Le chat de Deerhoof

Deerhoof a publié "My Lovely Cat", son nouveau single dédié au célèbre chat Lil Bub.…

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Odanata est une formation limougeaude dont le style oscille entre rock doom et psychédélisme. Peu d’infos sur ce groupe, mais un single dont la musique et le clip nous replongent au cœur du psychédélisme de la fin des sixties. Son titre ? "Oriental Memories".…

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Jude D

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samedi, 24 septembre 2022 11:54

Pastlife

Après avoir publié plusieurs Eps et un elpee, le groupe californien Day Wave nous propose son second album, « Pastlife », un disque qui adopte une approche différente de celle du dernier Ep, « Crush ». Le travail de production est mieux soigné. Le climat de l’œuvre est empreint d’une nostalgie qui se ressent autant dans les mélodies que l’instrumentation particulièrement atmosphérique. Les interactions entre la guitare et la basse communiquent davantage de profondeur et même une certaine fraîcheur, à l’instar de « Where Do You Go ». Et puis, l’équilibre entre cordes de guitare acoustiques et électriques (« Loner ») est parfait ; ce qui est rarement le cas dans ce genre de combinaison.

Les compos semblent cependant sortir d’un même moule, ce qui rend l’opus, au fil de l’écoute, quelque peu longuet. Les dynamiques s’avèrent assez plates et la voix évolue dans un même registre sur tous les titres.

Parmi les plages les plus intéressantes, on épinglera « We Used To Be Young ». Elle prend une autre dimension, à cause de son approche davantage DIY. Et puis en final, « Apartment Complex », qui se distingue par le magnifique duo échangé entre Jackson Phillips et Hazel English.

mercredi, 14 septembre 2022 17:21

Evil becomes rule

Fondé en 1979 par Rozz Williams, Christian Death vient de graver son 17ème elpee. Et il s’intitule « Evil Becomes Rule ». Mais l’histoire de cette formation est très complexe, puisqu’à une certaine époque, suite à des dissensions au sein du groupe, il existait deux versions de Christian Death. Soit une drivée par Rozz Williams (NDR : devenue Christian Death featuring Rozz Williams, après décision judiciaire) et l’autre par Valor Kand. C’est celle de ce dernier qui nous propose donc son nouvel opus. Rozz, lui est décédé en 1998, après avoir notamment sévi chez Shadow Project en compagnie d’Eva O et participé au projet indus Premature Ejaculation.

Réduit à l’état de trio, le band californien nous prouve, sur cet album, qu’il n’a pas perdu la pêche. En effet, non seulement cet LP libère une belle énergie, mais surtout, il s’ouvre à de nouveaux horizons sonores, perspectives qu’on avait rarement décelées sur les essais précédents. Et tout particulièrement le recours à des gammes plutôt exotiques, d’alternate tunings à la guitare et de rythmes originaux qui créent une ambiance menaçante et mystérieuse collant parfaitement à la musique du combo, une musique qui oscille du goth rock au gothic metal, en passant par le post punk et le death rock.

Cependant, elle opère également quelques incursions dans la pop, à l’instar de « Blood Moon », morceau au cours duquel la manière de traiter la guitare et le refrain lorgnent carrément vers Muse. Et puis de « Beautiful », dont l’intro est assuré par un quatuor à cordes et qui se nourrit généreusement d’électro. On a même droit à un mix entre éléments électriques et sonorités acoustiques, presque celtiques, sur « Who Am I, Part 1 ».

La production et les arrangements sont soignés (orchestrations et ajout de certaines percussions) et les titres s’enchaînent naturellement.

Coup de cœur pour « Abraxas We Are » qui s’ouvre sur un excellent duo vocal tout en donnant l’impression d’être en présence de deux personnalités en conflit. De quoi accentuer le côté maléfique du climat de ce long playing.

Un excellent album je vous recommence vivement tant pour ses compos ‘outside the box’ que pour les morceaux plus traditionnels !

lundi, 05 septembre 2022 17:05

The Storm Before the Calm

Le dernier opus d’Alanis Morissette s’intitule « The Storm Before the Calm », un exercice de style dont l’inspiration est née lors de la pandémie causée par la Covid.

