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Ring n’ Roll (a) Spécial

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Dur dur de se relever pour Catherine Ringer. Quatre ans après avoir enterré son alter ego tant au point de vue professionnel que sentimental, l’autre moitié des Rita Mitsuko publie son premier opus solo. Pas facile sans la tête pensante du duo, car c’est en effet bien lui qui assurait essentiellement le boulot de composition musicale et jouait les partitions de guitare, basse, batterie et claviers.

On est donc assez loin, qualitativement parlant, du dernier opus en date, « Variety », qui cassait la baraque…

L’album de Catherine Ringer, « Ring n’ Roll », rend, en réalité, un vibrant hommage à l’homme dont elle a partagé la vie, le travail et le lit durant plus de 25 ans. Fred Chichin constitue, malgré son absence, le fil rouge des douze titres qu’interprète majestueusement sa moitié survivante, usant de sa voix irrésistible et émouvante.

Les premières paroles prononcées sont : ‘Je fais que penser à mon amoureux, je fais que penser à nous deux…’ et les dernières, onze chansons plus tard, ‘On se reverra bien un jour ou l’autre…’ Tout est dit !

Ce premier effort en solo est de qualité inégale. Catherine alterne le bon, le passable, le chiant, le franchement inécoutable et le surprenant…

Débutant joliment par « Vive l’amour » dédié à qui vous savez, elle enchaîne par « Punk 103 » ennuyant à mourir (désolé Fred) puis deux titres interprétés en anglais douteux « Z Bar » et « Yalala » qui se laissent gentiment écouter, sans plus. « Prends-moi » (malgré un joli texte) et « Got it sweet » seront volontiers zappés, car monotones à souhait. « How do you tu » relève un peu le niveau bien que les lyrics, mi-anglais, mi-français, sont assez improbables. Catherine redonne de la voix (ouf, il était temps) dans « Quel est ton nom », un titre limite cependant, tant la ligne mélodique est faiblarde.

« Pardon », petite histoire banale, évoque la renaissance, mais ne vaut que par son refrain…  « Si un jour » replonge l’auditeur en pleine déprime, la peine suintant de chaque note et mot de ce quatrain.

Le surprenant c’est celui-ci, « Mahler ». Empruntant l’Adagietto de la symphonie N°5 du brave Gustave, Catherine Ringer pleure tout au long des 6 minutes son amour disparu sur la seule véritable pépite de l'album, entre parlé et chant susurré, profondément humain, qui décolle au final pour s'envoler, et disparaître en larmes. Splendide ! Mais hélas, trop rare…

« Rendez-vous » joue toujours dans le même registre. Mais le ton est plus gai, plus enjoué, l’accordéon et la boîte à rythmes nous entraînent dans ce fol espoir impossible des retrouvailles…

L’album si sombre, si empreint de tristesse se termine de façon un peu plus optimiste.

Un signe ? Il serait temps que la période de deuil prenne fin afin de permettre à Catherine Ringer de se tourner vers d’autres horizons.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Catherine Ringer
  • Genre: Chanson française
  • Label Prod: Because / Warner Music
  • Date: 2011-05-02
  • Rating: 2
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