Steve Wynn fait ce qu’il faut…

Le dernier elpee de Steve Wynn, "Northern aggression" remontait à 2010. Son prochain, "Make It Right", paraîtra ce 30 août 2024 et coïncidera avec son nouveau livre de souvenirs ‘I Wouldn't Say It If It Wasn't True’ (Jawbone Press). Lors des sessions, il a…

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The Names à plein volume…

Issus de l'emblématique label Factory, aux côtés de Joy Division, New Order, A Certain Ratio, Durutti Column et Happy Mondays, The Names a consolidé sa place dans l'histoire de la musique. « Volume », c’est le titre du nouvel Ep de The Names. Il réunit quatre…

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Jane's Addiction - 04/06/...
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Chroniques

Golden Hours

Golden Hours

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Golden Hours est un collectif qui réunit d’anciens et actuels membres de Gang of Four, The Brian Jonestown Massacre, Tricky, The Fuzztones et The Third Sound. Enregistré à Berlin et Bruxelles, cet elpee a bénéficié du concours d’un alchimiste de choix : le Belge Wim Janssens, mieux connu pour son travail auprès de Wellboy et Tricky. Eponyme et découpé en 8 pistes, le premier album de Golden Hours alterne titres chantés et instrumentaux.

L’album s’ouvre par « Come and find me », un morceau dont la ligne de basse semble empruntée à Birthday Party. Indolent dans l’esprit de Jesus & Mary Chain, « The forgotten one » s’emballe en fin de parcours, au contact des solos de guitare. Mid tempo, « Japan on my mind » est parcouru de notes de claviers entêtantes. Mais la meilleure plage est incontestablement « Dead on ». Dépassant les 6 minutes, elle est découpée dans des guitares fuzz hypnotiques, abrasée par la voix du chanteur, dont le baryton est aussi profond que celui de Sivert Høyem (Madrugada), et s’achève par un sifflotement ‘enniomorriconesque’. « Calling me home » trahit des réminiscences –ce qui s’explique aisément– empruntées à TBJM et The Third Sound. 

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Neil Young

Chrome dreams

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Neil Young continue de dépoussiérer ses archives. Cet elpee devait sortir en 1977 ! Le plus curieux dans cette histoire, c’est que l’artiste a publié une suite en 2007, « Chrome dreams II ». L’original ne comptait que 12 titres. Sur cet opus, il y en a 15. Uniquement acoustiques. Soit la voix de Neil, son harmo, son piano, sa sèche et/ou son orgue à soufflets. Depuis le temps, tous ces morceaux ont été intégrés progressivement sur différents long playings, parfois en versions électriques, live, en solo ou en compagnie du Crazy Horse. Si bien qu’il n’y a pas d’inédits sur ce disque du ‘Loner’, mais deux morceaux sensiblement différents : « Hold back the tears », qu’il se réserve en solitaire, avec un texte plus long et « Sedan delivery » qu’il interprètera plus tard en compagnie de son incontournable Cheval Fou.

Et si les compos sont datées, il faut reconnaître que l’ensemble ne manque pas de charme et sont inspirées, tant du point de vue mélodique qu’émotionnel. Ainsi, en bénéficiant d’arrangement aussi soignés que sur « Harvest » et « Harvest moon », elles auraient pu y figurer.

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Bob Dylan

The Complete Budokan 1978

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Paru en 1978, le double long playing, « The Complete Budokan 1978 », est donc sorti en version revue et corrigée ; Il s’agissait de deux concerts immortalisés live au Japon. Soit les 28 février et 1er mars à Tokyo, au début de la tournée que Dylan avait lancée en 1978. A l’époque de sa sortie, cet opus avait été vertement critiqué. A cause des réarrangements. En l’occurrence l’ajout de choristes et d’une section de cuivres. D’ailleurs si le Zim était bien allé au Japon, on avait l’impression qu’il avait réalisé l’enregistrement à Las Vegas.

Bref, alors que l’album de 1979 recelait 22 morceaux, le coffret en propose 58. Le tout a été remixé et bien sûr remasterisé.

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Agathe

Beautiful damages

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Originaire d’Evreux, en Normandie, Agathe Plaisance est une artiste multidisciplinaire. Outre l’écriture des textes et la composition de la musique, la songwritrice a réalisé l’artwork de « Beautiful Damages » et les vidéos qui l’accompagnent. Même si Evreux est plus proche de Paris que des bocages normands, on imagine la jeune femme retranchée dans une maison à colombages pour y concocter ses sombres et mélancoliques ballades trempées dans le folk, au coin du feu. Entre ses moments de création, elle se délecte des albums de Cat Power et en profite pour se servir un petit godet de cidre (NDR : oui, les clichés ont la vie dure). Elle en profite également pour jeter une oreille fine sur certains artistes à l’univers plus mélancolique, à l’instar du Canadien Timber Timbre. Tantôt sensibles, parfois électrifiées, souvent sombres, les huit plages de ce premier elpee sont cependant, toujours bien inspirées…

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Jil Caplan

Sur Les Cendres Danser

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Valentine Guillen-Viale, aka Jil Caplan, est une charmeuse de serpents, une passionnée qui continue son petit bonhomme de chemin. Et en gravant son nouvel opus, « Sur Les Cendres Danser », elle compte bien nous envoûter. Il s’agit de son neuvième. Affichant 58 ans, cette chanteuse, comédienne et écrivaine est une artiste caméléon.

