‘The Queen Is Back’, déclare très modestement l’ex-souveraine du disco. Pour fêter ses 60 ans, Donna Summer s’offre un petit caprice sous la forme d’un Xième recueil, dix-sept ans après son dernier effort studio, « Mistaken Identity ». Celle qui aura fait danser nos (grands-)parents sur ses légendaires « Hot Stuff », « I Feel Love » et autres « Love To Love You » revient avec un essai haut en couleurs. « Crayons » est un condensé surproduit de R’n’B électronique propice à de longues heures d’aérobic. L’échauffement démarre au son de « Stamp Your Feet » et « Mr. Music » qui dévoilent une Donna Summer manifestement heureuse de se retrouver à nouveau derrière le micro et de découvrir la magie du vocodeur. Sur le titre maître, la dame accélère la cadence et invite Ziggy Marley à se joindre à elle pour quelques flexions-extensions sur un beat raggamuffin’ carré et sans surprise. Après quelques abdos sur « The Queen is Back » et le brouillon « Fame (The Game) », l’instructrice nous propose quelques minutes de répit le temps d’une ballade obligatoire, « Sand On My Feet », et de quelques rythmiques ‘Lounge do Brasil’ sur le bien nommé « Drivin’ Down Brazil ». La séance reprendra ensuite sur « I’m A Fire », un morceau club gay-friendly de plus de sept minutes qui finira d’achever les plus téméraires. Summer, toujours en grande forme, continuera malgré tout à s’égosiller même si plus personne dans la salle ne lui prête attention.
En laissant son trône inoccupé bien trop longtemps, l’ancienne reine de la pop et du disco doit faire face aux productions bien mieux léchées des figures royales actuelles que sont Madonna ou Kylie Minogue. De plus, face aux innombrables prétendantes au titre, les « Crayons » de Donna Summer ne lui attribueront même pas la troisième marche du podium. Dépassé(e).

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