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Ce n’est pas la première fois que je vous en parle, mais le blues brésilien est actuellement en plein essor. Il est riche et recèle une multitude d’artistes talentueux. Des harmonicistes, tout particulièrement. Dont Flavio Guimaraes et Robson Fernandes. Alex Rossi appartient également à cette catégorie. Aussi, lorsque les bluesmen américains tournent en Amérique du Sud, il est régulièrement invité à les rejoindre. Et notamment Honeyboy Edwards, Billy Branch, John Primer et Phil Guy. Sans oublier feu Jeff Healey. Mais là, c’est du passé… Alex aime se rendre au Texas, afin de prendre son pied dans les clubs de Dallas. Il a ainsi côtoyé, sur les planches, Lee McBee, Mike Morgan, Hash Brown, Smokin' Joe Kubek et même des légendes locales comme Sam Myers, Robert Ealey et Curly ‘Barefoot’ Miller. C’est à Dallas qu’il a également rencontré Richard Chalk, le patron de Topcat. Ce dernier lui a donné l'opportunité d'enregistrer un album. Un opus au cours duquel il s’est focalisé sur les reprises plutôt que de prendre le risque de présenter ses propres compositions. Un choix qui a cependant l'avantage de nous démontrer l'étendue de son registre. Pour réaliser cet elpee, il a reçu le concours de quelques collaborateurs. Et pas seulement du coin. Rossi adore se produire en compagnie d’autres souffleurs comme son compatriote Flavio Guimaraes, Billy Branch ou encore les regrettés Sam Myers et Carey Bell! Chez lui, il dirige son blues band : Alex Rossi and the Crazy Dogs. Il est cependant aussi capable de se frotter à d'autres styles. Qu’il aborde au sein d’un autre combo : le Trem27 Bluegrass Band. L’opus a bénéficié de deux sessions d’enregistrement différentes. L’une s’est déroulée à Porto Allegre, au Brésil et l’autre à Dallas. Quelques compatriotes ont donc participé à la confection de cette œuvre ; mais aussi des artistes notoires… Une chose est sûre, tous les invités semblent ici heureux d’avoir pu rendre service à ce musicien ambitieux.

En ouverture, Alex attaque "Tell me how you like it" en puissance. Il adopte un schéma musical proche de Howlin' Wolf. Les cariocas manifestent une excellente cohésion. Christiano Ferreira est le premier à s'envoler sur sa guitare. Luciano Leaes se montre très versatile sur son piano. Imprimé sur ce rythme très populaire, le "The sun is shining" de Jimmy Reed est interprété plutôt nerveusement par le chanteur/guitariste Omar Esteban Itcovici. Luciano maîtrise à la perfection ses 88 touches d'ivoire alors que le boss, Richard Chalk, semble totalement ravi de mettre sa gratte au service de l’équipe. Le célèbre thème instrumental "Caravan" rend un hommage à Duke Ellington. Rossi y démontre tout son talent, prouvant en même temps qu’il est parvenu à intégrer des styles bien différents. Le Chicago southside des années 50 occupe une large part dans cette œuvre. Les mêmes musiciens défient royalement le "Rock me" de Muddy Waters. Les partenaires ont choisi une version unplugged. Phil Guy chante d’un timbre profond, très sombre, singeant au passage la façon de vocaliser de Waters tout en empruntant la tonalité de John Lee Hooker. Il se charge également de la guitare acoustique, tout comme un autre Brésilien : Fernando Norhana (NDR : il a déjà tourné chez nous). Rossi s’y révèle un véritable virtuose. Guy chante autoritairement le "That's alright" de Jimmy Rogers. Luciano impressionne dans le rôle d'Otis Spann. Rossi souffle comme Sonny Boy II. Les plus belles réussites de cet opus impliquent régulièrement des artistes sud-américains. Itcovici est convainquant au chant et à la six cordes tout au long du "Crosseyed cat" de Muddy Waters et du classique "I just want to make love to you" de Willie Dixon. Le rythme participatif de Jimmy Reed refait surface sur "Good lover", un compo signée par sa compagne Mary Lee. Mais si Omar Dykes et Jimmie Vaughan, lors de la confection de l’album hommage à Reed, avaient invité Lou Ann Barton pour chanter ce titre, Rossi a fait appel à une autre chanteuse texane : Kathy Prather. Et elle se débrouille plutôt bien. Un fragment au cours duquel Hash Brown déménage à la gratte pendant qu’Alex souffle dans les aigus comme le vieux Reed. Instrumental allègre et rythmé, "Hawaian eye" déborde de swing. Alex est passé à l'instrument chromatique. Il souffle à la manière de George Smith. Le gratteur texan Holland K Smith et Leaes, préposé à l'orgue Hammond, entretiennent l’excellent niveau de cette plage. Phil Guy chante "Show me your Bombacha". Une plage issue d’une plume qu’il partage, pour la circonstance, avec Alex. C’est également le morceau final de cet elpee de bonne facture. Un boogie léger, hypnotique, balayé par un harmo atmosphérique et hydraté par l’orgue de Luciano.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Alex Rossi
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Topcat
  • Date: 2008-03-18
  • Rating: 3
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