Tout l’album consiste en une longue ballade atmosphérique, particulièrement épurée, impliquant un minimum d’instruments. Des vagues de synthés et des effets vocaux ont probablement été créés pour favoriser l’introspection. Sur quelques morceaux, il y a de réelles parties de batterie et de vrais beats, mais ces interventions sont plutôt rares. En fait, bien trop longues et sans réels repères, les pistes de cet LP sont destinées à la méditation.

Les expérimentations d’Alanis Morissette sont fréquentes. C’est une artiste dont l’audace peut déstabiliser l’auditeur. Elle pense différemment. Elle n’a pas peur de s’aventurer dans des univers sonores inexplorés jusqu’alors. Elle est créative. Mais à l’écoute de « The Storm Before the Calm », il y a de quoi perdre le fil et même ne jamais le retrouver…

vendredi, 12 août 2022 10:04

The Crowd Growls, The Crown Falls

Bender est une formation française (NDR : marseillaise, très exactement) qui, à ce jour, compte un Ep et 5 albums à son actif. Dont les trois derniers « Gathering Wine » (2017), « The Centurion’s Servant » (2019) et « The Crowd Growls, The Crown Falls » forment une trilogie. Réduit à un trio, le groupe a décidé de prendre un nouveau départ, même si on retrouve cette formule du concept album qui met en scène ‘Le Roi Cobra’ depuis le premier opus, paru en 2013.

Ce nouvel elpee met en scène un héros qui, victime de paranoïa et de la société dans laquelle il évolue, subit une véritable descente aux Enfers. Une narration pour le moins décalée où l’on retrouve des icônes bien connues de la culture rock tel que de Joey Ramone et Iggy Pop mêlées à une forme de surréalisme principalement incarnée par ce Roi Cobra. Si cet album peut aussi s’écouter sans être au courant de toute l’histoire qu’il raconte, il est toutefois plus simple d’en apprécier la musique lorsqu’on sait ce qui se trame…

Musicalement, cet opus ratisse large. Il aborde ainsi des tas de styles : reggae, metal, rock, pop etc. A tel point, qu’au début, on est un peu dérouté. Mais au fil de l’écoute on s’habitue à ces variations et on en arrive à rapidement apprécier ces surprises constantes. Certains morceaux peuvent être parfaitement écoutés sans le contexte de l’histoire relatée, à l’instar de « You Waste It » ou « I Bet You », tandis que d’autres prennent réellement tout leur sens à travers le récit (« Incantations », » A King’s Fall »).

Les parties de guitares créatives et bien senties, une bonne synergie chez les musiciens ainsi que des lignes de basse novatrices (« Snake and Go Nuts ») constituent les principales forces du combo. 

Bien qu’assuré par Ronde Gordon, le mixing accuse cependant quelques faiblesses. Notamment les parties vocales sur « Freaking Out » et le drumming tout au long de « Toxic ». Mais ce sont des imperfections mineures par rapport à un ensemble qui se distingue par un très bon équilibre entre morceaux paisibles, acoustiques et moments un peu plus rock. 

Le long playing recèle en « Neuralgic Point », une véritable pépite. C’est également la plage qui ouvre la plaque. Au cœur de l’orchestration à tendance Alestorm et de l’aspect festif qui émane de ce morceau, de brillantes interventions de saxophone viennent s’insérer dans la compo.

Enfin, on épinglera le superbe artwork de la pochette, une constante observée sur la plupart des disques de Bender.

Après avoir écouté cet album de toute bonne facture, on est impatient de voir ce que ces chansons vont donner en live !

 

jeudi, 07 juillet 2022 10:24

Lost in Confusion

Amy Lee and the Loco Project Band est une formation nantaise dont le patronyme s’inspire de l’histoire d’Amy Lee, chanteuse folk, décédée au cours des 80’s, suite à un accident d’avion, et dont on a retrouvé le journal intime, 40 ans plus tard.

