Gaz Coombes vient de sortir un nouveau single, "Sonny The Strong". S'inspirant de la légende de la vie extraordinaire et turbulente de Randolph Turpin, "The Leamington Licker", Coombes tisse magistralement un conte folklorique moderne avec les compétences…

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En octobre 2015, soit plus de 40 ans après la formation d’Alice Cooper, le propriétaire de magasin de disques et super fan Chris Penn a convaincu le line-up original du band de se réunir pour une performance très spéciale à Good Records, son magasin de…

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Chroniques

White Williams

Smoke

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C’est en septembre 2007 qu’apparaît la frimousse du petit Joseph Williams, aka White Williams. A cette époque, pas si lointaine, il nous proposait sous le label Tigerbeat6, un EP fort prometteur, intitulé « New Violence ». Certes, White Williams a une tête de premier de classe, et ressemble un peu à un communiant qui vient de recevoir son orgue Bontempi. Mais ce qui sort de ces touches enfoncées est susceptible de damner l’âme d’un bigot averti. Et c’est l’oreille tendue que l’on attendait la suite des festivités. Ce nouvel opus est la suite logique de la mini galette. On y retrouve d’ailleurs comme morceaux, « New Violence », « Violator » ainsi que l’inévitable « Smoke ». Mais aussi seize nouveaux morceaux, dont dix plages confirmant tout le bien et la tortueuse idée que l’on se faisait de l’univers de l’Américain. Et c’est paru chez la même écurie.

Dès la mise en marche de la machine, « Headlines » dépose à nos pieds une surprenante ressemblance dans la voix et les arrangements, celle d’Alexis Taylor, le leader de Hot Chip. Ces deux ‘nerd’ possèdent exactement le même timbre et la même dégaine. Un trouble vite escamoté, par un truchement d’effets electro proche de l’expérimental, et un concept plus abrupt dans les compositions. Le petit parfum eighties ajouté, volé à Gary Numan ou aux Sparks, laisse derrière lui une flagrance dynamique qui a vite fait d’activer nos parois nasales et auditives. Pas toujours simple à décoder, mais toujours très fraiches, les 36 –courtes– minutes de l’elpee méritent une attention particulière. Il y a fort à parier que le gamin de New-York ne s’arrêtera pas en si bon chemin. D’ailleurs, il n’est pas difficile d’entrevoir, dès à présent, les prémices d’une longue série d’albums. Gardons nos esprits en éveil !

 

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Times New Viking

Rip It Off

Pour son troisième album, Times New Viking nous propose seize titres atteignant une durée totale de trente minutes. Vous l’aurez compris, nous sommes en présence de punk pure souche. Et pour couronner le tout, le groupe semble avoir enregistré cet elpee en se servant des moyens de l’époque. Résultat des courses : malgré une recherche probable au niveau des compositions, il est impossible d’apprécier l’opus à sa juste valeur. Dès que la batterie et la guitare en mode ‘accords de puissance’ s’en mêlent, le son sature et la voix devient totalement inaudible. C’est dommage, car si la formation avait utilisé un home studio, elle aurait pu obtenir un produit de bien meilleure qualité, tout en conservant une étique DIY (‘Do It Yourself’). 

Etre ‘roots’ c’est bien, mais il y a des limites.

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Mark Stewart

Edit

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Le terme ‘légende’ est souvent galvaudé, mais chez Mark Stewart, on peut se risquer à l’utiliser. Chanteur du Pop Group à la fin des années 70, Mark Stewart a ensuite commencé une chaotique carrière solo dont « Edit » constitue seulement le sixième volume. Après dix ans de relative discrétion (hormis quelques collaborations opérées en compagnie de Nine Inch Nails, Tricky et Primal Scream), Mark Stewart revient, mais c’est comme si rien n’avait changé.

L’homme reste fidèle aux sonorités radicales et à ses paroles obsédées par l’injustice sociale et la paranoïa. Mélangeant bruit blanc, hip hop old school, électro et dub distordus, sa musique reste à l’enseigne de l’auto sabotage systématique et des expériences sonores limites mais totalement enthousiasmantes.

