Le 24 juin, Martin Courtney, le frontman et chanteur du groupe de rock indé Real Estate, sortira "Magic Sign", un opus qui fait suite à son premier "Many Moons", paru en 2015. En attendant, il nous propose un nouvel extrait, sous forme de clip, intitulé…

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vendredi, 24 décembre 2021 14:42

Archive Series Vol 5

Après avoir publié un LP live, un autre en compagnie de Calexico, des rééditions, et une opéré une collaboration avec Andrew Bird, Sam Beam nous propose, cette fois-ci, des morceaux inédits. Le barde américain a raclé ses fonds de tiroir. Il en a récupéré onze morceaux enregistrés entre 1998 et 1999, soit trois ans avant la sortie de son premier opus officiel, « The Creek Drank the Cradle », en 2002, chez Sub Pop. A l’époque, le jeune homme de 24 ans poursuit des études de cinéma à l’Université d’Etat de Floride de Tallahassee. 

Dès les premiers accords, on retrouve toutes les qualités qui ont fait de Sam Beam un songwriter reconnu aussi bien aux States, qu’à travers le monde. Son génie et sa maturité précoce, aussi.

Son folk minimaliste et intimiste tape dans le mille. La voix sereine et tellement distincte de l’Américain est superbement portée par sa guitare acoustique. Déjà, à cette époque, ses ballades se révélaient aussi mélancoliques que champêtres. Et rapidement, les mélodies trottent dans votre tête, pour s’y accrocher durablement…

Si ce n’était une compile, ce long playing pourrait figurer parmi les ‘musts’ de l’année…


 
samedi, 11 décembre 2021 17:19

Jubilee

Particulièrement réussis, les deux premiers albums de Japanese Breakfast lui avaient permis de se forger un nom dans sphère de l’indie-pop. Deux œuvres dédiées –notamment– à sa maman, décédée. Non seulement Michelle Zauner a décidé de tourner la page, en partageant sa renaissance et sa joie de vivre, mais ce « Jubilee breakfast » devrait lui permettre de rencontrer le grand public, surtout depuis sa nomination aux ‘Grammy Awards’ dans la catégorie ‘meilleur nouvel artiste’ ou encore grâce nombreux tops de fin d’année que l’artiste devrait truster.

Hormis les plages plus atmosphériques et langoureuses comme « Posing in Bondage » et un « Slide Tackle », enrichi par une superbe intervention au saxophone, la dream pop a ainsi cédé le relais à une musique plus directe et entraînante. Les orchestrations sont plus riches. Et caractérisé par ses couches de cuivres et de cordes, « Paprika » en est certainement une des plus belles démonstrations. Michelle Zauner s’autorise même une incursion dans la pop 80’s sur « Be sweet », un morceau kitsch souligné de claviers vintage et dynamisé par une sa basse caoutchouteuse. Enfin, les sonorités distordues qui entretiennent « Sit » lorgnent vers le shoegaze.

Bref, ce troisième essai de Michelle Zauner est franchement une réussite et confirme son talent de songwritrice à torcher des titres accrocheurs.


 
vendredi, 03 décembre 2021 10:56

The sound of yourself

Avant d’entamer une carrière en solitaire, Mac McCaughan a sévi comme chanteur/guitariste au sein du groupe américain Superchunk. Mais il est également membre fondateur du mythique label Merge (Arcade Fire, Spoon, Destroyer, …), écurie qu’il avait lancée en 1989, pour servir d’abord de tremplin à son band.

Ce n’est qu’en 2015 qu’il grave son premier elpee solo, « Non-Believers » ; et après deux singles, il enregistre deux disques en compagnie de la harpiste Mary Lattimore. D’abord un Ep (« New rain duets ») en 2019, puis un album (« AVL »), en 2019. « The sound of yourself » ne constitue donc que son deuxième opus individuel.

Soutenue par des claviers omniprésents, la musique de cet LP navigue quelque part entre electronica, dream-pop et rock. Une œuvre partagée entre morceaux instrumentaux propices à la méditation et plages aux mélodies langoureuses mais accrocheuses. Après une intro instrumentale tapissée de claviers et infiltrée discrètement de cuivres, McCaughan entre dans le vif du sujet en attaquant « The Sound of Yourself » et « I Hear a Radio », deux plages aux mélodies efficaces que souligne par la voix androgyne de l’Américain.

Si « 36 and Rain » est entièrement interprété au piano, « Burn a Fax » se distingue par une superbe intervention au saxophone.

Pourtant, « The Sound of Yourself » baigne au sein d’une atmosphère glaciale (NDR : elle est même bien de saison !). Même le plus direct « Cicling Around » ne parvient pas à briser la glace.

