Goat défie la mort !

Formidable guerrier psychique, canalisateur du mystique et partisan d'une quête…

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Derrière Zaïmoon se cache Simon Rakovsky, conteur bruxellois et anthropologue musical de sa cité. Amoureux éperdu de Bruxelles, il promène son enregistreur dans la capitale comme Björk capte chaque soubresaut d'un volcan. Son terrain de jeu à lui, son…

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Didier Deroissart

Didier Deroissart

Suite à la pandémie, la dernière édition du Ronquières a été annulée. Enfin, 2021 permet un festival normal et propose une affiche, finalement alléchante, en programmant notamment Charles, Icons, Dyonisos, Pomme, Roméo Elvis, Video Club, Woodkid et surtout Maleskin, le dernier vainqueur inattendu du concours Eurovision. L’organisation est parfaite. Et une accessibilité exclusive sur présentation d'un Covid Safe Ticket est prévue. Soit la preuve d'une vaccination complète depuis plus de 15 jours avant la date de l'évènement ou la preuve d'un test Covid négatif de moins de 48 heures. Plus de masque, ni de distanciation sociale, les spectateurs peuvent se toucher et faire des câlins, rire, sauter et surtout bouger sans crainte... 

Deux podiums ont été prévus : le ‘Bâbord’ et le ‘Tribord’. Samedi 22 000 festivaliers sont attendus ; c’est donc sold out. Et 17 000 pour le dimanche. Une reprise en force !

Scène Bâbord : Calumny (10h30-11h30)

Fondé en 2018, Calumny est un duo de Djs/producteur belges, wallons très exactement, qui s’inscrit dans la vague de jeunes bidouilleurs électro-pop qui souhaite apporter un regard neuf, original et une certaine fraîcheur sur la musique électronique. Le rendu en ‘live’ est impeccable. Une ouverture plutôt sympa, quand on sait qu’il n’est jamais facile d’entamer un festival, alors que le site commence seulement à se remplir. En outre, non seulement la paire est fusionnelle, mais elle parvient à chauffer l’ambiance. Pour votre info, sachez que Bastien et Quentin ont également leurs projets personnes (BAB’s pour le premier et Smako pour Quentin) et sont vivement soutenus dans le monde de la nuit… alors qu’il se produisent, aujourd’hui, en fin de matinée…

Scène Bâbord :  David Numwami (12h00-12h40)

Non seulement, David Numwami est la tête pensante du band Le Motel, mais il apporte régulièrement sa collaboration à Charlotte Gainsbourg et au groupe François and the Atlas Mountain, comme multi-instrumentiste. Il a aussi bossé pour Moodoïd et Nicolas Godin (Air). Il est ainsi devenu une figure incontournable de l’underground bruxellois et parisien. Sans oublier qu’il slamme avec Flavien Berger.

Il reflète ses voyages à travers le monde, dans sa musique. Une musique atmosphérique, intemporelle et fascinante. Il chante d’une voix douce, des textes dans la langue de Molière… Jusqu’au moment où votre serviteur se rend compte qu’il a paumé les clefs de son véhicule. Le temps de retourner auprès de sa voiture, de les retrouver, de revenir sur place, et le set est terminé. Tant pis !

Scène Tribord : Charles (12h50-13h40)

Charles, aka Charlotte Forest, est une étoile montante. Elle a remporté la saison 8 de The Voice Belgique. Depuis, son coach est devenu son manager. En l’occurrence Matthew Irons, le chanteur de Puggy. Elle vient de sortir un Ep 6 titres intitulé « Falling While Rising »

Sur les planches, elle est accompagnée par un drummer, un guitariste et un claviériste. Charlotte se charge des ivoires, et puis, bien sûr des vocaux. Et sa musique oscille entre l’alt pop et l’indie rock, même si parfois, elle emprunte un ton plus gothique.  

Bien rock, « Riddle » traduit toute la rage qu’elle souhaite libérer à travers des riffs de gratte graisseux. Elle nous réserve une superbe reprise du « No Time To Die » de Billie Eilish. Elle met toute sa passion et sa conviction dans la voix, qui peut se révéler tour à tour douce ou puissante…

Instrumental piano/voix, « He Knows » est empreint d’une grande sérénité.  

Et elle attaque son hit « Wasted Time », pour clôturer son set. Un récit, quelque part, autobiographique. Elle met en scène la vie nocturne de la génération Z qui préfère s’ennuyer et feindre l’amusement plutôt que de se lâcher et profiter du moment présent. L’intégralité de l’Ep a été interprété dans le désordre. Elle accordera néanmoins, un rappel de deux titres.