La première partie de l’album est quasi parfaite. On part du funk abrasif de « Rise Again » où les premières paroles prononcées par l’ancien du Pop Group sont « I Go Craaaaaaaaazy ! » et on le croit sans peine à l’écoute des titres suivants… Le triste « Loner » est une complainte électro dévastée (à ne pas mettre entre les oreilles de dépressifs) qui installe le décor pour une plongée sans filet dans l’apocalypse intérieure de Mark Stewart. Le magistral « Puppet Master » lui succède, un dub digital déjà entendu (dans une version un peu différente) sur « Kiss The Future », la compilation consacrée par le label Soul Jazz à notre homme, il y a quelques années. L’efficace « Strange Cargo », se penche sur le thème de l’esclavage moderne et concasse une rythmique ragga à l’aide de percussions et de chants africains. « Secret Suburbia » est un des titres les plus mélodieux d’« Edit », mais pas le plus réussi ; à l’instar de « Mr. You’re A Better Man Than I », une curieuse reprise des Yardbirds chantée en duo avec Ari Up (ancienne des Slits). La deuxième moitié de l’album se perd dans de sévères délires (comme l’introduction kilométrique d’« Almost Human ») mais réserve quand même l’excellent « Radio Freedom » et le totalement fou « Freak Circus », titre électro qui flirte avec la quatrième dimension…

Conclusion : en ces temps de pasteurisation musicale, « Edit » constitue un disque précieux, par un artiste qui l’est tout autant. Check it out !

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State Radio

Year of the Crow

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Tout au long des treize pistes de leur dernier opus « Year of the Crow », les membres de State Radio s’érigent en militants et pointent d’un doigt agité quelques facettes de notre triste monde. De « Guantanamo » à « Fall of the American Empire », ils n’ont de cesse de rabâcher des lieux communs déjà entendus cent fois. Alors quitte à se les farcir une énième fois, de meilleures conditions acoustiques n’auraient pas été superflues. Oscillant entre rock, reggae et punk, State Radio mêle aux compositions de doux accents folks. Et ça marche… rarement. Très prévisibles, les variations de genre ou de voix n’étonnent pas, ni n’agrémentent les morceaux. Au contraire, elles irritent. On ne retiendra de « Year of the Crow » que « The Story of Benjamin Darling Part 1 » et sa cadence engageante, « Rash of Robberies » et son refrain qui vous martèle les tympans pour y rester graver et, peut-être, le triste « Sudan », mais sans conviction…

En guise de conclusion, State Radio nous sert un « Fall of the American Empire » pas plus convaincant que le reste. ‘It’s the fall of the American empire, but don’t worry honey, you didn’t miss a thing’… Idem pour cet album… Avis aux plus courageux qui se procureront l’album : le meilleur réside peut-être dans la chanson cachée…

 

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Soil & ‘Pimp’ Sessions

Pimpoint

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Formé sur la scène ‘clubbing’ de Tokyo, ce sextet nous réserve, sur ce troisième album, une bonne dose de jazz, boostée par une énergie impressionnante. Fortement influencés par le jazz new-yorkais de la grande époque, ces Japonais furieux ne se contentent pas de rendre hommage aux maîtres de manière compassée ; mais ils parviennent à sortir cette musique du formol…

Cet opus recèle beaucoup de titres de hard bop ; des impros modales jouées à un rythme soutenu et inventif, le tout grâce à une impeccable section rythmique. Des thèmes classiques mais bien composés qui s’aventurent parfois du côté du funk jazz comme sur le fou furieux « The Slaughter Suite », « Makuroke » (et ce clavier très « Starsky & Hutch ») ainsi que le très élégant « Funky Goldman ». Les hommages appuyés ne manquent pas non plus : l’intro du très bon « We Want More ! ! ! » renvoie au « Just the Two of Us » de Bill Withers. « Hype Of Gold » semble quant à lui calqué sur le Coltrane de « My Favorite Things ». « The Party » rappelle les mélodies chorales du « Milestones » de Miles Davis. Pas vraiment original vous me direz, mais c’est tellement frais que ça passe très bien.

La formation s’aventure aussi dans des rythmiques plus latines : « Pluto » est à la croisée des chemins entre la musique cubaine et brésilienne, tout comme l’excellent « Sahara » qui achève cet album. On sent que ces compos sont jouées avec amour et passion, transformant ce disque en une agréable surprise. A noter que les gaillards seront cette année au festival de Dour et leurs prestations scéniques valent le détour… A bon entendeur !

 

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Slim Cessna

Cipher

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Slim Cessna’s Auto Club est une formation issue de Denver drivée par… Slim Cessna. En fait le seul membre originel du line up, même si au fil du temps, Jay Munly est devenu son complément indispensable. Les deux musiciens se partagent d’ailleurs les lead vocaux. A l’instar de 16 Horsepower, le combo pratique une forme d’alt country gothique (NDR : ou sudiste, si vous préférez !) Et le combat perpétuel entre le bien et le mal est également la principale source de leurs lyrics. On y parle donc de Dieu, du Vieux Testament, de l’apocalypse, du péché (l’alcool, la fornication et tutti quanti), de la pénitence, de la rédemption et autres thèmes qui relèvent autant du dogme que de la théologie. Mais aussi de guerres et de vengeance. De quoi alimenter les conversations quotidiennes…

