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En octobre 2015, soit plus de 40 ans après la formation d’Alice Cooper, le propriétaire de magasin de disques et super fan Chris Penn a convaincu le line-up original du band de se réunir pour une performance très spéciale à Good Records, son magasin de…

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dimanche, 25 juillet 2021 09:42

Eno Axis

Avant de se lancer en solitaire, H.C. McEntire militait chez Mount Moriah et Bellafea. Il a fallu attendre 2018 pour que la compositrice installée à Durham (NDR : c’est en Caroline du Nord) grave un premier opus solo intitulé « Lionheart », un disque sorti sur l’excellent label Merge (Arcade Fire, Conor Oberst, Destroyer, Waxahatchee). Puis elle décide de suivre Angel Olsen, pendant deux ans, comme choriste. Une expérience qui a certainement dû l’influencer lorsqu’elle a commencé à composer la musique de ce nouvel album baptisé « Eno Axis ».

Sur ce second essai, l’artiste puise au sein de la culture américaine pour nous restituer un americana réminiscent d’Emmylou Harris. Les instruments utilisés sont classiques pour le style : guitare, lap steel, piano, banjo. Près d’une dizaine de musiciens se relaient au fil des titres de cet LP. Si certaines ballades évoquent les paysages paisibles de la Caroline du Nord, d’autres morceaux, par contre, empruntent un profil plus sombre ; à l’instar de « River Jaws » qui lorgne parfois vers Timber Timbre. D’autres encore sont davantage enrichies d’interventions de guitare, dans l’esprit de Neil Young. Et « Final Bow » en est certainement la plus belle illustration.

Bref, à travers son second long playing, H.C McEntire confirme tout le bien que l’on pensait d’elle. Son écriture s’affûte et l’expression sonore est de plus en plus fouillée. Vivement la suite ! 

jeudi, 15 juillet 2021 09:34

Blackberry

Major Murphy est une formation issue de Grand Rapids, dans le Michigan. Depuis la sortie de son premier LP, « N°1 », en 2018, le line up est passé d’un trio à un quatuor.

Hormis « Attention », morceau au cours duquel la voix a été ridiculement vocodée, les 8 autres plages tiennent bien la route. D’ailleurs, pourquoi avoir synthétisé cette voix, alors que les harmonies vocales sont remarquables, très souvent inspirées par Crosby, Stills & Nash. Musicalement, le band aime brouiller les pistes. Entre indie folk, psyché/pop et noise/pop voire shoegaze, le style n’est jamais bien défini. Malgré l’alternance entre passages tempétueux ou ensoleillés, et entre la douceur ou l’effervescence, les transitions entre moment empreints de délicatesse et crescendos chargés d’intensité coulent de source.

Mention spéciale pour le titre maître dont les arpèges sont très susceptibles de rappeler un certain House of Love...

dimanche, 27 juin 2021 08:19

Introducing

Si la voix d’Aaron Frazer suscite un vague souvenir en votre for intérieur, c’est parce que vous l’avez peut-être déjà entendue au sein de la formation soul, Durand Jones and the Indications. Non seulement, il siège derrière les fûts, mais il se consacre également et régulièrement au micro, pour suppléer son leader. Et fluette, sa voix est reconnaissable entre mille.

« Introducing » constitue le premier elpee de ce musicien aujourd’hui établi à Brooklyn. Pour assurer l’enregistrement et les arrangements, il a pu bénéficier du concours de Dan Auerbach (moitié de Black Keys).

Sa soul s’inscrit dans la droite lignée des légendes du genre tels que Curtis Mayfield, Lee Field and the Expressions ou encore Charles Bradley. Pour alimenter la riche instrumentation typique de ce style, il a pu également compter sur des pointures telles que le guitariste Billy Sanford (Ray Charles, Roy Orbison), le bassiste Nick Movshon (Mark Ronson, Charles Bradley), sans oublier les cuivres, que se réservent les musiciens de la famille Daptone (Sharon Jones, Charles Bradley, …) Au-delà de la musique, Aaron Frazer connaît les codes de la soul sur le bout des ongles et n’hésite pas à chanter des paroles ‘fleur bleue’.

Aaron Frazer nous livre un magnifique album de soul au sein duquel il est difficile de mettre en exergue un morceau en particulier, tant l’ensemble est cohérent et de qualité…

mercredi, 16 juin 2021 09:59

Don’t Shy Away

Après avoir gravé un premier elpee en 2018, Loma nous propose son second, « Don’t Shy Away », paru sur le légendaire label de Seattle, Sub Pop. Réunissant Emily Cross, de Dan Duszynski et Jonathan Meiburg, le leader du défunt Shearwater, le trio nous y réserve une pop sophistiquée et atmosphérique, idéale pour sonoriser vos séances de méditation. La voix douce et cristalline de Meiburg berce les esprits, comme s’ils voguaient au cœur de paysages américains verdoyants.

