Vous trouverez, ci-dessous un aperçu des sorties récentes et futures les plus intéressantes chez PiaS ; bien sûr dans l’esprit de la ligne éditoriale de Musiczine. Et pour vous donner un avant-goût, rien de tel que d’y associer l’un ou l’autre clip vidéo ou…

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Un accord de piano lève le voile sur une mélodie épurée, Sïan Able erre dans une rue bruxelloise éclairée à la lueur des réverbères. Sa voix contrastée accompagne la mélodie qui s'intensifie au fil des refrains, c'est frissonnant et envoûtant. « The Ones Who…

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Chroniques

Katie Melua

Pictures

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Découverte en 2003, alors qu’elle était seulement âgée de 19 ans, Katie Melua a surpris le monde de la country du folk et du jazz. Faut dire que son timbre de voix doux comme le velours et sa musique teintée de sixties ne pouvaient laisser indifférent. Originaire de Georgie (ex URSS), cette Londonienne d’adoption étudie le piano et le violon. Fascinée par Joni Mitchell, Bob Dylan, Paul Simon, Eva Cassidy et même Françoise Hardy, Katie s’inspire de l’univers de ses idoles pour composer son premier album, une œuvre jazzy et accessible. Et la suivante, « Piece by Piece », ne fait que confirmer l’ampleur du travail de la jolie Georgienne.

Pour fêter ses 23 ans, elle nous offre sa troisième pl aque. Douze titres sensuels et langoureux réalisé en compagnie de son mentor Mike Batts. Qu’elle rende hommage à Charlie Chaplin (« Mary Pickford ») ou à Léonard Cohen (« In My secret Life ») l’artiste, qui ne compte déjà plus ses disques d’or et de platine, demeure magistrale. Emouvantes, charmantes, voire désarmantes, les chansons de Katie restent accessibles à tous, dès la première écoute. Sublime, le single « If You were a Sailboat » est le genre de titre à écouter en boucle dans sa voiture, même s’il s’en dégage une profonde mélancolie et que son refrain n’est suffisamment contagieux pour être fredonné, malgré son thème, sur la plage, un verre de pina colada à la main. Incontournable ! Pour preuve, ce hit subtil, caramélisé, mais pas trop, est régulièrement programmé aussi bien les stations nationales (FM et autres) que sur certaines, beaucoup moins recommandables… Katie Melua défendra « Pictures » le 14 avril prochain sur la scène de Forest National.

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John Fahey

Yes ! Jesus Loves Me

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« Christ is not cute », déclarait John Fahey. Riche d’une trentaine d’albums, la copieuse discographie du maître de la ‘steel string guitar’ recèle une collection d’hymnes traditionnels protestants, enregistrés en 1980. Une vingtaine de titres courts qui laissent de côté l’expérimentation et l’avant-garde explorées sur d’autres albums. John Fahey se contente (si l’on peut dire) d’adapter quelques morceaux classiques de la tradition gospel (« Holy, Holy, Holy », « St Patrick’s ») et, dans une démarche jazz, s’applique à modifier les accords tout en cherchant à développer des harmonies inédites. Une atmosphère solennelle et sombre émane de ce « Yes ! Jesus Loves Me » (notamment sur le magnifique « Let All Mortal Flesh keep silence »), sauvée ça et là par des moments plus lumineux, comme sur le titre maître et le très beau « Lord, I Want To Be A Christian In My Heart ». Outre la dextérité technique de l’homme (NDR : sa maîtrise technique du ‘finger picking’ est parfaite), cet album devrait plaire aux personnes fascinées par l’Amérique des pionniers, largement évoquée par ce maître du courant ‘American Primitive’. Les méditatifs et méditatives devraient aussi y trouver un terrain fertile à leurs ruminations mystiques.

