Le duo français Équipe de Foot sortira son troisième album studio "Geranium", le 10 juin 2022. Un tandem qui fait peu à peu partie de la nouvelle vague du rock français, juste à côté de groupes comme Lysitrata ou Johnny Mafia. Alors que ses deux premiers…

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« Horsepower For The Streets », le cinquième elpee de Jonathan Jeremiah sortira ce 9 septembre 2022. En attendant, il nous propose son nouveau single, consacré au tire maître, et il est disponible sous forme de clip, là Cette nouvelle chanson est sans doute…

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Chroniques

Molly Burch

Romantic images

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« Romantic Images » appartient à cette catégorie d’albums qui parviennent, après une seule écoute, à vous mettre de bonne humeur. Efficace, la pop de Molly Burch (NDR : née à Los Angeles, elle s’est établie à Austin) atteint sa cible à chaque coup. Noyée sous des nappes de synthés, elle nous propulse dans les 80’s. Et puis, sa voix est envoûtante.

« Romantic images » constitue son quatrième opus. Et malgré son titre, elle est parvenue à se débarrasser de ses mélodies mélancoliques pour entretenir une ambiance davantage positive. Parfois les compos frôlent le kitsch, quand on ne se surprend pas à se dandiner au rythme de la basse, comme sur l’entraînant « Emotion feat. Wild Nothing ».

Ce long playing ne révolutionnera pas la pop ; mais au beau milieu de l’hiver, alors que les concerts sont annulés l’un après l’autre, il apporte un petit rayon de soleil qui réchauffe les cœurs. Et ça, ce n’est pas rien !


 

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Dave Gahan & Soulsavers

Imposter

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« Imposter » constitue le troisième album de Dave Gahan et du producteur de musique électronique Rich Machin des Soulsavers qui, pour la circonstance, ont bénéficié de la collaboration d’une bonne dizaine de musicos. Pour cet elpee, le chanteur de Depeche Mode a choisi d’adapter des chansons de ses artistes préférés, des morceaux auxquels il inocule sa propre sensibilité.

Il y privilégie une majorité de ballades, souvent enrobées de chœurs (gospel), dont « Smile », une chanson écrite par Charlie Chaplin, popularisée par Nat King Cole, et dont la nouvelle version pourrait agrémenter les veillées de Noël. Ou encore « Always on my mind », qui a fait l’objet de multiples versions, dont les plus célèbres demeurent sans doute celles d’Elvis Presley et de Willie Nelson.

L’hymnique « The dark end of the street », un vieux standard soul (James Carr) est nappé d’orgue Hammond, dans l’esprit du slow ‘tubesque’ « A Whiter shade of pale » de Procol Harum. 

Marc Lanegan signe l’excellent « Strange religion », un titre country/folk (cette pedal steel !) que Dave interprète d’un ton désabusé. Et « Where my love lies asleep » (Gene Clark) est de la même veine.

Malgré ses chœurs et ses claviers rognés, « Lilac Wine » (un titre signé feu Jeff Buckley) reste relativement minimaliste, mais n’atteint pas le niveau de l’original.

Fragile, mais indolent, « A man needs a maid » (Neil Young) accroche surtout par sa mélodie.

Plus intéressant, « Metal heart » (Cat Power) monte progressivement en intensité, bénéficiant d’arrangements et de textures lumineuses.

Rowland S. Howard (au cours de sa carrière, il a collaboré avec un tas de musicos ; mais a surtout milité au sein de Birthday Party, en compagnie de Nick Cave, de These Immortal Souls et de Crime & The City Solution) avait composé « Shut me down » alors qu’il était en phase terminale d’un cancer. Sa cover est à la fois douce-amère et déchirante…

DG&S nous propose une mouture plus rock et marécageuse de « Not dark yet », une composition issue de la plume de Bob Dylan.

Compo dépouillée de PJ Harvey, « The desperate kingdom of love » est ici traduite en ballade électrique brûlante.

Elmore James est crédité du blues « I held my baby last night ». Fleetwood Mac en avait réalisé une version très personnelle. Dave Gahan et ses Soulsavers l’on traduite en blues/rock grinçant.

Un bel exercice de style, mais qui aurait sans doute mérité quelques titres un peu plus percutants.


