C’est ce 4 novembre que paraîtra l’Ep ‘live’ de The Mysterines, "All These Things", enregistré au Rough Trade East à Londres. C'est actuellement l'un des groupes de rock les plus excitants du Royaume-Uni. Après avoir assuré les premières parties de la tournée…

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Après la sortie de son nouvel album, "Lost In Confusion", et de son 1er single éponyme magnifiquement illustré (le 10 juin 2022), Amy Lee & The Loco Project Band nous propose son second single, "Messiah", doublé d’un clip vidéo. Amy Lee c’est l’histoire d’une…

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Chroniques

Wyclef Jean

Carnival vol.II : Memoirs of an Immigrant

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Des trois Fugees, Wyclef est manifestement celui qui a le mieux réussi sa carrière solo. Pras a disparu pour de bon et Lauryn Hill lutte contre de sévères problèmes mentaux. Wyclef a rencontré un énorme succès populaire lors de la sortie de ses deux premiers albums ; néanmoins, il s’est montré bien plus discret par la suite. Ce qui ne l’a pas empêché de continuer à sortir des disques ; mais il faut reconnaître qu’après « Ecleftic », la qualité a rarement été au rendez-vous. Bonne nouvelle, il nous revient en forme pour un concept album consacré à l’immigration. Il réserve ainsi une suite à son premier elpee, intitulé « Carnival ». Toujours épaulé par son vieux compère Jerry Duplessis, Wyclef reste fidèle à l’éclectisme forcené qui est la marque de fabrique de ses albums. Ragga, métal, ballades folk et hip hop s’entrechoquent au sein d’un univers parsemé de sonorités orientales, indiennes et haïtiennes. Les invités sont aussi légion : Sizzla, Tony Matterhorn, Paul Simon, Norah Jones, Mary J. Blige, will.i.am, et la liste n’est pas exhaustive...

L’opus s’ouvre parfaitement sur « Riot », un hip hop dopé aux riffs d’Iron Maiden et mélangé à un vieux titre de reggae digital. « Sweetest girl » est le single accrocheur de « Carnival II ». Du r’n’b mélodique qui emprunte son refrain au « C.R.E.A.M. » du Wu-Tang. Les événements se gâtent à partir de « King & Queen », très mauvais duo partagé en compagnie de Shakira. C’est à partir de cet instant que Wyclef commence à diluer le son tout en glissant de plus en plus vers une variété moins inspirée. Quelques titres du même style (dont les duos échangés en compagnie de Mary J. Blige et Norah Jones) plombent l’album. Ils témoignent d’une panne d’inspiration ou d’une trop forte volonté de plaire à tout le monde… Un album à moitié réussi donc, dont on retiendra surtout les quelques bons moments.

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6239929

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=268197958&s=143446

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Duffhuës

Man on fire

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D’entrée de jeu, Duffhuës nous gratifie de quelques lancinants ‘Ahahaaaa haa haa ha hem’ pas accrocheurs pour un sou. Deux ou trois ‘heï ! ho !’ plus tard, il se décide à entamer pour de bon son premier titre : « The happy few ». L’énergie qu’il y met est proportionnelle à l’irritation qu’il produit. Malgré toute la bonne volonté manifestée, parsemée à nouveau de ses fameux ‘Ahahaaaa haa haa ha hem’, la fin du morceau apparaît comme un véritable soulagement. « All I ever wanted », deuxième titre de « Man on fire », change de ton. Violons, voix grave, calme et triste. La musique de Duffhuës porte mieux sa description de blues et pop noire. De quoi séduire, à priori. Oui, mais toutes les plages de cette œuvre se ressemblent. Touchant au début, Duffhuës devient franchement lassant. Deux compos sortent  cependant du lot : « Delhi belly blues » au rythme accrocheur et à la mélodie surprenante, peut-être le meilleur morceau de l’album. Le deuxième, « Bad man », a pour effet immédiat de sortir l’auditeur de la torpeur dans laquelle il avait, malgré lui, replongé. Duffhuës se défoule, crache ses insultes, éructe ses mots à la manière d’un rugbyman enragé. Ce n’est pas de toute grande qualité, mais franchement, ça fait du bien ! ‘Mean motherfucker! Lousy cocksucker ! Sorry ass cock ! Bad ass fuck ! » Rhaaaaaaaaaaaaaa… !’

