La substitution d’Edouard van Praet

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Live from the Montreal International Jazz Festival (Cd + Dvd) Spécial

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Tout semble enfin réussir pour ce jeune auteur/compositeur/guitariste californien. Et le succès est inévitablement au rendez-vous. Le style Harper est le fruit d’une savante fusion entre divers styles : rock, folk, blues, country et même funk et gospel. Son premier elpee, "Welcome to the cruel world", était déjà paru chez Virgin. Et apparemment, Ben semble fidèle à son label. A moins que ce ne soit l’inverse. Et pour cause, les disques de l’artiste se vendent plutôt bien…

Son premier backing band, c'était les Innocent Criminals. Ensemble, ils vont publier un elpee ‘live’, en 2001 : "Live from Mars". Puis un Dvd, également immortalisé en public : "Live at the Apollo". En 2005. Bénéficiant même du concours des stars du gospel, The Blind Boys of Alabama. Fin 2008, il met un terme à sa collaboration avec ces Innocent Criminals. Il fonde aussitôt Relentless7, dont l’esprit est beaucoup plus rock. La nouvelle formule concocte "White lies for dark times", un elpee studio qui paraît en 2009. Relentless7 réunit un trio et pas un septuor. Outre Ben, il implique le guitariste Jason Mozersky, le bassiste Jess Ingalls et le drummer Jordan Richardson.

Pour mettre en forme cette nouvelle œuvre, Harper a de nouveau fait appel à Danny Kalb. Le répertoire reprend presqu’intégralement le tracklisting de "White lies for dark times". Le concert s’ouvre par "Faster slower disappear come around". Nous sommes projetés plus de quarante années en arrière. On se croirait revenu à l’époque de The Cream. Le timbre vocal est proche de celui de Jack Bruce. Le son est dense et intense. L'attaque est franche. Les musicos n’ont pas besoin de rodage. Et dès qu’il en a l’opportunité, c'est-à-dire très rapidement, Mozersky se déchaîne. Il a la rage aux cordes et est constamment à l’offensive. Pourtant, ces jeunes hommes affichent un look ‘bcbg’ : cheveux coupés courts et tenue décontractée. Autre claque de cet elpee : "Number with no name". Ce titre ouvrait le long playing précédent. Harper est assis. Il tient sa guitare à l'horizontale. Il la martyrise à l’aide d’un slide bar qu'il fait glisser le long des cordes. Son delta blues rock est de haute facture. Jason prend le relais et s’éclate à son tour. Il nous entraîne au cœur d’un voyage psychédélique. L’intensité est à son paroxysme. Relentless7 nous a pris à la gorge et n'est pas prêt de relâcher son étreinte. "Shimmer & shine" est emporté par une dynamique carrément punk. Une sauvagerie qui renvoie presque les Stooges d'Iggy Pop chez les enfants de chœur. Quoique un rien plus mélodique, "Lay there & hate me" demeure aussi vivifiant. La voix soul, claire de Harper est splendide. Les guitares sont toujours susceptibles de rugir. A l’instar de "Why must you always dress in black", une compo qui semble issue des collines du Nord du Mississippi. Les cordes rappliquent au grand galop. Elles sont bientôt suivies par celles, plus épaisses, de la basse de Jess, qui mettent le nez à la fenêtre. Ben laisse hurler la slide. Le son est métallique comme ce n’est pas possible. Elle agonise, mais ne meurt jamais. Le "Red house" de Jimi Hendrix constitue la première reprise. Un blues lent très électrique, au sein duquel il inocule énormément de vibrations. Une leçon d'efficacité à la slide. Enfin un moment de répit ; une ballade apaisante intitulée "Another lonely day". Harper susurre ses mots. Tant de douceur est plutôt surprenant, après un tel début de set. Et embraie par le tendre "Skin thin", au cours duquel il s'accompagne à la guitare acoustique à douze cordes. Il chante encore une dernière ballade, "Fly one time". Passionnément. Une superbe compo qui marque le retour des guitares. Les deux gratteurs raniment la flamme sur "Keep it together". Les riffs sont denses et puissants, mais le tempo est lent, autorisant des périodes d’accalmie. Il est vrai que cette plage s’étale sur près de 12’. "Boots like these" lorgne vers le Led Zeppelin, mais la voix de Harper est radicalement différente de celle de Robert Plant. La deuxième reprise est consacrée à "Under pressure" du Queen de Freddy Mercury. Un titre sur lequel, Ben réalise une nouvelle performance vocale. Le concert s’achève par l’excellent "Up to you now". Nombreux et enthousiaste, le public sollicite un rappel. Pour gouverne, nous sommes le 12 août 2009. Dans le cadre de la trentième édition du Montreal Jazz Festival. Il aura droit d’abord à une ballade empreinte de délicatesse : "Faithfully remain". Puis à une longue version de "Serve your soul", un titre qui figurait sur "Both sides of the gun". Imprimé sur un mid tempo, ce blues rocker est le théâtre d’une nouvelle orgie de cordes ; Mozersky y brille de mille feux avant de laisser sa gratte émettre ses derniers cris. Cet excellent concert tient en haleine pendant plus d'une heure et demie.

Et le Dvd est la réplique du Cd. Il est cependant enrichi de deux bonus tracks : "Skin thin" et "Fly one time".

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Ben Harper
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Virgin / EMI
  • Date: 2010-03-09
  • Rating: 5
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