La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Kim Deal - De Roma
Kim Deal - De Roma

The Whole love

Écrit par - -

Outre Jeff Tweedy, le leader de Wilco, il ne demeure plus du groupe originel que le bassiste John Stirratt. Le claviériste Mikael Jorgensen et le percussionniste Glenn Kotche n’ont débarqué qu’en 2000. Et c’est en 2007, que la formation a accueilli le multi-instrumentiste Pat Sansone ainsi que le guitariste Nels Cline. Depuis, le line up semble s’être stabilisé.

« The whole love » fait donc suite à « Wilco (The Album) » paru en 2009. Et il s’agit du premier album publié sur leur propre label, dBpm. En fait, le band estimait ne plus avoir la maîtrise de sa création chez Nonesuch.

Découpé en12 titres, l’elpee s’ouvre et s’achève par les deux plus longues pistes. Respectivement 7’12 pour « Art of Almost » et 12’02 pour « One Sunday morning ». Atmosphérique, la première s’achève dans une nébuleuse krautrock. Quand à la deuxième, semi-acoustique, elle constitue manifestement une des plus belles compos réalisées par le groupe. L’intensité y est permanente. L’émotion aussi. Faut dire que les lyrics y traitent du différent qui a déchiré Jeff et feu son père. Des textes le plus souvent sinistres, mais qui pour la circonstance, se veulent quelque part prophétiques…

Le reste de l’opus ne manque pas d’allure, mais se révèle beaucoup plus éclectique. L’elpee recèle ainsi l’une ou l’autre chanson plus intimiste (« Sunloathe », « Open mind » et un « Black moon » tapissé d’arrangements de cordes). Un titre de music-hall fantaisiste, abordé dans l’esprit des Beatles époque « Double blanc » (« Capitol City ») et un autre bien enlevé, dont la guitare rythmique épouse un motif de guitare réminiscent de Wire circa « 154 » (« Rising red lung »). Puis deux morceaux offensifs, propulsés par la section rythmique, et dont le sens mélodique peut rappeler la face la plus pop de Broken Social Scene (« I might » et le contagieux « Born alone », lardé d’accords de six cordes ‘stridulents’).

Le 8ème elpee de Wilco est particulièrement réussi. Probablement le meilleur depuis « Yankee Hotel Foxtrot ». Et plutôt que la somme de talents, comme constaté sur les deux précédents long playings, il est le résultat d’une cohésion remarquable entre tous les musicos, chacun d’entre eux se mettant au service de l’ensemble.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Wilco
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: dBpm / Anti- / Pias
  • Date: 2011-09-27
  • Rating: 4
Lu 869 fois
Plus dans cette catégorie : « Wild Flag Lys & Love »