La rébellion de Jewly…

Auteure-compositrice engagée, Jewly est investie d’une mission : celle qui la pousse à écrire pour ouvrir les consciences et les libérer grâce à des vibrations rock salvatrices pour les uns ou salutaires pour les autres. « Rébellion » est un concept album…

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Sadie Mae Spécial

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Etabli à Chicago, Nicky Moss est un chanteur guitariste blanc. Naguère, il a joué en compagnie de Jimmy Rogers, Jimmy Dawkins, Willie Smith et le Legendary Blues Band. Le blues pratiqué à Chicago, des années 40 à aujourd’hui, n’est pas ou plus un secret pour lui, tant il a écouté toutes les générations qui l’ont alimenté. A la fin des années 90, il fonde son groupe : les Flip Tops. Une formation responsable d’un premier opus, "First offense", suivi de "Got a new plan" en 2001 et enfin de "Count your blessings" en 2003.
 
Pour concocter cet elpee, il avait reçu la collaboration d'invités prestigieux : Sam Myers, Anson Funderburgh, Willie Smith, Curtis Salgado et Lynwood Slim. Son nouvel album réunit la production scénique du groupe. Nick fréquente très souvent les meilleurs clubs ; et en particulier le House of Blues et le Buddy Guy's Legends. Pour la circonstance, il est soutenu par Gerry Hundt à harmonica et la guitare rythmique, Bob Welsh (NDR : un ex membre du Charlie Musselwhite Band et du backing group de Rusty Zinn) au piano et à l’orgue, Dave Wood à la basse et Victor Spann aux drums. Nick Moss a écrit douze des seize plages. Il a mis en forme et mixé les plages de ce disque, concocté dans son propre studio.
 
"Sadie Mae" est le nom de sa fille, un nom qu'il a choisi en s’inspirant de compos écrites par Hound Dog Taylor et John Lee Hooker. Et c'est ce titre maître qui met le feu aux poudres. Le son des cordes est très primaire. Le chant libéré. Mais la guitare sort de sa torpeur en dispensant un son très sourd, incendiaire, agressif, rappelant certaines époques de Jimmy Dawkins. Du blues comme on n'entend guère plus en ce début de siècle pourri. Ce son de guitare est toujours aussi torturé tout au long d’"I never forget". Un Chicago blues très westside, également proche de Magic Sam. Moss a la peau et l'âme d'un bluesman. Il a tout compris et ne manque pas l’excellente occasion qui se présente pour goûter à une telle représentation de classe. "Check my pulse" est un shuffle qui sent la poudre. Le piano sautillant de Bob Welsh se manifeste, tandis que le son paisible de la guitare évolue dans les hautes sphères. Le tempo est toujours aussi enlevé pour aborder "Just like that". Welsh est passé à l'orgue tandis que Hindt souffle puissamment dans l'harmonica, comme un Little Walter déjanté. Plage instrumentale, "Ridin' at the ranch" démontre le savoir-faire des musiciens. Nick développe son solo avec une facilité désarmante. "One eyed Jack" marque un changement de décor. Pour la circonstance, Nick emmène ses Flip Tops dans le Southside profond, au cœur du blues de Muddy Waters. Et se sert d’un bottleneck. Une technique qu’il maîtrise à la perfection, pendant que Welsh se prend pour Otis Spann. "Grease monkey" nous ramène de l'autre côté de la ville. Empreint d’une grande sensibilité, le toucher de guitare de Moss est ici emprunté à Dawkins. Le son est plus contemporain. L'orgue et le piano cohabitent. "Feel so ashamed" persévère dans ce style! "The money I make" opère un retour dans le blues urbain. Celui des années 50, lorsque les thèmes étaient encore largement empruntés au Delta. L’occasion pour Gerry Hindt de se consacrer à la guitare solo. Bob Welsh se réserve le boogie woogie instrumental "The coldcut stomp". Blues lent tapissé sur fond d'orgue, "The bishop" constitue certainement une des meilleures plages de l’elpee. Le phrasé de guitare glisse quelque part entre l’univers de Dawkins et celui de Magic Sam. Les reprises sont concentrées en fin d'album : "You got to love" d'Earl Hooker, "If I could get my hands on you" de Lefty Dizz – s’autorisant de solides envolées instrumentales proches de Junior Wells, Hindt s’y montre particulièrement expressif à l'harmonica - et "Crazy woman blues" de Jimmy Rogers. Un très long blues, lent, très intense. En fermant les yeux on se croirait revenu un demi-siècle en arrière. Ce superbe album s’achève par "Gone hoggin", un instrumental dominé par la slide. Ce « Sadie Mae » est certainement une des meilleures productions de 2005. Et je vous invite à vous procurer ce disque. Vous ne serez pas déçus !

Informations supplémentaires

  • Band Name: Nick Moss
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Blue Bella
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
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