Pour enregistrer cet opus, la formation a reçu le concours de collaborateurs chevronnés, et même Brian Eno, qui s’est chargé de la mise en forme de « Homing ». Les morceaux bénéficient d’arrangements luxuriants, même si l’instrumentation est parfaitement dosée ; mais chaque plage nécessite plus d’une écoute avant que l’on puisse s’imprégner de son atmosphère et d’accrocher aux mélodies. Plusieurs titres, à l’instar de l’excellent « Breaking Waves like a stone », laissent planer le spectre de Shearwater. De quoi quelque peu se consoler de la disparition du groupe texan…

lundi, 24 mai 2021 17:44

The Greatest Part

Après un examen rapide du background de cette New Yorkaise d’origine italo-portoricaine, mais aujourd’hui basée à Nashville, on apprend qu’outre son projet solo, Becca Mancari sévit également aux côtés de Brittany Howard (Alabama Shakes) mais encore au sein de Bermuda Triangle Band (formation de country/blues du Sud des States).

Par ailleurs, elle n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il y a trois ans, elle avait publié un premier album intitulé « Good Woman ». Aujourd’hui, elle nous propose « The Greastest Part », un opus paru sur le label Captured Tracks (Chris Cohen, DIIV, Wild Nothing,…)

Pour la circonstance, elle a reçu le concours de Zac Farro, le drummer de Paramore, formation pop/punk née au début du millénaire. Non seulement il assure la mise en forme, mais il enfile également le costume de musicien studio. Sur cet LP, l’Américaine livre onze morceaux d’une pop sophistiquée frôlant parfois l’univers de la dream-pop afin de nous communiquer ses émotions. La songwritrice alterne titres synthétiques (« Hunter », « Like This ») et plus rock (« First Time »). Légèrement sous reverb, sa voix constitue le fil rouge de l’œuvre…

Agréable à écouter « The Greatest Part » s’écoute aisément et d’une traite. De là à affirmer qu’il restera dans les annales, il y a un pas difficile à franchir…. 

dimanche, 16 mai 2021 09:16

Long lost solace find

Etabli à Philadelphie, Mike Polizze appartient à cette vague d’artistes indie-rock talentueux sur laquelle Adam Granduciel (leader de War on Drugs) et Kurt Vile (ex-War on Drugs) surfent comme meilleurs ambassadeurs.

Alors qu’il milite chez Purling Hiss, une formation rock/garage issue de  Philadelphie, Mike cherche déjà à explorer d’autres horizons musicaux. Il décide alors de débrancher l’électricité et de se lancer en solo. 

Pour enregistrer son premier opus, il s’est bien entouré, puisqu’il a pu compter sur le concours de son ami Kurt Vile (il se sert ici de toute une panoplie d’instruments et se charge des chœurs) et de Jeff Zeigler, ingénieur du son pour War on Drugs, Kurt Vile et Steve Gunn).

Vu la liste des collaborateurs, il n’est pas étonnant que la musique de ce « Long Lost Solace Find » nous plonge au sein d’un univers sonore réminiscent de Kurt Vile. Même le timbre vocal de Polizze est proche de celui de Vile. Et tout comme lui, il a décidé d’en revenir aux racines du folk/blues américain.

Impeccables, les dix ballades aux mélodies entêtantes et lumineuses se nourrissent judicieusement de guitare sèche (surtout), jouée en slide (évidemment !), d’harmonica et de cuivres, oscillant de l’allégresse (« Revelation ») à la mélancolie (« Cheewawa », « Wishing Well »).

Pour un premier essai, Mike Polizze marque des points. Son « Long Lost Solace » s’écoute d’une traite sans jamais baisser de régime. Et si l’artiste marche sur les traces de Kurt Vile, il n’est pas loin de le rattraper… 

vendredi, 30 avril 2021 05:31

The Time it Takes

Originaire de Pennsylvanie, Keith Kenniff est compositeur, multi-instrumentiste et producteur de musique électronique. Non seulement il multiplie les projets, mais c’est également un touche-à-tout. Il est impliqué chez Mint Julep, Helios et A Pale Fire, mais compose également des B.O. pour le cinéma, la télévision et la danse. En 2010, il a également fondé le label Unseen. Mais surtout il crée de la musique post-classique sous le patronyme de Goldmund, depuis cinq albums.

A l’ombre d’artistes tels que Nils Frahms ou Olafur Arnalds, auxquels on pense immanquablement en écoutant sa musique, l’Américain développe un style néo-classique en s’accompagnant aux claviers et tout particulièrement au piano.

