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Turn blue Spécial

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Les Black Keys nous viennent d'Akron, dans l'Ohio. Un duo réunissant le chanteur/guitariste Dan Auerbach et le drummer Patrick Carney. A l'origine, il pratiquait un garage rock teinté de blues. Leur premier album, "The big come up", remonte à 2002. Il est paru sur le label underground Alive Records. L'année suivante, le tandem signe chez Fat Possum, une écurie blues établie dans le Mississippi qui héberge d'authentiques bluesmen noirs du terroir ; à l’instar de R.L Burnside et Junior Kimbrough, artistes qui n'hésitent jamais à mêler leurs racines à celles imaginées par de plus jeunes musicos. "Thickfreakness" paraît en 2003 et "Rubber factory" en 2004. Le tandem décroche ensuite un contrat chez Nonesuch, division du groupe Warner. C’est à cette époque qu’il s’installe à Nashville, la ‘Music City’ du Tennessee. Les elpees se succèdent, réunissant désormais les compositions originales du duo. Publié en 2010, "Brothers" récolte un franc succès commercial. Et l’année suivante, "El Camino" confirme le succès de ces chantres de la musique alternative.

"Turn blue" constitue donc leur nouvel opus. L’image de la pochette est représentée par un vertigo psychédélique. L’œuvre est ambitieuse. Les compos sont extrêmement travaillées, raffinées, de manière à bien mettre en exergue la voix délicieusement pop d'Auerbach. Mais si la mise en forme réalisée par Brian Burton, dit Danger Mouse, est destinée à rendre leur expression sonore plus accessible et commerciale, il ne gomme pas pour autant la puissance créative du duo. Par sa volonté mélodique, le son accroche facilement l’oreille ; et pourtant la structure des compos demeure complexe, poursuivant ainsi la démarche entamée par "El Camino". Pour enregistrer cet LP, la paire a quand même reçu un solide coup de main de Burton. A la production, mais aussi à l'écriture et à l’instrumentation…

"Weight of love" ouvre le disque. C’est aussi la plus longue plage. Plus de 7’ ! Après une longue intro instrumentale, au cours de laquelle se bousculent cordes acoustiques, claviers atmosphériques et enfin les interventions de guitare suramplifiées de Dan, la voix entre dans la danse, épousant rapidement un refrain accrocheur. On pense au Pink Floyd d'une certaine époque. A cause de cette gratte aux sonorités ravagées qui se dédoublent en fin de parcours. Des voix féminines (NDR : ou androgynes) amorcent "In time". La voix d'Auerbach y adopte le timbre et même les inflexions de Marc Bolan (T Rex). Une nouvelle fois, le refrain émarge à la pop. Le titre maître colle parfaitement à son époque. Constante, la ligne mélodique est colorée par des sonorités synthétiques. Soutenu par un clavier ‘vintage’, "Fever" est imprimé sur un tempo enlevé. Un titre contagieux et excitant, paru en single. Des rythmes synthétiques agitent "Year in review", une plage particulièrement percussive, mais très éloignée des Black Keys originels. "Bullet in the brain" s’ébroue en douceur sur un lit de cordes acoustiques, avant de subir un fameux coup d’accélérateur ; une formule imaginée par Danger Mouse. Patrick Carney imprime un tempo tribal à "It's up to you now". La compo macère dans un climat plus garage. Dan a d’ailleurs sorti sa fuzz box. C’est sous ce profil tortueux que je préfère les Black Keys. L’œuvre replonge à nouveau dans la pop. "Waiting on words" est empreint de tendresse et "10 lovers", de charme. Des pistes truffées d'effets sonores dispensés en boucle. Une formule un peu trop explorée sur cet elpee. Ce qui ne l’empêche pas de receler des moments autant inattendus que réussis. A l’instar d’"In our prime", une plage dont les interventions de guitare psychédéliques savoureuses et la beauté immaculée du sens mélodique, rappelle les Beatles de la grande époque (66/67). Et le final nous réserve une autre bonne surprise, puisque The Black Keys nous réserve le blues/rock "Gotta get away", comme pour rappeler que le duo n’a pas renié totalement ses sources…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: The Black Keys
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Nonesuch / Warner Music
  • Date: 2014-05-13
  • Rating: 3
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