Goudi et Lubna Azabal dansent le tango de l’ennui…

Lubna Azabal est une actrice belge née à Bruxelles d'un père originaire du Maroc et d'une mère espagnole. Après avoir été dirigée par les grands noms du cinéma international, elle a remporté ‘Le Golden Globe’ pour le film ‘Paradise Now’. Lubna adore les…

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The Names à plein volume…

Issus de l'emblématique label Factory, aux côtés de Joy Division, New Order, A Certain Ratio, Durutti Column et Happy Mondays, The Names a consolidé sa place dans l'histoire de la musique. « Volume », c’est le titre du nouvel Ep de The Names. Il réunit quatre…

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30 Seconds To Mars
Slowdive
Sebastien Leclercq

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lundi, 23 février 2009 01:00

Pathétique

Les premières parties suscitent rarement mon enthousiasme. Ce soir, ce n’est pas le cas. Il y a iLiKETRAiNS. Pour être honnête, j’ai longtemps hésité avant d’aller revoir Sisters Of Mercy ; mais la présence de ce supporting act m’a définitivement décidé.

Originaire de Leeds, iLiKETRAiNS pratique de la cold-wave proche d’Interpol. Tous les ingrédients sont bien réunis : le baryton mélancolique, la basse hypnotique et les accords de guitares chatoyants mais cinglants. Ce voyage en première classe transporte aussi bien les spectres de Joy Division, And Also The Trees et Nosferatu, parmi les influences 80’s, que de Swerverdriver, pour celles du début des  90’s (Swervedriver) ; et même de Silver Mt. Zion, pour les wagons post-rock. Cette formation est également responsable de textes soignés. Engagés aussi. Ainsi une compo comme « Beeching report » dénonce la décision prise par Richard Beeching, d’avoir restructuré (démantibulé ?) la British Railways. A l’époque des services peu rentables avaient été supprimés et des gares peu fréquentées fermées, à son initiative. Une décision impopulaire qu’il avait étayé à travers un rapport respectant aveuglément la philosophie libérale des States. Témoins de leur engagement, les membres d’iLiKETRAiNS déboulent en uniforme d’accompagnateurs de train. Le trajet est agréable. Les plages montent crescendo avant le déferlement final. Elles nous transportent, nous transcendent et nous libèrent spontanément, en nous incitant à pratiquer le headbanging. Très généreux, les cheminots britanniques nous gratifient d’un arrêt supplémentaire lors du titre « A divorce before marriage ». « A song we never played before » nous garantissent-ils. En l’espace de 6 ou 7 titres et d’une bonne demi-heure, cette première partie nous aura emballés, et les applaudissements nourris du public n’auront pas été usurpés.

Dur, dur par contre d’écrire une review enthousiaste après avoir assisté à la piètre prestation des Sisters of Mercy. Comme la grande majorité du public (NDR : des trentenaires et des quadragénaires), j’ai encore en tête les trois albums (« First, Last and Always », « Floodland » et « Vision Thing ») écoutés en boucle à l’âge de 15 ans. Et les images du concert du Royal Albert Hall, le seul filmé officiellement en 85. Or, on est bien loin de cette ambiance londonienne : le groupe ne ressemble plus à rien, mais on le savait déjà depuis longtemps. Surtout depuis que deux des pions majeurs, Craig Adams et Wayne Hussey, se sont barrés. Ce soir, il y a bien deux jeunes loups qui tentent même de nous les faire oublier. Ils ont beau être convaincus de leur mission, leur performance est médiocre. Si les deux gratteurs originaux étaient dans la salle, ils seraient morts de rire, en regardant et surtout en écoutant ces deux guitaristes de foire… Andrew Eldritch campe aujourd’hui un look bourrin. Suffit de contempler son tee-shirt. Mais on le savait aussi, depuis qu’il a voulu se démarquer du style gothique. Bref, le résultat proposé ce soir ne ressemble plus à rien. Un spectateur averti s’est même décidé à écrire sur le forum de l’AB, que la formation ne vaut pas plus qu’un cover band de ducasse ! Pourtant, les Sisters of Mercy appartiennent à la famille des Artistes dits ‘classiques’ du Rock. Et malgré l’absence de nouvel album, depuis près de 20 ans, ils parviennent à remplir la salle de l’AB, deux soirées de suite. Même au prix exorbitant de 35 Euros ! Car oui, malgré ce tarif, le public n’aura droit qu’à 1 heure 20 de set, rappels y compris. Bon allez, pour ne pas froisser les quelques fans conquis (NDR : on serait tenté d’écrire aveuglés ou endoctrinés), je vous communique quand même une idée de la setlist du concert de ce soir. Mais s’ils reviennent, ce sera sans moi. Car trop c’est trop et la coupe est pleine (NDR : ou vide, c’est comme vous voulez…)  