Jil Caplan revient à ses premiers amours, un retour aux sources qui l’ont toujours nourrie : le folk/rock à guitares, les ballades charnelles et les harmonies subtiles, naviguant quelque part entre Paul McCartney et Jeff Buckley, que ce soit dans l'expérimentation du jazz, une certaine approche du progressif que la manière de présenter ses chansons. C'est sous une forme plus rock que la Parisienne a abordé cet LP.

Ce long playing est aussi le fruit de la rencontre entre Jil et Émilie Marsh (du label FRACA), musicienne, compositrice, autrice et interprète, guitariste et arrangeuse de feu la chanteuse Dani.

Pour accompagner la sortie de ce disque, elle a partagé un clip poétique et incandescent « Tout éteindre » (à découvrir ici), réalisé par Patrick Hernandez. Porté par des chœurs apaches, des toms furieux et une guitare lancinante, le morceau raconte la passion éphémère qui met le feu aux poudres.

L’exploration de différents styles vintage est reflétée à travers le premier single, dont l’énergie grisante évoque… The Cure…

Blues, « Courage » nous entraîne dans le Delta du Bayou.

« Virginia » et « Être heureux » se révèlent davantage intimistes.

Quelques thèmes chers à Jil Caplan sont abordés tel que le deuil, la rupture, la maternité et le fait de laisser partir ses enfants (« Daronne »).

Même « Marilyn » évoque les destins tragiques d'actrices. Et évidemment on pense à Marilyn Monroe, mais aussi à Virginia Wolf.

Expérimental « Feu ! » se distingue par une rythmique métronomique quasi-martiale.

Un bel essai qui devrait permettre à Jil de renouer avec le succès.

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Kyo

Le Chemin – 20 ans

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C’est pendant leur scolarité dans un collège des Yvelines, en Ile-de-France, que les quatre membres du groupe Kyo, Nicolas Chassagne, Benoît Poher et les frères Fabien et Florian Dubos se rencontrent et s’unissent pour former le groupe Kyo, idiôme en référence aux mangas japonais et jeux vidéo.

Le quatuor sortira un premier album au succès mitigé « Pour toi », en 1999. C’est grâce son second, paru en 2003 et intitulé « Le Chemin » et son titre éponyme, partagé en duo avec la chanteuse néerlandaise Sita, qu’il finira par s’imposer.

Afin de fêter dignement ses 20 années d’existence musicale, le combo a décidé de rééditer ce disque en version bonus.

On y redécouvre forcément une pléiade de titres qui ont fait le bonheur des jeunes adultes que nous étions, à l’instar de « Tout envoyer en l’air » ou « Je saigne encore ».

Sur certaines plages, des changements d’harmonie ont été opérés, ce qui apporte davantage de profondeur aux émotions. En outre, Jocelyn Moze, désormais préposé aux fûts, apporte une nouvelle dimension aux compos.

Enfin, le chanteur, qui bénéficie de quelques featurings, dont Cœur de Pirate pour « Dernière Danse » –la nouvelle version de ce single a été retravaillée par Marsō (Pierre de Maere, Slimane, Videoclub, …), Stéphane pour « Le chemin » et Nuit Incolore sur « Je cours », une chanson qui aborde la thématique du harcèlement scolaire. Des collaborations qui apportent une lecture intéressante aux chansons.

Si dans l’ensemble, cette réédition s’avère d’honnête facture, elle manque de peps : les guitares sont un peu mollassonnes, la ligne de basse est un peu trop confidentielle et le drumming insuffisamment mis en exergue…

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Drop Nineteens

Hard Light

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Après avoir publié « Delaware », en 1992, et « National coma », l’année suivante, Drop Nineteens se sépare. Un peu plus d’un quart de siècle plus tard, la formation bostonienne nous propose son troisième elpee, « Hard light ». En fait, son leader, Greg Ackell, voulait tout simplement savoir à quoi pourrait bien ressembler une compo contemporaine du groupe. Qui s’est donc reformé au 4/5 de son line up originel.

A l’instar de ses deux premiers opus, le band replonge dans le shoegaze, et bien sûr, sous une forme plus actuelle : des harmonies vocales diaphanes (en boucle tout au long de « A Hitch » et ‘byrdsiennes’ sur « Tarentula », une plage qui adresse un clin d’œil à Ride) des cordes de guitares cristallines, crépitantes, brumeuses, fuzzées, entrelacées ou qui hurlent en douceur (« T », une ballade de 7’), une ligne de basse cold ou ondoyante. Un vrai régal pour les oreilles. Le long playing recèle encore une compo jazzyfiante (« Lookout ») un instrumental dépouillé (« Rose with smoke ») et une version acoustique d’un titre de Clientele, « Policeman getting lost » …

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Scream

DC Special

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Scream est une formation américaine de punk hardcore fondée en 1981, à Alexandria, en Virginie. Séparée en 1990, elle s’est reformée en 2009. Mais son nouvel album « DC Special » sort 30 ans après le précédent, « Fumble ». Avant de rejoindre Nirvana, Dave Grohl y a sévi, soit de 1986 à 1990, alors qu’il avait 17 printemps. Et il est revenu pour participer à l’enregistrement d’un titre plutôt reggae, « Tum tum ». Ce qui peut s’expliquer, puisque le band a toujours reconnu comme influence majeure, Bad Brains.

