La Flemme tente de nous endormir…

La Flemme émerge comme un tourbillon coloré dans le paysage musical français, entraînant son public dans un univers où convergent des sonorités pop garage, des textures psychédéliques et une indéniable énergie nerveuse. Originaire de Marseille, ce groupe de…

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Une piqûre de rappel pour Pond…

Le nouvel elpee de Pond, « Stung ! » paraîtra ce 21 juin 2024. A ce sujet, Nick Allbrook a déclaré : ‘J'ai écrit la plus grande partie de cet album en tondant la pelouse de quelqu'un. Je suis rentré chez moi, j'ai posé mes doigts sur le piano et j'ai joué la…

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Chroniques

Arthur H

La vie

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Arthur H est de plus en plus surprenant et finit même par émerveiller.

Il a commencé à chanter plus haut sur l’album « Négresse blanche », son neuvième, paru en 2003. Mais c’est en 2018, sur le titre « La boxeuse amoureuse » de son elpee « Amour chien fou », sorti en 2018, qu’il transcende le genre, un mélange de voix grave et de voix aiguë tout en chantant davantage qu’à ses débuts.

Son style très jazz et fanfare des Balkans au départ, puis enrichi de recherches sonores et ouvert au rock est devenu de plus en plus mélodieux, de plus en plus accrocheur pour se diriger vers un monde qui n’a rien à envier à ceux des grands artistes de la chanson française. Son côté rugueux demeure mais avec ce petit quelque chose en plus.

Il est réjouissant de constater que cette manière de créer et d’interpréter appartient intégralement à son univers car elle procure une émotion puissante tant au niveau du sens que du son.

Son nouvel opus, sur lequel figure le single éponyme « La vie » (voir chronique ici)

https://www.musiczine.net/fr/chroniques/item/88535-la-vie-single-arthur-h.html

 baigne dans la poésie. Réflexions brillantes sur notre condition humaine.

Les respirations, les silences, le piano et les cordes de Clément Ducal ont la part belle pour nous plonger à la fois dans les textes, mais également l’ambiance atmosphérique de son univers. On touche à l’essentiel.

Les douze titres de son opus nous immergent dans une tranche de vie, un road trip cosmique, nautique, … à l’influence de Debussy ou de Ravel, un côté fou à la Brigitte Fontaine en plus. Mêlant ce qu’il y a de plus sombre et de plus rayonnant. Un cocktail magnifique et détonnant !

Les chansons de ce disque ont été conçues en compagnie de Léonore Mercier, sa compagne, et Nicolas Repac.

L’artiste entame une tournée (pour les dates, c’est là)

https://www.arthur-h.net/concerts

au cours de laquelle vous aurez certainement l’occasion de l’applaudir.

On se réjouit du chemin de vie musical emprunté par Arthur H, sur lequel on chemine volontiers à ses côtés.

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Paradis Minuit

De rouille et de sang

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« De rouille et de sang » constitue le premier album de la formation montpelliéraine. Au sein du line up figurent des musicos qui ont manifestement de la bouteille. Dont deux guitaristes : Motch, ex-OTH (actif de 1978 à 1991) et Ludovic Crès, l’ancien gratteur des Naufragés. Et puis le drummer d’Electric Ducks, Fred Maggesi, ainsi que la chanteuse/bassiste Marielle Valenti, ex-Kotaké.

Découpé en 11 plages, cet opus se distingue par son contraste entre l’instrumentation énergique, agressive, et la voix mélodieuse, empreinte de sérénité de Marielle.

Des grattes quelque peu punkysantes alimentent « Paris Marylou ». Elle ses révèlent soignées tout au long de « Guérilla ». En fait, même lorsqu’elles adoptent un profil sauvage, elles n’altèrent ni n’assombrissent jamais les vocaux de la préposée au micro.

Les singles « Paris Marylou », « Sous La Dune » et le dernier « Tout Le Monde (Court) ») ont précédé la sortie du long playing.

Pas de temps mort entre les différentes pistes. Il n’est d’ailleurs pas conseillé d’écouter cet LP avant d’aller se coucher, le soir, mais plutôt le matin, au réveil, pour avoir la pêche toute la journée.

Contagieux, « J'ai Perdu mon Punk » opère un violent retour dans le passé. « Bruler les Gaz » sonne comme… Téléphone.

Signés Marielle, les textes –en français– abordent des thèmes variés, mais plutôt graves. Certains sont autobiographiques.  

Marielle constitue la colonne vertébrale de la formation. C’est elle qui écrit toutes les chansons et elle s’en sort plutôt pas mal.

Du rock français hypervitaminé !

