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Love is a schizophrenic hungry monster Spécial

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Elvis Ghettoblaster est une formation dont la naissance remonte déjà à presque dix ans. Et pourtant, le quartet vient seulement d’enregistrer son deuxième album. Faut dire que la plupart des musiciens du groupe participe à d’autres projets. Et très souvent dans des styles diamétralement différents. Mais penchons-nous sur ce « Love is a schizophrenic hungry monster ». Si à l’origine leur musique était essentiellement influencée par le Velvet Underground, Pavement et le Jon Spencer Blues Explosion, aujourd’hui la palette de références s’est considérablement élargie.

Mixé par Christine Verschorren (Ghinzu, Moondog Jr, Montevideo, etc.) et Niek Meul (Das Pop), l’elpee creuse même aujourd’hui dans la techno et l’électrofunk. Mais pas seulement. La fureur des Pixies hante le vindicatif et furieux « Doll » (même si les vocaux sont aussi torturés que ceux de Marilyn Manson) et le contagieux « Love bites » est balayé par des chœurs réminiscents des Stones (NDR : pensez aux albums « Their satanic majesties request » ainsi qu’à « Beggars Banquet » et en particulier au célèbre « Sympathy for the devil »). Des chœurs que l’on retrouve sur « Fears », morceau davantage marqué par l’électro des eighties (Tubeway Army ?) ; encore que les riffs semblent parfois calqués sur le classique « I was made for loving you » de Kiss. Une électro dansante, mais encore plus frénétique sur « Die ugly girls die », abordée dans l’esprit de Suicide. Légèrement house (ces percus !), « Backseat » lorgne manifestement vers Ian Brown et surtout Happy Mondays, alors que des accords de guitares sculptés dans le funk (presque) blanc balisent la structure de « Bells ». Cosignée Fabrice Detry (Austin Lace), « Dino » est une ancienne chanson. Plus pop, elle est émaillée d’accès de guitare reggae (NDR : la griffe d’Enzo !), tout en se signalant par des vocalises à la Kaiser Chiefs. Empruntant un tempo cha-cha-cha (ces percus latino !), « Marieke » bénéficie d’orchestrations ‘tamlamotownesques’. Une expérience que n’aurait pas dénigrée un certain Devendra Banhart. Punk pop, « Radio days » marche (in)volontairement sur les traces des Buzzcoks, à moins que ce ne soit de P.I.L. (NDR : à cause des vocaux chevrotants, ‘lydonesques’), tandis que paradoxalement assez pêchu, « Linda Lee at french party » bénéficie d’une jolie mélodie. « Stoner » n’a rien de stoner. C’est même plutôt une compo franchement noisy. Digne du Jesus & Mary Chain. Deux titres ne sont pas chantés par Gregory. Tout d’abord le contagieux « Rochus parkus ». Le timbre sinusoïdal de John John colle parfaitement à cette excellente chanson, rappelant curieusement Original Mirrors. Et puis la ballade mid tempo « Champagne & Wine ». C’est Julien, le drummer, qui s’y colle. Son timbre semble hanté par Ray Davies des Kinks, mais surtout il s’y révèle un redoutable crooner. On comprend mieux ainsi pourquoi la plupart des compos de « Love is a schizophrenic hungry monster » traite des tourments de l’amour et des relations qui tournent au vinaigre. Mieux vaut le champagne et le vin. Côté bémol, on regrettera la production un peu trop brouillonne des titres les plus enlevés. Ce qui n’empêche pas cet opus de se révéler une excellente surprise…

En concert :

- 17 mai : Nuits Botanique (Brussels) + Coming Soon
- 20 juin : Coliseum (Charleroi) + Mud Flow + Yel
- 21 juin : Fête de la Musique à Liège + Superlux + The Tellers
- 26 juin : d:qliq (Luxembourg)
- 27 juin : Bear Rock Festival (Andenne)
- 17 juillet : Dour Festival
- 3 octobre : Manufactur Rock (Hannut)

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