“The light will shine on me”, le 8ème LP de Da Capo paraîtra ce 17 mars 2023. En attendant, il nous en propose son premier single, “Island”, une pop-song vivifiante et joyeuse. C'est aussi une douce mélopée posée sur un rythme latin de bossa-nova.…

logo_musiczine

Initialement prévu pour le 27 janvier, et en raison des délais de production des vinyles, le nouvel album de You Me At Six, « Truth decay », sortira finalement le 10 février 2023. En attendant, il nous propose son nouveau single, « mydopamine », sous forme de…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Chroniques

Ian Siegal

Swagger

Écrit par

Ian est âgé de 36 ans. Ce jeune musicien est issu du sud de l’Angleterre. Un passionné du rock'n'roll qui s’est converti progressivement au blues. D’abord celui de son dieu : Muddy Waters. Puis de BB King, Albert Collins et Robert Cray. Après avoir séjourné en Allemagne, à Berlin, très exactement, il revient s'installer à Nottingham. Il y fonde son premier groupe qui enregistre un premier elpee : "Picture postcards". Il se forge déjà une solide réputation de chanteur/guitariste et de compositeur inspiré. Il émigre alors à Londres et monte son Ian Siegal Band. En 2002, il concocte "Standing in the morning", un opus qui ne paraîtra qu'en 2004, sur Taxim. Et en 2005, l'excellent "Meat & potatoes", déjà chez Nugene. Pour la circonstance, il bénéficie de la collaboration du gratteur notoire, Matt Schofield. La même année, il tourne en compagnie de Big Bill Morganfield, le fils de Muddy Waters. Ian possède une voix très expressive, puissante, capable de se débrouiller au sein de différents registres…

Ce nouvel opus s'ouvre par le généreux "Swagger", un véritable exercice de style qui met en exergue son potentiel vocal. Le son est excellent. La production de Matt Schofield met parfaitement en évidence les différents acteurs. Les cordes sont à l'avant plan ; mais également les percus. Quoique généreux, les accords du piano concédés par Johnny Henderson tapissent l’arrière-plan. A l’instar du précédent elpee. Ian adapte "Groundhog blues", un classique de John Lee Hooker. Il s’accompagne à la guitare acoustique. Constituée d’Andy Graham à la basse et de Nikolaj Bjerre aux drums, sa section rythmique abat un boulot remarquable. L’univers sonore demeure cependant très dépouillé. Les rôles de chaque intervenant sont parfaitement définis. Soutenue par les accents métalliques de la guitare, la voix semble libre comme l’air. "Catch 22" campe un blues du XXIème siècle. Largement amplifiée, la guitare libère un son poisseux. Le rythme soutient le chant dévastateur. La slide est gouailleuse. Le tempo imprimé rappelle le meilleur des Stones. Les cordes s'autorisent une sortie habile, âpre et menaçante à la fois. Ripoff Raskolnikov est un de ses amis. Un Hongrois. Il signe ici "Horse dream". La plage s'ouvre sur des cordes hispanisantes, avant de se muer en ballade acoustique. L'atmosphère baigne alors au sein d’une country, proche de Johnny Cash. Le timbre grave et posé de Siegal anime ce western musical. Très rythmé et fluide, l'orgue Hammond de Henderson est bien mis en exergue tout au long de "Stranger than a green dog". Cette plage constitue une réplique southern rock. Il rend hommage à son dieu du blues, Muddy Waters, sur "High horse". Lent et torride, ce blues lent semble sorti tout droit du southside de Chicago. Expressive, la voix de Ian est empreinte de passion et d’une grande sensibilité. Pour la circonstance, il a recours au bottleneck. Derrière les ivoires, Henderson incarne le rôle d'Otis Spann ou de Pinetop Perkins. Le batave Big Pete Vander Pluym se réserve l'harmonica et Schofield la guitare. Un bonheur de plus de sept minutes ! J'apprécie tout particulièrement la formule trio du Ian Siegal Band. Sa cohésion est impressionnante. A cet instant, il me rappelle Chris Duarte. Un autre trio, mais texan. Ils partagent une même philosophie de la complexité. Chaque instrument vient se greffer au sein d’une démarche authentiquement blues. A l’instar du généreux et particulièrement dense "High horse". Tout au long de l’œuvre, il règne un climat lugubre, mystérieux. Les répliques vocales accordées sur "God don't like ugly" demeurent vivaces et passionnées. "I can't believe you wanna leave" opère un changement radical de style. Une cover de Little Richard qui nous entraîne au cœur d’une atmosphère R&B allègre, réminiscente de

Rating

Jack Peñate

Matinée

Écrit par

Pour de nombreux observateurs, Jack Peñate était une des révélations des premiers frimas 2007. Il faut dire qu’XL Recording avait fait de l’endiablée « Split At Stars », en préambule de l’album qui tardait à sortir, un buzz percutant. Voilà pour le coup dans le rétro ; et force est de constater, à sa présence récurrente sur les ondes entre autres, que l’Anglais a bien passé l’hiver. Gageons que la musique frétillante de ce songwriter au ‘ñ’ ibérique et au visuel ‘peps’ nous conduira même jusqu’au plus chaud de l’été, sans lasser nos enceintes.

