.

Alors, quand l’homme repart pour un tour sous son propre nom, on ne s’étonne pas de le voir entouré par ses principaux mandataires. La grande théorie du single passe ici à l’action. Prenez Nelly Furtado et Justin Timberlake, agitez les caissons de basse, vous obtenez « Give It To Me », single éphémère et efficace. Dans le même ordre d’idées, on note également la présence du nouveau « The Way I Are », hit bodybuildé, pas vraiment passionnant. Pour le reste, les plus grands (vendeurs) se bousculent aux portes de ce « Shock Value » pour servir des morceaux imparfaits mais hyper léchés. Dr. Dre, Missy Elliott, Elton John, She Wants Revenge, 50 Cent, Fallout Boy, tous, veulent se blottir sous la cravate de Timbaland. Même les Hives jouent le jeu le temps d’un « Throw It On Me » pas franchement affolant. Ce nouvel album vient donc imposer un constat depuis longtemps établi : Timbaland demeure, d’abord, un excellent producteur, capable de polir le poil des mélomanes de tous bords. Mais lorsqu’il s’agit de présenter son travail personnel, l’œuvre s’éparpille et ne délivre qu’un aperçu minimaliste des talents de cet incroyable générateur de sons.

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