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Cocoa Tea

Biological Warfare

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Vétéran reggae, Coco Tea doit sa longévité à son grand pouvoir d’adaptation et un style ‘singjay’ tout terrain qui lui permet d’être à l’aise dans les thématiques rasta, politiques et amoureuses. Produit par Andreas « Brotherman » Christophersen (Turbulence, Luciano) et interprété par les inévitables Dean Fraser et Horsemouth Wallace, cet opus recèle son lot de bonnes surprises, malgré quelques passages à vide. Toujours mélodieux, Coco Tea s’en sort honorablement sur la plupart des titres ; mais on passera la main sur les chansons rasta et trop classiques qui ponctuent l’album. Plus audacieux, « Blood and Fyah » explore par exemple des sons r’n’b peu courants dans ce genre de disque, tout comme la section de cordes qui enjolive le dansant « Let the dancehall ». Côté paroles, Coco Tea démontre aussi sa vraie valeur lors des plages les plus mélancoliques. A l’instar de « Too far From Home ». Ou encore de « Extorsionist » et « Rise Up », deux chansons au cours desquelles, il s’autorise une observation sur la politique des puissants. Entre parenthèses, les meilleurs titres de « Biological Warfare ».

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James Blunt

All the lost souls

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Il faut avouer que James Blunt ne provoque pas spontanément la sympathie. D’un naturel rancunier, on lui en veut encore de nous avoir cassé les oreilles en sortant « You’re Beautiful », une bluette larmoyante coupable d’avoir pollué les ondes F.M., pendant un peu trop longtemps. N’empêche, grâce à ce titre il s’est installé à Ibiza…

Et là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. Aussi, le gaillard vient de récidiver en commettant cet « All the lost souls », une œuvre qui reprend les éléments musicaux développés sur son album précédent. Le groovy « 1973 » (déjà un gros succès) ouvre l’elpee, sur une note énergique ; mais dès le deuxième titre, le tempo ralentit. Le cd recèle beaucoup de ballades rock à l’ancienne, basées largement sur le piano et une instrumentation ‘vintage’ (Hammond, Wurlitzer, guitare sèche). Les titres évoquent pèle mêle John Lennon (« Gimme Some Love »), les Bee Gees (« One Of The Brightest Stars ») et vaguement Coldplay (pour les montées épiques). Sans surprise, ce disque n’offre guère de variation. Les morceaux sont de bonne facture sans être inoubliables. Encore faut-il apprécier la voix nasillarde de l’ami James pour pouvoir écouter ce disque jusqu’à son terme…

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The Teenagers

Reality Check

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Eternels adolescents, Quentin, Dorian et Michael avaient un rêve. Comme beaucoup d’autres, ils s’imaginaient en haut de l’affiche, assailli par une horde de fans en délire. Trois alternatives s’offraient à eux : y arriver (ou pas), coûte que coûte, à la sueur de leur front, tenter l’aventure ‘nouvelle star’ ou passer par la nouvelle porte d’entrée des artistes ‘hype’, l’inévitable MySpace. Le trio aura choisi la dernière option. Leurs premiers émois pop font mouche sur la toile et, en quelques mois seulement, leur rêve est réalisé. Un label signe les trois Parisiens et les Teenagers sont lâchés.

« Reality Check » est alors concocté en deux temps trois mouvements. S’en dégage des mélodies pop estivales et accrocheuses, entre Phoenix et The Killers. Mais également des textes insipides et immatures. On n’en attendait certes pas moins de grands enfants mais l’écriture est malheureusement impossible à ignorer lorsque tous les morceaux de cet ouvrage sont interprétés à l’aide d’un accent frenchy à couper au couteau. De plus, une large partie de « Reality Check » est davantage ‘racontée’ que chantée (cfr « Popular », Nada Surf). Ce qui n’arrange rien. Amusant le premier quart d’heure, ce premier disque aurait plutôt tendance à casser les bonbons sur la longueur. Si ces Teenagers ne mûrissent pas vite, leur ‘reality check’ ne sera manifestement qu’anecdotique.

