Cucamaras n’est pas une formation espagnole, mais britannique. Issue de Nottingham, très exactement. Son premier Ep sort de 27 mai 2022. Son titre ? « Soft Soap ». Une expression britannique qui se traduit par ‘se prendre un savon’. Le band est responsable…

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The Waeve, c’est un projet réunissant Graham Coxon et Rose Elinor Dougall. Il vient de sortir un premier titre autoproduit « Something Pretty » ; et il est en écoute ici Graham Coxon, auteur-compositeur, guitariste et chanteur emblématique du groupe Blur,…

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Chroniques

Mathias Bressan

L'imprévu

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Mathias Bressan a publié ce bel album de chansons françaises, fin 2017, mais il n’est pas trop tard pour y jeter une oreille attentive…

Mathias est belge, bruxellois très exactement et si sa musique est souvent comparée à celle de Bertrand Belin voire de Dominique A, après avoir écouté cet elpee, on ne peut s‘empêcher de penser à Mickey 3D (pour la voix surtout comme sur « L’imprévu » dont on discerne les jolies intonations lyriques en arrière-plan) ou à Florent Marchet.

Non seulement l’artiste compose la musique, écrit ses textes, mais il livre ses compos tout en assurant la batterie. En outre, quelques touches électroniques boostent judicieusement sa poésie mélancolique…

Produit par Gil Mortio, « L’imprévu » constitue son second long playing et il fait suite à « Entre Terre et Mer », paru en 2013.


 

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Bryan’s Magic Tears

Vacuum sealed

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« Vacuum sealed » constitue le troisième elpee de Bryan’s Magic Tears, un quintet parisien drivé par Benjamin Dupont, aka Dame Blanche. Et dès les premières notes, on est plongé dans un savoureux bain électrique dont les fragrances rappellent My Bloody Valentine (« Loveless »), The Jesus & Mary Chain » (« Psychocandy »), Primal Scream (« Screamadelica » et The Stone Roses (« The Stone Roses »).

Depuis l’audacieux et orageux « Greetings from spaceboy » aux 9’ de « Superlava » à la construction en crescendo et au motif imparable, en passant par « Excuses », un morceau qui bénéficie d’une jolie mélodie et que chante Lauriane (c’est également la préposée à la basse !), le dense « Sad toys », qui navigue quelque part entre J&MC et Blood Red Shoes, et dont les percus accentuent le climat mystérieux, le très ‘madchester’ « Tuesday (Bye Molly) », la dream pop langoureuse « Always » et un « Incipit » plus offensif, mais caractérisé par des cordes de guitare cristallines et pimenté d’un filet d’orgue vintage, sans oublier le vertigineux « Pictures of you », chanté en duo avec Guillaume Rottier (NDR : le batteur de Rendez-Vous), les morceaux s’enchaînent parfaitement et se dégustent d’une traite.

Savoureux !


 

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José Gonzales

Local valley

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Il aura fallu attendre plus de six ans avant que José Gonzalez ne se décide à donner un successeur à « Vestiges & Claws ». Six années durant lesquelles le Suédois a assis un peu plus sa notoriété aux quatre coins du globe en multipliant les prestations et les projets (notamment des bandes originales de film).

« Local Valley » constitue son quatrième elpee. Armé d’une sèche, le songwriter nous y livre une folk dépouillée, bucolique et introspective dont il a le secret. Rien de révolutionnaire dans sa musique mais beaucoup de savoir-faire et surtout de dextérité à la six-cordes. Il assure la qualité sur la continuité. Une singularité, quand même : Gonzalez chante en trois langues (espagnol, anglais, suédois) révélant ainsi plusieurs facettes de son identité. Sur plusieurs titres, on décèle quelques touches orientales, à l’instar de « Head on » ou « Valley Local », deux pistes qui ne sont pas sans rappeler des formations touaregs telles qu’Imarhan ou Tinariwen. Aussi pour nous récompenser de ce temps d’attente sans album, José Gonzalez a replongé dans sa discographie antérieure pour remettre au goût du jour « Line of Fire », un ancien morceau composé avec son comparse de Junip, Tobias Winterkorn. 

Si tout comme votre serviteur, vous tombez sous le charme de ce long playing, sachez que José Gonzalez se produira à l’Ancienne Belgique le 25 avril 2022.


 

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Delwood

Delwood

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Les frangins Julien et Grégory Dubois ont donc décidé de remonter un groupe ensemble, comme à l’époque de Coastline Truckers. Ce qui ne les empêche pas de poursuivre leurs aventures au sein de Taifun et Frank Shinobi.