Après trois notes, on trouve l’album ‘énergique’, le premier refrain n’est pas encore arrivé que déjà on sait qu’il faudra trouver un autre qualificatif à ces coups de gratte frénétiques. Jack Peñate c’est un peu une heure de tachycardie, la douleur en moins ; une sorte de Space Mountain avec un soleil à la place de la lune qui sourit en fin de rails.

Difficile de catégoriser ce déchaînement sautillant : des allures rétro, de la pop bien ficelée, et du rockabilly dans les coins… ? L’artiste à ressorts invoque la ‘soul-indie’ : curieux comme les sonorités de l’album, sympathiques et d’un enthousiasme communicatif. A l’écoute on s’inquiète un peu d’imaginer un homme à l’allure pourtant saine se lancer dans une telle hystérie rythmique. En le voyant sur scène, sourires en rondeurs et chemise à carreaux, on va d’ailleurs jusqu’à douter de son humanité tant la condition physique impressionne. Qu’a-t-il bien pu arriver à ce type pour qu’il mette son existence aux enchères dans chaque accord ? Certains se plaisent à dire que tout vient de l’enfance et pour une fois on a envie d’y croire. Petit fils de l’auteur Marvyn Peake, le Londonien semble revendiquer à chaque seconde le précepte de son aïeul ‘To live at all is a miracle enough’. Et si on est content de pouvoir se recoiffer sur des morceaux plus apaisants tels l’ultime « When We Die », l’acharnement est thérapeutique et remplace au réveil toutes les oranges pressées et tous les cocktails vitaminés qui achalandent la devanture des pharmacies.

Rating

Motek

Motek

Écrit par

Cohérent, l’album éponyme de Motek l’est à coup sûr! A vrai dire, on ne peut l’être plus, tellement les titres, presque uniquement instrumentaux, se suivent et se ressemblent. A moins de l’écouter attentivement, on a l’impression qu’il ne s’agit là que d’une seule piste. Ancrés dans la veine post-rock, les sept titres de cet elpee concocté par Motek semblent cruellement manquer de ce petit plus qui transforme les cds moyens en disques de bonne facture. Et pour cause : Motek travaille non seulement la musique mais aussi l’image, que le groupe utilise en live pour soutenir la bande-son. Sans ce support cinématographique, Motek n’en n’est pas pour autant désagréable, c’est une certitude, mais avouons-le, parfois quelque peu lassant tout de même…

Rating

Wyclef Jean

Carnival vol.II : Memoirs of an Immigrant

Écrit par

Des trois Fugees, Wyclef est manifestement celui qui a le mieux réussi sa carrière solo. Pras a disparu pour de bon et Lauryn Hill lutte contre de sévères problèmes mentaux. Wyclef a rencontré un énorme succès populaire lors de la sortie de ses deux premiers albums ; néanmoins, il s’est montré bien plus discret par la suite. Ce qui ne l’a pas empêché de continuer à sortir des disques ; mais il faut reconnaître qu’après « Ecleftic », la qualité a rarement été au rendez-vous. Bonne nouvelle, il nous revient en forme pour un concept album consacré à l’immigration. Il réserve ainsi une suite à son premier elpee, intitulé « Carnival ». Toujours épaulé par son vieux compère Jerry Duplessis, Wyclef reste fidèle à l’éclectisme forcené qui est la marque de fabrique de ses albums. Ragga, métal, ballades folk et hip hop s’entrechoquent au sein d’un univers parsemé de sonorités orientales, indiennes et haïtiennes. Les invités sont aussi légion : Sizzla, Tony Matterhorn, Paul Simon, Norah Jones, Mary J. Blige, will.i.am, et la liste n’est pas exhaustive...

L’opus s’ouvre parfaitement sur « Riot », un hip hop dopé aux riffs d’Iron Maiden et mélangé à un vieux titre de reggae digital. « Sweetest girl » est le single accrocheur de « Carnival II ». Du r’n’b mélodique qui emprunte son refrain au « C.R.E.A.M. » du Wu-Tang. Les événements se gâtent à partir de « King & Queen », très mauvais duo partagé en compagnie de Shakira. C’est à partir de cet instant que Wyclef commence à diluer le son tout en glissant de plus en plus vers une variété moins inspirée. Quelques titres du même style (dont les duos échangés en compagnie de Mary J. Blige et Norah Jones) plombent l’album. Ils témoignent d’une panne d’inspiration ou d’une trop forte volonté de plaire à tout le monde… Un album à moitié réussi donc, dont on retiendra surtout les quelques bons moments.

