Après avoir gravé deux Eps et un album (« Good Boy », 2019), Kamikaze Palm Tree publiera son second opus ce 12 août. Intitulé « Mint chip », il s'enfonce encore plus profondément dans son sac à malices. Lors des sessions, le duo énigmatique Dylan Hadley /…

Le protocole de Territory

« Protocol », c’est le titre du premier elpee de Territory, une formation hexagonale dont…

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Après avoir gravé cinq albums studio, Epsylon nous propose son sixième, sobrement baptisé « 6 ». Fidèle à son identité rock celtique, le groupe s’est laissé tenter par une touche plus contemporaine en accordant une place plus importante au clavier et aux…

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Chroniques

Matisyahu

Matisyahu

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D’origine juive hassidique, Matisyahu est un chanteur/compositeur/rappeur américain. Chez lui, le changement appartient à la démarche artistique. Quand ce ne sont pas ses goûts musicaux qui vont constamment d'un style à un autre, et notamment du roots au rock en passant par le dancehall, le hip hop, le zouk et le dub, c'est un nouveau musicien qui est incorporé à son groupe afin d'y apporter une nouvelle couleur. Depuis son premier album, paru en 2004, Matisyahu est soutenu, en studio comme sur scène, du backing-band Roots Tonic, dont le line up implique Aaron Dugan, Josh Werner et Jonah David.

Le reggae est un genre beaucoup plus que complexe qu’il n’y paraît et ses subtilités ne sont pas toujours faciles à maîtriser. Fervent partisan du métissage des genres et des cultures, Matisyahu n’est pas, a contrario, un ardent défenseur des structures conventionnelles dans la musique.  

Ce qui ne l’empêche pas de revendiquer deux solides influences : Ben Harper et Bob Marley. 

Perçante, la voix transcende littéralement, « Not Regular », la plage qui ouvre l’opus.

Premier single issu de cet LP, « Mama Please Don’t Worry » fluctue entre reggae et dancehall.

Plus rock, « America » se nourrit également d’électro.

Salt Cathedral (NDR : réunissant Juliana Ronderos & Nicolas Losada, ce duo né en Colombie s’est établi à Brooklyn Salt) est en featuring tout au long de « Chameleon », un hymne caribéen dynamisé par le steel drum, un instrument de percussion idiophone. Et non seulement, la paire se charge de la mise en forme de cet LP, mais elle participe également à « Keep Coming Back for More », une piste qui flâne entre reggae et dancehall. Sous le soleil de Kingston, quelque part sur une plage au sable fin, « Mama Please Don't Worry » perpétue l’héritage de la famille Marley et de son Groundation…

« In My Mind » baigne au sein d’un climat presque lounge, claviers et percus se chargeant d’entretenir cette atmosphère indolente… Une sérénité qu’on retrouve tout au long de « Music Is The Anthem », une piste traversée par des accords de sèche rencontrés, en général, chez Ben Harper.

Plus nerveux, « Tugboat » nous entraîne dans une forme de zouk…

Un artiste qui collerait parfaitement à la programmation de Couleur Café…

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Bertrand Belin

Que dalle tout (single)

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Bertrand Belin est un chercheur, un traqueur de mots, de sons et d’ambiances. Depuis la sortie de ses deux albums transcendantaux (« Hypernuit » et « Parcs ») sculptés dans le folk, au cours desquels il se servait essentiellement d’instruments acoustiques et se distinguait par une manière fluide de prononcer ses phrases, il arrive au fil de ses pérégrinations à ce titre « Que dalle tout ».

Ce single est le résultat de ses recherches qui amènent des répétitions de mots plus insistants et plus secs. Une ambiance de plus en plus électro. Un genre voyageant entre univers impressionniste et contemporain.

Son texte ici relate le fait qu’il a reçu tout et rien en même temps de ses parents. Assez sombre, il est mis en lumière par un rythme plutôt up-tempo, entraînant… En extrapolant, on pourrait déduire que de leurs comportements négatifs, il a réussi à en extraire sa force créatrice.

Ce côté baroudeur, dandy preneur de risque, a de quoi plaire et puis, il est tout à son honneur, même si une certaine nostalgie de ses premiers elpees est toujours bien présente.