Enfin, Charlotte nous signale que l’on doit être beau pour figurer sur la vidéo tournée pour un des clips, pendant son concert…

Setlist : « Motives », « The Fall », « Gear God », « Far Gones », « He Knows », « Lover Please Stay », « Riddle », « No Time To Die » (cover Billie Eilish), « Without You », « Wasted Time ».

Rappel : « Riddle », « Far Gone ».

Scène Bâbord : Sharko (13h50-14h40)

Ayant assisté à tellement de concerts de Sharko ou de David Bartholomé en solo, votre serviteur préfère en profiter pour se restaurer et se désaltérer. Faut dire que pour une fois, la température est estivale…

Scène Tribord : Dionysos (14h50-15h40)

Votre serviteur n’a plus assisté à un show de la bande à Mathias Malzieu depuis bien longtemps (NDR : la dernière fois c’était à l’Ancienne Belgique, il y a quelques années). Dionysos est un groupe de rock français, originaire de Valence, dans la Drôme. Formé en 1993, le groupe doit notamment son succès à ses prestations scéniques particulièrement théâtrales et à l'univers surréaliste dans lequel il évolue. Les compos sont interprétées autant en anglais qu’en français.

Hormis la claviériste/violoniste, vêtue d’une robe blanche à dentelles, tous les autres musicos sont tirés à quatre épingles, soit en costard/gilet/cravate. Mathias n’a guère changé. Une véritable bête de scène. Casquette brune enfoncée sur le crâne, il se sert cependant d’un téléphone rouge en guise de micro.

Le show s’ouvre par « I love you », morceau au cours duquel le bassiste frotte ses cordes à l’aide d’un archet, comme sur un violoncelle. Mathias a déjà la bougeotte, et il bondit régulièrement sur l’estrade. La troupe va nous proposer de larges extraits de son dernier elpee, « Time Machine Experience », paru fin juillet dernier. Un disque, au cours duquel elle réinterprète certains anciens titres dans l’esprit du blues du Mississippi ou du jazz de la Nouvelle-Orléans. Comme si elle avait décidé de remonter le temps. Pour s’arrêter aux années 40. En coupant même carrément l’électricité. Mais en ‘live’, question machine, elle est bien huilée. On assiste ainsi à un concert très rock à la limite du métal. Et puis il y a Mathias, un spectacle à lui seul. Il empoigne de temps à autre une gratte sèche ou électrique. Toujours aussi fêlé, il bondit sur les planches comme un kangourou, lorsqu’il ne surfe pas sur la foule. Bref, question ambiance de rock’n’roll, Dionysos connait son taf…

Setlist : « I Love You », « Mc Enroe's Poetry », « Coccinelle », « Giant Jack », « Miss Acacia », « Song For Jedi », « La métamorphose de Mister Chat », « Une sirène à Paris », « Flower Burger », « Paris Brûle-t-Il ? », « Neige ».

Scène Bâbord : Ico (5h50-16h40)

Ico est devenu progressivement une valeur sûre de la scène hip hop. Ce soir, il est soutenu par un second MC, qui se mue parfois en guitariste, d’un préposé aux machines et d’un drummer. Si le crew met une sacrée ambiance, le hip hop pratiqué est une peu trop classique au goût de votre serviteur. Ico sépare la fosse en deux parties, y descend et la traverse pour serrer des mains. Drainant un public jeune, le set provoque de fréquents pogos et round circles. Pour les textes, qui volent souvent, en-dessous de la ceinture, faudra quand même repasser…

Scène Tribord : Pomme (16h50-17h40)