Penchons-nous maintenant sur leur musique, et surtout sur leur album, « Cipher ». Découpé en quatre sections annoncées par autant de versions différentes d’une compo hymnique (« An introduction to the power of braces »), l’opus se révèle de plus en plus ténébreux et électrique au fil du temps. La country allègre, enlevée (impliquant notamment banjo, mandoline et  slide), presque festive, parfois balayée de chœurs gospel, a cappella ou incantatoires, succombant même aux accents pop de Pulp sur la presque valse « SCAC 101 », se mue alors en rock tentaculaire, ténébreux, lugubre, voire sinistre, aux deux tiers du parcours. C’est d’ailleurs à partir de ce moment que l’elpee devient le plus électrique et surtout le plus intéressant, lorgnant même vers Nick Cave et ses Bad Seeds du « From her to eternity », sur « Jesus is in my body : my body has let me down » et empruntant un tempo carrément boogie sur l’écorché (cette slide !) « Red pirate of the prairie ». L’opus s’achevant par « That fierce cow is common sense in a country dress », un morceau de cow punk particulièrement austère. Et pour rendre l’œuvre encore plus obscure, Slim Cessna’s Auto Club n’a rien trouvé de mieux que d’inclure des messages codés à l’intérieur de l’artwork de la pochette…

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Brian Reitzell

30 Days Of Night

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Dirigé par David Slade et coproduit par Sam Raimi, le film « 30 Days Of Night », sorti aux alentours des fêtes d’Halloween et tiré du comic-book du même nom, conte l’histoire d’une petite bourgade d’Alaska victime d’un phénomène naturel particulier. Chaque année, le soleil boude cette partie du monde pendant 30 jours consécutifs, forçant ses habitants à vivre, de toute évidence, dans l’obscurité durant cette période. Une aubaine pour les vampires, qui ne passeront certainement pas à côté de cette opportunité. Le film ayant disparu des complexes cinématographiques depuis un bail, la bande sonore de « 30 Days Of Night » arrive dans les bacs belges manifestement trop à la bourre. Indissociable du long métrage qu’elle illustre, l’œuvre de Brian Reitzell et son atmosphère inquiétante n’a, par conséquent, que peu d’intérêt hors contexte. Sauf peut-être pour agrémenter l’ambiance de l’une ou l’autre soirée déguisée à Halloween. En attendant, l’objet devra se contenter de prendre la poussière au fond du grenier…

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Daniel Lanois

Here is what is

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Daniel Lanois enregistre très peu pour son compte personnel. Ce « Here is what is » n’est que son neuvième album. Par contre, on ne compte plus ses collaborations auprès d’autres groupes ou artistes. Parmi les plus notoires Martha and the Muffins, Peter Gabriel, Luscious Jackson, les Neville Brothers et j’en passe. U2 et Bob Dylan aussi, évidemment. C’est même l’Acadien qui a relancé la carrière du Zim. Et puis Brian Eno. Un pote ! Qui est venu apporter son concours pour enregistrer ce « Here is what is ». En fait, il se contente de s’épancher à travers des réflexions philosophiques. Parfois mises en musique. Ce sont les interludes de cet elpee qui compte quand même 18 plages. Lanois a également reçu la participation de musiciens hors normes. Et notamment Garth Hudson (piano/claviers) ainsi que le fantastique drummer/percussionniste Brian Blade. Enregistré entre Toronto, Los Angeles et Shreveport, cet opus est en fait la bande sonore d’un documentaire du même nom. Pour Lanois, ce n’est pas une première. Ce qui explique sans doute la présence de ces commentaires ou de ces dialogues, sans grand intérêt sous leur forme audio. Dommage, car en éliminant ces plages, ce disque aurait mérité qu’on s’y attarde davantage.

Daniel se réserve l’essentiel des vocaux et des parties de guitare ; notamment la pedal steel dont il use et même parfois abuse. C’est encore un motif valable pour ne pas lui accorder une note d’excellence. Pourtant, l’opus recèle des titres incontournables. A l’instar de « Where will I be », une chanson qu’il avait écrite pour Emmylou Harris », lors de la confection de son album « Wrecking Ball », en 1995 (NDR : il l’avait même mis en forme) ; et dont la nouvelle version est dynamisée par les percussions tribales de Brian. Un Brian qui transforme en or tout ce qu’il touche. A l’instar du titre maître, un morceau abrasé par des cordes de guitares bourdonnantes, légèrement reverb, nébuleuses. Une électricité presque ‘crazyhorsienne’ qui se révèle aussi pétillante sur « Duo glide ». Mais dispensée en toile de fond, pour permettre aux harmonies vocales rares, mais limpides d’atteindre le raffinement ultime. Des harmonies vocales qui hantent également « Joy », un fragment fluidifié par un orgue vintage. De cette plaque on épinglera encore les 8’30 de « Lovechild ». La première moitié du morceau est interprétée au piano. De manière classique. Mais une forme de classique légère et contemporaine. Avant d’atteindre un carrefour où après avoir hésité entre psychédélisme, country et ambient, il va finalement choisir la voie du soft rock cosmique. Et puis encore le curieux « Snake #6 ». Balisé par un énorme groove de basse, cet instrumental mêle habilement cordes semi-acoustiques tintinnabulantes et électriques particulièrement effilées. Sans oublier « Moondog » caractérisé par ses drums offensifs et ses jaillissements de piano jazzyfiants ainsi que le gospel « This may be the last time », auquel a participé le père de Blade, échappé des chœurs de son Zion Baptist Church. On passera donc sous silence les quelques ballades atmosphériques romantiques et languissantes (le plus souvent colorées par la pedal steel de Daniel) pour ne retenir que la quintessence de cette œuvre. Et franchement, si on élimine le superflu, la sélection vaut le détour…  

