Laundromat Chicks c’est le projet de Tobias Hammermüller, et il publiera son premier long playing « Trouble », ce 17 juin 2022. L’Autrichien s'est inspiré du son indie rock des années 2010 (Snail Mail, Chastity Belt, The Babies, Best Coast, The Drums) et de…

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« Horsepower For The Streets », le cinquième elpee de Jonathan Jeremiah sortira ce 9 septembre 2022. En attendant, il nous propose son nouveau single, consacré au tire maître, et il est disponible sous forme de clip, là Cette nouvelle chanson est sans doute…

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Chroniques

Pepe Wismeer

Serres chaudes

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« Serres chaudes » est un des rares recueils de poèmes signés par l’auteur belge Maurice Maeterlinck. Il a été publié en 1989. Certains d’entre eux ont influencé Guillaume Apollinaire, les surréalistes ainsi que Paul Éluard.

« Les Serres chaudes », c’est également le titre du nouvel opus de Pepe Wismeer, le projet d’Anne-Laure Therme et Damien Van Lede, dont nous vous avions présenté, il y a quelques mois, « L’écho des chiens dans le sang de la tactique / No re re night fever », un album enregistré en compagnie de Thierry Müller.

Pour concocter « Les serres chaudes », le couple a reçu le concours de la violoncelliste Léa Blaszczynski, qui participe également aux vocaux. A propos de chant, celui de Damien emprunte régulièrement les inflexions incantatoires de Robin Proper-Sheppard (Sophia). Certains morceaux bénéficient d’arrangements symphoniques et même d’une section de cordes (overdubbing ?) qu’infiltre des bruitages électroniques, tout au long du très joli « Au creux des serres chaudes », une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Blaine L. Reininger.

Si « I often sweetenize » est hanté de chœurs spectraux, « A deck decibleness » bénéficie d’une jolie mélodie et d’harmonies vocales soignées. « Pourritures déguisées » est parcouru de chuchotements, alors que l’expression sonore frôle la galaxie de Mercury Rev. Plus étonnant, la guitare s’autorise un petit riff bluesy sur « Until view light »

Une œuvre atmosphérique, mélancolique, ténébreuse, habillée d’une pochette à l’artwork fait main, absolument superbe !


 

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The Jazz Butcher

Dr Cholmondley Repents : A-sides, B-Sides and Seasides

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58 titres répartis sur 4 cds pour ce Box consacré à The Jazz Butcher, une formation britannique drivée par feu Patrick Huntrods, mieux connu sous le pseudo de Pat Fish (NDR : il est décédé ce 5 octobre 2021, à l’âge de 64 ans).

Au début de sa carrière, Pat était influencé aussi bien par le mouvement hippie que punk. Puis, progressivement, il a intégré un peu tous les courants musicaux qui lui plaisaient afin de forger son propre style, sis quelque part entre indie pop et pub rock ; un style à la fois classieux, parodique, tordu, obsessionnel et débraillé, mais à l’humour soigneusement décalé.

Lorsque Bauhaus se sépare, David J., puis Kevin Haskins, viennent rejoindre le line up de la première mouture du band.

Paradoxalement, c’est au moment où The Jazz Butcher décide de changer d’orientation musicale, qu’il est signé par Alan McGee sur le label Creation. Mais ce n’est pas ce que le boss espérait, et finalement après la sortie de quelques albums, concoctés sous un nouveau line up, The Jazz Butcher disparaît des radars. Patrick va alors se lancer dans d’autres aventures sous le patronyme Sumosonic ou encore Wilson, tenter de relancer The Jazz Butcher, mais il ne parviendra plus jamais à s’extraire de la zone crépusculaire de l’underground.

Juste avant sa mort, il avait enregistré un dernier elpee, sous le patronyme The Jazz Butcher ; et ce disque devrait paraître en 2022.