Pomme, c’est le nom de scène que la jeune chanteuse a choisi, parce que sur les bancs du collège, c’est le pseudo qu’on lui avait réservé. On évacuera donc les jeux de mots douteux ou les métaphores hasardeuses, car son véritable nom, c’est Claire Pommet. Suivant la bible, quand Eve, la première femme, croqua ledit fruit, ce fut le début des ennuis ! La légende de Pomme reste à écrire, mais il est déjà évident que ses chansons acidulées les dissolvent, les ennuis. Elle a été consacrée ‘Artiste Féminine de l’Année’ aux dernières Victoires de la Musique. Ce soir, elle va nous livrer un set intimiste et quasi-exclusivement acoustique. Seules une drummeuse et une claviériste grimpent de temps à autre sur le podium, pour apporter leur maigre concours. Pomme s’accompagne tantôt à la sèche ou aux ivoires. La Lyonnaise déclame sa poésie faites de mots simples, mais qui ne sonnent jamais creux. Elle transforme sa fragilité en force tranquille et se démarque en imposant une version moderne de la chanson folk. Pomme chante l'amour, parce que les chansons sont faites avant tout pour cela. Sa poésie est délicate, les mots sont doux. Elle est fragile et timide ; mais, à travers ses chansons, elle nous démontre qu’elle sait ce qu’elle veut, un peu à la manière d’Agnès Obel. Au cours de son concert, elle entraîne l’auditoire, dans son univers feutré, lentement, progressivement. La foule écoute et savoure, religieusement. Claire n’oublie pas d’interpréter « Je Sais Pas Danser », « Les Cours d'Eau » et « Ceux Qui Rêvent » et puis attaque « Désenchantée » à deux reprises, un titre qui parviendra à faire bouger quelque peu le public, et surtout le faire chanter…  

Scène Bâbord : Black Box Revelation (17h50-18h40)

Ce soir, le chanteur/guitariste Jan Paternoster et le drummer/percussionniste Dries Van Dijk sont soutenus par un multi-instrumentiste ? Un certain Jasper Morel qui se charge des synthés, des cymbalettes et parfois de la gratte. Black Box Revelation, c’est un peu le White Stripes néerlandophones. Encore que leurs influences oscillent du blues américain à la British Invasion en passant par le psychédélisme (NDR : surtout celui pratiqué en son temps par Jimi Hendrix !). Dries s’est fendu de son inévitable, mais excellent, solo de batterie, pendant « War horse », alors que ceux arrachés par Jan à la six cordes continuent de décaper les portugaises. Et on n’en oubliera pas le groove passionnant de « Gravity Blues » …

Setlist : « Gloria », « Play Video », « Gravity Blues », « Built To Last », « War Horse », « Tattooed Smiles », « Do I Know You «, « High On A Wire »

Scène Tribord : Måneskin (18h50-19h50)

L’ambiance est en train de monter à ‘Tribord’. Il est temps d’aller se placer dans la fosse, car la capacité du site est full. Et puis, c’est l’occasion d’assister au sound check de la nouvelle tornade transalpine, Måneskin.

Les vainqueurs de la dernière édition du Concours Eurovision devaient se produire dans le cadre des Lokerse Feesten, mais ils ont dû décliner l’invitation, le drummer souffrant d’une tendinite au poignet. Au sein de l’auditoire, on remarque la présence d’un nombre impressionnant de néerlandophones. La présence de BBR n’y est pas étrangère, mais bien sûr, aussi, de Måneskin. C’est également la tête d’affiche.

Le quatuor implique le chanteur Damiano David, la bassiste (NDR : très jolie et sexy, par ailleurs !) Victoria De Angelis, le guitariste Thomas Raggi et le drummer Ethan Torchio. Iggy Pop a prêté sa voix pour sa reprise du « I Wanna Be You Slave », morceau de glam rock percutant qui figure sur le second elpee du band, « Teatro d’ira : Vol. I », paru en mars 2021. Et l’Iguane ne tarit pas d’éloges sur le combo ! Mot emprunté au danois, Måneskin signifie « Clair de lune » …

Ils ont tous opté pour le cuir de couleur noire. Short surmonté d’une ceinture à trois boucles pour Damiano, mais blouse transparente à dentelles pour le haut du corps, il est chaussé de godasses à semelles compensées et les oreilles sont percées de pendentifs à l’effigie d’un crucifix. Pantalon à pattes d’eph’ pour Thomas et moulant pour Vitoria, bottes ainsi que top très court au-dessus desquels dépassent ses seins dont les tétons ont été dissimulés par une croix en scotch de couleur noire.

Très rock’n’roll, le show est à la fois dynamique et sulfureux. La foule est rapidement conquise. Faut dire que les musicos sont particulièrement remuants et vont régulièrement au contact. Et puis, il y a le charisme de Damiano qui va surfer à plusieurs reprises, sur la foule. Une foule au sein de laquelle de nombreux circle pits se déclenchent. La setlist réserve trois morceaux dans leur langue natale (« Zitti e Bruoni, », « In Nome Del Padre » et « Lividi Sui Gomidi »), et puis de nombreuses covers dont, bien évidemment, celle d’Iggy Pop, « I wanna be your slave », au cours de laquelle Damiano lèche le sol. Une reprise que le band va reconduire lors du rappel. Sans oublier une version plutôt étonnante des « 4 saisons de Vivaldi ». Une setlist finalement bien équilibrée ; mais hormis les trois morceaux susvisés, le reste est interprété dans la langue de Shakespeare. 

