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65daysofstatic

Escape From New York

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Partis l’an dernier sur les routes pour défendre leur dernier opus, « The Destruction Of Small Ideas » (2007), 65daysofstatic reviennent secouer les tympans armés d’un premier recueil ‘live’. Loin des enregistrements publics pourraves qui n’apportent rien à la discographie d’autres formations qui s’essaient à l’exercice, « Escape From New York » administre une nouvelle intensité au travail des Anglais. Le son y est irréprochable. Seuls les applaudissements discrets renvoient au caractère ‘live’ de l’œuvre. De quoi apprécier celle-ci sans éléments parasitaires.    

L’enregistrement de « Escape From New York » a été effectué l’an dernier à New York, entre le Madison Square Garden et le Radio City Music Hall, deux hauts lieux de la culture musicale aux States. 65daysofstatic assurait alors les premières parties de The Cure. La volonté de faire vibrer un public différent de celui auquel le combo était habitué résulte sur une sélection de dix morceaux partagés entre passion et frénésie.

« Escape From New York » est enrichi d’un Dvd intitulé « A Road Movie » relatant en image les aventures du quatuor sur les routes ainsi que neufs extraits de concerts. Le documentaire, qui mêle interviews, archives, extraits de répétitions et de prestations ‘live’, est relativement moins excitant que les pistes audio et s’adresse essentiellement aux inconditionnels de 65daysofstatic. Au point de vue qualité, « Escape From New York » se suffit à lui-même…

 

65daysofstatic

The Distant and Mechanised Glow of Eastern European Dance Parties (EP)

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Difficile de décrire le parcours de 65daysofstatic tant il est prolifique en matière de structures et de recherches sonores inventives. Le combo de Sheffield est certes, à la base d’un post-rock incroyablement intensif, que ce soit sur ses trois albums ou lors de ses performances scéniques. Dès son premier elpee, « The Fall Of Math », le quatuor a toujours cherché à mêler ses compositions à de nombreuses phases électro. Dans un style comparable à Aphex Twin ou encore Autechre. Il était dès lors évident d’imaginer que le groupe suivrait cette voie d’une façon magistrale.

Pourtant, « The Destruction of Small Ideas », sorti en 2007, a montré une légère baisse de forme ; et c’est lors d’une tournée accomplie en compagnie de The Cure (NDR : ponctuée par un bon coup de pied au cul de Robert Smith), que 65dos s’est redressé pour nous balancer ce « Dance Parties », un Ep étonnant, bourré de gros beats technoïdes et tempétueux. Un aspect clubber que l’on ne connaissait pas chez ces Britons mais qui surprend très agréablement. A cause de l’énergie dispensée et des rythmes aussi puissants qu’entrainants, susceptibles de mettre le feu sur un dancefloor à l’odeur de souffre. A l’instar des deux versions de « Dance Parties », issus de leur dernier album et remixés pour un effet rave party aux allures d’hystérie. La suite épingle « Goodbye, 2007 » et « Antique Hyper Mall », deux titres bien dans l’esprit d’un 65dos rituel. Bref, une formalité ou tout simplement un moyen de rassurer les fans qui ont fatalement dû ressentir un pincement au cœur en écoutant cet Ep.

Qu’importe, on peut être rockeur dans l’âme tout en aimant remuer ses membres sur une techno destructrice. C’est certain, 65dos l’a bien compris ; et l’envie me ronge de découvrir sans tarder leur future probable album. 65dos : l’un des rares groupes capable de fusionner des styles aussi antagonistes. Ca se respecte quand même, non ?

 

65daysofstatic

The Destruction Of Small Ideas

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Au premier jour, il y eut « The Fall Of Math ». Au second apparut « One Time For All Time ». Au troisième vint l’accomplissement. « The Destruction Of Small Ideas » est, à ce jour, probablement l’œuvre maîtresse des Sheffieldiens de 65daysofstatic. La destruction des petites idées au profit d’idées plus grandes et plus originales. Complexe, osé, barré, ce nouvel exercice de style virevolte entre math-rock classieux et expérimentations hyperboliques d’une précision à couper le souffle. Pourtant sans grande prétention, « The Destruction Of Small Things » atomise les standards du genre en douze morceaux à la fois apocalyptiques (« These Things You Can’t Unlearn », « The Distant and Mechanised Glow Of Eastern European Dance Parties ») et séraphiques (« Don’t Go Down On Sorrow », « Lyonesse »). Un must pour tous les mélomanes en quête d’authentique originalité.

65daysofstatic

The Fall of Math

Ils s’appellent 65daysofstatic, et ‘personne ne les stoppera’ (cfr livret) dans leur conquête d’un territoire déjà bien balisé : le post-rock. Parce que ces quatre Anglais de Sheffield croient qu’ils ont sans doute inventé un nouveau (sous-)sous-genre : le post-rock drill’n’bass ou un truc qui y ressemble. Car au lieu de répéter à l’envi la formule consacrée du dit style (‘ça pète, ça pète plus, ça pète’ ou ‘ça pète pas, ça pète, ça pète plus’), les 65daysofstatic ont préféré y injecter une bonne dose de breakcore à la Venetian Snares. Autrement dit : ici les guitares demeurent épileptiques, mais elles sont chahutées par de gros beats acides en pleine rupture d’anévrisme, tendance Rephlex/Skam/Planet Mu. Le moins qu’on puisse écrire c’est qu’au début l’on reste coi, devant tant de puissance rythmique. Et puis on pense au monde qui nous entoure, surtout le matin, quand les oiseaux piaillent. On l’imagine alors sous une bulle de verre, à l’abri des nuisances. L’homme, lui, est ‘enfermé dehors’ : il contemple ce jouet qu’il aimerait secouer, et puis s’y frotte, comme s’il était un essuie-glace. Un peu défectueux parce qu’il n’est pas parfait, son mouvement d’aller-retour sur la paroi solide provoque de légers crissements, stridents, désagréables. Dans sa tête résonne « The Fall of Math », et il se dit qu’il l’a échappé belle. Parce que sous le bocal où frétille ce qu’on appelle l’humanité, on l’entend bien, cette musique de chez GB. Les ‘Linkin’ Park du post-rock !!!’, semble crier la pub. Puis l’homme, aigri face à cette mascarade, brise la glace et libère le monde. Happée par l’appel d’air, la musique disparaît. L’homme se réveille : c’était juste un cauchemar. Il s’était endormi en écoutant « The Fall of Math ». Un nouveau jour commence.