Carl Barât et Pete Doherty étaient co-leaders au sein des The Libertines ; mais le premier cité n’est pas, à l’instar de son ex-compère, adepte des tabloïds british. Depuis le split de la formation, en 2004, il tente, vaille que vaille, de refaire surface, malgré les moments difficiles qu’il a traversés (dépression, maladie, …) En 2005, il avait ainsi fondé les Dirty Pretty Things, une aventure qui lui avait permis de publier deux albums. Faute de succès vraiment convaincant, il décide de mettre un terme à l’histoire du groupe. C’était en 2008. Depuis cette époque, il ne donnait plus signe de vie. Et puis deux bonnes nouvelles sont venues simultanément, le remettre sous les feux de l’actualité. Tout d’abord une reformation des Libertines, afin d’accomplir une mini-tournée. Et surtout, la sortie de son premier elpee solo.
Sur ce long playing, on découvre un Carl Barât introspectif, authentique, sincère. Mélancolique, mais jamais morose. Il se dévoile à travers des textes qui parlent de sa vie, de ses désillusions, de ses déceptions amoureuses. Il tire, en quelque sorte, le bilan de son existence. Et l’artwork de la pochette, illustré par une photo qu’il a prise de lui-même, sur laquelle on aperçoit sa compagne, confirme cette impression. En outre, davantage qu’éponyme, le titre de son album est vraiment explicite.
Pourtant les compos de son elpee sont rythmées et intenses. Les arrangements sont parfaits. Et je pense tout particulièrement aux accords de piano prodigués tout au long de « The Fall » ou aux cordes qui bercent « So Long, My Lover ». Ce qui n’empêche pas certaines plages de se révéler très allègres, à l’instar de « Run With The Boys ».
Perso, j’estime qu’il s’agit du meilleur opus d’un ex-Libertines depuis la séparation du groupe. Mais surtout, il révèle le talent d’un songwriter, qu’on n’imaginait pas…

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