Setlist approximative :

Titres “inédits” (dont “We are the same Susane”)-
Ribbons –
Destination Boulevard-
Alice-
Marian-
Summer-
Flood I-
Giving Ground-
First, Last and Always-
On the Wire-
Dr Jeep-
Good Things-
Flood II-
Dominion/Mother Russia-
Lucretria my reflection-
Something Fast + solo guitar-
Vision Thing-
Temple of Love-

Organisation Live Nation

 

jeudi, 15 janvier 2009 18:09

Les premiers noms pour le D’Hiver Rock

L’édition 2009 se déroulera, les 19, 20 et 21 février. Et comme d’habitude, à la Maison de la Culture de Tournai. A l’instar des années précédentes, Musiczine s'associe comme partenaire à cet événement, devenu incontournable dans le Hainaut Occidental. Les premiers noms de l'affiche ont été révélés : Experimental Tropic Blues Band (à confirmer !), Washington Dead Cats (Fr), Freaky Age, Skarbone 14, La Ruda (Fr), Adolina, A Brand, Percubaba (Fr) et L'Enfance Rouge (Fr/It/Tn). D’autres noms vous seront révélés prochainement…

 

mardi, 13 janvier 2009 01:00

Dark developments

Malgré son handicap (NDR : il est paraplégique), Vic Chesnutt peut définitivement être qualifié d’hyper productif. Moins d’un an après avoir sorti un splendide « North Star Deserter » et accordé un concert remarquable au club de l’AB, il nous propose un excellent opus baptisé « Dark Developments ».

Une chose est sûre ; l’artiste sait toujours s’entourer. Sur son précédent elpee, il avait reçu le concours de Guy Picciotto (Fugazi), Geneviève Heistek (Hangedup) et Silver Mt. Zion. Pour concocter ce nouveau cd, il a invité des citoyens d’Athens (Géorgie-USA). En l’occurrence ceux de la formation Elf Power. Un groupe issu du collectif Elephant 6, au sein duquel on retrouve, entre autres, Of Montreal et Apples In Stereo.

Une fois de plus, Vic Chesnutt nous propose de l’accompagner pour accomplir une longue balade, émaillée de surprises. « Mistery » ouvre l’opus. Une plage tout à fait conforme au folk ténébreux pratiqué par notre songwriter. Mais très vite, les événements se précipitent. « Little fucker » nous conduit, dans une décapotable, sur la route 66. Les riffs psychédéliques entretiennent ce dépaysement. Enthousiastes, on se met instinctivement à taper du pied. « And how » est cependant la plus belle réussite de cet elpee. On est ici précipité dans l’univers US reedien. Et plus particulièrement de la grande époque « Berlin ». Trois minutes de pur bonheur. Que les fans de Neil Young devraient également apprécier. « Teddy Bear » recèle également son lot de découvertes. Ce morceau démarre sur un tempo reggae, avant de s’électrifier et de s’achever sur une touche dub. Sans pour autant se départir d’une richesse émotionnelle à fleur de peau. Vic prend toujours un soin particulier à soigner les lyrics de ses compos. Teintée d’humour, « Bilocating Dog » en est la plus belle illustration ; une chanson que Vic chante d’un ton grave, au beau milieu des chœurs.

