Laundromat Chicks c’est le projet de Tobias Hammermüller, et il publiera son premier long playing « Trouble », ce 17 juin 2022. L’Autrichien s'est inspiré du son indie rock des années 2010 (Snail Mail, Chastity Belt, The Babies, Best Coast, The Drums) et de…

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Dario Mars, le groupe de Renaud Mayeur, est de retour. En 2017, Renaud avait accordé une interview à Musiczine (à lire ou relire ici ). Renaud a beaucoup composé pour le cinéma. Ce qui a fortement influencé le nouvel album, qui est devenu au fil du temps un…

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Chroniques

Alaska Gold Rush

Human Flare

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Succédant à « Wild Jalopy Of The Mist » (2016) et « Camouflage » (2020), deux albums qui lui a valu de très nombreuses critiques favorables, Alaska Gold Rush s’émancipe encore davantage de ses fondamentaux en gravant un « Human Flare » accompli.

Présents sur la scène rock belge depuis 2014, Renaud Ledru (guitare, chant) et Nicky Collaer (batterie) s’exposent singulièrement tout au long d’un patchwork animé et psyché conjuguant deux talents hors normes.

Enregistrés et mixés à Bruxelles par Gaethan Dehoux (Témé Tan, BRNS), et bien qu’évoluant entre folk et garage, les titres de ce troisième elpee nous plongent au sein d’un univers théâtral, énergique, délirant mais subtil, tout en traçant des lignes mélodiques aérées sur fond de rythmes syncopés. Parfois l’ombre de Kings Of Leon se met quand même à planer.

Minimaliste mais précis, solennel mais sobre, « Human Flare » s’inscrit cependant totalement dans son époque, et peu importe que les compos adoptent un profil léché (« My Hands ») où tonitruant (« Arsonist »).

Bref, une affaire à suivre.

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Lisa Portelli

L’Innocence

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Depuis la sortie de son très inspirant single « Spleen », son nouvel elpee était très attendu. Il s’intitule « L’innocence ».

Avant de graver cet opus, Lisa Portelli était parvenue, en trois albums, à se forger une place de choix dans la chanson française à la fois insolente et réfléchie, tout en portant déjà haut la beauté des idées et du monde.

En douceur et profondeur, elle nous invite à une promenade, pas au sens d’une simple déambulation contemplative mais plutôt en gardant les sens aux aguets, en regardant et acceptant les choix que la vie offre à celles et ceux qui veulent bien le voir.

Dès le premier titre de l’elpee, « Ennemi », la voix douce et envoûtante de Lisa a de quoi réjouir. Le titre est prononcé dans le refrain par un chanteur et elle, en parfaite harmonie. Le piano, les détails électro et les instruments à vent apportent à ce titre une belle dimension. Son texte poétique nous parle de l’humanité et de son effondrement muet et salvateur.

En réponse, « Réalité », la deuxième chanson, nous parle d’une autre réalité possible en consonance avec la terre et ses promesses via l’humilité et la reconnaissance de ses richesses. La musique davantage acoustique laisse la part belle à la voix et au texte.

Les clips de ces deux premiers titres sont visibles ici et

Le reste de l’album nous réserve encore huit titres dont un étonnant « Prière », au cours duquel la voix grave de Dani récite un poème qui traite de l’après fête et de la prière à l’immensité bleue qu’elle rejoindra un jour ; mais pas tout de suite. Parce qu’il Il reste encore d’autres choses à vivre.

« Promenade » dénote de l’ensemble de cet LP, par son côté funk et léger.

Caractérisé par sa mélodie au piano et ses quelques légers bruits énigmatiques, le titre maître a été composé par Lisa Nicolas Worms. La plage est exclusivement instrumentale.

Une œuvre à savourer sereinement.

En concert :

6 MAI - A THOU BOUT D'CHANT - LYON (69)
12 MAI - LA MARBRERIE - MONTREUIL (93) // RELEASE PARTY
19 MAI - FESTIVAL "ENTRE DEUX RIVES" - TANGER (MAROC)
8 JUIN - GRAND AUDITORIUM DU CONSERVATOIRE - REIMS (51)
17 JUILLET - LES FRANCOFOLIES - LA ROCHELLE (17)
8 NOVEMBRE - LA BOUCHE D'AIR - NANTES (44)
22 NOVEMBRE - FESTIVAL "CHANTS D'ELLES" - SOTTEVILLE-LÈS-ROUEN (76)

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Laurent Bardainne & Tigre d’Eau Douce

Oiseau (single)

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Laurent Bardainne & Tigre d’Eau Douce (feat. Bertrand Belin)

Quelle jouissance d’écouter enfin un titre qui sert de bel écrin au répertoire de Bertrand Belin.

