Barnabé Mons rend hommage à un chat… sauvage…

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Bury The Moon Spécial

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Alors que la tournée promotionnelle devrait reprendre dans quelques jours (en passant non loin de chez vous), penchons-nous sur le troisième album de notre barde Islandais.

Ainsi, « Bury The Moon » commence par une échappée belle, si l’on en croit les dires de son auteur. Fuyant les turpitudes de Reykjavík pour s’isoler au milieu de nulle part, occupant la maison de vacances d’un ami au milieu de terres fabuleuses bordées de fjords et de montagnes majestueuses, Ásgeir a donc pris soin de se recentrer sur lui-même.

Se redécouvrir et être à l’écoute de soi. Méthode en adéquation avec la finesse de la musique qu’il nous propose depuis ses débuts. Seulement armé d’une guitare et d’un piano, il s’en est donc allé braver ses tourments intérieurs, guidé spirituellement par un père, poète de 76 ans, omniprésent tout au long de cet opus de facture classieuse et mélancolique. Une collaboration plus qu’une filiation, puisque les textes sont comme toujours, écrits de concert.

En résulte des chansons gracieuses où les harmoniques s’entrelacent et les rythmiques se tiennent suspendues à des fils de soie, délicatement ourlés par la voix si particulière de ce jeune homme timide.

Un retour aux sources de l’inspiration, mais qui ne signifie pas l’abandon de toute modernité.

Car comme d’habitude, Ásgeir Trausti distille des sonorités digitales qui viennent épouser l’organique de sa musique.

Véritable voyage intérieur ouvert aux perspectives extérieures, cet opus résonne de façon différente selon l’humeur de son auditeur, mais jamais ne risque de le brusquer.

Entre nostalgie (« Youth » en est la quintessence) et suavité, les chansons se succèdent en véhiculant leurs accents pop et leurs arythmies singulières.

Pourtant, au-delà de cet aspect ronflant, les compositions ne sonnent jamais de façon mièvre. Au contraire, il existe toujours un élan magistral pour soulever l’intérêt. Ici une envolée de cuivres (« Pictures »), là un parterre de chœurs (« Overlay »).

Et l’on devine la somme de travail de ce stakhanoviste acharné, les heures passées à étudier la musique pour en extraire l’essence de ses propres sentiments.

Un travail d’orfèvre qui, bien mieux que sur « Afterglow », le précédent LP paru en 2017, rend justice aux visions oniriques de son auteur.

Ce disque devrait donc assoir le succès d’Ásgeir, et ce malgré des circonstances peu propices à l’invasion du monde.

Un comble pour un descendant des Vikings !

Informations supplémentaires

  • Band Name: Ásgeir
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: One Little Indian / Konkurrent
  • Date: 2020-02-06
  • Rating: 9
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