Après avoir séduit l’Europe, Måneskin est prêt à conquérir le monde…

Setlist : « In Nome Del Padre », « Zitti E Buoni », « Bury A Friend » (cover Billie Eilish), « Chosen », « Take Me Out » (cover Franz Ferdinand) », « Beggin » (cover Fourth Season), « I Wanna Be Your Slave », « Somebody Told Me » (cover The Killer), « For Your Love », « Kiwi » (cover Harry Styles), « Coraline », « Close To The Top », « Lividi Sui Gomiti ».

Rappel : « I Wanna Be Your Slave »

Votre serviteur est fatigué, il fait l’impasse sur L’Or Du Commun et Roméo Elvis. Il revient demain et a intérêt à être en forme… et puis la journée est une réussite…

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : Ronquières Festival)

The Magician + Romeo Elvis + L’Or Du Commun + Måneskin + Black Box Revelation + Pomme + Ico + Dionysos + Sharko + Charles + David Numwami + Calumny 

mardi, 17 août 2021 10:13

Italian Folk Metal

Nanowar Of Steel est une formation romaine qui pratique une forme de folk/metal. Une musique festive qui intègre également des éléments de punk, de rock et de musette. Mais quand on parle ici de folk, il s’agit de musique traditionnelle italienne. Et lorsqu’on évoque le terme puissance, elle est surtout parodique voire humoristique.

Chaque titre d’« Italian Folk Metal » est différent. A cause des nombreux collaborateurs qui ont participé aux sessions d’enregistrement. Il s’agit même de la crème de la crème de la scène italienne. Francesco Paoli de Fleshgod Apocalypse a collaboré à « L'assedio di Porto Cervo », Alessandro Conti de Luca Turilli's Rhapsody et Trick Or Treat à « La Mazurka del Vecchio che guarda i Cantieri » et Jade de Frozen Crown à « Rosario », entre autres.

Les sonorités napolitaines de musica neomelodica se heurtent à des balayages de guitare mélodiques sur « Scugnizzi of the Land of Fires » et des accordéons rapides (connus de la mazurka du nord de l'Italie) rencontrent des solos de guitare vertigineux sur « La Mazurka del Vecchio che Guarda i Cantieri ». Et puis encore, les puissants blast beats affrontent les violons, dès l’ouverture, « L'Assedio di Porto Cervo »

On notera encore que le bassiste et chanteur de Nanowar Of Steel, Gatto Panceri 666 affiche son multilinguisme sur les morceaux qui figurent en bonus tracks. Il interprète ainsi « Der Fluch des Kapt'n Iglo » en allemand et « El Baile del Viejo que mira las Obras », en espagnol. 

Quelques semaines après voir sorti son premier single-EP, « Wake Up », en numérique sur les principales plateformes légales, le groupe belge de rock alternatif/stoner Bar II a publié un clip officiel illustrant la chanson « Wasted » disponible dès maintenant sur YouTube ; et elle est à découvrir ici

Pour rappel, « Wake Up » est également disponible en free streaming sur Bandcamp (voir )

Des riffs puissants, une basse groovy, un drumming solide et une voix singulière alimentent le rock énergique de Bar II, un rock qui libère toute la rage du stoner…

Le confinement est terminé ; enfin, on l’espère. On devrait pouvoir reprendre une vie normale. C’est la réouverture des salles de taille moyenne, dont le Zik Zak, à Ittre. Comme en juillet et août 2020, il reprend son cycle de spectacles intimistes (50 personnes par bulle, masque et distanciation sociale de rigueur).

John Mary Go Round est à l’affiche ce soir. Il s’agit du chanteur de Country Cooking, Michel Brasseur, qui se pour la troisième fois au Zik-Zak. Un petit jeune de 56 balais, qui nous vient du delta dinantais, en plein bayou des Ardennes walliforniennes. Ce projet est né dans son esprit, après avoir traversé le sud des States. C’est là qu’il a eu, pour la première fois, l’opportunité de jouer sur une ‘Cigar Box’, instrument primitif fabriqué à l’origine, par les esclaves noirs.