 

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Luther Ingram

I Don’t Want To Be Right : The Ko Ko Singles volume 2

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Il y a peu de temps on vous parlait de Tommy Tate, chanteur quelque peu éclipsé par Luther Ingram, star du label Ko Ko, une filiale du label Stax. Le hasard fait donc bien les choses puisque cette galette réunit les singles enregistrés entre 1972 et 1978 (NDR : l’histoire s’est achevée, lorsque le label a déclaré faillite) par… Luther Ingram. Grâce à l’enregistrement de « If Loving you Is Wrong, I Don’t Want To Be Right », Luther Ingram (décédé il y a deux ans) a connu les honneurs des hit-parades américains. Cette compilation se concentre donc sur cette période.

La différence entre les deux chanteurs est manifeste. Le style de Luther était un peu plus sophistiqué et policé que celui de Tommy Tate. Ce qui n’enlève rien aux qualités artistiques de Luther Ingram, doté lui aussi d’une très belle voix. L’homme était autant à l’aise dans le répertoire de ballades romantiques (qui constituent l’essentiel de ces titres) et des morceaux plus funky qui émaillent souvent les ‘faces’ b’ de ces singles. La crème des musiciens de Memphis est présente sur ces 19 titres : un jeu et un son reconnaissable entre mille, une instrumentation très riche et des arrangements soignés. On reconnaîtra quelques chansons reprises par Tommy Tate (dans « I’m So Satisfied : The Complete Ko Ko Recordings and more ») mais aussi pas mal de titres originaux, et souvent très bons. On pointera par exemple l’élégant « Missing You », porté par sa rythmique énorme et l’arrangement de cordes, de même que sa flip side, l’enlevé « You Were Made For Me ». De nombreuses plages se maintiennent à ce niveau de qualité, même si certaines, comme « Let’s Steal Away To the Hideaway », sombrent un peu dans le sirupeux. En outre, des morceaux comme les excellents « I’ve Got Your Love In My Life » et « Get To Me » se rapprochent respectivement du meilleur de Al Green et Marvin Gaye (on n’exagère pas). Ils rachètent largement les menus excès de glucose qui entachent l’un ou l’autre fragment.

 

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Glorytellers

Glorytellers

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Glorytellers conte de jolies histoires posées sur des arpèges passionnés et des mélodies délicates. Une évolution surprenante pour qui s’est consacré pendant douze ans à fusionner le jazz et le post-rock. A des foulées de ses projets précédents (Karaté et Secrets), Geoff Farina délaisse ici les sons saturés pour une orchestration réduite à sa plus délicate expression. Sans regrets, puisque les ballades sont enchaînées sans heurts, comme peut le faire un écoulement de jours et de semaines au toucher peau de pêche. De l’une à l’autre, le sourire ne s’effiloche pas ; on frissonne de cette pop-folk acoustique et épurée, puisant tantôt chez Nick Drake, tantôt chez Belle et Sébastien. Parfois, le morceau est acheminé aux confins de l’improvisation type free jazz, rappelant le passé du songwriter. Mais le plus souvent, la sécurité l’emporte sur la surprise. S’en plaindront peut-être les zappeurs consommateurs qui voudraient voir exploser la dentelle par pure volonté d’expérimentation ou d’imprévisible. Pour les autres, Glorytellers séduit, non par la surprise ou le cataclysme mais par la chaleur d’une voix de velours et d’une guitare frissonnante d’émotion. L’album est soutenu par quelques envolées solos déchirantes de beauté ; des interludes qui sonnent comme autant d’actes de dévotion, tant l’instrument est mis à l’honneur par la virtuosité du musicien. En filigrane, ce premier album de Glorytellers déroule doucement le fil de la vie à travers ses petits plaisirs et ses mélancolies; mais toujours la nonchalance achève de dédramatiser, la guitare gracieuse, d’enivrer. Aucun reproche à cette narration toute en courbes, si ce n’est que sa douce simplicité ne s’apprivoise pas avec autant d’aisance au quotidien.

 

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