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Sons of Alpha Centauri

Sons of Alpha Centauri

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Non, ce ne sont pas les héritiers naturels de Tangerine Dream, mais une formation londonienne responsable d’un premier long format qui excelle dans le desert-rock. Ou si vous préférez, le stoner (NDR : pour les puristes notamment !) Et pour être tout à fait précis, Sons of Alpha Centauri pratique un stoner instrumental, une discipline initiée par le groupe, désormais culte, Karma to Burn ! Mais là s’arrête la comparaison entre le trio américain et S.O.A.C. Beaucoup plus floydien dans l’esprit, proche de Isis, le combo anglais marche sur les traces d’un Monkey 3, qui serait parvenu à insuffler des volutes de psychédélisme anglo-saxon à son rock aride. Douze plages pour plus d’une heure de musique parfois aérienne, souvent puissante. Une basse vrombissante, des guitares acérées, des sonorités space-rock, le tout au service d’un savoir-faire musical que chaque secoueur de tête appréciera à sa juste valeur.

Précisons encore que Sons of Alpha Centauri est déjà l’auteur de trente-quatre morceaux ; tous numérotés à la façon de Karma to Burn, mais ce n’est qu’un hasard…Nous avons donc droit aux chiffres « 2 », « 14 », « 15 », « 26 », « 23 », « 25 », « 28 », « 21 », « 9 », « 31 », « 8 » et « 34 », en guise de tracklisting ! Le package très élaboré de ce skeud hors du commun vous permettra d’apprécier le caractère original de cette présentation dépourvue de véritables titres. Amis du stoner, régalez-vous !

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Alex Rossi

Let me in

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Ce n’est pas la première fois que je vous en parle, mais le blues brésilien est actuellement en plein essor. Il est riche et recèle une multitude d’artistes talentueux. Des harmonicistes, tout particulièrement. Dont Flavio Guimaraes et Robson Fernandes. Alex Rossi appartient également à cette catégorie. Aussi, lorsque les bluesmen américains tournent en Amérique du Sud, il est régulièrement invité à les rejoindre. Et notamment Honeyboy Edwards, Billy Branch, John Primer et Phil Guy. Sans oublier feu Jeff Healey. Mais là, c’est du passé… Alex aime se rendre au Texas, afin de prendre son pied dans les clubs de Dallas. Il a ainsi côtoyé, sur les planches, Lee McBee, Mike Morgan, Hash Brown, Smokin' Joe Kubek et même des légendes locales comme Sam Myers, Robert Ealey et Curly ‘Barefoot’ Miller. C’est à Dallas qu’il a également rencontré Richard Chalk, le patron de Topcat. Ce dernier lui a donné l'opportunité d'enregistrer un album. Un opus au cours duquel il s’est focalisé sur les reprises plutôt que de prendre le risque de présenter ses propres compositions. Un choix qui a cependant l'avantage de nous démontrer l'étendue de son registre. Pour réaliser cet elpee, il a reçu le concours de quelques collaborateurs. Et pas seulement du coin. Rossi adore se produire en compagnie d’autres souffleurs comme son compatriote Flavio Guimaraes, Billy Branch ou encore les regrettés Sam Myers et Carey Bell! Chez lui, il dirige son blues band : Alex Rossi and the Crazy Dogs. Il est cependant aussi capable de se frotter à d'autres styles. Qu’il aborde au sein d’un autre combo : le Trem27 Bluegrass Band. L’opus a bénéficié de deux sessions d’enregistrement différentes. L’une s’est déroulée à Porto Allegre, au Brésil et l’autre à Dallas. Quelques compatriotes ont donc participé à la confection de cette œuvre ; mais aussi des artistes notoires… Une chose est sûre, tous les invités semblent ici heureux d’avoir pu rendre service à ce musicien ambitieux.