Le concert est partagé en deux parties. Malheureusement, votre serviteur a pris du retard et débarque juste avant que la seconde ne commence. Dès que Michel monte sur les planches, on le reconnaît bien à sa dégaine. Il est toujours tiré à quatre épingles, un stetson enfoncé sur le crâne. Très interactif, il plaisante, signale que le confinement a du bon, car il lui a permis d’écrire de nouvelles chansons.

Il reprend donc sa prestation par « Rolling And Tumbling ». Ce morceau a été enregistré pour la première fois en 1929 par Hambone Willie Newbern. Ce Delta blues classique a été très souvent interprété, parfois avec des paroles et des titres différents, aussi bien par des artistes du Delta que du Chicago blues ou du blues rock ; la version la plus célèbre demeurant celle de Muddy Waters, gravée en 1950. Issu de l’elpee « Take a ride », le rock bien sudiste « Death Walk Blues » nous entraîne au Texas, à la rencontre de Billy Gibbons. Faut dire que la musique de John Mary Go Round nous transporte tout au Sud des States. Au Texas, mais aussi et surtout en Louisiane. Qu’il traverse de long en large, en transitant par les bayous. Jusqu’à la Nouvelle-Orléans pour y goûter les gospels chers à la Tamla Motown. 

Blind Lemon Jefferson avait réalisé deux versions différentes de « See That My Grave Is Kept Clean », en 1927 et 1928. Et celle de Michel tient parfaitement la route. Sa voix est graveleuse. Outre sa cigar box à 3 ou 4 cordes, il se sert également d’un dobro, d’une gibson, d’une cymbalette à pieds, d’un cajon et chante devant un micro américain. Il change de gratte à chaque morceau. Sa technique y est irréprochable. Et le son métallique produit par la cigar box ou la dobro est imparable. Toujours dans un style très roots, Brasseur nous réserve, bien sûr, quelques morceaux issus de son album…

Une petite faveur que Michel pourrait vous accorder si vous ne partez pas en vacances. Qu’il vous invite à monter à bord de sa DeLorean DMC-12 en compagnie du docteur Emmett Brown. Vous pourriez ainsi replonger dans les années 30… là-bas, aux USA… 

Setlist : « Rolling And Tumbling », « Death Walk Blues », « See That My Grave Is Kept Clean », « Walking Through The Back Door », « I Wanna Hear », « Cross Road Blues », « Sandra blues », « Roadhouse Blues »

Rappel : « Walking Blues », « Dust My Broom », « Wet »

(Organisation : Zik Zak et Rock Nation)

dimanche, 01 août 2021 09:46

Lokerse Feesten 2021 : dimanche 1er août

Enfin le tout premier festival partiellement déconfiné pour votre serviteur, en 2021 ! Le Lokerse Feesten s’est paré de toutes ses belles couleurs. La Groote Kaai est resplendissante. 1 500 bénévoles ont été délégués au service des festivaliers pour veiller aux distanciations sociales ainsi qu’au port du masque. Les consommations sont demandées par scan du code QR. Chaque table dispose d’un code différent et on vient vous servir à table. La foule est estimée à plus ou moins 1 600 spectateurs. Vu les restrictions liées au déconfinement, ce 3ème jour de festival est décrété sold out. Pas étonnant, quand on sait qu’au Nord de la Belgique, Arsenal draine un public assez conséquent. C’est d’ailleurs la tête d’affiche. Le supporting act est assuré par Tin Fingers (Trad : doigts d’étain) et la soirée s’achèvera par le Dj Bart Vermandere.

Formation anversoise, Tin Fingers pratique une pop vintage, catchy et terriblement efficace. Les musicos se connaissent depuis les bancs de l’école.  Leur premier elpee, « Groovebox Memories », est paru en juin 2021.

Le chanteur/guitariste/claviériste, Félix Machtelinckx, est également le leader de la formation. Après avoir gravé l’excellent Ep « No Hero », en 2017, elle a pris une pause et Félix s’est mis au service d’Arsenal pour écrire quelques chansons.

Félix se plante au milieu du podium, devant son clavier. Il est épaulé par le guitariste Quinten De Cuyper, le drummer Marnix Van Soom et la jolie bassiste Trui Amerlinck (elle remplace Simen Wouters), qui se charge également des   backing vocaux.