Entre les morceaux frénétiques, percutants ou entraînants, le band nous réserve des compos hymniques (le titre maître, enrobé de chœurs), l’une ou l’autre ballade acoustique (le mid tempo « Last of the soft » et un « Black & White » parcouru de notes de piano et enrichi d’arrangements de cordes) et un « Lifeline » (une des meilleures compos) à la mélodie accrocheuse et aux sonorités de guitare limpides. Malheureusement, en septembre dernier, Scream annonçait le décès de son drummer, Kent Stax, à l’âge de 61 ans…

Bonus tracks compris, cet album propose quand même 18 pistes.

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Thomas Frank Hopper

Paradize City

Thomas a vécu toute sa jeunesse en Afrique anglophone ; il a donc été bercé par des rythmes afrobeat et des mélodies anglosaxonnes qu’il a parfaitement intégrés à sa musique. Il a publié son second opus, « Paradize City », en septembre dernier, en totale autoproduction comme le premier « Bloodstone », en 2021. L’album a été enregistré au Studio Six avec Alexandre Leroy (tiens une connaissance). Il est cependant soutenu par un solide backing group constitué du guitariste Diego Higueras, du drummer Nicolas Scalliet, du bassiste Jacob Miller et du claviériste Maxime Siroul.  

Thomas Verbruggen, aka Thomas Frank Hopper, c’est un riff sur une guitare dobro (NDR : pour obtenir un son plus métallique), traitée en slide et branchée sur un ampli à lampes. Mais aussi une voix sablée qui schlingue le blues.

De Texas Flood (« Troublemaker Blues ») à Matt Schofield, en passant par Lightnin Hopkins et Sean Chambers (« Trouble and Whiskey »), les références sont multiples. D’ailleurs, Thomas signale qu’il s’est pas mal inspiré de groupes tel que Larkin Poe ou Dewolff pour certaines compositions, dont « Back To The Wild ». Mais également de Rival Sons (« Trib »), des Doors (« Chimera ») et enfin de Royal Blood pour le titre maître. On pourrait ajouter le Led Zeppelin. Et en particulier sur « Dog In An Alley », même si de petits intermèdes country tempèrent quelque peu l’atmosphère. Et puisqu’on voyage toujours en dirigeable, Thomas parvient à faire oublier Robert Plant sur « A Song For The Devil ». Le signal est donné à coups de guitare/klaxon, puis les riffs saignants se succèdent ; ses copains, aux chœurs, se révélant assez vindicatifs. Et pas question de souffler pour Thomas, enfin si, dans sans harmonica, tout au long d’« April Fool » qui dépote grave. « Back to the jungle » nous entraîne au cœur de la chaleur moite des marais de la Louisiane infestés d’alligators.

Boogie/roots, « Crossroads » marche sur les traces (pas les barbes !) de ZZ Top. Et c’est en douceur que long playing s’achève. Un zeste de sèche et des vagues de Hammond alimentent un « Boundless », au cours duquel la sixcordes démontre une nouvelle fois qu’elle est sans limite…

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Slowdive

Everything is alive

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« Everything is alive » constitue le 5ème elpee de Slowdive, et le second depuis la reformation du groupe. A l’origine, Neil Halstadt avait conçu cet opus comme un projet électronique minimaliste, mais après négociations au sein du groupe, des guitares saturées et réverbérées ont été ajoutées à l’ensemble. Mais vu la structure des compos, le climat général est beaucoup plus atmosphérique que sur les albums précédents, à l’exception des deux dernières plages qui ferment le long playing. Elles sont imprimées sur un tempo offensif, voire new wave, et tout particulièrement « Chained to a cloud », une compo envahie de vagues de sonorités de guitares rugissantes, et « The Slab », que certains médias n’ont pas hésité à comparer à la B.O. de Mogwai pour la série TV française, ‘Les revenants’…

La plupart des morceaux s’appuient donc sur des synthés modulaires. Et notamment le ténébreux « Shanty » ainsi que l’instrumental downtempo « Prayer remembered », qui se distingue par un enchevêtrement de cordes de guitares complexes. 

Si l’excellent « Kisses » s’enfonce dans la dream pop, tout comme le fiévreux « Skin in the game », une boîte à rythmes cadence « Andalucia plays », une piste à l’instrumentation clairsemée, et au cours de laquelle on entend même la distorsion infligée à la sèche.

Et comme les harmonies vocales de Neil Halstadt et Rachel Goswell sont toujours aussi vaporeuses, on a parfois l’impression que l’expression sonore flotte dans l’éther…

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