En ouverture, Alex attaque "Tell me how you like it" en puissance. Il adopte un schéma musical proche de Howlin' Wolf. Les cariocas manifestent une excellente cohésion. Christiano Ferreira est le premier à s'envoler sur sa guitare. Luciano Leaes se montre très versatile sur son piano. Imprimé sur ce rythme très populaire, le "The sun is shining" de Jimmy Reed est interprété plutôt nerveusement par le chanteur/guitariste Omar Esteban Itcovici. Luciano maîtrise à la perfection ses 88 touches d'ivoire alors que le boss, Richard Chalk, semble totalement ravi de mettre sa gratte au service de l’équipe. Le célèbre thème instrumental "Caravan" rend un hommage à Duke Ellington. Rossi y démontre tout son talent, prouvant en même temps qu’il est parvenu à intégrer des styles bien différents. Le Chicago southside des années 50 occupe une large part dans cette œuvre. Les mêmes musiciens défient royalement le "Rock me" de Muddy Waters. Les partenaires ont choisi une version unplugged. Phil Guy chante d’un timbre profond, très sombre, singeant au passage la façon de vocaliser de Waters tout en empruntant la tonalité de John Lee Hooker. Il se charge également de la guitare acoustique, tout comme un autre Brésilien : Fernando Norhana (NDR : il a déjà tourné chez nous). Rossi s’y révèle un véritable virtuose. Guy chante autoritairement le "That's alright" de Jimmy Rogers. Luciano impressionne dans le rôle d'Otis Spann. Rossi souffle comme Sonny Boy II. Les plus belles réussites de cet opus impliquent régulièrement des artistes sud-américains. Itcovici est convainquant au chant et à la six cordes tout au long du "Crosseyed cat" de Muddy Waters et du classique "I just want to make love to you" de Willie Dixon. Le rythme participatif de Jimmy Reed refait surface sur "Good lover", un compo signée par sa compagne Mary Lee. Mais si Omar Dykes et Jimmie Vaughan, lors de la confection de l’album hommage à Reed, avaient invité Lou Ann Barton pour chanter ce titre, Rossi a fait appel à une autre chanteuse texane : Kathy Prather. Et elle se débrouille plutôt bien. Un fragment au cours duquel Hash Brown déménage à la gratte pendant qu’Alex souffle dans les aigus comme le vieux Reed. Instrumental allègre et rythmé, "Hawaian eye" déborde de swing. Alex est passé à l'instrument chromatique. Il souffle à la manière de George Smith. Le gratteur texan Holland K Smith et Leaes, préposé à l'orgue Hammond, entretiennent l’excellent niveau de cette plage. Phil Guy chante "Show me your Bombacha". Une plage issue d’une plume qu’il partage, pour la circonstance, avec Alex. C’est également le morceau final de cet elpee de bonne facture. Un boogie léger, hypnotique, balayé par un harmo atmosphérique et hydraté par l’orgue de Luciano.