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La Féline

Tarbes

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Retour aux bases ou plutôt à sa base, pour la talentueuse Agnès Gayraud ! La Féline consacre en effet son dernier et 4ème elpee à Tarbes, la ville pyrénéenne de son enfance, à travers une œuvre conceptuelle composée en compagnie du batteur François Virot, du guitariste Mocke Depret ainsi que des producteurs et mixeurs Xavier Thiry et Stéphane ‘Alf’ Briat.

La musique de La Féline est toujours aussi sophistiquée, voire difficile d’accès au premier abord vu l’absence de mélodie ‘facile’ (Yvette Horner et Boulevard des Airs sont également originaires de Tarbes, mais ici on n’est définitivement pas dans le même délire…) et des textes très littéraires. Elle décrit avec finesse sa jeunesse dans une ville de taille moyenne à travers des titres pop finement ciselés entre modernité et nostalgie. On peut ressentir la richesse de l’écriture –même si personnellement ses compositions un brin austères ne touchent pas votre serviteur– et un univers unique à la qualité indéniable.

 

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Rozi Plain

Prize

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« Prize » constitue le cinquième LP de Rozi Plain, un disque pour lequel elle a reçu le concours d’une floppée d’invités, dont deux saxophonistes, une banjoïste, une harpiste, une violoniste, un préposé aux synthés ainsi qu’une section rythmique aussi discrète qu’efficace ; ondoyante, la ligne de basse s’insinuant même dans l’expression sonore, sans jamais s’imposer. Kate Stables, la leader de This is The Kit, combo au sein duquel milite également Rozi, est même venue donner de la voix sur l’une ou l’autre compo, quand elle ne participe pas aux superbes harmonies vocales.

Plain se charge du lead vocal, et elle accompagne sa douce voix d’une guitare électrique ou acoustique, mais minimaliste, qu’elle joue en arpèges envoûtants, complexes et élégants, tout en modulant ses interventions suivant le climat et de la structure souhaités. Son pop/folk lo-fi se teinte régulièrement de jazz bucolique. Enfin, des synthés ouatés (New Muzik ?) s’infiltrent naturellement dans les compos vaporeuses, évanescentes, intimistes ou introspectives et deviennent étonnement aventureux sur l’excentrique « Painted the room black ».

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Crows

Beware believers

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Pour composer les textes des chansons de ce « Beware believers », second elpee de Crows, James Cox a beaucoup lu les ouvrages de J.G. Ballard et de Kurt Vonnegut. Il en résulte des lyrics qui traitent de la décadence de la politique et de la société, en Grande Bretagne. Et notamment de l’angoisse face au Brexit (« Garden of England »), des dérives du Département d’aide sociale en matière de pensions et d’hébergement des enfants, le DWP (« Closer still »). Entre autres. Une angoisse que reflète également « Room 156 », une piste dont l’atmosphère est entretenue par le tempo hypnotique.

Le ton peut même devenir carrément nihiliste. A l’instar du frénétique « Only time », un morceau bien punk ou de « Slowly separate », imprimé sur un tempo tribal.

En général, le climat est sombre, la voix ténébreuse de Cox reflétant son désespoir sur « Moderation », mais aussi « Healing », une plage post punk chargée d’amertume et de haine. Et puis, l’inquiétude hante le puissant « Wild eyed and loathsome ».

« Meanwhile » adopte une forme de psychédélisme rencontré chez Black Rebel Motorcycle Club. Et dans le même registre, la voix de Cox s’élève et se couvre d’accents dramatiques en traversant une brume de guitares épaisses et saturées sur l’inquiétant et incisif « Sad lad » ; une voix qui régulièrement emprunte les intonations de Mark Burgess (Chameleons).

A conseiller vivement si vous appréciez The Murder Capital, IDLES ou encore Fontaines DC.

En concert le samedi 11 février 2023, à l’Aéronef de Lille.

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My Idea

Cry Mfer

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Nata Amos (Water From Your Eyes) et Lily Konigsberg (Palberta) forment le duo de pop avant-gardiste My Idea et détiennent, grâce à « Breathe you », titre sucré issu de « Cry Mfer », un hymne de poche plutôt irrésistible ! Dans un monde parfait, il passerait d’ailleurs en boucle à la radio tant il est addictif… Bande-son de leur couple qui traverse un quotidien souvent compliqué, « Cry Mfer » navigue entre indie folk (« Baby I’m the Man »), électro-pop (« Lily’s Phone ») et même parfois expérimentation (« Popstar »).

Inventif de bout en bout, avec une fausse légèreté mais un véritable talent, le duo de Brooklyn se fait de plus catchy et semble parfois à la limite du mauvais goût. Exigeant mais terriblement accessible, c’est un défi qui n’est pas donné à tout le monde !