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6239929

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=268197958&s=143446

Rating

Duffhuës

Man on fire

Écrit par

D’entrée de jeu, Duffhuës nous gratifie de quelques lancinants ‘Ahahaaaa haa haa ha hem’ pas accrocheurs pour un sou. Deux ou trois ‘heï ! ho !’ plus tard, il se décide à entamer pour de bon son premier titre : « The happy few ». L’énergie qu’il y met est proportionnelle à l’irritation qu’il produit. Malgré toute la bonne volonté manifestée, parsemée à nouveau de ses fameux ‘Ahahaaaa haa haa ha hem’, la fin du morceau apparaît comme un véritable soulagement. « All I ever wanted », deuxième titre de « Man on fire », change de ton. Violons, voix grave, calme et triste. La musique de Duffhuës porte mieux sa description de blues et pop noire. De quoi séduire, à priori. Oui, mais toutes les plages de cette œuvre se ressemblent. Touchant au début, Duffhuës devient franchement lassant. Deux compos sortent  cependant du lot : « Delhi belly blues » au rythme accrocheur et à la mélodie surprenante, peut-être le meilleur morceau de l’album. Le deuxième, « Bad man », a pour effet immédiat de sortir l’auditeur de la torpeur dans laquelle il avait, malgré lui, replongé. Duffhuës se défoule, crache ses insultes, éructe ses mots à la manière d’un rugbyman enragé. Ce n’est pas de toute grande qualité, mais franchement, ça fait du bien ! ‘Mean motherfucker! Lousy cocksucker ! Sorry ass cock ! Bad ass fuck ! » Rhaaaaaaaaaaaaaa… !’

Rating

Vandaveer

Grace & Speed

Écrit par

Premier opus de Vandaveer, « Grace and Speed » s’ouvre sur un air folk qui emprunte sa mélodie à Dylan. « However many takes it takes » rappelle sans équivoque le fameux « I want you ». Mais la voix soyeuse de Mark Charles est trompeuse : si tout au long de son album ses ballades envoûtent, il suinte une ironie surprenante de ses mots. L’humour grinçant, Mark Charles assène son cynisme, murmure ses sarcasmes. Pour le deuxième titre, “Marianne, you’ve done it now…”, le ton devient plus rauque, plus glauque, mais d’autant plus prenant. Dérision oblige, Vandaveer greffe à la mort de ladite Marianne un fatalisme déroutant. La clarinette de Chris Sullivan vient encore assombrir le tableau pour le couvrir d’une tristesse désarmante. Vandaveer chante nos démons, se rajoutant doucement, mine de rien, à la liste… Mais qui n’en voudrait pas ? Car malgré tout, Mark Charles est capable d’exprimer ses émotions ou de se muer en poète. Véritable hymne aux rêves les plus fous, « Grace & Speed » est un petit bijou. A la simplicité efficace, ce troisième morceau mérite largement de donner son nom à l’album. Seule faiblesse de ce dernier : les titres d’excellente qualité peuvent -malgré leur (très) bonne facture- éclipser les autres et les rendre presque inexistants… 

Rating

Tool

Vicarious (Dvd)

Écrit par

Vaguement annoncé durant le dernier trimestre de l’année écoulée, Tool sort enfin son DVD « Vicarious », qui, écrivons le d’emblée, nous semble un peu light. Véritable entité aux antipodes des clichés les plus éculés du métal, Tool c’est avant tout quatre musiciens qui ont insufflé un souffle nouveau au rock lourd, à tel point qu’il est devenu une des références majeures en cette matière. « Vicarious », premier single extrait de l’album « 10 000 Days », constitue l’unique titre gravé sur ce DVD, dans une version « Extended Cut ». Et le résultat est hallucinant. Chaque clip du combo est comparable à une œuvre d’art. Mais chez « Vicarious », la recherche artistique est poussée à son paroxysme, pour le plus grand plaisir de nos mirettes ! Improbable, incompréhensible, du pur Tool en fait…

Les autres séquences n’intéresseront que les aficionados purs et durs. Beaucoup de bonus visuels, un ‘making of’ du clip, des séquences qui décortiquent l’univers arty du combo, le tout emballé dans un packaging sublime, basé sur le même concept (3D) que l’extraordinaire emballage de « 10 000 Days ». Fort heureusement, le prix de vente de l’objet avoisine les 10 €… Si la beauté de l’objet justifie bien son prix, on attend néanmoins un véritable DVD de Tool, axé sur la dernière tournée par exemple…