Parce que pour être honnête, le virage artistique opéré sur les trois derniers albums par le natif de Quiberon n’a pas vraiment convaincu votre serviteur. Répétitions de mots à outrance, plus secs. Débit vocal plus parlé que chanté.  Direction musicale essentiellement électronique.

Mais ici, quelle claque ! La collaboration avec le compositeur et saxophoniste Laurent Bardainne flanqué du band Tigre d'Eau sublime sa voix et son texte.

Talentueux, Laurent Bardainne a apporté son concours aux artistes les plus notoires, de Pharrell Williams à Tony Allen…

Il évolue en souplesse au milieu de courants musicaux qui oscillent de la soul des années 70 à l’éthio-jazz en passant par le jazz de Coltrane.

À ses côtés, Tigre d’eau douce, quartet de jazz puissant, implique Arnaud Roulin à l’orgue Hammond, Sylvie Daniel à la basse, Philippe Glaizes à la batterie et l’incontournable Roger Raspail, qui a déjà joué aux côtés de Kassav’, Cesária Évora et Meshell Ndegeocello, entre autres, aux percus.

La plage nous transporte littéralement dans une ambiance électro douce suivie rapidement par les instruments à vent, le saxophone principalement, et des chœurs qui procurent une magnifique accroche dès le début du morceau. La basse et la batterie ne sont pas en reste en apportent un génial soutien tout au long du single.

C’est un très subtil mélange entre des instruments réels et une musique électronique ciselée à l’or fin. Il a un côté solaire et extrêmement réjouissant.

Quant au texte... Attention spoiler ! C’est l’histoire de quelqu’un ou de quelque chose qui souhaiterait ardemment devenir un oiseau. Quelles belles images pour décrire cette envie. On découvre vers la fin du titre que le serpent le jalouse, alors que par sa nature, c’est tout son contraire. Pour vivre, il est même forcé de manger les œufs de celui qu’il admire. Ultime bassesse, Il se moque in fine de l’être admiré en imitant son ‘cui-cui’. Terrible fatalité ! Un beau parallélisme à la condition humaine.

Merci Laurent Bardainne, d’avoir invité Bertrand Belin sur votre très beau morceau de jazz flamboyant !

Pour écouter le titre sur YouTube c’est par ici et sur Spotify,

Méthode chanson

 

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November Ultra

Bedroom Walls

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Au travers de sa musique, November Ultra nous invite à plonger dans la lecture de son journal intime. Dans un élan qui vient du fond du cœur, elle partage autant d’histoires enrichies des multiples facettes de la vie (des plus lumineuses au plus sombres), mises en musique au son d’une pop patinée d’influences r&b, folk et de comédies musicales, entre autres.

La musique –et le chant notamment– a toujours été source de bonheur, une discipline apaisante aux oreilles de November. Pourtant, l’artiste n’est pas que douceur et tendresse, mais également force et puissance.

D’une voix envoûtante, elle chante tour à tour en français, anglais ou espagnol. Ce qui lui permet de se procurer une certaine assurance dans sa zone de confort. L’artiste a été découverte grâce à « Soft & Tender », une chanson douce colorée par quelques pincements de sèche. Cette combinaison guitare/voix est reproduite sur plusieurs morceaux.

Chargés d’émotion, « Fade » et « Nostalgia / Ultra » mettent en exergue sa jolie voix qu’elle pose sur des accords d’ivoires atmosphériques. Une voix parfois samplée ou vocodée. Sur le second morceau, lorsqu’elle opte pour la langue de Cervantès, à mi-parcours, elle nous emmène dans son jardin secret en parlant de ses origines espagnoles et tout particulièrement de son grand père.  

« Septembre » et « Open Arms », piste qui clôt d’opus, sont sculptés dans un folk particulièrement limpide.

L’artiste se produira en concert à l’Ancienne Belgique le 10 juin 2022.

