En prenant le risque de choisir pour son album, un titre aussi redondant, Jérôme Orsoni (NDR : il n’en est pas à son coup d’essai, puisque son précédent opus s’intitulait –tout aussi énigmatiquement– « Pourtant nous avons avec soin, cueilli quelques croquis pour votre album vorace », une œuvre dont on retrouve ici quatre titres) expose son travail aux serres et aux griffes acérées du merle moqueur.
Mais au-delà de tout concept intello, reste la musique.
Cartes postales des jours qui passent et ne se ressemblent pas, chaque morceau de ce recueil offre une vision poétique du monde vu depuis un balcon qui surplombe l’amer (…)
Trames rythmiques et mélodies bouclées, sons ambiants et sonorités ‘ambient’, multi-effets et guitares triturées construisent le paysage O!nirique de ce voyage initiatique.
Entre Tortoise et Mogwai (le mélancolique « The Last Time I Saw August »), déroutant et déstabilisant, à mille lieux des sentiers battus et rabattus, ce disque se découvre lentement, comme on prend le temps d'admirer un ciel chargé d'orage.
Ne tournez pas la page trop vite !

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