A l’image de la pochette de « The Time it Takes », Kenniff élabore des morceaux instrumentaux atmosphériques, poétiques et mélancoliques. Sous un minimalisme d’apparence, il superpose les nappes afin de donner naissance à de petites perles sonores finement sculptées, à l’instar de l’excellent « Abandon ». Cet album agit comme un parfait anti-dépresseur, un remède nécessaire et salutaire en ces moments difficiles que nous traversons…

lundi, 26 avril 2021 15:41

Whatever It is

L’écoute de « Whatever It is », premier album de Hello Forever, apporte une belle bouffée d’air frais dans un monde qui en manque cruellement, pour l’instant. Ensoleillée et allègre, la musique de de ce band californien (NDR : il est originaire de Topanga) devrait parfaitement égayer vos barbecues lorsque les températures le permettront. Mais pas seulement. Son pop-rock aux accents psyché (comme en atteste l’artwork de la pochette) a de quoi ravir les aficionados du style.

Hello Forever, c’est également une communauté hippie emmenée par un gourou (NDR : barbu, il fallait s’en douter) répondant au nom de Samuel Joseph. Et tout au long de cet opus, elle chante l’amour et les merveilles de notre petite planète. Ce qui change du climat anxiogène dans lequel nous sommes enfermés depuis maintenant trop longtemps.

Les riffs de gratte sont accrocheurs. Ils épousent même un profil math rock sur « Natural » et « Get it Right », deux plages au cours desquelles on pense parfois à Maps & the Atlases. Les chœurs sont atmosphériques et les mélodies aussi lumineuses qu’efficaces, évoquant alors les New-Yorkais de Vampire Weekend (« Rise », « Yeah Like Whatever »).

Bref, grâce à ses les compos qui font mouche à tous les coups, « Whatever It is » constitue un excellent remède à la morosité ambiante actuelle…

A consommer sans modération !

mercredi, 14 avril 2021 14:42

Inner Song

En 2017, Kelly Lee Owens publiait son premier elpee. Un éponyme. Unanimement salué par la critique, ce premier essai avait permis à la Galloise de se forger un nom sur la scène électro. Après avoir écumé les plus grands festivals, collaboré avec Jon Hopkins et St Vincent ou encore réalisé un ‘remix’ du dernier album de Björk, Kelly Lee Owens nous propose son second long playing.

Bien au-delà de son rôle de Dj, Kelly s’inspire d’une large palette de styles musicaux. Sur « On », titre-phare de cet LP, sa musique oscille entre dream-pop et électro destinée aux clubs. Entre plages contemplatives (« Arpeggi », une adaptation d’un titre de Radiohead) et passages hypnotiques (« Jeanette »), la productrice montre qu’elle est également capable de sortir les crocs, à l’instar de l’excellent « Night ». Elle s’offre également le luxe de partager un duo auprès de John Cale (Velvet Underground) tout au long de « Corner of My Sky », un morceau de plus de 8’. Et lorsqu’elle chante, sa voix rappelle souvent celle de Victoria Legrand (Beach House), comme sur « Re-Wild » ou encore « L.I.N.E ».

En gravant « Inner Song », Kelly Lee Owens confirme tout le bien que l’on pensait d’elle. Baignant au sein d’univers sonore sis à la croisée des chemins de la pop et de l’électro, ses compos s’avèrent d’une efficacité redoutable. Un album ambitieux considéré par la presse spécialisée, comme un des meilleurs parus en 2020…

Elle se produira le 8 décembre 2021 au Botanique de Bruxelles.

mercredi, 14 avril 2021 14:39

Sister

Mieux connue sous le pseudonyme Mina Tindle, Pauline de Lassus Saint-Geniès est (vu son nom de famille, il fallait s’en douter !) française. Parisienne très exactement. Après avoir fait ses premiers pas sur les planches, elle s’exile à New-York, le temps de suivre un stage de fin d'études. A Brooklyn, elle découvre la scène locale et commence à se produire en concert. Elle revient ensuite au bercail ; et en 2017 publie son premier single, « The Kingdom » …

Après avoir gravé un premier elpee en 2012 (« Taranta »), un deuxième en 2014 (Parades), elle nous propose son troisième, « Sister ». Un disque paru sur 37d03d, label fondé par Justin Vernon and Aaron & Bryce Dessner, qui héberge notamment Bonny Light Horseman.

Pour enregistrer cet elpee, elle a d’ailleurs reçu le concours de Bryce, un des deux guitaristes de The National, mais également Thomas Bartlett. Sans oublier Sufjan Stevens, pour un duo qu’il échange en sa compagnie pour « Give a Little Love », un titre qu’il signe, par ailleurs.  

Les neuf pistes de ce long playing baignent au sein d’un univers sonore plutôt proche de celui d’une Cat Power. Classieuse, sa pop se couvre tantôt d’accents folk (« Jessa ») ou r’n’b (« Lions »), un style qu’elle alimente de claviers, d’instruments plus classiques et de chœurs. Et bien sûr de sa voix polyvalente qu’elle pose parfaitement sur des textes interprétés en anglais et en français (« Belle Penitence »). Enfin, superbes, les arrangements amplifient le caractère mélancolique des mélodies.  

Ce troisième essai constitue certainement le plus abouti de sa discographie, et met en exergue son talent incontestable de compositrice…

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