« Dark developments » est un petit chef-d’œuvre. Mais pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur, il est nécessaire de s’armer de patience. De l’écouter d’une oreille avertie et attentive. Les changements d’intonation et de rythmique ainsi que les variations de chœurs sont susceptibles de déconcerter. Mais les mélomanes qui auront fait le pas ou tout simplement les aficionados de Vic Chesnutt seront récompensés. Et comme votre serviteur, ils n’hésiteront pas à hisser cet elpee comme une des plus belles réussites de la cuvée 2008.

 

mardi, 13 janvier 2009 01:00

Cranes

Pour les néophytes, il n’est pas superflu de vous refaire un peu l’historique de cette formation. Cranes a été fondé par Alison Shawn et son frère Jim. Au beau milieu des eighties. Le choix de leur nom a été guidé par leur environnement ; c’est-à-dire les affreuses grues qui se dressaient à l’époque dans le port de Portsmouth, ville dont le groupe est originaire. Le succès n’apparaîtra cependant qu’en 1992, lorsque The Cure, séduit par leur rock gothique, va les inviter à assurer la première partie de leur ‘Wish Tour’. C’est à cette époque que la formation va commettre ce qui constitue encore aujourd’hui le meilleur elpee du groupe : « Forever ». Deux ans plus tard, « Loved » reçoit également des échos favorables de la critique. Mais dès le début de notre nouveau siècle, les problèmes commencent à s’accumuler. Plusieurs membres de groupe tirent leur révérence. Et pour corser le tout, le combo entre en conflit avec sa maison de disques, Dedicated. Un désaccord qui va forcer les Cranes à créer leur propre label, Dadaphonic…

Le précédent opus, « Particles and waves » remonte à 2004 ; et on ne peut pas dire qu’il ait frappé les esprits. Et comme leurs prestations scéniques se révélaient de plus en plus inégales, leurs fans les plus fidèles avaient vraiment le droit de se plaindre. Pourtant, en octobre dernier (voir la review du concert), le combo était parvenu à ranimer quelque peu la flamme du feu sacré. Dès lors on était en droit d’espérer une confirmation de ces excellentes dispositions. Sur ce nouvel elpee sobrement intitulé « Cranes », par exemple.

On ne peut cependant pas dire que le début de l’opus soit particulièrement rassurant. Intitulé « Diorama », l’intro est plutôt répétitif et sans grand intérêt. Et la suite n’apporte guère de surprises, hormis la présence plus marquée de l’électro. Notamment tout au long d’« Invisible ». Maintenant, il faut reconnaître que cet aspect plus synthétique parvient à se fondre naturellement dans l’électricité éternellement grinçante des guitares.

Heureusement, les Cranes peuvent toujours compter sur l’organe vocal d’Alison. Ce timbre fragile, angélique, juvénile, qui communique un charme inégalable à leur musique. Une raison et peut-être encore la seule raison pour aimer ce groupe, contre vents et marées. Et pour la circonstance, elle se pose délicatement sur l’électro minimaliste ou les riffs sombres. De quoi continuer à énerver les détracteurs et à ravir les aficionados, soit-dit en passant.

Paru dans le plus strict anonymat, cet album risque cependant de ne rencontrer de succès qu’auprès des fans de la première heure (NDR : ce qui n’est déjà pas si mal me direz-vous). Quant aux futurs concerts des Cranes, ils continueront à attirer les fidèles trentenaires… dans des salles intimistes à-moitié vide…  

 

jeudi, 18 décembre 2008 12:36

Morrissey : Tour of Refusal 2009

L'ancien chanteur des Smiths reprendra la route en 2009. D'abord avec une série de dates aux USA en mars, puis au Royaume-Uni en mai. Sa tournée passera par :

le 2 juin : Paris - Le Grand Rex  
le 3 juin Lille - Aéronef    
le 5 juin Luxembourg - Rockhal    
le 6 juin Rotterdam - WATT   
le 8 juin Anvers – Salle Reine Elisabeth

Toutes les dates sont sur : http://tour.morrissey-solo.com

 

jeudi, 04 décembre 2008 17:28

Graces Jones back in Belgium !