Néanmoins, quand on est à l’affut de ses nouvelles créations, on a hâte de découvrir son futur nouvel opus. Intitulé « Tambour vision », il est en précommande

Pour visionner son clip aux couleurs vives, dans lequel il effectue des gestes et des pas de danse qui n’appartiennent qu’à lui c’est ici

Pour son agenda des concerts, c’est encore

Méthode chanson

 

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Yard Act

The Overload

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Issu de Leeds, Yard Act est un quatuor impliquant James Smith (Post War Glamour Girls), Rhye Needham (Menace Beach), Sam Shjipstone et Jay Russell. Et il appartient à la nouvelle vague du rock indé britannique. « The Overload » constitue son tout premier elpee, un disque pour lequel il a reçu le concours d’Ali Chant (PJ Harvey, Perfume Genius, Algiers, Aldous Harding) à la production.

Sleaford Mods, Beck, The Streets et The Fall figurent probablement parmi les références majeures du combo. A cause du débit vocal déclamatoire et brutal, plutôt hip hop, de James Smith. Car nerveuse et musclée, la musique est fondamentalement post punk. C’est la ligne de basse qui drive la mélodie, la batterie disco percutante et la guitare tour à tour lancinante ou funkysante se chargeant de donner de l’épaisseur à l’expression sonore en la rendant dansante.

A l’instar de Jarvis Cocker chez Pulp ou de Ray Davies chez les Kinks, James dresse un portrait pas très réjouissant de la société britannique, mais post-Brexit, tout en n’épargnant pas ses dirigeants, mais avec une forme d’humour noir proche du cynisme.

L’opus recèle, en outre, quelques surprises. Comme ce « Payday » sculpté dans le funk blanc. « Witness » qui semble hanté par les Beastie Boys. « Quarantine the sticks », à la mélodie particulièrement soignée. Et en final, « Pour another » qui réveille, en notre fors intérieur, des réminiscences de Talking Heads, de PIL et du Bowie circa « Rebel rebel ».

Le long playing recèle un morceau caché, « 100% endurable », une ballade enfumée que Jarvis Cocker aurait pu inclure dans son répertoire, si Pulp avait encore été d’actualité…

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Wovenhand

Silver Sash

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En 2019, Wovenhand avait accordé un set particulièrement brouillon, dans le cadre du Roots & Roses. Depuis, et la pandémie y est sans doute pour quelque chose, le groupe n’a plus guère donné signe de vie. En fait, David Eugene Edwards préparait la sortie d’un nouvel elpee, depuis 2018 ! Et pour la première fois, il a partagé l’écriture et la production en compagnie de Chuck French, guitariste du groupe de post-hardcore, Planes Mistaken For Stars. Si l’électronique a pris une place plus importante que sur les albums précédents, elle est tellement bien intégrée dans l’ensemble, qu’elle passe facilement la rampe, même chez les puristes. Sauf peut-être sur le dernier morceau du long playing, le titre maître par ailleurs, dont les sonorités de synthé rappellent les moments de suspens qui tourmentent le manga, ‘Les cités d’Or’… A contrario, le point d’équilibre est parfaitement atteint sur le sépulcral « Temple timber ».

Si on retrouve, bien évidemment, le ton incantatoire de David, la plupart des morceaux ont véritablement la pêche ! A l’instar de « Dead dead beat », une plage enlevée, gorgée de fuzz et de distorsion, dans l’esprit du « Raw power » des Stooges. Ou encore du frénétique « Omaha ». Impossible d’ailleurs de ne pas remuer les orteils à l’écoute de cette piste !

Née d’un subtil mélange entre spiritualité pénitente et matérialisme viscéral, « Acacia » nous réserve une superbe digression psychédélique…

L’esprit amérindien hante le lancinant « The lash », une plage dont les grattes lacèrent littéralement les nappes synthétiques, alors que le climat shamanique rappelle plutôt Echo & The Bunnymen. Mais également « 8 of 9 », une ritournelle déchirée entre americana et post punk, s’autorisant même une danse rituelle, alors que des bouffées de guitare floydiennes s’élèvent dans l’atmosphère…

Enfin, country gothique voire mystique, comme à l’époque du 16 Horsepower, « Duat hawk » met en exergue la voix ample et chargée d’émotion d’Edwards.

