Derrière le pseudonyme Birds of Passage, se cache Alicia Merz. Une jeune artiste qui avait déjà participé au projet de Leonardo Rosado, il y a quelques années. Vu le climat glacé au sein duquel baigne cet opus, on parierait bien que la jeune dame nous vient d’Islande. Sa voix douce évoque Jonsi, version féminine, et sa musique la température qui règne à la limite du cercle polaire arctique. En outre, le titre de l’elpee, « Winter Lady », est suffisamment évocateur. Et pourtant, Alicia Merz nous vient de l’autre côté de la mappemonde, là où règne un climat tout aussi contrasté, mais plus clément : la Nouvelle-Zélande.
La musique dispensée tout au long de « Winter Lady » est parfaitement adapté aux conditions hivernales que nous vivons actuellement. Le froid y est piquant, et seuls les chuchotements émis par la voix de Merz tentent de nous réchauffer. Mélancolique, voire carrément cafardeuse, l’atmosphère qui y règne annonce la fin d’un cycle.
L’album s’ouvre par l’excellent « Highwaymen in Midnight Masks ». Un titre beau et minimaliste à la fois. Malheureusement la suite est moins intéressante ; et au fil du disque, on est envahi par un sentiment de lassitude. Quoique saupoudrés d’accents ‘drone’, ce dark folk sombre dans la monotonie, avant de nous plonger dans une forme de léthargie, au sein de laquelle, il devient presqu’impossible de s’extirper.
Dommage car la demoiselle ne manque pas de talent. De compositrice, c’est une certitude. La superbe plage qui entame l’elpee est une parfaite illustration. Et puis elle a une très jolie voix. En fait, elle a tellement poussé le minimalisme à l’extrême, qu’elle en a dépouillé la substance sonore de son intensité. En rectifiant le tir, Alicia Merz devrait pouvoir faire la différence. C’est tout le mal qu’on lui souhaite !

Nederlands
Français 