Après avoir écouté ce long playing, on a l’impression d’être à la fois refroidi mais envoûté. Paradoxal, quand même. En espérant ne pas devoir encore attendre 6 longues années avant de connaître une suite à cet album. En attendant, on restera attentif aux soubresauts de Superchunk…


 
mercredi, 24 novembre 2021 09:27

Quietly blowing it

Il y a près de 15 ans que MC. Taylor promène ses messages, aux quatre coins des Etats-Unis, à travers son projet Hiss Golden Messenger. « Quietly blowing it » constitue son neuvième elpee, un disque qui, à l’instar de sa discographie, perpétue l’héritage de grandes figures de l’americana. Sans jamais connaître un succès de foule, le songwriter est pourtant parvenu à se faire une place au soleil et constitue l’une des valeurs sûres du label Merge.

Vu la pandémie, l’artiste a composé les morceaux, chez lui, à Durham (Caroline du Nord), entre mars et juin 2020. Ils sont ensuite passés par la case studio afin de les étoffer instrumentalement.

Après une première écoute, on se rend compte que MC. Taylor a conservé une même ligne de conduite pour concocter ses chansons. Mais on ne s’en plaindra pas, vu la qualité des compositions. Armé de sa guitare acoustique, il nous livre des folk songs teintées de blues et de country. Le long playing alterne morceaux intimistes et dépouillés, à l’instar de « Way Back in the Way Back » ou de « Quietly blowing it » et plus électriques comme « Mighty Dollar » et « Hardlytown », mais toujours dans un climat propice à la quiétude.

Suivant sa bonne habitude, Hiss Golden Messenger vient encore d’écrire une belle page du folk américain...


 
dimanche, 07 novembre 2021 10:32

I know I'm funny haha

En 2019, Faye Webster frappait un grand coup en publiant un troisième album intitulé « Atlanta Millionaires Club », déjà distribué par le label Secretly Canadian. Cette songwritrice nous plongeait au sein d’un univers sonore original, à la croisée des chemins du hip hop (style au sein duquel elle a fait ses débuts aux côtés de Lil Yachty, Ethereal et Playboi Carti), le folk (dans lequel elle baignait au cours de son enfance) et le r’n’b. 

Agée de 24 ans, depuis juin dernier, elle nous propose déjà son quatrième opus ; et manifestement, tout au long d’« I know I’m funny haha », elle a placé la barre très haut. Non seulement son écriture s’est encore affinée (NDR : ses textes sont pimentés d’ironie), mais sur cet LP, elle nous réserve quelques pépites de folk/country/rock aux accents r’n’b. A l’instar du langoureux titre maître. D’ailleurs, indolents, la plupart des compos incitent au farniente. Et comme la voix est propice à l’envoûtement… Parfois on pense à Whitney, Aldous Harding ou plus récemment Cassandra Jenkins.

Un album que votre serviteur vous recommande vivement… surtout si vous cherchez à évacuer le stress de la vie quotidienne…


 
vendredi, 22 octobre 2021 14:59

Private space

Durand Jones and the Indications

Deux ans après avoir gravé « American Call Love », qui avait révélé le groupe américain au public européen, et à peine 6 mois après la sortie de l’album solo d’Aaron Frazer (batteur/chanteur), Durand Jones and the Indications nous propose son troisième opus. Comme sur ses précédents elpees, la formation basée dans l’Indiana répète ses gammes soul en marchant dans les pas de Curtis Mayfield, Otis Redding et Charles Bradley. On retrouve tous les éléments caractéristiques du style : la voix langoureuse et sensuelle de Durand Jones, l’omniprésence des cuivres, des guitares funk ou encore une basse caoutchouteuse. L’instrumentation est enrichie d’une belle section de cordes. Et c’est nouveau !

Pourtant, alors qu’elle pourrait se contenter de tirer parti de son expérience, la formation américaine se réinvente et agrémente sa musique de touches disco, à l’instar de l’excellent « Witchoo ».

En outre, alors que sur le long playing précédent, les textes reflétaient un engagement politique marqué par la mandature Trump, « Private space » privilégie les paillettes et le thème de l’amour, thème qui alimente 95% des morceaux soul…

Une fois encore, Durand Jones and the Indications se fend d’un excellent opus.  Une discographie sans fausse note. Pour notre plus grand bonheur !

 


 
vendredi, 08 octobre 2021 09:07

An overview on phenomenal nature

Issue de New York, Cassandra Jenkins a publié son premier Ep (NDR : un éponyme), en 2013. Elle grave ensuite son premier album, « Play Till You Win », en 2017 et se forge une certaine notoriété, aux States, en bossant auprès de David Berman (Silver Jews, Purple Mountains). Elle devait d’ailleurs assurer le supporting act de sa tournée, lorsque ce dernier s’est donné la mort. C’était en 2019.  

Sur le Vieux Continent, malheureusement, la songwritrice est toujours considérée comme une illustre inconnue. Elle vient donc de graver son second LP, « An Overview on Phenomenal Nature », sur le label de Brooklyn, Ba Da Bing (Julie Byrne, Sharon Von Etten, …) 

Et pour être franc, ce long playing bénéficiera certainement d’une place de choix lors des classements réservés aux meilleurs albums parus en 2021. Car la Newyorkaise vient de frapper un grand coup. Et pour y parvenir, elle a reçu le concours du multi-instrumentiste Josh Kaufman (Bonny Light Horseman, Josh Ritter, Muzz, …)

Sophistication, subtilité et feeling sont les caractéristiques essentielles affichées par les sept plages qui composent cette œuvre.

