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Last time was the last time Spécial

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C’est lors de la vague de blues qui avait envahi Los Angeles, au cours des années 80 et 90, que Whiteboy James avait formé son Blues Express. Le combo avait publié un elpee en 1992, un disque qui avait bénéficié de la participation du redoutable gratteur Alex Schultz. James s’était retiré de la scène musicale en 2001 ; mais il faut croire que le virus n’était pas encore vaincu, puisqu’il a décidé de remettre le couvert dès 2006! Les goûts du jeune James Page sont éclectiques. Ainsi, s’il a beaucoup écouté les artistes de blues et de R&B, et en particulier Louis Jordan, Big Joe Turner et Lightnin' Hopkins, il apprécie également le bon rock'n'roll d'Elvis Presley et de Jerry Lee Lewis ainsi que le western swing de Bob Wills. Il a eu la chance de se produire à la même affiche que James Harman, Rod Piazza, William Clarke, les Blasters ou encore Little Charlie and the Nightcats. Du beau monde! James, notre gamin blanc, chante et souffle épisodiquement dans un harmonica. Au sein du line up de son band figurent aujourd’hui l’excellent Scott Abeyta aux cordes, Blake Watson à la basse et Mr Max Bangwell, notoire dans la Cité des Anges, aux drums.

L’ouverture est tumultueuse. Lancée à pleins tubes, "Chicken and the Hawk" adopte un profil très rockabilly. La guitare jump envahit l’espace sonore. Les drums s’agitent. Bien rythmé, le titre maître est une compo marquée par le Chicago blues. Les accords de gratte sont brodés à la manière de Jimmy Rodgers. Très électrique, le Blues Express s’éclate dans le rock’n roll. A l’instar de "By myside", une plage très courte mais explosive. Imprimé sur un tempo soutenu, "Upside your head" est un blues qui rocke. Bien trempée, la section rythmique est en acier inoxydable. La guitare profite de cette rampe de propulsion naturelle. Rockabilly puissant, allègre, "Reefer man" déferle comme un train lancé sur les rails, à toute vapeur! Morceau plus léger aux accents country, "Don't f@#$ around with love" est teinté d’humour et trempe dans la bonne humeur. Bref instrumental, "Fat chance" est un morceau que n’aurait pas renié le regretté Michael Leonard Mann alias Hollywood Fats. Parfaitement balisés par la section rythmique, "Have you way baby" et "Keep it clean" baignent davantage dans le blues. Il faut attendre la dixième plage pour observer un ralentissement du tempo. En l’occurrence lors de la cover du "Worried life blues" de Big Maceo Merriweather, un bon vieux blues mis à la sauce Whiteboy, donc parsemé de quelques éclats! La fièvre remonte aussitôt dès "Walked around the world", puis un autre instrumental intitulé "Untamed melody". Une nouvelle et belle occasion pour Abeyta de se dérouiller les doigts. "T-Bone for Daisy" est le dernier blues lent de l’opus. Très ‘nightclubbien’, il offre l’opportunité à Scott de démontrer qu’il a bien assimilé le style de T-Bone Walker. Dans un autre registre, ce gratteur torture ses cordes tout au long de la finale, "Shave 'em dry #2" (NDR : c’est également la plus longue plage du long playing !), un shuffle au cours duquel, il adresse, au passage, un clin d'œil à Jimi Hendrix. De l'excellent travail!

Le 26 mars prochain, Rip Cat Records lance son catalogue. Au menu : Whiteboy James, les Mighty Mojo Prophets, Barry Levenson, Johnny Mastro, les Mama's Boys et les 44's. Il sera judicieux de se rendre à Redondo Beach, ce jour-là!

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Whiteboy James
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Rip Cat
  • Date: 2011-03-26
  • Rating: 4
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