Sans quoi, le coffret baptisé « Dr Cholmondley Repents : A​-​sides, B​-​Sides and Seasides » réunit les (hit) singles (faces A et B), les raretés, depuis ses premiers essais chez Glass jusque son passage chez Creation. Mais également l’immortalisation d’une session réalisée pour la radio KCRW de Los Angeles, en 1989. Le tout est bien sûr enrichi d’un livret.

Ce box permet de se rendre compte de l’éclectisme affiché par The Jazz Butcher, tout au long de son histoire.


 

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Cheeko & Volodia

Wild and wicked (single)

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On arrive au bout des festivités de Noël et il est temps de penser à ce sas de digestion jusqu’au réveillon de l’an. La semaine est grise et le spleen plane mais heureusement le dernier single de Cheeko & Volodia vient apporter un vent de fraîcheur ! Ce son est à consommer sans modération, car il garantit lumière et peps à toute heure de la journée !

« Wild and wicked » c’est juste du ‘chill’ et du ‘smile’ et ça, ça se partage : pour ce single, le duo s’est fait plaisir en invitant Jahneration, Almä Mango, Bhati, Bonzeb et Groove Sparkz. Si tous défilent devant la caméra, on retiendra le passage d’Almä Mango : furtif mais délicieux ! On adore le mix rap et reggae et ce clip (voir ici) tourné dans une caravane façon studio, on valide !

 


 

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Suuns

The Witness

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Depuis sa fondation, Suuns n’a cessé d’évoluer et de jongler avec les styles. Mélangeant la noise, le rock-psyché et la musique électronique (voire la musique orientale via une collaboration avec Jerusalem in my Heart), au fil des albums, il est parvenu à se forger un style propre. Si ce cinquième elpee semble suivre une évolution naturelle, l’écriture a été marquée par plusieurs évènements susceptibles de perturber le bon équilibre du band (départ d’un des membres et exil de Ben Shemie à Paris) ; mais finalement, ils ne semblent pas avoir ébranlé la formation montréalaise.

« The Witness » constitue certainement l’album le plus apaisé et le plus abouti de Suuns. Le groupe canadien lève le pied et propose huit morceaux influencés par le jazz et bien entendu traversés d’éléments électroniques. Tous les morceaux semblent savamment réfléchis. La production est léchée et les arrangements minutieusement mis en place. Malgré cette apparente complexité, Suuns parvient pourtant à offrir des morceaux accessibles à l’instar de l’excellent « Witness Protection ».

Le seul reproche que l’on puisse adresser à cet album, c’est qu’il soit trop court ! Pourtant, il figurera sans conteste parmi les tops de l’année 2021, de votre serviteur !


 

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Iron & Wine

Archive Series Vol 5

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Après avoir publié un LP live, un autre en compagnie de Calexico, des rééditions, et une opéré une collaboration avec Andrew Bird, Sam Beam nous propose, cette fois-ci, des morceaux inédits. Le barde américain a raclé ses fonds de tiroir. Il en a récupéré onze morceaux enregistrés entre 1998 et 1999, soit trois ans avant la sortie de son premier opus officiel, « The Creek Drank the Cradle », en 2002, chez Sub Pop. A l’époque, le jeune homme de 24 ans poursuit des études de cinéma à l’Université d’Etat de Floride de Tallahassee. 

Dès les premiers accords, on retrouve toutes les qualités qui ont fait de Sam Beam un songwriter reconnu aussi bien aux States, qu’à travers le monde. Son génie et sa maturité précoce, aussi.

Son folk minimaliste et intimiste tape dans le mille. La voix sereine et tellement distincte de l’Américain est superbement portée par sa guitare acoustique. Déjà, à cette époque, ses ballades se révélaient aussi mélancoliques que champêtres. Et rapidement, les mélodies trottent dans votre tête, pour s’y accrocher durablement…

Si ce n’était une compile, ce long playing pourrait figurer parmi les ‘musts’ de l’année…


 

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Pinegrove

Amperland, NY

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Sur ce nouvel elpee, « Amperland, NY », les héros de l’emo americana de Pinegrove ont décidé de revisiter leur répertoire lors d’une session d’enregistrement en forme de ‘best of’. Une sublime série de morceaux anciens mais aussi des odes plus récentes –telles que « Skylight » ou « Marigold »– bénéficient d’une myriade d’effets supplémentaires produits par, notamment, une pedal-steel ou des couches de guitares fuzz.