Planté au fond du chapiteau, le light how est assez impressionnant. Il se compose de six rampes de triangles led et en hauteur d’une vingtaine de spots multicolores qui se focalisent sur les artistes.

« Red Socks » ouvre le set. Combinant des outils de séquençages intégrés qui restituent des sonorités de batterie, de basse synthé et de samples, la groove box est omniprésente. Une machine qui semble bien rôdée.  

Malgré de belles envolées vocales et des beats électroniques assez puissants dispensés pendant « Happy Family » et « Red Socks », il n’y a pas grand monde, dans le public qui ose le pas de danse. Même pour « I Am Lost Without Love », une chanson poursuivie par des sifflements de bout en bout. Avant d’attaquer « Privacy », Félix empoigne une gratte semi-acoustique mais ne s’éloigne guère de sa dreambox. La voix de Félix devient carrément fascinante tout au long du paisible « Fomo For Kids ». A vous flanquer des frissons partout ! Douce, grimpant parfois dans les aigus et surtout mélodieuse, son amplitude navigue à la croisée des chemins d’Antony Hegarty, Klaus Nomi, Blaudzun ou encore Thom Yorke. De fameuses références ! Et puis, elle est capable de belles envolées. Une certaine forme de mélancolie envahit régulièrement la dream pop de Tin Fingers ; et ce spleen prend parfois un ton plus sombre, se référant même au suicide…

Quinten et Trui nous réservent régulièrement de belles harmonies vocales ; et elles enrichissent notamment « Wish », un morceau balisé par les ivoires, bien que l’électro ne soit jamais loin. Un set qui a même semblé trop court ; preuve qu’il était de toute bonne facture…  

Setlist : « Red Socks », « Glow », « I Am Lost Without Love », « Privacy », « Fomo For Kids », « Wish », « July », « Happy Family », « Countryside ».

Après plus de 20 ans de carrière, Arsenal est devenu l’archétype du groupe festif et dansant. Ce qui explique, sans doute, pourquoi il est régulièrement invité lors de festivals majeurs (Werchter, Pukkelpop, Couleur Café, Rock Ternat, …) ou qu’il est capable de remplir l’AB, 6 soirées, sur une courte période. En outre, à Lokeren, John et Hendrik sont à la maison ! 

Arsenal débarque à 21 heures. Et il est déjà chaleureusement applaudi. Ce soir, la troupe va largement puiser au sein de son nouvel album, « The Rythm Of The Band », pour la setlist. Lorsque la pandémie a éclaté en Chine, John Roan et Hendrik Willemyns étaient à Chongqing, à quelques kilomètres de Wuhan, pour y préparer le tournage d’un film (‘Birdsong’). Ce voyage faisait partie d’un périple que le tandem avait organisé pour évaluer la place de la musique dans le monde contemporain…  

Ils sont nombreux sur les planches. Longs cheveux au vent, Bruno Fevery se charge de la guitare électrique. Les choristes Paulien Matheus (‘The Voice’ 2013) et Judith Okon s’installent derrière lui. Le drummer Dirk Loots siège en retrait. Le bassiste Mirko Banovic, l’excellent percussionniste David Donat (Suarez) la chanteuse Léonie Ghysel complètent le line up. Sans oublier John Roan et Hendrik Willemyns. Une ‘pintje’ toujours à portée de main, ce dernier se charge, comme d’habitude, des synthés et de machines, alors que John se multiplie aux quatre coins du podium.

« Rise & Fall » ouvre le bal. Paulien au lead vocal et les percus déjà bien euphorisantes, la compo baigne au sein d’un climat afro. Après « Amplify », John se pointe en saluant la foule de la main. On reste en Afrique, mais de l’ouest, pour « Amelaka Motinga ». Léonie suit sur la pointe des pieds. Plus discrète, elle est souvent relayée par Paulien. Direction le Brésil à travers « Saudade II ». Et la folie qui règne sur la scène se communique à l’auditoire, comme une traînée de poudre. « Animal » est interprété dans la langue de Voltaire. Davantage electro/funk, « Temul (Lie Low) » met le cap sur le pays au Soleil Levant. Paulien prend les commandes derrière le micro. Le jardinier d’Arsenal, Félix (rires), prête sa voix pour une chanson. Une pluie de hits va ensuite s’abattre sur le public « High Venus », « Estupendo », « Longee », « Black Mountain », avant de s’achever triomphalement par « Lotuk ».

