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Post-industrial blues Spécial

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Agé de 54 ans, ce New-yorkais est considéré comme un artiste complet et génial. Un esthète de la guitare acoustique. Sa musique embrasse une multitude de styles : le blues, le jazz bien entendu, mais aussi le manouche, le swing, le calypso et la world (NDR : de l'Inde, du Japon, des Iles Hawaii, des Caraïbes et issue de bien d'autres endroits de notre globe).

« Post-industrial blues » s’ouvre par "Follow the money". Constituée de Jim Norris à la batterie et de Stan Poplin à la basse, la section rythmique est très présente. La voix de Bob est assurée. Trois guitares National illuminent cette entrée en matière. Mais la technique de Brozman est déjà stupéfiante. "Look at New Orleans" est une plage beaucoup plus atmosphérique. D’abord mielleuse, la voix de Bob libère toute sa colère. Il hurle son amertume devant le sort des déshérités de la Nouvelle Orléans, après le passage du typhon Katrina. Les cordes se détachent comme autant de braises dans ce climat lourd et lugubre. Au cœur de cette solitude ultime, Bob chante le blues du vieil homme ("Old man's blues"), armé d'un banjo à sept cordes aux accents tranchants. Une constante : la    finition et l’excellence de la production de cet opus. Si Brozman se révèle un brillant multi-instrumentiste, il accorde une attention toute particulière à ses vocaux. Bien posés, ils s’intègrent parfaitement à son répertoire. "Airport blues" et "Green river blues" exhalent un subtil parfum d'avant-guerre. "Crooked blues" révèle toute la puissance des cordes. Signé Redd Evans et Joe Ricardel, "Chafafa" est une gourmandise amusante et curieuse. Un plat composé de trois différentes variétés de chou. "Lonely children" campe, à première écoute, une ballade empreinte de charme. Mais rapidement, elle laisse la place à un sentiment de tristesse que Bob éprouve en pensant aux orphelins qui peuplent la terre. Flux et reflux de cordes balaient l’espace sonore : glabama grec, guitare hawaïenne, chaturangui, guitare slide indienne à 22 cordes… Toutes ces sonorités différentes apportent une richesse à l’ensemble. Mais si la mise en place est complexe, elle est surtout majestueuse. D'une voix fatiguée et caverneuse, il interprète le terrible blues des trois familles ("Three families blues"). Cette plage ne respire pas la joie de vivre. Elle évoque les sentiments des émigrés, déçus du rêve américain. Mais aussi des militaires qui assistent à la disparition de leurs camarades dans une guerre aussi inutile que meurtrière : celle de l’Irak. Des compatriotes blessés dans leur peau, leur cœur et leur esprit! "Slow motion blues" constitue sans doute le meilleur blues de cet elpee. Un cri d'amour et de désespoir. Une compo saturée d'intensité, au bord de la rupture. Le disque recèle également une cover plutôt surprenante du "People are strange" des Doors. A nouveau caractérisée par la diversité instrumentale, que se réserve le même artiste, elle est soulignée par la conjugaison des voix entre Bob et de Haley Sage. La plaque se ménage quelques plages instrumentales. Tout d’abord, "Let's get it boy!", un fragment parcouru par les sonorités aigues d’un ghandarvi indien à 14 cordes. Et puis ravissant et fragile "Strange ukulele blues", un morceau irradié par les cordes hispanisantes d'un… ukulélé (of course !) Bob Brozman est à nouveau l’auteur d’un opus franchement brillant!

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Bob Brozman
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Ruf / Munich
  • Date: 2008-02-26
  • Rating: 4
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