Une belle manière de délivrer son ‘greatest hits’ hors de l’habituelle compilation tout en palliant l’ennui et le manque de concert. Un cadeau de Noël idéal pour tous les ‘Pinenuts’ (noms attribués aux nombreux fans de Pinegrove) … ou pour tout mélomane qui se respecte ! 


 

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Nicolas Paugam

Viens dans ma vallée (single)

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« Viens dans ma vallée », le nouveau single de Nicolas Paugam, baigne au cœur d’une atmosphère country, mais française à l’américaine. Une musique très dépouillée, typique du style. Une guitare acoustique en picking, une voix perchée, un violon, des chœurs, l’apparition furtive d’une basse et de quelques notes électro en fin de parcours.

Le clip (voir ici) de ce titre, qui figure sur son cinquième album, « Padre Padrone », nous entraîne au sein d’un univers mêlant le western d’Ennio Morricone au temps de la guerre de sécession (‘Le Bon, la Brute et le Truand’ ?), mais en kilt et baskets, et en même temps d’un vieux film tourné dans le maquis, le tout parsemé de danse des prés…

Quelques bruits au début de la vidéo nous plongent dans l’ambiance ; et l’image, en voyage vers la gauche, nous ramène en arrière, au temps des huguenots. Dès que la voix se manifeste, l'image se conjugue au présent et Nicolas Paugam nous raconte cette tranche d'histoire. Une période difficile pour les protestants en Ardèche.

‘C’est cette période sanglante de l’histoire de France qui m'inspire dans cette chanson ! D’une part j'y relate la beauté du pays, ses châtaigniers, ses paysages, ses grottes et ses torrents et d’un autre point de vue je dépeins l’histoire des huguenots du Vivarais depuis le XVème siècle ; les combats, les potences, la peur, les gibets et les tombes dans les jardins’ (NDR : les huguenots n’avaient pas droit au cimetière catholique, ils avaient donc les leurs sur leurs propres terres et avec souvent, planté-là, un grand résineux !)

Son écriture poétique, un rythme et une voix enjoués, nous transportent et désamorcent la gravité du sujet.

La mélodie reste en tête, on se surprend à la fredonner, un air léger et frais se dégage. On a envie de réécouter ce titre pour y plonger plus profondément, en comprendre les subtilités. Pour finalement avoir envie d’y aller et de danser avec lui dans sa magnifique vallée.

Méthode Chanson

 


 

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Japanese Breakfast

Jubilee

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Particulièrement réussis, les deux premiers albums de Japanese Breakfast lui avaient permis de se forger un nom dans sphère de l’indie-pop. Deux œuvres dédiées –notamment– à sa maman, décédée. Non seulement Michelle Zauner a décidé de tourner la page, en partageant sa renaissance et sa joie de vivre, mais ce « Jubilee breakfast » devrait lui permettre de rencontrer le grand public, surtout depuis sa nomination aux ‘Grammy Awards’ dans la catégorie ‘meilleur nouvel artiste’ ou encore grâce nombreux tops de fin d’année que l’artiste devrait truster.

Hormis les plages plus atmosphériques et langoureuses comme « Posing in Bondage » et un « Slide Tackle », enrichi par une superbe intervention au saxophone, la dream pop a ainsi cédé le relais à une musique plus directe et entraînante. Les orchestrations sont plus riches. Et caractérisé par ses couches de cuivres et de cordes, « Paprika » en est certainement une des plus belles démonstrations. Michelle Zauner s’autorise même une incursion dans la pop 80’s sur « Be sweet », un morceau kitsch souligné de claviers vintage et dynamisé par une sa basse caoutchouteuse. Enfin, les sonorités distordues qui entretiennent « Sit » lorgnent vers le shoegaze.