Le rappel est inévitable, même s’il est programmé. Moment au cours duquel Arsenal va nous réserver « Some Times » et « Melvin ». Arsenal a gagné la coupe haut la main ! Prochain match au Lotto Arena d’Anvers le 12 décembre 2021. Comme dans le passé, sans masque, ni distanciation sociale…

Pas de prolongation pour votre serviteur, la rencontre est terminée…

Setlist : « Rise & Fall », « Amplify », « Amelaka Motinga (L) », « Saudade Ii (L) », « One Day At A Time (L) », « Wanderer (F) », « Animal (F) », « Temul (Lie Low) », « High Venus », « Estupendo (L) », « Bend In The River (L) », « Longee (L) », « Black Mountain (L) », « Lotuk (L) ».

Rappel : « Sometimes », « Melvin »

(Voir aussi notre section photos ici)

(Organisation : Lokerse Feesten)

D.J. Bart Vermandere + Arsenal + Tin Fingers

La sortie d’un album de la bande à Bruce Dickinson est toujours un petit évènement. Ce sera le dix-septième. Intitulé « Senjutsu », il est annoncé pour le 3 septembre 2021.  

Le groupe n’avait plus rien gravé de neuf depuis six ans. L’elpee a été enregistré à Paris sous la houlette de Kevin Shirley et du bassiste et co-fondateur de Maiden, Steve Harris.

Iron Maiden en a évidemment profité pour poster un clip sur la toile. En l’occurrence celle du premier single issu de ce futur LP, « The Writing On The Wall ». Et elle est disponible .

Le concept de Bruce Dickinson pour la vidéo a pris forme grâce à BlinkInk et à deux anciens dirigeants de Pixar et fans d'Iron Maiden. Dans le clip vidéo, on assiste à la réincarnation en 3D de l'emblématique Eddie.

« Senjutsu » peut être vaguement traduit par 'tactique et stratégie'. Le groupe s'est à nouveau associé à Mark Wilkinson pour créer l'œuvre d'art spectaculaire inspirée des samouraïs

https://www.ironmaiden.com/

https://www.facebook.com/ironmaiden

https://www.instagram.com/ironmaiden/?hl=en

https://www.youtube.com/channel/UCaisXKBdNOYqGr2qOXCLchQ

 

dimanche, 01 août 2021 11:14

Faites appel à Tora…

Fondé en 2013 et établi à Amsterdam, Tora est un groupe australien réunissant des multi-instrumentistes, auteurs-compositeurs et producteurs. Son expression sonore se distingue par des harmonies vocales gracieuses et uniques en leur genre ainsi qu’une instrumentation empreinte de douceur rappelant Radiohead et James Blake, mais sous une forme électro-pop-trip-hop…

Paru en août 2019, son dernier elpee, « Can’t Buy The Mood » est profondément inspiré par le thème de la connexion humaine. Il réunit des chansons susceptibles de transporter votre imagination, dans un autre monde…

Son nouveau single, « Call On Me », est disponible , en vidéo

La formation, réduite à un quatuor depuis le départ d’un de ses membres, se produira à la Rotonde du Botanique le 7 novembre 2021.

https://www.facebook.com/Toramusic

https://www.instagram.com/toramusic/?hl=fr

dimanche, 01 août 2021 11:10

Le mode d’emploi de Wolf Alice…

Produit par Markus Dravs (Arcade Fire, Björk, Brian Eno, Florence + The Machine), « Blue Weekend », le nouvel album de Wolf Alice, est paru ce 4 juin 2021. La presse insulaire a qualifié Wolf Alice de band le plus excitant et indispensable du Royaume-Uni, pour l’instant.

Le magazine Clash a décrit a musique du groupe comme l'enfant naturel du folk et du grunge…

La vidéo du single « How Can I Make It OK? » est disponible ici

La formation se produira à l’Orangerie du Botanique le 12 février 2022. Les derniers tickets sont en vente, le concert est presque sold out…

https://www.instagram.com/wolfaliceband/

https://www.facebook.com/wolfalicemusic

https://twitter.com/wolfalicemusic

 

samedi, 31 juillet 2021 17:25

Power Up

Après avoir ouvert le deuxième millénaire par « Stiff Upper Lip » en 2000, suivi de « Black Ice » en 2008 et « Rock Or Bust » en 2014, AC/DC est de retour. Six années ont passé depuis « Rock Or Bust » et, il faut admettre que depuis, de nombreux évènements ont quelque peu bousculé l'équilibre du groupe.