Ce lundi 16 mars 2009, la belle tigresse fera son grand retour sur scène en Belgique à l’AB.

Sa voix, son look et style sexy et typé à la fois sont autant d’atout de charme que la belle peut continuer à déployer sur scène.

Son dernier CD « Hurricane » est déjà très remarqué, et vaudra aussi son détour par les planches.

Infos : http://www.abconcerts.be/fr/concerts/p/detail/grace-jones-16-03-2009

 

jeudi, 04 décembre 2008 17:27

Amadou et Mariam de retour en live

Amadou et Mariam de retour en live. Ce sera à l’Ancienne Belgique de Bruxelles ce  18 février 2009.

Un concert à ne pas manquer quand on connaît l’ambiance et la bonne humeur dégagée par ce duo malien.

Infos sur : http://www.abconcerts.be/nl/concerten/p/detail/amadou-mariam-18-02-2009

Organisation : UBU

Review du CD sur :
http://www.musiczine.net/fr/index.php?option=com_alphacontent&section=1&cat=14498&task=view&id=5713&Itemid=35

 

 

 


 

 

 

mardi, 02 décembre 2008 01:00

Welcome to Mali

Autant l’avouer de suite, cet elpee figurera parmi mes coups de cœur de l’année 2008. Il s’agit déjà du cinquième d’Amadou et Mariam, si on ne tient pas compte du coffret compilatif « 1990-1995: L'Intégrale des Années Maliennes ». Il fait suite à « Un dimanche à Bamako », paru en 2004 ; une œuvre qui avait bénéficié de la collaboration de Manu Chao. Responsable de la production, il s’était également impliqué dans le futur hit « Sénégal fast food ». C’est à partir de ce moment que l’histoire d’Amadou et Mariam va démarrer et nous en mettre plein la vue (NDR : sans faire de mauvais jeu de mots).

Après avoir commis un album aussi populaire, on craignait que le duo ne bascule dans la world radiophonique. Ou si vous préférez qu’il ne se soucie plus que du grand public. Heureusement, « Welcome to Mali » remet les pendules à l’heure. Et n’hésite pas à brouiller les pistes. « Sabali » ouvre le disque. Damon Albarn, le leader de Blur, y apporte son concours. Une compo surprenante par sa légèreté. A cause de son mélange entre chant traditionnel et électro minimaliste. Les puristes risquent cependant de crier au scandale ; et n’hésiteront probablement pas à clamer haut et fort que ce titre ne ressemble à rien. Pourtant, en manifestant un peu d’ouverture d’esprit, cette prise de risque est tout à fait louable. En fait, l’échange vocal opéré habituellement au sein du duo a été ici purement et simplement remplacé par un couplage entre la voix de Mariam, enrichie de chœurs, et une boîte à rythme prête à imploser. « Ce n’est pas bon » se révèle beaucoup plus engagé. Côté textes, bien sûr. Il est plus proche de racines maliennes. En outre, le mélange world/funky est parfaitement soutenu par la guitare bluesy d’Amadou. L’œuvre recèle bien sût des morceaux plus classiques. Et je pense tout particulièrement à « Magossa » puis « Djama ». De quoi remettre l’église au milieu du village ; car ces deux plages renouent avec le style Amadou et Mariam pur et dur.

A l’écoute de cette œuvre, on comprend mieux pourquoi les auteurs qualifient leur musique de ‘Pour tout le monde’ plutôt que de ‘Musique du monde’. Outre Damon Albarn, les invités sont légion. Mathieu Chedid prête ses backing vocals à « Masiteladi ». Et inocule quelques riffs de guitare très caractéristiques. Keziah Jones, K’naan et même Tiken Jah Fakoly sont également de la partie. Laurent Jaïs, aussi. Mais à la console de mixage. Il faut cependant avouer que la présence d’une telle brochette de collaborateurs comportait un risque : s’égarer des pistes maliennes pour emprunter des chemins un peu trop exotiques. Mais les craintes ont été rapidement balayées. Cet album respire l’amour et la joie de vivre. Enfin, pas nécessairement sur les morceaux les plus mélancoliques. Une chose est sûre, Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia conduisent ici parfaitement leur barque. Et nous invitent à voyager dans leur univers multiculturel éclectique, mais tellement savoureux. Je vous suggère même de placer ce compact disc sous le sapin de Noël, ce 24 décembre. Et pourquoi ne pas y joindre des places pour le set qu’ils accorderont le 18 février 2009, à l’AB de Bruxelles ? De beaux cadeaux en perspective !

