Jasper Steverlinck inspiré par Roy Orbison ?

Jasper Steverlinck vient de sortir un nouveau single. Il en parle : ‘« Nashville Tears » est l'une de ces chansons qui m'est venue à moi, instinctivement. Elle a coulé d'un seul jet, comme si la chanson s'était écrite toute seule. Elle évoque un moment très…

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Les décibels de Chatte Royal…

Le premier elpee de Chatte Royal, « Mick Torres Plays Too Fucking Loud », paraîtra ce 8 mars 2024. Fondé en 2020 par Diego Di Vito, Dennis Vercauteren et François Hannecart, et rejoint par Téo Crommen en 2021, il compte deux Eps à son actif, « Septembre », en…

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Zara Larsson 25-02-2024
Chroniques

TaughtMe

Laugh on Me

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TaughtMe est le projet de l’américain Blake Aaron Henderson, un musicien de talent élevé dans la pure tradition mormone et conservatrice chère à son état natif de l’Utah. « Laugh on Me » constitue son 5ème opus et le premier depuis… plus de 10 ans ! Enregistré en Islande, il a bénéficié du concours de quelques invités, dont Ulfur Hansson (Swords of Chaos, Minnigar), le batteur finlandais Samuli Kosminen, la violoniste locale Gyoa Valtysdottir (Mum) et encore du saxophoniste Alabaster DePlume.

L’album baigne au sein d’une ambiance électro acoustique particulièrement ouatée rappelant les maîtres du genre tels que James Blake ou Washed Out. Tout est magnifiquement arrangé et interprété, mais il manque ce brin de folie ou des mélodies fortes auxquelles se raccrocher pour susciter l’envie de le réécouter…

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Kid Colling

Living On The Wild Side

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Kid Colling Cartel

Né à Bogota, cet orphelin a été adopté par une famille luxembourgeoise. Auteur, compositeur, interprète, guitariste et chanteur, dès son plus jeune âge, il a développé une fascination pour le blues et le rock’n’roll.

A son actif, un Ep, « Tomorrow’s Far Away », paru en 2014 et un album, « In The Devil’s Court », gravé en 2017. Avant d’enregistrer son second opus, « Living On The Wild Side », Kid Colling a séjourné à la Nouvelle-Orléans, afin de bien s’imprégner de l’atmosphère qui baigne la plus grande ville de l'État de Louisiane, aux Etats-Unis.

Tant en studio qu’en live, Kid est soutenu par son backing group, Le Cartel, une formation qui implique Markus Lauer à l’orgue Hammond B3, David Franco à la basse et Florian Pons aux drums.

La recherche d’une identité sonore, la volonté de garder un esprit blues sans tomber dans le cliché, d'insuffler une énergie rock, tout en affichant un solide songwriting et en délivrant des mélodies accrocheuses, font la différence. Ainsi le Kid Colling Cartel propose un cocktail sauvage et direct de soul, de funk et de rock imprimé sur un tempo groovy, sans jamais renier ses origines blues. Kid Colling donne une dimension roots à ses compostions grâce à la chaleur et la générosité de son jeu de guitare. Au-delà du cri de rébellion dans une société en déliquescence, l’alt blues de Kid Colling transmet un message d’espoir.

Titre maître qui ouvre le long playing, « Living On The Wild Side » nous rappelle que Kid est un guitariste talentueux et polyvalent aussi à l’aise à la slide électrique qu'en picking, se doublant d'un chanteur au timbre soul profond, rocailleux et chaleureux.

Les références oscillent des Black Keys (« Ain't Nobody ») à Larkin' Poe (« Living On The Wild Side », « The Storm »), en passant par Gary Clark Jr. (« Step Out Of Line », « Long Way To Go » et « All Night Long », caractérisé par son magistral solo d'orgue) et Royal Blood (« Cold Blooded », dont le clip est disponible ici). Deux plages accueillent des invités. Daniel Restrepo pour la cumbia autobiographique « El Gato ») et l'impressionnante chanteuse Johanna Red sur le splendide soul/blues « I'll Carry You », sur lequel le Kid démontre ce qu'il doit aussi à BB King.

 

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Baby Fire

A Year of Grace

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Depuis 2009, le trio bruxellois Baby Fire livre un âpre combat rock. Son nouvel Ep, « A Year of Grace », clôture une trilogie entamée en 2020 par un autre Ep intitulé « Searching for Grace », suivi d’un LP logiquement baptisé « Grace ». La tête pensante du projet, Dominique Van Cappelen-Waldock (au chant et à la guitare) –assistée du producteur Déhà (Wolvennest, La Muerte)– cible des univers forts comme ceux que fréquentent PJ Harvey et Chelsea Wolfe.