Tout d'abord, confronté à de graves ennuis judiciaires en Nouvelle Zélande, Phil Rudd a été remplacé par Chris Slade. Atteint par la maladie d'Alzheimer, Malcolm a cédé le relais à son neveu, Stevie Young. Souffrant de surdité, durant la tournée ‘Rock on bust’, Brian Johnson a également dû jeter l’éponge. Axl Rose, en congé des Guns'N'Roses, l’a suppléé pour achever ce périple. Depuis, Brian Johnson, guéri de ses problèmes d’acouphènes, a récupéré sa place. Et comme si la roue de l’infortune continuait à tourner, en 2017, Angus a perdu son grand frère George. Ex-membre des Easybeats, formation qui a sévi au cours des 60's, il était devenu le principal producteur d'AC/DC, en compagnie de Harry Vanda.

Bref, si les plus pessimistes imaginaient que l’histoire du band tirait à sa fin, il faudra qu’ils renvoient leurs prédictions à leurs études, car sous ce nouveau line up, le band est à nouveau prêt à rugir.

« Realize » qui ouvre l’elpee nous démontre bien qu’AC/DC est toujours capable de proposer ce qu’il fait du mieux depuis 40 ans : du AC/DC ! Brian hurle, Angus riffe, Phil, Cliff et Malcolm (enfin son esprit dans l’enveloppe charnelle de son cousin Stevie) assurent les fondements de l’édifice. Tout est en place pour une bonne dose de boogie blues rock énervé. Des accords de grattes au ton solennel, un riff accrocheur, une rythmique basse/batterie qui tient bien la route et assure le tempo : la force est avec eux ! Brian Johnson hurle tout au long du refrain, soutenu par des chœurs placés bien en avant afin de sublimer l'ensemble. Bref, dès ce premier titre, on retrouve, revigoré, l'AC/DC qu'on aime, manifestant une efficacité redoutable qui fait mouche à tous les étages.

Renforcé par des chœurs puissants, « Shot In The Dark » se distingue par son refrain fédérateur et « Witch’s Spell » par son riff haché et son solo de guitare bien chaud. Le sulfureux « Demon Fire » macère dans une atmosphère réminiscente du Led Zep des débuts.

Fidèle aux atmosphères bluesy, les Australiens nous gratifient de deux belles pièces particulièrement groovy. Le riff est démoniaque tout au long d’un « Kick You When You're Down » au refrain fédérateur. Les accents sudistes de la slide imprègnent « No Man's Land », une piste envoûtante et dévastatrice, alors que la voix de Brian Johnson campe astucieusement dans les médiums…

Le très bluesy-rock « Through The Mists Of Time » s’avère, finalement, surprenant. Les papys du rock sont à nouveau sur les bons les rails. Il faut croire que le Rock'n’roll permet de conserver la vitalité des corps et des esprits, et on ne va pas s'en plaindre tant que cela fait du bien par où ça passe…

jeudi, 22 juillet 2021 17:38

Thadeus Gonzalez en tête à tête…

Le rockeur californien Thadeus Gonzalez à l’intention de vous entraîner sur le dancefloor grâce à son clip brûlant intitulé « Ripe ». Ce musicien a assuré les premières parties de concerts d’Iron Maiden, Motley Crue, Slash et Bon Jovi. Thadeus Gonzalez est une figure de la scène rock indé californienne. C'est en menant de front le groupe Electric Sister qu'il s’est remarquer comme ‘un frontman incontournable avec une attitude et un style, taillés pour les stades’.

En 2014, il se lance en solo et sort son premier album « Utopian Society ». Entre influences punk et rock alternatif, textes évocateurs, hymnes dark et ballades toutes en vulnérabilité, le songwriter impose rapidement son flair et son style uniques.

Son troisième elpee, « Opposite Faces », c’est du bon, du lourd comme on l’aime et de plus du dansant. Thadeus Gonzalez y propose une vision exaltée d'un hard rock moderne, combinant guitares acérées et attitude désinvolte, clins d'œil au punk voire au post-punk, le tout saupoudré de quelques ballades bien senties

« Opposite Faces » a été enregistré au Sonic Room Studios en Californie, produit par Tim Narducci (The Watchers), et est sorti le 16 juillet.

Pour découvrir le clip de « Ripe », c’est

https://www.thadeusgonzalez.com/

https://www.facebook.com/thadeusgonzalez

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