On ne peut s’empêcher de penser à Dan Bejar (et à son Destroyer) auquel on aurait remplacé la nonchalance par de la sensibilité. Après la ballade introductive « Michelangelo », l’Américaine nous transporte au sein d’une ambiance planante (« New Bikini », « Hard Drive »), une atmosphère entretenue par de superbes interventions au saxophone. « Crosshairs » adopte un profil folk plus classique, mais toujours aussi élégant. Et le reste, même s’il véhicule parfois des accents jazzyfiants, mérite des éloges…

« An Overview on Phenomenal Nature » se savoure de bout en bout. Et si vous souhaitez mieux connaître la musique de la Newyorkaise, sachez qu’elle se produira en concert, au Botanique, le 18 novembre 2021.  


 
vendredi, 08 octobre 2021 08:50

After the Fall

The Sideshow Tragedy est duo issu d’Austin, au Texas.

Basique, son rock/blues basique fait mouche. Nathan Singleton (guitare/basse/voix) et Jeremy Harrell (batterie) connaissent leurs classiques sur le bout des ongles. Ils ne se cassent pas la tête pour réinventer la roue, mais simplement ont recours à des formules qui ont fait leurs preuves.

Tout au long d’« After the Fall », le spectre de Lou Reed plane. Ou plus exactement celui du Velvet Underground. A l’instar de « The Lonely One », le meilleur morceau de l’album

Dans un autre registre, « Hold on It » a bénéficié du concours de l’expérimenté et talentueux guitariste, Marc Ribot, alors que « Same Thing » se frotte au funk.

L’opus recèle bien quelques plages dispensables, mais en général, il reste agréable à l’écoute…


 
dimanche, 05 septembre 2021 14:51

This is not a democracy

Robin Kester est originaire de Rotterdam. Peu notoire hors de son pays natal, elle est quand même parvenue à graver près d’une dizaine de singles et un Ep 5 titres (« Peel the skin » en 2018). « This is not a democracy » constitue son premier elpee. Bien qu’intimiste la musique de cette Néerlandaise baigne, en général, dans le psychédélisme

« Sweat and Fright » ouvre l’opus, une plage que trace une ligne de ligne de basse caoutchouteuse et hypnotique, mais sur laquelle flotte le chant éthéré et envoûtant de Kester ainsi que des nappes de claviers vaporeuses. « Cigarette song » et « The Dirt » se chargent d’intensité électrique, alors que Robin nous susurre des mots sombres dans le creux de l’oreille. L’ambiance psyché se couvre d’accents jazzyfiants, un peu dans l’esprit de Portishead, tout au long de « Portals », des cuivres enrichissant l’expression sonore.

Bref, de bonne facture, les 7 titres oniriques et luxuriants dispensés en moins d’une demi-heure nous plongent au sein d’un univers à la fois perturbé et perturbant qu’alimentent des synthés vintage, des sonorités de guitare rétro mais singulières ainsi qu’une vibraphonette antique…


 
dimanche, 05 septembre 2021 14:48

Sugaregg

Bully a la tête plongée dans les 90’s. Et tout particulièrement le grunge. Soutenue par le bassiste Zachary Dawes le drummer Wesley Mitchell, Alicia Bognanno en est la leader. Et quand on sait qu’elle a réalisé un stage au sein du studio de Steve Albini, il n’est pas étonnant qu’elle soit contaminée par ce style musical. En outre, le célèbre producteur lui a certainement filé quelques tuyaux. Enfin, quoi de plus naturel, pour une formation d’un tel genre de signer sur le mythique Sub Pop.

Pour réaliser cet opus, Bully a cependant bénéficié du concours de John Congleton (Explosions in the Sky, Angel Olsen, Sharon Van Etten) à la mise en forme.

« Sugaregg » constitue le troisième elpee du band, un disque qui fait suite à « Feels Like », paru en 2015 et « Losing », en 2017. Et guère de changement (ou d’évolution) en 3 essais, puisque le band reprend les choses là où il les avait laissées. Pas de nappes de claviers, simplement la structure guitare/basse/batterie sur laquelle la voix hargneuse mais jamais beuglante d’Alicia épanche ses émotions. Si, en général, le tempo est enlevé –parfois à la limite du punk– le long playing réserve quand même quelques moments de répit. Et puis, surtout, au fil de de l’écoute, les mélodies se révèlent au mélomane…

Sans être révolutionnaire, les 12 morceaux de « Sugaregg » nous renvoient à Seattle, 3 décennies plus tôt, sensation finalement agréable et qui change de ce revivalisme eighties un peu trop envahissant pour l’instant… 


 
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