Pour enregistrer cet elpee éponyme, outre Alexandre Brüll (Black Sun Act, Esope) aux drums et Vincent Oury aux synthés et samples, le tandem a reçu le concours du saxophoniste/clarinettiste Clément Dechambre (The Brums) et du violoniste Damien Chierici (Dan San). Enfin, la mise en forme a été confiée à Boris Gronemberger (Castus, Françoiz Breut, River Into Lake, V.O., Françoiz Breut, etc.).

Caractéristique principale de Delwood, la présence de deux basses que se réservent les deux frères. Mais ils s’en servent également comme des guitares, en alternant ou complétant leurs interventions ; assurant aussi bien la rythmique, les arpèges, les riffs que les effets. Ce qui donne une tonalité particulière à l’expression sonore, un peu comme chez Girls Against Boys, une référence confirmée par la voix rocailleuse du ‘lead singer’. Des références, on en rencontre de multiples ; dans le désordre : Modest Mouse, dEUS, Beak, Cabaret Voltaire, le Genesis de Peter Gabriel, le Mercury Rev originel et la liste est loin d’être exhaustive. Ainsi, l’emphase vocale au début de « A house in a corridor » semble calquée sur celle de Simon Huw Jones (And Also The Trees), alors que sur « The sound of victory », des slogans sont scandés, comme chez Warmduscher. On a même droit à des riffs bluesy en intro de « Estáticos », au sein d’un climat qu’on pourrait alors qualifier de fiévreux...

Car complexe et contrastée, la musique de Delwood se nourrit essentiellement d’indie et de math rock, de jazz, de prog et même d’électronique y compris de samples. Et pourtant, malgré cette complexité, une mélodie parvient toujours à remonter à la surface.

Un album fort intéressant, même s’il n’est pas facile à assimiler. 


 

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Curse of Lono

People in cars

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Felix Bechtolsheimer, c’est le chanteur/guitariste et compositeur de Curse of Lono, une formation londonienne, dont le patronyme est emprunté au titre d’un bouquin de Hunter S. Thompson.

Felix a vécu une dernière année calamiteuse. Au beau milieu de la pandémie, son père, son oncle et sa petite amie sont décédés. Et fatalement, les compos du nouvel elpee expriment des sentiments de tristesse, de chagrin, de mélancolie et d’angoisse. Surtout ses textes. Des textes qu’il interprète d’un baryton ténébreux, lyrique, un peu à la manière de Matt Berninger (The National) ou alors de Chris Rea.

Pour enregistrer cet opus, Felix a un peu fait cavalier seul, même s’il a reçu le concours de quelques invités parmi lesquels figurent son fidèle collaborateur Oli Bayston (Spiritualized, Teleman et Boxed In, dont il est le leader) à la mise en forme ainsi que de l’ingénieur du son Iain Berryman (Florence + The Machine, Goldfrapp, Arcade Fire, Kings of Leon, Wolf Alice).

Enfin, le titre du long playing (« People in cars », édité en 2017) est également celui du livre de photos signés Mike Mandel, un album qui révèle des personnages shootés à travers les vitres de voitures, à un carrefour de Los Angeles, en 1970.

Si la musique de Curse of Lono puise ses sources dans l’alt country –et l’utilisation de la pedal steel y est certainement pour quelque chose– on y décèle également et régulièrement des traces de blues, et notamment à travers les riffs de gratte. Mais l’ensemble de cet LP baigne au sein d’un climat généralement atmosphérique, le final « Time slipping » (9’ quand même) se distinguant par ses couches de claviers qui naviguent vers l’infini à l’écoute de confidences oratoires. Et si le piano guide indolemment la plupart des ballades, l’expression sonore est épisodiquement et judicieusement traversée d’interventions de violoncelle et discrètement enrichie d’une voix féminine ; en l’occurrence celle de Tess Parks. Lascive, elle donne même la réplique à celle presque morbide, lugubre, de Felix, sur « So damned beautiful ».

Le disque recèle quand même l’une ou l’autre piste offensive, à l’instar de « Think I’m alright now » et surtout de « Buy the ticket, take the ride », une piste hantée par l’histoire de feu Gilles Bertin, le bassiste de Camera Sirens (à l’époque, il était taxé de Sid Vicious français). Coupable d’avoir braqué une banque et longtemps en cavale, il sera condamné par contumace.

Bref, un album de bonne facture, dont les compos semblent déchirées entre une vision sombre (les lyrics) et paradoxalement empreintes d’une mélancolie douce (la musique) …


 

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Ilitch

White light

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Après s’être investi dans plusieurs projets, dont celui partagé en compagnie de Pepe Wismeer pour « L’écho des chiens dans le sang de la tactique / No re re night fever », Thierry Müller a décidé de relancer Ilitch, une formule qu’il n’avait plus explorée depuis 2010.