Un retour gagnant pour Wovenhand !

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Come

Peel Sessions

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Come est devenu un des groupes-phares de l’underground américain, lorsqu’il a gravé son premier elpee, « 11:11 », en 1992. La formation était drivée par Thalia Zedek (Uzi, Live Skull, solo) et Chris Brokaw (Il a milité au sein d’une quinzaine de formations, parmi lesquelles figurent Codeine, Pullman, The Lemonheads, sans oublier ses multiples collaborations). Les deux musicos partageaient les guitares et les vocaux au sein d’une formation qui pratiquait une forme de noisy-blues-punk à la fois abrasif, tourmenté et intriguant.

Cette ‘Peel sessions’ recèle une cover frénétique des Only Ones, « City of fun », une prise ‘live’ immortalisée dans leur ville natale de Boston (« Clockface ») et puis 7 autres morceaux toujours bien électriques, parfois incendiaires (« Sharon vs. Karen »), mid tempo (la ballade « Bell » et « Wrong side »), réminiscent de Jefferson Airplane (« Dead Molly ») et un titre aux 2/3 instrumental, qui passe à l’offensive en fin de parcours, et dont une des grattes est traitée en slide. Un inédit, quand même, « Mercury falls », qui n’avait jamais bénéficié d’enregistrement studio.

Et c’est sous un line up originel, c’est-à-dire avec Sean O’Brian à la basse et Arthur Johnson aux drums, que le quatuor a décidé de se reformer et de repartir en tournée, cette année.

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Partner Look

By the book

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Etabli à Melbourne, en Australie, Partner Look réunit les sœurs allemandes Ambrin (Cool Sounds) et Anila Hasnain (Studio Magic) ainsi que Dainis Lacey (Cools Sounds) et Lachlan Denton (The Ocean Party). Soit deux filles et deux garçons qui, à tour de rôle, se chargent des parties vocales. « By the book » constitue le premier elpee du quatuor, une œuvre découpée en 12 plages d’une pop indé pétillante et accrocheuse.

L’opus s’ouvre curieusement par une compo qui porte le nom du groupe. Une ligne de basse aventureuse et des chœurs féminins revendicateurs alimentent cette piste fort agréable à l’écoute. De jolies harmonies vocales, des synthés ouatés et des accords de gratte semi-acoustiques élégants servent, le plus souvent, de trame aux compos du band aussie.

La mélodie de « Right here » navigue entre jangle pop et post punk, à l’instar d’un Rolling Blackouts Coastal Fever, mais sans l’intensité électrique, alors que « Speed limit » est imprimé sur un tempo new wave.

Les deux derniers titres nous replongent dans les eighties, tour à tour chez les Wallabies et les Kiwis. Ainsi « Geelong » aurait pu figurer au répertoire des Bats, à cause de ses changements d’accords rapides. Et « Endless plains » semble plutôt hanté par les Go-Betweens…

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Bernard Lavilliers

Sous un soleil énorme

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« Sous un soleil énorme » constitue déjà le 22ème album de Bernard Lavilliers. Agé de 75 balais et suite à des problèmes de santé, l’artiste a dû être opéré du cœur. Et il nous en parle sur le titre qui clôt cet opus, le crépusculaire « L’ailleurs ». Le reste de l’elpee baigne, en général, au sein d’un climat latino. Tango, paso doble, samba, cumbia et même cha-cha-cha rythment ainsi une bonne moitié des compos. Faut dire que le Stéphanois s’est rendu à Buenos Aires, en 2019, pour y chercher l’inspiration.

Son fidèle collaborateur Romain Humeau, le leader d’Eiffel, est toujours au poste, mais Bernard a également reçu le concours du duo Terrenoire sur « Toi et moi », adaptation de « Tive Razão » du Brésilien Seu Jorge. D’Izïa Higelin (NDR : la fille de feu Jacques), Hervé, Gaëtan Roussel et Éric Cantona pour une reprise du « Who killed Davey Moore » (« Qui a tué Davey Moon ») de Dylan, un morceau qui raconte l’authentique histoire d’un boxeur mort sur le ring (NDR : il ne faut pas aussi oublier que Lavilliers a également pratiqué cette discipline sportive).

