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Cold Was The Ground Spécial

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Si vous aimez les atmosphères sombres, le bon vieux rock qui pue des pieds et se fond dans le son bluesy, je vous invite à écouter ce « Cold Was the Ground », dernier album de The Midnight Ghost Train. Fermez les yeux, imaginez-vous roulant de nuit au milieu des plaines du Texas. Il fait chaud et humide, l’esprit embrumé tant par l’ivresse d’un bon whisky que par la liquidation en bonne et due forme d’une famille de bons petits Américains. Digne d’un cynique Tarantino ou d’un Rob Zombie déjanté.

« Along The Chasm », en guise d’introduction oppressante, est rapidement rejointe par des guitares rondes et ronronnantes qui ne cesseront de vous accompagner tout le long de la route. « Cold was the Ground », c’est du Stoner qui fait du bien par où il passe, mixé à la chaleur de transitions propres au Blues. Issu de Topeka, capitale du Kansas aux Etats-Unis, ce trio arpente les scènes depuis bientôt huit ans et publie donc son troisième opus studio. Les riffs ronds de « Gladstone » nous entraînent directement au cœur de l’album et plantent le décor roots et brumeux, où les riffs et la voix grave et rocailleuse de Steve Moss, vocaliste/bassiste du groupe, s’entrechoquent. Un contraste où le rugueux vient côtoyer le soyeux, afin d’élaborer une matière aux multiples reliefs. Comme tout bon Stoner, les morceaux profitent d’une alternance entre un rock endiablé rapidement exécuté et un étirement en longueur de certains passages afin de profiter de la couleur de chaque note, le tout dans un mouvement hypnotique nous entraînant dans un au-delà planant. « BC Trucker », single de l’album, déboule par un solo de batterie rapidement rejoint, en arrière-plan, par une basse aux accents réminiscents d’un ZZ Top, mais exécutés plus rapidement, et un riff bénéficiant d’un break bien placé, pour s’installer confortablement et rester en tête jusqu’à la fin du morceau. Ce dernier profite d’ailleurs d’un clip vidéo assez déjanté, où les trois gars du Kansas se retrouvent à jouer au milieu des champs, accompagnés d’un homme coiffé d’un masque de cochon et tournoyant en Quad autour d’eux. On y retrouve ensuite une bande d’enfants, habillés tels des Amish, quittant la ville et armés d’outils agricoles, rejoignant le band afin de faire la fête ensemble. Le clip se termine par un plan où brûle tranquillement l’homme-cochon sur une chaise en osier. What else ? Telle une parenthèse, « One Last Shelter », privé de tout apport vocal, démarre comme un morceau de Mötorhead pour ensuite se fondre en un intermède teinté de blues, avant d’être repris par une guitare frénétique pour finalement aboutir dans une sauce rock’n’rollesque bien épaisse. Mention spéciale à « The Little Sparrow », morceau intimiste susurré au micro, narrant l’histoire d’un homme hanté par sa musique en pleine nuit, l’empêchant de fermer l’œil happé par les songes. Peut-être un vieux fantôme, quand on sait que le père du frontmen s’est éteint il y a cinq ans, en lui laissant pour derniers mots : ‘Peu importe les raisons, ne cesse jamais de jouer de la musique. Vas-y toujours aussi fort que tu peux’. Une dernière volonté qui revêt tant de l’énergie à puiser que du fardeau à porter.

Fan de Rock bien gras, d’ambiance un peu crado et de western-spaghetti, ne manquez pas cet elpee qui devrait vous faire passer un bon moment. Pas question ici de se prendre la tête et de se poser un tas questions futiles, il suffit de se laisser aller afin d’être emporté dans le monde parallèle et barré de The Midnight Ghost Train. Une traversée nocturne en vieille Cadillac au milieu de nulle part.

The Midnight Ghost Train se produira ra le 10 mars prochain au Bunker (Bruxelles)

 

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