Bref, ce troisième essai de Michelle Zauner est franchement une réussite et confirme son talent de songwritrice à torcher des titres accrocheurs.


 

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Lisa Portelli

Spleen (single)

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De formation classique, Lisa Portelli peut se targuer de disposer d’un palmarès de premières parties d’artistes notoires, tels que Cali, Olivia Ruiz ou Pauline Croze. A 19 ans elle participe au Printemps de Bourges dont elle devient l’une des révélations. En 2007 sort son premier LP. Un éponyme. En 2010, elle remporte le Concours Jeunes Talents de la ville de Paris rapidement suivi par son deuxième elpee, “Le régal” (2011). Le suivant, “La Nébuleuse” (2017) coréalisé avec Andoni Iturrioz, était jusqu’à ce jour son dernier projet en date.

Lisa Portelli, publiera son quatrième long playing en avril 2022, un disque coproduit par Guillaume Jaoul (Jaune, Rover, Forever Pavot).

Pour l’élaboration de cet opus, Lisa a troqué ses disques de chevet pour des recueils de poésies. Une autre façon de s’enivrer de mots ‘à sa guise’.

En outre, le côté rock de ses trois précédents albums a cédé le relais à un son graveleux aux accents électrorock, presque trip hop, dans l’esprit de Portishead. Pour notre plus grand bonheur.

Le single « Spleen », une pépite de cette fin d’année 2021, annonce la venue de son prochain elpee, « L’innocence ».

Espérons que celui-ci tienne la promesse que ce titre annonce.

Sa voix est claire et envoûtante. L’arrangement est recherché : des backing vocaux sporadiques en écho, des bruits électroniques, une guitare en distorsion, des baguettes qui cognent les mécaniques, un corbeau, quelques notes de piano. Il y a des envolées de bruits de manière acousmatique en fin de morceau qui nous plongent encore davantage dans son univers.

On tombe sous le charme de cette ambiance paradoxalement dépouillée mais travaillée.

Elle apparait dans son clip (à découvrir ici)

qu’elle a écrit et réalisé elle-même. La vidéo est à l’image du son, d’apparence simple mais efficace. On est happé par l’atmosphère en noir et blanc. Un clair-obscur grinçant et saccadé qui évoque les bandes annonces de la société de production de film, ‘Bad Robot.’

Les paroles sensibles, romantiques et poétiques, décrivent la séparation de deux êtres qui seront peut-être amenés à se retrouver. Pour le meilleur ou pour le pire…

Méthode Chanson


 

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Acid Dead

Take it from the dead

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Apparemment, Acid Dead est issu de New-York ; un groupe fondé en 2014. Un trio qui réunit un drummer et deux chanteurs/guitaristes. Ces deux derniers fabriquent leurs propres guitares. Pas de bassiste, parce que le band estime ne jamais en avoir trouvé un qui colle à sa musique. 

« Take it from the dead » constitue son second opus, et il fait suite à un éponyme paru en 2018. L’opus s’ouvre par « Searchin’ », une plage sont la mélodie nonchalante baigne au sein d’un univers sonore proche de celui du « Darklands » de Jesus & Mary Chain ; à moins que ce ne soit celui de Galaxie 500. En général, les compos macèrent d’ailleurs dans une forme de noisy/psyché/shoegaze. A l’instar de « RC Driver », « She only eats organic », « 2 face » et du morceau final, « Djembe ». D’une durée de plus de 7’, il s’ouvre sur un mid tempo plus ou moins paisible avant de libérer des pics d’intensité électrique exaltants. Excellent ! 

Et si « Good time » nous réserve des sonorités de guitares carillonnantes, réminiscentes des Beatles, « Smile you’re on camera » se révèle plus noisy encore, mais dans l’esprit du « Daydream nation » de Sonic Youth.

Un bémol quand même, cette voix constamment sous reverb, probablement sous phaser, et sans grande nuances.

Hormis cette remarque, cet elpee devrait ravir les aficionados du style.


 

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