Accompagné par l’illustrateur Maxime Brugnon, le quatuor nous entraîne au sein d’un univers sonore à la rencontre d’une multitude de styles musicaux. Depuis le noisy rock au folk, en passant par le post rock et la pop. On y croise ainsi Guns’N’Roses (« Make It Happen », « Chemical Love ») les White Stripes (« Crossroads »), Arctic Monkeys (« The Messiah ») et dans un registre plus pop, The Jam (« The Stalemate ») ou encore Guided By Voices (« You Might »). Et même en finale, une pépite qui navigue entre néo-soul et hip hop (« Losing You Again »). Deux compos illustrent parfaitement les deux tendances principales rencontrées sur ce long playing : le rock instinctif et énergique (« Deaf Blind ») et la face pop des années 2000 (le titre éponyme).

Bref, un tracklist plutôt éclectique partagé entre plages sucrées et morceaux sauvages, parfois même punk. Et sous leur forme la plus rock, les pistes reprennent à merveille les codes classiques du rock : de bons grooves de batterie, des guitares très présentes et inventives ainsi qu’un bon mix entre acoustique et électrique.

Enregistré et mixé au Garage Hermétique (Libertines, Dominique A) et masterisé par Graeme Durham (U2, B52’s) « Lost in confusion » peut donc paraître parfois brouillon. Vu son titre, on pourrait facilement l’imaginer. D’autant plus que parmi les thèmes développés dans les textes, figurent des morceaux engagés, des chansons d’amour ou des histoires fictives. Cependant, il y a bien un fil rouge dans l’écriture : faire passer un message avec une forme de dérision qui est bien propre au groupe…

jeudi, 07 juillet 2022 10:15

Magella

Un cocktail de blues, de rock et de psychédélisme des seventies, c’est ce que nous propose Quiet Confusion sur « Magella ». Après avoir gravé un album en duo et deux en trio, c’est sous un nouveau line up (deux nouveaux membres) qu’il nous livre son troisième, mais toujours en formule trio.

Formé à Vérone en 2009, Quiet Confusion reste fidèle à son style tout au long de ce quatrième opus. On retrouve, en effet, des influences blues et rock très classiques, notamment sur « Long Waves » et « Wastin Time », mais également des incursions dans le psychédélisme, à l’instar de « Sweet Noise ». On a même droit à un voyage dans le delta blues tout au long de « Behind the Sun ».

Découpé en 8 morceaux, cet LP se distingue par un très bon usage des dynamiques et du concept de power trio. Les compos sont plus animées et énergiques que sur le précédent disque ; ce qui est probablement dû à l’arrivée des deux nouveaux membres qui apportent un autre groove, mais convaincant.

On y rencontre de très bon riffs de guitare, bien mis en exergue, soutenus par des rythmes de batterie plus lourds, plus présents, mais très peu d’overdubs ; ce qui laisse davantage de place à la basse (elle porte à elle seule le morceau « JJ ») et permet de différencier le groupe transalpin de la majeure partie des formations de rock. D’autant plus que toutes différentes, les conclusions des plages sont subtilement travaillées et recherchées, et sans utiliser le fade à outrance, comme c’est parfois le cas chez certains artistes.

« Magella » démontre toute l’importance que le groupe accorde au live, même si parfois, vu les petites imperfections, on a l’impression de vivre une ‘jam session’. Ce qui explique peut-être pourquoi les mélodies et la voix semblent un peu noyées dans l’ensemble. Ou alors, c’est un problème dans le mixage. Comme précisé ci-dessus, la voix n’est pas centrale. Certaines pistes sont même exclusivement instrumentales. Mais le résultat évoque davantage une maquette qu’un véritable album.

On reprochera encore à ce disque un tracklisting mal équilibré. Il s’ouvre ainsi par le solide tiercé gagnant « Long Wave » - « Plastic Man » - « Lady in Blue », avant de s’essouffler. Il y a bien « Behind the Sun », qui se signale par un recours au double tracking, dans le solo de guitare. Mais on reste sur sa faim, pour la suite. Pénultième titre, « Droppers », malgré d’ingénieux effets de pédales, souffre ainsi de redondance, alors que « JJ », qui clôt l’opus, pourtant d’excellente facture, tombe un peu à plat…

Il y a cependant de très bons moments dans ce nouvel opus de Quiet Confusion que nous vous conseillons d’aller écouter à sa sortie le 15 juillet.