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Count your blessings Spécial

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Originaire d'un patelin proche de Chicago, Nick Moss se met à gratter la basse de son frère aîné Joe, dès son plus jeune âge. Il vient alors de contracter le virus du blues. Il fréquente alors tous les clubs mythiques de la Cité des Vents. Et est repéré par Jimmy Dawkins qui l'intègre dans son band. Il passe ensuite 4 années en compagnie de Willie "Big Eyes" Smith ; puis trois années avec Jimmy Rodgers. Et fonde enfin ses Flip Tops avec lesquels il enregistre successivement "First offense" et "Got a new plan".

Au sein du line up de cette formation, on retrouve son épouse Kate Hodinott. Préposée à la seconde guitare sur ce nouvel album. Mais aussi Andy Lester à la basse et Greg Campbell aux drums. "Count your blessings" est officiellement découpé en treize plages, dont les dix premières sont signées par Nick. Mais l'opus épingle cinq bonus tracks. Et toutes des reprises. Quel festin!

L'album s'ouvre par "Heavy on my mind". Evoluant sur un mid tempo, il est imprégné des sons du Chicago blues mythique. Les Flip Tops inspirent immédiatement le respect. Nick se réserve un premier solo déjà déterminant. Deux invités de marque y font déjà leur apparition : Mr Curtis Salgado ( jadis membre de Roomful of Blues) à l'harmonica, et Barrelhouse Chuck à l'orgue. Chuck passe au piano, Bob Stroger à la basse et Willie "Big Eyes" Smith à la batterie, pour aborder le titre maître. Curtis se met à souffler comme Jr Wells ou Jimmy Cotton. On a l'impression d'être en présence d'un super groupe local. Du bonheur à l'état pur ! Les plages suivantes confirment les premières impressions. Dans la démarche, elles me font penser à Mississippi Heat. En écoutant Salgado souffler dans les aigus sur "Gold digger", on en conclut qu'elles sont propices à la rencontre de générations différentes. Et on n'est pas au bout de nos surprises, car quatre fragments, dont deux bonus tracks, ont été enregistrés à Dallas en compagnie d'Anson Funderburgh. Les deux guitaristes s'en donnent à cœur joie. L'orgue Farfisa de Barrelhouse Chuck sonne très Booker T & the MGs. Epaulé par Chuck, Stroger et Smith, Nick recrée l'une des ambiances chères à Chess sur "Porchlight". Celle d'Elmore James en particulier. Enrichi par l'harmonica de Richard Duran, alias Lynwood Slim, "So tired" est le slow blues Chess par excellence. Slim partage d'ailleurs la production de cet elpee avec Moss. Et Chuck joue son Otis Spann!! En opérant la synthèse de ce qui se fait le mieux à Chicago, Nick Moss, le guitariste, nous illumine de son talent sur "Panic Attack". On distingue clairement l'emprunte laissée par Jimmy Rodgers sur le jeune Nick, tout au long du sobre "Breal bad". Que c'est bon! Et ce n'est pas tout ! Il se fait même Jimmy Reed sur "W.A.S.T.E.D". Faut dire qu'il possède une bonne voix le Moss. Pas un baryton, mais un timbre proche de nombreux bluesmen du Chicago d'époque. A partir de cet instant, il met ses Flip Tops (et lui-même) à la disposition de ses invités. Barrelhouse Chuck chante "Barrelhouse woman" de Leroy Carr, avec Funderburgh aux cordes, puis le lent et sublime "Ain't times hard" de Floyd Jones, au cours duquel Moss et Salgado accordent des soli émouvants. Venons-en enfin aux bonus tracks. Deux plages sont chantées par le vieux Sam Myers. "Hey hey", tout d'abord. Il libère un de ces sons pourris et met en exergue une intervention impérissable de Moss. "She brought life back to the dead" de Sonny Boy, ensuite. Qui sent bon le Texas. De son timbre graveleux, très proche d'un certain Magic Slim Curtis, Salgado interprète "This little voice, alors que Lynwood Slim se réserve "I chose to sing the blues", soutenu par Chuck au curieux orgue Vox Jaguar. Hommage appuyé à James Cotton, le bouquet final offre un beau duel échangé par les harmonicistes Salgado et Lynwood Slim. Je conseille vivement l'opus de ce jeune artiste, aux amateurs du blues de Chicago.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Nick Moss
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Blue Bella
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
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