« A Year of Grace » recèle 3 remixes issus de l’album « Grace » ainsi que 2 nouvelles compositions partagées entre ‘doom’ oppressant (« Like Stars ») et ambiance plus évanescente et habitée (« A Year of Grace »). En outre, le remix d’« Eternal », qui a bénéficié du concours de Cécile Gonay (Seesayle) au violon ainsi que de Laetitia Shériff, vaut le détour. A travers ses textes, cette dernière raconte son parcours compliqué pour se faire entendre dans un milieu qu’elle considère comme sclérosé… sa voix puissante et incarnée se chargeant du reste. Fruit d’un cocktail de post-punk, de post-rock et d’ambient, l’univers de Baby Fire est à découvrir…

 

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Inutili

A Love Supreme

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Formation obscure issue de Teramo, en Italie, Inutili, nous propose son cinquième elpee, un disque découpé en 5 longues jams diablement psychédéliques. 40 minutes de divagations expérimentales, qu’on imagine propices au live plutôt qu’au studio…

Les effluves répandues par Alessandro Antinori (à la basse et la guitare), Pietro Calvarese (à la guitare et au chant), Giancarlo Di Marco (à la guitare et la basse) et Lorenzo Mazzaufo (à la batterie, aux percussions et au… chant) ainsi que l’invité spécial Francesco Gaspari (au synthétiseur et à la programmation) naviguent évidemment quelque part entre les sonorités des années 60 et 70. ‘Utili ou Inutili’, là n’est pas vraiment la question… pour apprécier idéalement ce trip, il suffit de se laisser entraîner et même dériver à travers les méandres opiacées esquissées par ces musiciens à l’imaginaire débordant…

 

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Princess Thailand

Golden Frames

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Formation toulousaine, Princess Thailand a publié un 3ème elpee toujours aussi fidèle à ses amours pour la noise, la no-wave et le post punks si chers au groupe. « Golden Frames’ » sort ses griffes –à l’instar du chat siamois/sphynx illustrant l’album– et ce dès « Blinded Fool », le morceau introductif particulièrement puissant ! Le chant enragé d’Aniela Bastide accompagne des guitares acérées et une rythmique arythmique (?!?!?) entre des ambiances shoegaze (« Machina ») ou plus souvent post punk (« Ghost Car »). Une réussite de bout en bout !

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Penthouse (Poland)

Music Undersea

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Aurait-on découvert une version polonaise du très classieux Balthazar ? L’univers de « Music Undersea » est en tout cas très proche de celui des Courtraisiens ! Un même mélange de sonorités rock (« Bumpin’ ») et soul (« Morning Listeners ») lorgnant avec insistance vers les 70’s. La voix chaude et puissante de Michał Strażewski est parfaitement soutenue par les sœurs Gasiorowska (Magda et Zosia) tout au long de « Music Undersea », un premier opus remarquable de bout en bout !

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Daiistar

Goodtime

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Produit par Alex Maas, le chanteur de The Black Angels, « Goodtime » constitue le tout premier elpee de Daiistar, une formation texane (NDR : d’Austin très exactement) qui puise essentiellement ses sources dans le psychédélisme et le shoegaze des 90’s. En extrapolant, on pourrait imaginer le résultat d’une rencontre entre Jesus & Mary Chain et The Brian Jonestown Massacre qui se serait produite en pleine période ‘Madchester’. Une expression sonore alimentée par des sonorités de guitares grinçantes, cristallines, frémissantes, tourbillonnantes, une ligne de basse caoutchouteuse, des synthés ondoyants, des harmonies vocales atmosphériques, des mélodies accrocheuses, et sur plusieurs plages, ce tempo spécifiquement ‘house’.

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Dead Feathers

Full circle

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Issu de Chicago, Dead Feathers puise manifestement ses références dans la West Coast de la fin des sixties ainsi que du début des seventies et tout particulièrement chez Jefferson Airplane. D’abord à cause de la voix de Marissa Welu, qui n’est pas sans rappeler celle de Grace Slick. Puissante, elle alimente une musique groovy, tramée dans les guitares bluesy et psychédéliques. Des parties de grattes que les deux musicos élaborent de manière structurée. Elles sont caressées sur l’obsédant et luxuriant, « Daughters », un morceau qui s’épanouit sous la forme d’une tendre ballade, mais change de tempo en fin de parcours.  