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The Garbage & The Flowers

Cinnamon Sea

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The Garbage & the Flowers est une phrase extraite de la célèbre chanson « Suzanne », signée par feu Leonard Cohen. C’est également le patronyme choisi par cette formation originaire de Nouvelle-Zélande, mais aujourd’hui établie en Australie. La toile ne fournit pas beaucoup d’infos au sujet de cette formation fondée en 1991 par Yuri Frusin et Helen Johnstone, rejoints d’abord par le batteur Torben Tilly. Au fil du temps, le groupe a connu des phases d'interruption et de résurgence, travaillant avec des musiciens tels que Paul Yates, Heath Cozens, Rachel Davies, Kristen Wineera et Stuart Porter. Il a même sorti des albums et des K7 devenus aujourd’hui quasi-introuvables.

A vue d’œil, les musicos doivent avoir dépasser les cinquante balais. Et il nous propose donc un mini elpee réunissant cinq morceaux dont la production DIY saute aux oreilles. Un court instant, on a l’impression d’être replongés au cœur des 60’s.

Entraînée par les voix de Frusi et Johnstone qui alternent derrière le micro, sa musique se fait tantôt psyché/rock, tantôt psyché folk ou carrément ‘unplugged’. Le spectre du Velvet Underground plane régulièrement tout au long de ce mini elpee. Quand ce n’est pas celui de Syd Barrett ou encore de Nick Drake.

Si l’écoute de « Cinnamon Sea » devrait ravir les mélomanes nostalgiques, on imagine mal The Garbage & The Flowers traverser les océans et conquérir un nouveau public. De toutes manières, ce n’est clairement pas son objectif… il serait plutôt enclin à accorder des prestations champêtres aux milieu des quatre vents…

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Orbel

Lur Hezea

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Issu de Bayonne, Orbel est responsable de deux albums à ce jour. Son premier, « Hegan », est paru en 2019. A l’époque, on lui attribuait des vertus doom metal et dark wave. Son second opus, « Lur hezea », évolue au sein d’un univers davantage crépusculaire et mélancolique, naviguant quelque part entre trip hop (Portishead ?), électro expérimentale (Thom Yorke ?) et world mystico-baroque (Dead Can Dance ?)

Les incantations vocales d’Annelise évoquent inévitablement celles de Lisa Gerrard, même si les paroles sont interprétées en… basque ! Les bourrasques de guitare rappellent le passé doom de la formation et tout particulièrement sur l’apocalyptique « Okerra ». Après la berceuse gothique et lancinante Hitzordua », l’elpee s’achève par le plus chaleureux « Gau Batez », un morceau enrichi par des interventions (probablement) d’harmonium.

Un regret quand même, ce manque de relief dans ces rythmes (?) électroniques. Au fil du temps, ils finissent par plomber des compos qui gagneraient à essuyer davantage de turbulences…

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OK Panda

Perspectives (Ep)

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Formation bruxelloise, OK Panda vient de sortir son premier Ep. De trio, elle est passée à un quatuor depuis que le chanteur/compositeur/multi-instrumentiste du duo électro 4th Dimension, Alexis André, a rejoint le line up.

Cinq plages figurent sur cet Ep, dont la première, instrumentale, est introduite par des sonorités de moog réminiscentes de feu Keith Emerson, avant de laisser parler les guitares.

« Gone love » et « War on radio » abordent une électro/pop dans l’esprit de The 1975, alors que « Dorothy » concède des accents davantage funkysants.  

Le disque s’achève par « Enough », un morceau plus électrique qui confirme le goût des musicos pour la britpop.

La release party se déroulera le 8 avril 2023 au club du Cirque Royal de Bruxelles.

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Detonics

Detonized

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Cette formation batave avait remporté le Dutch Blues Challenge en 2016 et l’année suivante, s’était hissée en demi-finale de l’international Blues Challenge à Memphis, dans le Tennessee.

« Detonized » constitue son troisième elpee, un disque dont la musique puise ses sources dans le West Coast blues traditionnel des fifties et le Mississippi blues. Et pour respecter le plus fidèlement possible ces styles, le quintet a enregistré cet opus en analogique, à l’aide de micros, d’instruments et d’amplis à lampes d’époque. Rien que le Hammond aux sonorités véritablement vintage donne le ton.

La plupart des plages de ce long playing oscillent entre rock’n’roll, boogie, shuffles et ballades nostalgiques. Et lorsque l’expression sonore vire au blues/rock, c’est aux Fabulous Thunderbirds qu’on se met à penser.

« Money train » trempe dans un americana inspiré par les Blasters. « Memphis » se déchaîne, à mi-parcours, dans l’esprit de Los Lobos, alors que l’intimiste « Love is gone » se frotte au jazz. Quant à « Life’s your best friend », il groove paresseusement sur un tempo funkysant.

On en oublierait presque le swing entretenu par la contrebasse et les accès d’harmonica, qui selon les circonstances se fondent dans l’ensemble ou déchirent littéralement l’atmosphère…

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