La pop sauvage de Metro Verlaine

Un coup de foudre, et puis le romantisme comme mode de vie, Metro Verlaine est avant tout une histoire de passion. Fondé en 2013, après un voyage à Londres qui a laissé des cicatrices et un sale goût de ‘lose’ au fond de la gorge, l'histoire de Metro Verlaine…

logo_musiczine

Glass Beams signe chez Ninja Tune

Glass Beams, groupe énigmatique établi à Melbourne, s'inspire de son héritage indien, infusant son psychédélisme serpentin d'instrumentations cosmiques et de polyrythmies du monde. Son premier album, « Mirage », enregistré en home studio, est une fusion…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

mass_hysteria_ab_11
Manu Chao - Bau-huis

X&Y Spécial

Écrit par
&
Vous avez certainement déjà remarqué que nous ne sommes pas tendres avec les grosses pointures. Normal, parce que d’une part, nous prenons du recul par rapport aux fans, en essayant d’effectuer la critique la plus objective possible. D’autre part, nous estimons qu’il appartient aux stars de démontrer qu’elles méritent de conserver leur statut. Ce n’est pas parce qu’un artiste vend des millions d’albums à travers le monde qu’il doit lui suffire de paraître pour convaincre. Il faut aussi le mériter. En outre, lorsque cet artiste dispose de moyens financiers et matériels, remettre une copie bâclée est une injure au public. A l’instar de Radiohead, Coldplay se remet constamment en question. Et c’est sans doute là le secret de leur pérennité. On avait dit de Coldplay qu’ils étaient trop lymphatiques sur les planches. Ils sont devenus une des formations les plus percutantes et impressionnantes en ‘live’. Et tout particulièrement dans les stades. On les avait taxé de copie conforme de Radiohead. Ou même de nouveaux U2. Sept ans et 3 albums plus tard, de semblables comparaisons trahissent une totale méconnaissance du groupe. Leur troisième opus a été accouché dans la douleur. Il a fallu 18 mois à la formation pour le concocter. 60 chansons avaient été écrites. Peu satisfaits du résultat, les musiciens ont fait table rase et recommencé à travailler. Et « X&Y » constitue le fruit de leur labeur. 13 morceaux (NDR : dont un caché) qui nonobstant des arrangements grandiloquents, s’avèrent émouvants dans leur simplicité. Pourtant les spectres de Bowie et de Brian Eno (« Low », qui est également le titre d’une des plages de l’opus) ainsi que de Simple Minds circa « Empire and dance » (NDR : c'est-à-dire du tout début des eighties) planent sur cet opus. Une brume d’orgue (NDR : un hammond B3 !) mystérieux, parfois même mystique, tapisse la plupart des compos de cette œuvre. L’ombre de Phil Spector rôle également ; mais à cause des arrangements somptueux de cordes. Ce qui permet à Chris Martin d’afficher sa face obscure, ténébreuse même ; ou encore de laisser éclater sa colère. Un elpee bien équilibré entre titres puissants, allègres, complexes ou fragiles, au sein duquel le piano et la voix gémissante, mélancolique de Chris se promènent au gré des fluctuations de la mélodie. Une œuvre balayée par les accès de guitare de Jim Buckland, dont les riffs tout à tour gémissants ou bringuebalants peuvent adresser l’un ou l’autre clin d’œil à House Of Love (l’hymnique « Fix you »), au défunt Big Country (les accords/cornemuse de « Talk ») voire aux Beatles (« Twisted logic » et son crescendo hypnotique réminiscent d’« I want you »). Et lorsqu’on ne parle pas de la section rythmique, c’est qu’elle est irréprochable ! Plus besoin de résoudre l’équation car franchement ce « X&Y » est une réussite.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Coldplay
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Parlophone / EMI
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
Lu 466 fois
Plus dans cette catégorie : « Philosophy and Underwear Grill »