 

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Julien Bouchard

Excuse my french

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En choisissant pour titre de son second elpee, « Excuse my french », Julien Bouchard voulait peut-être s’excuser d’avoir opté (définitivement ?) pour la langue de de Molière, afin d’interpréter ses chansons. Faut dire que sur son premier opus, elles étaient alternativement écrites en français ou en anglais. Pourtant, sa musique est demeurée fondamentalement anglo-saxonne. Influencée, probablement par Sparklehorse, Elliott Smith ou encore Lemonheads. A contrario, un morceau comme « Tu m’entraînes » épouse, malgré la présence d’un synthé, un format grunge. Parmi les 10 plages de cet opus, on épinglera encore l’excellent et bien électrique « Le sens de la fête », le dépouillé « Château de sable », « Ton ombre est ma lumière », une piste enrichie d’une intervention à la trompette et puis une compo qui véhicule des accents prog. En l’occurrence « En nous », surtout lorsque la guitare talonne la voix. Enfin, Eddy La Gooyatsch (un chanteur nancéen) apporte son concours à « Même pas là », une plage qui met bien exergue de chatoyantes tonalités de gratte, dont une traitée en slide.

Quant aux inflexions vocales, elles sont très susceptibles de rappeler Etienne Daho. Elégance, mélancolie et poésie sont les maîtres mots de cet LP fondamentalement pop/rock, malgré le recours à la langue française…


 

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Blood Red Shoes

Ghosts on Tape

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Paru en 2019, l’album « Get trafic » avait opéré un virage vers l’électronique. Pas une grande réussite, il faut le reconnaître ! « Ghosts on tape » persiste et signe. Mais selon les morceaux, cet apport est judicieux ou pas. En fait, si quelques titres, et tout particulièrement « Give up », sont manifestement influencés par l’indus de Nine Inch Nails, en général, les sonorités de synthé à coloration eighties (NDR : hormis celles klaxonnées tout au long de « Morbid fascination ») s’infiltrent insidieusement au sein d’une expression sonore qui ne manque pas de punch. Certaines pistes sont même carrément explosives. Parfois, on pense même à Garbage. Mais ce qui dérange surtout, c’est cette production, un peu trop sophistiquée pour des compos fondamentalement rock. Et puis ces voix triturées, tout particulièrement celle de Steven, qui ne collent pas toujours très bien à la solution sonore. Côté textes, Blood Red Shoes s’intéresse à la perversité humaine, et notamment aux ‘serial killers’ ainsi qu’aux psychopathes. David Lynch doit certainement hanter leurs nuits ! Et on comprend mieux pourquoi, certaines pistes baignent au sein d’un climat cinématographique…


 

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Ideomotor

In and Out of Time

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« In and Out of Time » constitue le premier album du duo finlandais Ideomotor. Il reconnaît comme influence majeures, M83, The Killers et les Pet Shop Boys… Impossible de se tromper, cet elpee baigne bien dans d’électro-pop. Un mélange assez inspiré de sonorités pop 80’s (« Away from the Streetlights ») et de ‘dream-pop’ plutôt 90’s (« Hummer »). Parfois à la limite du mauvais goût mais souvent très accrocheurs (« Do It Again »), les hits synthpop d’Ideomotor exhalent déjà un parfum de jours ensoleillés…


 

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Lora & The Stalkers

No desire control

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Drivé par la chanteuse/guitariste Lora Ferrarotto et le compositeur/multi-instrumentiste Alex Meozzi, Lora & The Stalkers est originaire de Rome. Non seulement Alex est producteur, mais il milite également au sein de deux autres formations transalpines, dont le groupe résident de l’émission télévisée ‘Stracult’.  

« No desire control » constitue le premier elpee de Lora & The Stalkers ; et ce qui frappe d’abord, c’est la voix aigrelette de Lora. Elle tonifie des morceaux qui s’inspirent fondamentalement de la pop et des variétés des fifties et des sixties. 

Dès le premier titre, le kitsch « Lonely heart », on s’imagine au cœur d’un show à l’italienne, entre grandes envolées lyriques des animateurs et jolies filles particulièrement sexy. Une compo dont les arrangements luxuriants nous renvoient à l’Eurovision, d’il y a plus de 50 ans… Des arrangements luxuriants qu’on retrouve régulièrement tout au long des morceaux de cet LP. A l’instar du plus pop « Weak of brave, une plage enrichie de cuivres et d’interventions d’orgue. Une constante quand même, cette ligne de basse profonde, mordante, qui trame la plupart des pistes. Entre le slow sirupeux « Yesterday » et le glam « Unwise Jenny », on ne sait d’ailleurs jamais sur quel pied danser. Plus seventies « Back in time » se distingue par ses sonorités de gratte chatoyantes (une Rickenbacker ?) alors que « 4 us 2 » laisse furtivement filtrer des effluves psychédéliques. Plus étonnant « Blinding love » ranime le souvenir de Joy Division, la ligne de basse cold et la boîte à rythmes accentuant cette impression. Parsemé de doo wop, « Tonight the night » replonge dans les sixties à moins que ce ne soit les fifties !) alors que le titre maître emprunte un profil cinématographique…  

Un album vintage ou suranné, à vous de choisir !