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Vandaveer

Grace & Speed

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Premier opus de Vandaveer, « Grace and Speed » s’ouvre sur un air folk qui emprunte sa mélodie à Dylan. « However many takes it takes » rappelle sans équivoque le fameux « I want you ». Mais la voix soyeuse de Mark Charles est trompeuse : si tout au long de son album ses ballades envoûtent, il suinte une ironie surprenante de ses mots. L’humour grinçant, Mark Charles assène son cynisme, murmure ses sarcasmes. Pour le deuxième titre, “Marianne, you’ve done it now…”, le ton devient plus rauque, plus glauque, mais d’autant plus prenant. Dérision oblige, Vandaveer greffe à la mort de ladite Marianne un fatalisme déroutant. La clarinette de Chris Sullivan vient encore assombrir le tableau pour le couvrir d’une tristesse désarmante. Vandaveer chante nos démons, se rajoutant doucement, mine de rien, à la liste… Mais qui n’en voudrait pas ? Car malgré tout, Mark Charles est capable d’exprimer ses émotions ou de se muer en poète. Véritable hymne aux rêves les plus fous, « Grace & Speed » est un petit bijou. A la simplicité efficace, ce troisième morceau mérite largement de donner son nom à l’album. Seule faiblesse de ce dernier : les titres d’excellente qualité peuvent -malgré leur (très) bonne facture- éclipser les autres et les rendre presque inexistants… 

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Tool

Vicarious (Dvd)

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Vaguement annoncé durant le dernier trimestre de l’année écoulée, Tool sort enfin son DVD « Vicarious », qui, écrivons le d’emblée, nous semble un peu light. Véritable entité aux antipodes des clichés les plus éculés du métal, Tool c’est avant tout quatre musiciens qui ont insufflé un souffle nouveau au rock lourd, à tel point qu’il est devenu une des références majeures en cette matière. « Vicarious », premier single extrait de l’album « 10 000 Days », constitue l’unique titre gravé sur ce DVD, dans une version « Extended Cut ». Et le résultat est hallucinant. Chaque clip du combo est comparable à une œuvre d’art. Mais chez « Vicarious », la recherche artistique est poussée à son paroxysme, pour le plus grand plaisir de nos mirettes ! Improbable, incompréhensible, du pur Tool en fait…

Les autres séquences n’intéresseront que les aficionados purs et durs. Beaucoup de bonus visuels, un ‘making of’ du clip, des séquences qui décortiquent l’univers arty du combo, le tout emballé dans un packaging sublime, basé sur le même concept (3D) que l’extraordinaire emballage de « 10 000 Days ». Fort heureusement, le prix de vente de l’objet avoisine les 10 €… Si la beauté de l’objet justifie bien son prix, on attend néanmoins un véritable DVD de Tool, axé sur la dernière tournée par exemple…

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Think of One

Camping Shâabi

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Les Anversois de « Think of One » sont réputés pour leur capacité à se frotter aux musiques du monde entier afin d’en élaborer une version éminemment personnelle. Grand connaisseurs de culture marocaine, ils ont édité, il y a quelques années, la série « Marrakech Emballage Ensemble » ; trois elpees pour lesquels ils ont reçu la collaboration de musiciens issus de ce pays sis au nord-ouest de l’Afrique. Ils ont interprété et réarrangé quelques titres de ces albums, mais également composé de nouvelles chansons pour ce « Camping Shâabi », un disque très audacieux (et parfois un peu déconcertant) enregistré en compagnie de plusieurs musiciens et chanteurs locaux, mais aussi quelques Belges comme Véronique Vincent, vocaliste des légendaires (et excellents) Tueurs de la Lune de Miel.

Le shâabi est une musique traditionnelle berbère jouée lors des fêtes, et en particulier des mariages. Les Think of One mélangent les rythmes complexes du shâabi au rock lourd (« Hamdushi Five »), au hip hop (« Gnawa Power », « Trap het Af »), à l’électro, au jazz et au  reggae (« Mon verre » et « Mon verre revient »). Un cocktail pas toujours très heureux mais imparable lorsque paradoxalement le format ‘chanson’ est adopté. Les paroles décalées de David Bovée s’accordent alors à merveille aux chœurs d’Amina Tcherkich et Lalabrouk. Les histoires contées dans « Où tu vas », « J’étais jetée » ou « Mon Verre » acquièrent alors un fameux pouvoir d’évocation. On épinglera également le magnifique « Sharia Orabi », le meilleur titre du lot, qui transporte Nino Rota dans cette région du Maghreb.

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Strings of Consciousness

Our moon is full

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Par une nuit de pleine lune, plusieurs duels semblent se livrer sur les toits d’une ville fantôme. Clarinette, guitare, contrebasse, saxophone, sons électroniques ou industriels… Quand l’un s’apprête à faire mouche, il en est toujours un autre pour prendre part au combat. Et le suspense de s’intensifier, encore et encore. Le ton monte ; le quasi-silence laisse la place à une lente montée en force. Quand la batterie, soudain, les prend par revers. Acculée, la guitare électrique montre les crocs. Les titres ont beau se succéder, on sent que ce n’est pas fini. Des voix graves à la Waits ou Cohen jouent tantôt le rôle d’arbitre, tantôt foncent dans la mêlée. Qu’elles soient plaintives, criardes, sombres, apaisantes ou même absentes, elles alimentent le jeu de manière soutenue. « Our moon is full », premier album du collectif Strings of Consciousness a de quoi capter l’attention. Non seulement par sa musique, mais aussi par l’étrange composition de ses membres, basés aux quatre coins du monde (USA, Grande-Bretagne, France). Si cet album a été enregistré en plusieurs étapes –grâce à Internet– il ne perd rien en qualité. Au contraire. Retravaillé sans cesse, « Our moon is full » est une vraie réussite de Strings of Consciousness.