« Full circle » constitue son tout premier elpee. Hormis l’intermède instrumental « One year before the island », presque toutes les pistes dépassent allègrement les 6 minutes. « Robbery » excède même les 10 minutes. Et l’opus s’achève par « Galapagos », une élégante compo ciselée par une sèche jouée en picking…

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Timber Timbre

Lovage

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Timber Timbre, c’est le projet de Taylor Kirk, un Canadien responsable de 7 elpees, à ce jour ; et « Lovage » constitue son septième. Il fait suite à « Sincerely, Future Pollution », paru en 2017. Responsable d’une forme d’indie folk cinématographique, poétique, ténébreuse et à la limite gothique, mais à l’humour ironique, Timber Timbre parvient à fusionner des références apparemment incompatibles : Beatles, Doors, Leonard Cohen, Beach Boys, Sun Ra, Paolo Conte, et Velvet Underground, notamment.

Pour enregistrer cet opus, il a fait appel à Michael Dubue ; et la collaboration a tellement bien fonctionné, que ce dernier apporté son concours aux claviers et aux vocaux, rejoignant ainsi le drummer Adam Bradley Schreiber et les choristes.

Le long playing s’ouvre par « Ask the community », un morceau chargé de spleen, dont l’intervention au piano et l’écho dans la voix rappellent… John Lennon, alors que si sur « Stops » ses intonations semblent hantées par feu Jean-Louis Murat, tout au long de « Confessions of Dr Woo », c’est le spectre de Lou Reed qui se met à rôder. Une plage dont le final s’enfonce dans le psychédélisme. Tout comme le doux-amer « 800 Pristine corpses ». Tapissé subrepticement de psychédélisme bruitiste, « Holy motors » se distingue pourtant par sa jolie mélodie. Cette chanson constitue, en quelque sorte, un hommage à Ontario, la ville de son enfance, une ville qu’il avait quittée deux décennies plus tôt et où il avait juré ne jamais revenir ; un hommage à un endroit qu’il aime et déteste en même temps, mais qu’il aime aussi détester…

« Mystery street » est manifestement la compo la plus allègre ; mais a contrario, « Lounge » s’enfonce dans une sorte d’intimisme presque confessionnel…

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Lol Tolhurst x Budgie x Jacknife Lee

Los Angeles

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« Los Angeles » est le fruit d’une étonnante coopération entre Lol Tolhurst, Budgie et Jacknife Lee. Le premier a été le batteur de The Cure et des Slits et le deuxième de Siouxsie & The Banshees ainsi que de The Creatures. Ils avaient déjà participé au projet Curious Creatures, en 2021. Quant au troisième, c’est un réalisateur artistique, ingénieur du son et producteur qui a notamment bossé pour U2, R.E.M., Snow Patrol, Bloc Party, Editors, Weezer et The Cars. Pour la circonstance, il s’est consacré à la guitare et aux distorsions.

Au départ, cet opus ne devait qu’être instrumental. Puis la Covid est arrivée et, pendant le confinement, les trois compères ont revu leur copie en invitant des collaborateurs, et tout particulièrement des chanteurs, à poser leurs voix sur les compos. Et notamment Bobby Gillepsie pour 3 morceaux, dont « This is what it is (To be free) » au cours duquel on découvre des arrangements symphoniques et des chœurs dispensés comme chez Primal Scream, puis l’excellent et menaçant « Ghosted at home » et enfin « Country of the blind » ; James Murphy de LCD Soundsystem gémit tout au long du frénétique titre maître et du tribal « Skins » ; Pan Amsterdam déverse son hip hop tordu sur « Travel channel » et Isaac Brock de Modest Mouse déblatère sur le très techno (Chemical Brothers ? The Orb ?) « We got to move » ; enfin Arrow de Wilde se déchaine sur l’épileptique « Uh Oh », une plage à laquelle participe Mark Bowen (IDLES). Parmi les guests, on épinglera encore Lonnie Holley et Mary Lattimore sur le ‘beefheartien’ « Bodies » et The Edge, à la guitare, mais traitée sur le motorik, « Train with no station » (NDR : cette voix vocodée n’est pas du meilleur goût !) et une autre piste électro, « Noche obscura ».

Bref un album percussif, nerveux, varié, clubby et surtout avant-gardiste qui mêle électro, indus, post punk et glam, mais nécessite plusieurs écoutes avant de commencer l'assimilation…

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