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Loop

Sonancy

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Bien que fondé en 1986, Loop vient seulement d’enregistrer son quatrième elpee. Le groupe britannique a bien pris une pause entre 2002 et 2013, moment choisi par Hampson pour tenter l’aventure Main alors que les autres membres rebondissaient chez Hair & Skin Trading & Co ; mais il faut quand même reconnaître que sa production vinylographique n’est pas très abondante. Et pourtant, il est considéré comme une référence dans l’univers de la musique post psychédélique, en se nourrissant à la fois de shoegaze et de krautrock. La maigre production de Loop s’explique également par l’emploi du temps de Robert Hampson, davantage focalisé sur la chimie, la science et l’astronomie…

En 2015, le band avait bien gravé un Ep (« Array »), mais il y a donc 32 longues années que Loop n’avait plus sorti de long playing. Un bail ! Et hormis Hampson, le line up a été complètement renouvelé. Ce qui n’empêche pas cet LP de se distinguer par sa qualité. On y retrouve les caractéristiques principales de sa musique : des rythmes hypnotiques et ’motorik’ (Can, Neu !), des vocaux cosmiques, des sonorités de guitares bourdonnantes, tourbillonnantes, mais aussi en boucle, et puis cette batterie tribale et frénétique. Et franchement, le tempo imprimé par le drummer est hallucinant ! 

Probablement un des albums de l’année !

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Midnight Oil

Resist

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Dès « Rising seas », le morceau qui ouvre l’elpee, on ne peut s’empêcher de penser à « Beds are burning », « Golden age » ou encore « Blue sky mine ». Un morceau bien rock, punchy, dont la formation australienne a le secret. Et le bien enlevé « At the time of writing », enrichi par une intervention de sax, en fin de parcours, ainsi que « Nobody’s child », dynamisé par ce piano martelé comme chez les légendes du rock’n’roll, sont de la même trempe. « The Barka – Darling river » démarre sur le même canevas avant de virer à la ballade, sur fond de bruitages psychédéliques. Ballade mid tempo tramée sur une gratte acoustique, « Tarkline » aurait pu figurer au répertoire de REM. Une sèche bien élégante qui amorce « Reef », une piste enrobée de chœurs, avant que la six cordes électrique ne prenne son envol. Bien que s’appuyant sur une texture synthétique sombre, « We are not afraid » bénéficie du concours d’une section de cordes. Fiévreux, « Lost at sea » trempe dans du Midnight Oil, pur jus. Tout comme « We resist », dont les arpèges en boucle libèrent des sonorités élégantes. Ainsi que « Last frontier », morceau final, au cours duquel Peter Garrett se demande qui va réparer les dégâts que nous causons à la planète. Car oui, évidemment, toutes les compos traitent des problèmes environnementaux, et tout particulièrement du dérèglement climatique, mais également des immenses défis que l’homme va devoir relever pour sauver notre planète.

Midnight Oil compte accomplir une toute dernière tournée mondiale. Il pourrait encore donner une suite à ce 12ème opus studio, mais rien n’est moins sûr. Faut dire que lors de sessions d’enregistrement qui se sont déroulées en 2019, le bassiste de longue date, Bones Hillman, était encore de la partie. Il est décédé 12 mois plus tard. Et cet LP lui est dédié à titre posthume.

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Red Hot Chili Peppers

Unlimited love

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Après 16 ans d’absence, le guitariste John Frusciante est de retour au bercail et dès les premiers accords, on reconnaît son style inimitable, parfois même flamboyant. Et le 12ème elpee de la formation californienne marque également la réapparition de Rick Rubin à la mise en forme.

17 titres pour 70 minutes, « Unlimited love » peut paraître un peu tiré en longueur, mais s’il ne souffre pas de morceaux faibles, il manque quand même de titres percutants. On y retrouve, bien sûr, ce groove funkysant, la basse caoutchouteuse de Flea, les coups de caisse claire de Chad Smith et ce débit vocal ‘parlé/chanté’ si caractéristique de Kiedis, susceptible d’accélérations fulgurantes ; et bien sûr, les interventions chargées de contrastes, parfois réminiscentes des 70’s, de Frusciante. Mais également quelques ballades, dont certaines mid tempo.