 

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Ali

Bliss + Blasphemy

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Ali, c’est le patronyme choisi par une formation bulgare dont le leader répond au nom d’Ali Abdala. Ce dernier se consacre à la guitare et au chant et est épaulé par deux autres sixcordistes, un drummer, un claviériste, un bassiste et un préposé aux chœurs.

Peu de renseignements sur la toile concernant ce septuor dont la musique est fondamentalement rock. Et en général percutante et sémillante. Des envolées de gratte symphonico-métalliques alimentent même la fin de parcours de « Freedom ».

A l’instar de Muse, l’expression sonore affiche une certaine solennité, voire emphase, impression amplifiée par la voix d’Ali, capable de grimper dans les aigus ou d’emprunter des inflexions plus déclamatoires, impérieuses, un peu comme Peter Murphy. Le spectre de Bauhaus plane même tout au long de « I come from the future ». Et si ce n’est pas le choriste qui s’autorise des vocalises dignes de Clare Torry sur ce morceau (pensez à l’album « Dark side of the moon » du Floyd), alors la voix d’Ali est vraiment exceptionnelle.


 

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Chad VanGaalen

World's most stressed out gardener

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Producteur, musicien et vidéaste (notamment pour Timber Timbre, Metz ou encore Andy Shauf), Chad VanGaalen possède plusieurs cordes à son arc. Alors que le virus parcourt le monde, le Canadien s’est retiré dans sa maison en Alberta pour composer ; mais lors de ses heures perdues, il s’est consacré au jardinage. C’est au cours de cette période qu’il a réalisé son huitième album pour lequel il s’est référé à la flore afin de choisir son titre.

Sur cet elpee, le multi-instrumentiste se charge une nouvelle fois de tout de ‘A à Z’. Outre les instruments déjà maîtrisés depuis belle lurette, il joue de la flûte, dont les interventions sont disséminées tout au long playing, et tout particulièrement sur « Flute Peace » ...

Dans l’esprit de ses œuvres précédentes, Chad VanGaalen élabore une pop psyché alambiquée, loufoque qui paraît partir dans tous les sens. Plusieurs écoutes sont nécessaires afin de saisir la complexité des morceaux et d’appréhender leur richesse mélodique. A l’écoute de « World's most stressed out gardener », on pense à Beck, Super Furry Animal, voire Flaming Lips. Entre les courts intermèdes instrumentaux, le Canadien offre de véritables pépites telles que le planant « Where Is It All Going ? », l’hypnotique « Starlight » ou encore le plus nerveux « Nighmare Scenario ». Bien qu’hétéroclite, ce long playing s’écoute sans éprouver la moindre lassitude. Sans doute à cause de sa qualité. Reste à espérer que cet artiste puisse recueillir la reconnaissance qu’il mérite !


 

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Rostam

Changephobia

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Depuis son départ des fantastiques Vampire Weekend en 2019, le multi-instrumentiste Rostam Batmanglij s’est surtout illustré comme producteur (pour le compte de HAIM, Clairo, Hamilton Leithauser et Charlie XCX, notamment) ; mais il a également trouvé le temps de composer de très belles chansons qu’on retrouve sur son premier elpee solo, « Half light » et puis sur ce second « Changephobia ».

Pour concocter sa pop délicate et baroque, teintée d’électro et de soul-jazz, il a reçu le concours de membres de HAIM (Danielle Haim siège derrière la batterie sur « These Kids We Knew ») ainsi que de Henri Solomon au saxo. L’esthète pop dévoile une œuvre complexe mais toujours accessible à laquelle il manquerait peut-être quelques singles accrocheurs…


 

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Cheeko

Equerre (single)

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« Équerre », le nouveau single de Cheeko, est LA petite douceur surprise de cette fin du mois de janvier 2021. C’est la cerise sur le gâteau, le sourire d’un inconnu, le dessert offert par le patron, bref ce que vous voulez. Ce morceau est cette petite chose qu’on n’attendait pas mais qui devient source de joie une fois qu’elle est là ! La nonchalance et la sérénité qui plane dans ce studio filmé lors du clip nous détend instantanément (à découvrir ici), son flow nous berce et ses mots nous incitent à sourire. Pourtant ce n’est pas spécialement drôle, mais Cheeko a cette façon de dépeindre nos quotidiens avec un recul et cette petite ironie au coin des lèvres qui rend la vie plus légère ; alors on se remet le titre en boucle pour qu’il ne s’arrête jamais. « Équerre » est presque déstabilisant finalement parce que, si ce le fond n’est pas particulièrement comique, le rappeur ne dénonce pas pour autant. Pourtant, la simplicité de sa photographie du monde est tendre et presque naïve. Et l’instrumental signé « Tigerz » est tout aussi charmant ! Le tout se savoure comme une sucrerie de 2min53… à mettre en mode replay.


 

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