Ce concept album pose une réflexion sur le temps qui passe et ses conséquences sur le vieillissement de l’être humain ; et notamment sur la maladie et la perte de mémoire. Plusieurs plages et notamment « La danse des neurones », « Stop fighting in my brain », au cours de laquelle les envolées au mellotron frôlent l’univers du King Crimson circa « Islands », « Se souvenir d’oublier » et la « La danse des neurones », que tourmente des cuivres angoissants, abordent probablement ces sujets. Mais c’est surtout « White light » (NDR : il n’y manquait plus que la chaleur d’une même couleur, et on aurait pu évoquer le Velvet Underground !) qui concentre ces différentes thématiques…

On épinglera encore « You smoothing voice », une plage qui baigne au sein d’un climat semi-électronique, semi-symphonique et puis le curieux « Serenity bug ». La guitare électrique y est jouée en picking alors qu’à plusieurs reprises c’est vers « The end » des Doors que l’expression sonore s’enfonce…

Thierry se réserve la guitare, la basse ainsi que les claviers (synthés, piano, mellotron), sans oublier les quelques parties vocales et tout ce qui touche à l’électronique. Il est épaulé par un trompettiste, un saxophoniste, une violoniste et une harpiste.

Dans sa musique, on retrouve ses influences majeures : depuis Phillip Glass à Terry Riley, en passant par Robert Fripp et Brian Eno. Le spectre de ce dernier rôde ainsi tout au long de la ballade « Se souvenir d’oublier » ainsi que la première partie de « Avant que mon cercueil ne se transforme en citrouille », mais lorsque les oscillations électroniques s’effacent, c’est pour laisser la place à un rock instrumental bien rythmé…


 

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Julien Doré

Aimée encore

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Fort d’une popularité croissante depuis sa participation et sa victoire à l’édition de la Nouvelle Star en 2007, Julien Doré s’investit de temps à autre auprès d’œuvres caritatives.

Pour la circonstance, l’association des blouses roses (qui intervient auprès d’enfants, d’adultes hospitalisés ou encore de personnes âgées en EHPAD) profite de la starisation de l’artiste pour la vente d’une réédition de l’album « Aimée », le cinquième du nom, dont l’intégralité des bénéfices lui seront reversés.

Bien plus qu’un copié/collé, puisque cet opus sobrement (ré)intitulé pour l’occasion « Aimée encore », histoire de faire peau neuve, nous réserve quelques (belles) surprises, soit neuf titres supplémentaires dont quatre inédits et cinq versions acoustiques.

Parmi les nouveautés, on épinglera « Larme Fatale», en duo avec Eddy de Pretto, sa suite, « Larme Fatale II », « Pesto », mais surtout le sublime « Oe to oe rima ». Ecrit par Henri Hiro et composé par Bobby Holcomb, il est interprété en haïtien.

Doré nous accorde également des versions acoustiques de « La Fièvre », « Nous », son célèbre « Kiki », caractérisé par ses chœurs d’enfants, « WAF » et enfin « L'île au lendemain », qui bénéficie du concours de Clara Luciani. Des adaptations new-look qui ont de quoi surprendre, mais surtout apportent un second souffle à des chansons qui ont rencontré un succès d’estime.

De nombreuses collaborations, il en sera encore question puisqu’outre Caballero & JeanJass, Simone&Jean-Marc, une jeune artiste nommée Silda, découverte sur le Net pour sa reprise de « Nous » au cours de laquelle elle se sert pour seul instrument d’une kalimba (caisson de résonance en bois surmonté de lamelles de fer), s’offrira le luxe d’un duo exceptionnel. Probablement une des meilleures plages de ce format.

Si ce disque ne révolutionnera pas le genre, il reste malgré tout un plaisir d’écoute. Un patchwork de compositions aussi légères que dansantes. Et si Doré a fait de l’écologie son cheval de bataille, le propos dans ses chansons reste davantage idéologique.

En effet, l’idée de la transmission de génération en génération est littéralement la genèse de cet exercice stylé. Pas un hasard donc que le titre ait été choisi en hommage à sa grand-mère largement centenaire.

Si les esprits les plus critiques pointeront l’angulaire faussement philanthropique ou le prétexte fallacieux de l’initiative, JD est avant tout sincère avec lui-même et son public. Vingt titres bruts, sans artifices, généreux et condensés de son prisme artistique.

Il s’invente un sens à la vie et se réinvente en proposant quelques oscillations hautes en couleur sur ce grain de voix chaleureux, légèrement éraillé, très caractéristique de l’artiste.

Bref, un disque qui symbolise l’entraide, le partage et l’amour. Rien que ça, par les temps qui courent, mérite d’être applaudit des deux mains.