Au sein de cet opus, on épinglera l’excellent « Aquatic mouth dance », une plage bien cuivrée et jazzyfiante. Puis « The heavy wing », une piste qui oscille entre douceur et rage. Non seulement la gratte de Frusciante semble ici hantée par Jimi Hendrix, mais il chante le refrain. Mais encore « These are the ways » et sa mélodie à la Weezer, alors que le drumming rappelle plutôt celui de feu Keith Moon (The Who). Le Who revient encore à la surface sur « One way traffic », John s’autorisant des riffs à la Pete Townshend. Plus étonnant encore, en fin de parcours, le motif de guitare dispensé sur « Veronica » nous renvoie au « I want you » des Beatles. On a même droit à des sonorités surf (Dick Dale ?) sur « White braids & pillow ». Des références aux seventies et surtout à la fin des sixties corroborées par les déclarations du groupe qui estime avoir été influencé par le psychédélisme de The Move…

Paraît que le quatuor envisage déjà de sortir un second album, cette année. Faut dire qu’il y a déjà 6 ans que le précédent, « The getaway », était paru…

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White Lies

As I try not to fall apart

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« As I try not to fall apart » constitue le sixième opus de White Lies, un album qui a reçu, suivant les titres, le concours de Claudius Mittendorfer (Weezer, Panic At The Disco) ou du fidèle Ed Buller (Suede, Pulp, Lush, Slowdive), à la mise en forme.

Les compos de ce long playing lorgnent régulièrement vers les 80’s. Parfois on pense à Duran Duran, Franky Goes to Hollywood, Tears for Fears ou encore Simple Minds post « New Gold Dream ». Les harmonies vocales sont soignées. Les riffs de guitare et les synthés entrent naturellement en symbiose. Si le drumming ample et syncopé se charge de dynamiser l’ensemble, la basse entretient, en général, le groove. A l’instar de l’excellent « Breathe », dont le ligne de basse funkysante remue littéralement les tripes. Ou de « Roll december », littéralement hanté par Derek Forbes (NDR : c’était le premier bassiste de la bande à Jim Kerr). Et puis hymniques, les compos accrochent immédiatement, à tel point qu’elles en deviennent parfois contagieuses. Bref, l’expression sonore baigne, en général, au sein d’une forme de new wave sophistiquée.

Mais le plus étonnant procède de cet art à traiter des sujets sombres comme la mort ou la santé mentale, sur un ton tour à tour allègre ou emphatique et susceptible de faire danser, même si l’atmosphérique « The end » (NDR : vu le titre !) se révèle plutôt mélancolique voire dramatique. Une fameuse réhabilitation pour le trio londonien après la sortie du plus que décevant « Five » …

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Lame

Pleasantly Disappointed (Ep)

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Premier Ep pour ce quatuor nantais drivé par l’auteur-compositeur, guitariste et chanteur Etienne Sauvage. Antinomique, le titre du disque (‘agréablement déçu’) serait inspiré du pessimisme récurrent affiché par le bassiste.

Funkysante, un peu dans l’esprit de Franz Ferdinand, la guitare rythmique canalise les deux premières plages. Soit « Summer sun » qui se distingue par son refrain hymnique. Puis « Relieved », dont le sens mélodique semble emprunté à Sharko.

La voix d’Etienne devient lascive tout au long de la ballade mid tempo, « Granted ».

Dernière piste, « In the desert » s’étale sur près de 7’. Elle adopte d’abord le tempo d’une valse, entrecoupée de flashes cinématographiques (pensez aux westerns de Sergio Leone et par conséquent aux B.O. de d’Ennio Morricone), avant que le guitariste ne s’autorise un billet de sortie, dans un style réminiscent des seventies….

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Marinero

Hella Love

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Fils de parents d’origine mexicaine, Jess Sylvester a grandi à San Francisco et a choisi son patronyme en hommage à son père, marin. Paru sur le label Hardly Art (NDR : fondée par Sub Pop, cette écurie recèle des pépites telles que Lala Lalan, La Luz, Protomartyr, …) « Hella Love » agrège musique centrale/sud-américaine et psychédélisme californien. L’artiste chante d’ailleurs, tour à tour en anglais ou en espagnol, selon morceaux.

En guise d’intro, « Fanfare » se nourrit de claviers et de cuivres tout en véhiculant des accents mariachis. Jess s’enfonce dans l’hémisphère Sud, et goûte au tropicalisme brésilien à travers « Luz des Faro », une compo qui fait également la part belle aux cuivres. Parfois les claviers s’autorisent un écart dans le kitsch, à l’instar de « Minuet for the Mission » ou « Outerland ». Mais ce sont surtout les effets psychédéliques et relaxants libérés par l’expression sonore qui créent l’addiction. D’ailleurs, après avoir écouté cet elpee, on a envie de ré-appuyer sur la touche ‘play’ ! A l’aide de sa télécommande. Car, ensoleillé, cet opus incite au farniente tout en sirotant un mojito…    

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