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Sandro Perri

Tiny mirrors

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Du folk peau de pêche. Ce qui ne sera jamais superflu, ni obsolète. Les temps passent et repassent, mais il y aura toujours quelque part un moment intemporel pour accueillir l’amour courtois. Sandro Perri s’essaye à ce doux romantisme en posant sa nonchalante voix de velours sur des lignes de guitare mélodiques et limpides. L’essentiel s’enrobe ça et là de cuivres assourdis et percussions discrètes, pour un charme désarmant.

A des foulées de son passé instrumental vécu chez Polmo Polpo ou son ton électropop entretenu au sein de Glissandro 70, la nouvelle expérience puise dans une électro-acoustique chaude et parfumée. Loin de s’épancher pour autant en de mielleuses mélopées, le Canadien a façonné un style où la douceur a aussi du tempérament et de la grâce ; une formule qu’il applique en s’accompagnant de musiciens osant d’improbables instruments (erhu, euphonium, lap steel...), en s’essayant à des harmonies vocales voyageuses, en préférant un son lo-fi et vintage à l’image du Devendra Banhart de « Oh me oh my ». C’est le résultat auquel la musique peut aspirer lorsqu’elle est vidée de ses frustrations juvéniles, ses contraintes commerciales, ses pressions de flambant neuf. Simple ivresse ouateuse, devant laquelle il faut tout simplement baisser les armes.

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Pantaleimon

Mercy Oceans

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Après une poignée d’EPs, une collaboration auprès de Current 93 et un premier disque, sorti en 1999 et réédité en 2005, Andria Degens persiste à tracer son chemin sur les routes les plus mélancoliques et, parfois, les plus sombres de la folk. Un sentiment de solitude inextricable se dégage du monde imaginaire de Pantaleimon. Comme si celui-ci ne permettait aucune manifestation de joie aux créatures insolites parcourant son délicat panorama. De temps à autres, quelque irréductible se risque à esquisser un sourire discret mais l’atmosphère du microcosme aura tôt fait de le rappeler à l’ordre. La reine des lieux prend alors plaisir à plonger son peuple dans une profonde léthargie et s’en délecte. Car, en réalité, ces derniers se complaisent à subir les sautes d’humeur de leur figure royale, attendant nerveusement chacun de ses soubresauts. Pantaleimon est donc l’un de ces univers que l’on évite farouchement mais finit tôt ou tard par s’emparer de notre volonté.

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Okay

Low Road

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Marty Anderson, alias Okay, est l’un de ces artistes atypiques qui n’hésitent pas à aller au dessus de leurs limites pour convaincre un public qui, tôt ou tard, finira médusé par une telle persévérance. Victime d’une affection gastrique chronique, une forme rare de la maladie de Crohn lui interdisant régulièrement d’errer plus loin que le porche de sa maison, Anderson déploie toute son énergie sur « Low Road ». Cet admirable recueil vogue subtilement entre folk, indietronica et ingénieuses expérimentations.

Sans s’apitoyer sur son sort, le Californien à la voix singulière retrace les hauts et les bas d’une vie alambiquée et questionne le monde à coup de mélodies énergiques survolées de textes majoritairement sombres. Première partie d’un diptyque dont la seconde moitié s’intitule tout simplement « High Road », ce « Low Road », originellement publié en 2005, est une bien jolie surprise...

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Boards Of Canada

Trans Canada Highway (EP)

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Premier single extrait de l’album « The Campfire Headphase » sorti en 2005, « Dayvan Cowboy » des Anglais de Boards Of Canada a connu une seconde vie en 2006 sous la forme d’un EP 6 titres recelant le titre original ainsi que son remix par Odd Nosdam. Ces deux versions sont enrichies pour l’occasion de cinq titres inédits. La patte electro-ambient atmosphérique du duo est magnifiquement soulignée sur cet EP, réédité en décembre dernier. Celui-ci s’adresse principalement aux heureux propriétaires du très bon « Campfire Headphase », dont il est quasiment indissociable. Les fans de Radiohead, qui aimeraient découvrir l’origine de l’inspiration de ces derniers pour leurs derniers travaux, ne seront certainement pas en reste.

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