J’avoue toujours avoir eu un petit faible pour cette formation issue d’Athens (Georgie). Et en particulier par ses débuts marqués par des tubes incontournables comme « Rock Lobster », « 606 0842 », « Give me back my man » et puis surtout le remarquable « Planet claire », dont la version longue, qui ouvrait le premier elpee éponyme trotte encore dans toutes les têtes de la génération des eighties. Pourtant, le combo a subi une longue traversée du désert, perdu son guitariste Ricky Wilson victime du SIDA en 1985, avant de rebondir fugitivement fin des années 80, début des années 90 en commettant le hit « Love Shack » et l’album encourageant « Good stuff », pour finalement retomber dans un certain anonymat. Bon bien sûr, il y a eu le départ de Cindy Wilson, l’une des deux vocalistes, remplacée par Julee Cruise, l’écriture ainsi que l’interprétation du thème du long métrage de Steven Spielberg, « Flinstones », un projet solo de Fred très mal accueilli, quelques tournées ainsi que de la sortie de deux singles sans grand intérêt et l’une ou l’autre compile. Mais vu la notoriété des B-52’s, pas de quoi en faire un plat…
Et puis finalement Cindy est revenue pour y partager à nouveau les vocaux avec Kate Pierson et Fred Schneider, responsable de ces fameuses inflexions typiques, déclamatoires. Il aura cependant fallu attendre 16 longues années pour voir sortir un nouvel opus. Un disque enregistré sous la houlette de Steve Osborne (KT Tunstall, Doves). Onze titres qui font davantage appel à la technologie moderne, dont certains sont vraiment de bonne facture (« Pump », « Hot corner », « Ultraviolet », « Love in the year 3000 ») même s’ils n’atteignent pas la quintessence de leur œuvre. Dynamisme, enthousiasme, bonne humeur, insouciance et puis surtout ce beat épileptique qui vous communique instantanément cette envie de danser, alimentent toutes ces plages débordant d’énergie et de fun. Et pour ceux qui l’ignoreraient encore les B-52’s (patronyme choisi à cause des coiffures dites ‘choucroute’ des filles et pas des bombardiers conçus à l'origine pour emporter l'arme nucléaire) se produiront ce vendredi 11 juillet au festival Cactus. Let’s dance !

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