Rating

Think of One

Camping Shâabi

Écrit par

Les Anversois de « Think of One » sont réputés pour leur capacité à se frotter aux musiques du monde entier afin d’en élaborer une version éminemment personnelle. Grand connaisseurs de culture marocaine, ils ont édité, il y a quelques années, la série « Marrakech Emballage Ensemble » ; trois elpees pour lesquels ils ont reçu la collaboration de musiciens issus de ce pays sis au nord-ouest de l’Afrique. Ils ont interprété et réarrangé quelques titres de ces albums, mais également composé de nouvelles chansons pour ce « Camping Shâabi », un disque très audacieux (et parfois un peu déconcertant) enregistré en compagnie de plusieurs musiciens et chanteurs locaux, mais aussi quelques Belges comme Véronique Vincent, vocaliste des légendaires (et excellents) Tueurs de la Lune de Miel.

Le shâabi est une musique traditionnelle berbère jouée lors des fêtes, et en particulier des mariages. Les Think of One mélangent les rythmes complexes du shâabi au rock lourd (« Hamdushi Five »), au hip hop (« Gnawa Power », « Trap het Af »), à l’électro, au jazz et au  reggae (« Mon verre » et « Mon verre revient »). Un cocktail pas toujours très heureux mais imparable lorsque paradoxalement le format ‘chanson’ est adopté. Les paroles décalées de David Bovée s’accordent alors à merveille aux chœurs d’Amina Tcherkich et Lalabrouk. Les histoires contées dans « Où tu vas », « J’étais jetée » ou « Mon Verre » acquièrent alors un fameux pouvoir d’évocation. On épinglera également le magnifique « Sharia Orabi », le meilleur titre du lot, qui transporte Nino Rota dans cette région du Maghreb.

Rating

Strings of Consciousness

Our moon is full

Écrit par

Par une nuit de pleine lune, plusieurs duels semblent se livrer sur les toits d’une ville fantôme. Clarinette, guitare, contrebasse, saxophone, sons électroniques ou industriels… Quand l’un s’apprête à faire mouche, il en est toujours un autre pour prendre part au combat. Et le suspense de s’intensifier, encore et encore. Le ton monte ; le quasi-silence laisse la place à une lente montée en force. Quand la batterie, soudain, les prend par revers. Acculée, la guitare électrique montre les crocs. Les titres ont beau se succéder, on sent que ce n’est pas fini. Des voix graves à la Waits ou Cohen jouent tantôt le rôle d’arbitre, tantôt foncent dans la mêlée. Qu’elles soient plaintives, criardes, sombres, apaisantes ou même absentes, elles alimentent le jeu de manière soutenue. « Our moon is full », premier album du collectif Strings of Consciousness a de quoi capter l’attention. Non seulement par sa musique, mais aussi par l’étrange composition de ses membres, basés aux quatre coins du monde (USA, Grande-Bretagne, France). Si cet album a été enregistré en plusieurs étapes –grâce à Internet– il ne perd rien en qualité. Au contraire. Retravaillé sans cesse, « Our moon is full » est une vraie réussite de Strings of Consciousness.

Rating

Sandro Perri

Tiny mirrors

Écrit par

Du folk peau de pêche. Ce qui ne sera jamais superflu, ni obsolète. Les temps passent et repassent, mais il y aura toujours quelque part un moment intemporel pour accueillir l’amour courtois. Sandro Perri s’essaye à ce doux romantisme en posant sa nonchalante voix de velours sur des lignes de guitare mélodiques et limpides. L’essentiel s’enrobe ça et là de cuivres assourdis et percussions discrètes, pour un charme désarmant.

A des foulées de son passé instrumental vécu chez Polmo Polpo ou son ton électropop entretenu au sein de Glissandro 70, la nouvelle expérience puise dans une électro-acoustique chaude et parfumée. Loin de s’épancher pour autant en de mielleuses mélopées, le Canadien a façonné un style où la douceur a aussi du tempérament et de la grâce ; une formule qu’il applique en s’accompagnant de musiciens osant d’improbables instruments (erhu, euphonium, lap steel...), en s’essayant à des harmonies vocales voyageuses, en préférant un son lo-fi et vintage à l’image du Devendra Banhart de « Oh me oh my ». C’est le résultat auquel la musique peut aspirer lorsqu’elle est vidée de ses frustrations juvéniles, ses contraintes commerciales, ses pressions de flambant neuf. Simple ivresse ouateuse, devant laquelle il faut tout simplement baisser les armes.

Rating