 

mardi, 02 décembre 2008 01:00

The Pied Piper Of Hutzovina (Dvd)

Difficile d’écrire quelques lignes lorsqu’on n’est pas du tout inspiré par ce qu’on entend ou ce qu’on voit. Pourtant, j’apprécie l’œuvre de Gogol Bordello et de son leader charismatique Eugene Hutz. Mais rien n’y fait, ce Dvd me pompe l’air. Il s’agit, en fait, d’un ‘road movie’  consacré au voyage opéré par le chanteur, au sein de différents pays de l’Est ; un périple filmé par sa compagne Pavla. Cette tentative de retour aux sources aurait pu être passionnante. Les paysage filmés nous extasier. Les moyens de transport utilisés nous mettre l’eau à la bouche. C’est loin d’être le cas. Principale raison : les prises de vue sont lamentables. Et les prises ‘live’ beaucoup trop rares. En fin de parcours, on a quand même droit à quelques minutes de spectacle de rue, qui nous sortent enfin de notre torpeur.

Il ne me reste plus qu’à vous communiquer le sypnosis de ce Dvd, si, d’aventure, vous souhaitiez gaspiller votre temps, votre patience et votre argent. ‘Eté 2004, Pavla Fleischer est tombée amoureuse d’Eugene Hutz, chanteur du groupe new-yorkais gypsy-punk Gogol Bordello. C’était lors d’un road trip accompli en Europe de l’Est. Captivée par son énergie et sa verve musicale, et cherchant un moyen de mieux le connaître, elle a décidé de saisir son énergie sur pellicule et de documenter son voyage.’ Il ne vous reste donc plus qu’à suivre les aventures des membres du groupe lors de leur pérégrinations qui les ont conduits, jusqu’en Ukraine, la patrie de Hutz…

mardi, 14 octobre 2008 03:00

Je m’appelle Stéréo

La découverte de Fonda 500 s’est produite, un peu par hasard, en 2005, au cours du festival  ‘D’Hiver rock’, à Tournai. Un set agréable, joyeux, parfois susceptible de glisser dans le délire. Et autant l’avouer de suite, ce nouvel opus réveille en mon fors intérieur, cette sensation.

Cette formation est donc britannique. Issue de Hull, très exactement. Et sa musique évolue quelque part entre Weezer et Belle & Sebastian. Une solution sonore surprenante, amusante même, atmosphérique, caractérisée par des accès d’électro vintage qui semblent sortir de nulle part. L’image qui illustre la pochette de l’album en est d’ailleurs le meilleur témoignage. Un vieux lecteur de cassette récupéré dont ne sait sur quelle brocante. C’est à la fois kitsch et vintage, tout comme le patchwork de photos du booklet.

Un conseil : lorsque vous introduisez le CD dans votre lecteur, zappez rapidement la première plage (« Music should always be played by the hands of the animals »). Son titre est interminable et son écoute plus que dispensable. Vous embraierez ainsi sur l’excellent « Je m’appelle Stéréo ». Un single potentiel ! Enfin presque, puisque Fonda 500 s’est également diverti à brouiller les pistes, en rallongeant le morceau, pour le porter à 6 minutes. Ce titre-phare s’élève en crescendo. Telle une cocotte-minute, elle se met à siffler, puis à imploser (NDR : la boîte à rythmes !), avant d’atterrir en douceur. Et j’épinglerai encore « Electronique Bee 101 », une autre plage qui cogne très sec ainsi que « Meet the bear », une invitation à rencontrer ce plantigrade. Un des membres du groupe prend ainsi un malin plaisir à se déguiser régulièrement en ours, sur scène… Un chouette album que je vous invite à découvrir également.

 

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