 

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Beech

Artifact

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Beech, c’est le projet de Kristof Souvagie, un Alostois également actif chez la formation post punk The Mary Hart Attack. A ce jour, le groupe avait gravé un Ep. Baptisé « Gazer tapes », il était paru en 2018.

« Artifact » constitue donc le premier elpee de Beech, un disque au cours duquel, hormis la batterie pour « A big surprise », Souvagie se réserve tous les instruments. En live, il est quand même soutenu par un batteur, un bassiste et un guitariste.

Si les mélodies sont accrocheuses dans l’esprit de Nada Surf voire de Teenage Fanclub, musicalement, les références sont à aller chercher du côté de Built To Spill, Gandaddy et Pavement, même si « Scare a soul » libère une charge émotionnelle comparable à celle que dispense Robin Proper Sheppard chez Sophia.

Un album vraiment agréable à écouter.


 

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Francis Cabrel

Trobador Tour (Live)

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Françis Cabrel nous offre un bien bel album immortalisé lors de sa tournée ‘live’ baptisée ‘Trobador Tour’.

Sorti le 3 décembre 2021, il est disponible en double CD, accompagné d’un livret 36 pages ou en quadruple vinyle.

2h30 de tubes tels que « Sarbacane », « Je l’aime à mourir », « Te ressembler », « Leïla et les chasseurs », « Des hommes pareils », « Octobre », « Les murs de poussière », « Petite Marie », « Encore et encore », « La robe et l’échelle », « La Corrida », « Hors-saison », « La dame de Haute-Savoie », « Les chevaliers cathares » …

L’opus recèle 31 titres dont 3 bonus studio à découvrir : « Jusqu’aux pôles - version alternative » et 2 titres inédits, « Quoi dire ? » et « Pour me faire peur ».

On retrouve la fraîcheur de sa voix du sud et de sa musique folk.

Ses textes touchent toujours autant le cœur et l’esprit.

Pas de révolution ici mais ses interprétations sont renouvelées, affinées, et les arrangements ‘live’ permettent de redécouvrir ses titres avec une nouvelle oreille pour notre bonheur.

La pochette de ce nouvel elpee nous interpelle. La représentation d’un arbre illuminé sur une toile transparente bloque un chemin sur lequel sont déposés les instruments. Au-delà, un décor naturel, un coucher de soleil aux couleurs chaudes et apaisantes.

Y aurait-il un message pour la suite ou non de ses aventures ?

Méthode Chanson

 


 

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Kyo

La Part des Lions

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Après plus de vingt années passées à parcourir « Le Chemin », Kyo se réinvente le temps de douze compos pour se tailler « La part des Lions ».

Phénomène pop/rock des années 2000, le groupe a rencontré le succès auprès des jeunes adolescents en publiant une flopée de tubes comme « Dernière Danse » ou encore « Contact ».

Disparu des ondes en 2007, il ne vaudra sa résurrection que sept ans plus tard grâce à un percutant « Le Graal ».

Ce 6ème album constitue un retour aux fondamentaux rock, quasi quatre ans jour pour jour après la sortie de « Dans la peau ». Avec, pour résultat, un son plus brut, sans fioriture et aux arrangements minimalistes dans le but de mettre en exergue le volet organique des instruments et donner davantage d’amplitude aux compos.

Et ce n’est pas le seul changement de direction puisque le batteur orignel, Fabien Dubos, a cédé sa place à Jocelyn Moze (Empyr), rejoignant ainsi Benoît Poher, Nicolas Chassagne et Florian Dubos.

« Margaux, Omar, Marlow », les trois personnages centraux à la destinée scellée, constituent le fil rouge d’une fresque moins autocentrée et plus joyeuse que ce que le combo nous a habitués jusqu’alors.

Un nouveau format qui fait la part belle à des chansons incisives et instinctives telles que « Mon Epoque » qui résonne étrangement dans un contexte d’énième crise sanitaire ou encore « Paris », qui relate les attentats du 13 novembre 2015. Mais pas que, puisque le combo prend la peine de proposer une parenthèse plus légère à travers « Mon immeuble » qui charrie son lot de commérages.

L’enregistrement ayant été réalisé à Bruxelles, Alice On The Roof s’est invitée pour poser son grain de voix singulier afin de conjurer sa « Comète ». Comme une évidence !

Kyo propose ici un disque à la signature reconnaissable, un renouveau dans la direction artistique ainsi que de la précision dans le travail d’écriture et de réalisation.

Le résultat final reste foncièrement pop et sans grandes surprises. Si la maturité semble acquise, il en faudra un peu plus pour aller au-delà de la « Kyosphère ». Dommage, vu l’énergie déployée ! 


 

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