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Pete Philly & Perquisite

Mystery Repeats

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Yo les filles, Pete Philly (MC) et Perquisite (Prod) sont dans la place, tout baigne ! Ce duo de beaux gosses stylés, ne sont pas à proprement parler de sinistres inconnus. C’est assez discrètement qu’était sorti leur premier opus « Mindstate », acclamé en son temps dans leur pays natal, la Hollande. Ils nous reviennent donc flanqués d’un deuxième elpee ; et surtout motivés par un appétit féroce. Ils veulent balancer leur son au-delà de leur frontière, et je dois avouer qu’en ce sens, ils ont de la bonne came à refourguer. « Mystery Repeats » n’est pas seulement un énième album de Hip Hop, c’est un condensé d’influences fort sympathiques. Soul, Jazz, Samba, Funk : tout ce que le corps réclame quand monte la chaleur, afin de se trémousser le fessier tout en respectant le style ‘bombasse’. Les deux artistes avouent un parcours classique. C’est d’ailleurs à l’académie qu’ils ont appris le violoncelle. Ce qui change la donne de départ. Ils connaissent le travail à fournir et l’application nécessaire lorsqu’on doit sortir des tripes pour produire un son cohérent. Influencés à l’origine par A Tribe Called Quest, De La Soul et Wu Tang Clan, Pete Philly & Perquisite lorgnent davantage aujourd’hui vers un univers à la Mattafix (« Time Files », « Believer ») ou Jamiroquaï de la belle époque (« Awake », « Last Love Song »,…) voire même Gravediggaz (« Fish To Fry », « Hectic »). Certains encore, y voient la patte de Guru ou Jazzamataz. Les beats bien ciselés, arrondis par des cordes ou le velours de saxo brûlant, nous incitent instinctivement à battre la mesure, si pas de la tête, tout du moins du pied. Excellemment bien mixés, les 16 plages affichent une qualité et un son digne du pays de l’Oncle Sam où Perquisite a travaillé pour y acquérir encore plus de qualité et de discipline. Un album intéressant donc, débordant d’influences savoureuses, que je recommande lors de coups de blues inopinés. Yo maaaan…

 

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Omar Perry

Man Free

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Fils de l’illustre Lee ‘Scratch’ Perry, Omar Perry a logiquement attrapé le virus musical en grandissant aux côtés d’un des génies du reggae. Ce premier album couronne un parcours déjà riche qui l’a emmené de la Jamaïque en Gambie où il était programmateur musical sur la radio nationale. Il vit désormais en Belgique et les habitués du Vaartkapoen à Molenbeek ont sûrement déjà eu l’occasion de le voir sur scène, que ce soit au micro ou aux platines. Concocté par le saxophoniste/producteur Guillaume ‘Stepper’ Briard, « Man Free » est un disque qui touche un peu à tout. Roots, ragga mais aussi du ska (« Ska-Ta-Fright », qui rappelle le grand Scratch) et une incursion malheureuse dans le calypso (le raté « Cocoanut Woman »). Les compos les plus réussies sont roots. Et aussi énergiques. A l’instar de « Redder Than Red », « Ghetto Life », « Out Of De Cold », où le flow d’Omar Perry le rapproche des travaux de singjays comme Sizzla, Jah Mason ou Natural Black. Plus calmes, « Great Trumpet » et le romantique « Lady » font également belle figure. Notre réserve épinglera les titres purement ragga, moins naturels et un peu forcés. Hormis ces observations, ce premier album mérite un grand respect.

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Meshell Ndegeocello

The world has made me the man of my dreams

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Personnage à part (et plutôt ombrageux) dans l’histoire de la musique contemporaine, cette bassiste virtuose a pris l’habitude d’être là où on ne l’attendait pas. A l’époque où elle était hébergée sur le label de Madonna, Meshell Ndegeocello a tâté du hip hop et des sons r’n’b. Elle y a bien sûr imprimé sa touche iconoclaste et intellectuelle qui lui a valu d’être virée sans ménagement du label de la Material Girl. Elle emprunte depuis un chemin musical torturé et peu facile d’accès, qui a au moins le mérite d’être sans concessions. Cet album ne fait pas exception à la règle. « The world has made me the man of my dreams » a été conçu comme un hommage au jazz cosmique de Sun Ra. Même si l’esprit mystico-religieux est identique, musicalement on est loin des morceaux du légendaire jazzman. C’est un album qui pioche beaucoup dans le jazz électrique et métallique, les percussions latines, la new wave (« The sloganeer ») et les bruitages électroniques ; mais aussi dans un dub-punk qui n’est pas sans rappeler les travaux des Bad Brains. Meshell Ndegeocello chante et déclame des textes d’amour saphique, parle religion et s’amuse à saboter les morceaux, entraînant l’auditeur au sein d’un univers inexploré. Quelques pauses plus mélodiques (« Lovely Lovely », « Shirk ») aideront les téméraires à pénétrer dans cette jungle musicale complètement barrée.

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