Des orchestrations symphoniques enrichissent régulièrement les arrangements alors que des cuivres (saxophone ou clarinette) accentuent l’aspect chaleureux des plages les plus ensoleillées.

Sur la ballade « Je tiens d’elle », dans un style chanté/parlé rappelant Léo Ferré (NDR : que Lavilliers a toujours considéré comme son modèle), il déclare son amour pour sa ville, Saint Etienne. Et à l’écoute de l’engagé, voire gauchisant « Corruption », malgré ces synthés pas vraiment judicieux, on ne peut s’empêcher de penser à Jean Ferrat. Autant pour la voix que pour la mélodie. Enfin, le rythme imprimé tout au long de « Les Porteños sont fatigués » réveille le souvenir d’un certain Mano Negra.

Riche de sa culture poétique (Verlaine, Guillaume Apollinaire, Aragon), Bernard Lavilliers continue de raconter ses diverses épopées à travers ses voyages, dont « Sous un soleil énorme » constitue une nouvelle escale…

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Ruben Block

Turn the tide (Ep)

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Quatre titres sur le second Ep du chanteur/guitariste de Triggerfinger. Quatre covers ont une justement du trio, « There isn’t time », qui figure sur l’album « Absence of the sun » (2014). Dépouillée, la version est interprétée une octave plus bas que l’originale, si bien que la voix évoque, sur ce morceau… Dave Gahan. Quant aux cordes de gratte, semi-acoustiques, elles frémissent comme celles de Connan Mockasin, alors que des chœurs masculins accentuent le climat ténébreux de la compo.

La reprise de « Sea song », une composition de Robert Wyatt, est particulièrement indolente. Une performance, quand on connaît la version originale. Elle vire même parfois à l’ambient.

Ruben reprend « Niets is voor altijd » de Madou, dans sa langue maternelle et sous une forme minimaliste.

Enfin, il apporte un nouveau look au morceau de dance « Turn the tide » (un hit qui avait atteint le n°1 en Flandre, au cours des nineties) de Sylver. Electro/pop, cette plage laisse filtrer des éclats de guitare en arrière-plan...

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Ruben Block

Lights / Awake (Ep)

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Premier single solo pour Ruben Block, le chanteur/guitariste de Triggerfinger. Et pour le réaliser, il a reçu le concours du producteur Michel Froom (Crowded House, Suzanne Vega, Elvis Costello), à Santa Monica, en Californie, qui cosigne, par ailleurs « Awake ».

Sous la forme de l’Ep, ce disque propose deux prises live de « Lights » et une d’« Awake », plus lente, par ailleurs que l’originale, outre les deux morceaux studio. Hymnique, une des versions de « Lights », immortalisée à Amsterdam, se distingue par ses accords de gratte funkysants et ses claviers 80’s, réminiscents d’Ultravox…

Enfin bien que plus sombre, la version studio de « Lights » trahit bien l’empreinte de Triggerfinger…

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You Said Strange

Thousand shadows Vol.1

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Quand on parle de Giverny, systématiquement on pense au jardin de Claude Monet. Giverny, c’est également de cette commune normande que nous vient You Said Strange, un quintet qui avait bénéficié du concours de Peter G. Holstrom, le guitariste de Dandy Warhols, aux manettes, pour enregistrer son premier elpee. 

« Thousand shadows Vol.1 » constitue donc son second. Un disque qui fait la part belle aux guitares. Et le long playing s’ouvre par « Mourning colors », une piste qui nous replonge au début des eighties. Enlevée, caractérisée par une intervention de saxophone en fin de parcours, mais surtout illuminée par les cordes de grattes claires, chatoyantes, tintinnabulantes, elle ranime la flamme d’une expression sonore magnifiée par Sad Loves & Giants, il y a presque 4 décennies…

Le reste de l’album oscille entre shoegaze, garage, psychédélisme, krautrock et même new wave sur le morceau qui clôt le long playing, « Landed » (7’42 quand même !), malgré ses arrangements atmosphériques. On épinglera encore « Run away », une compo que tapisse un orgue crépusculaire, dans l’esprit des Dandy Warhols… Ou « Treat me », une piste littéralement boostée par ce saxophone…   

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